Limiter sa consommation de viande, un geste plus écolo que cultiver bio

L’Université technique de Vienne a récemment rendu publique une étude consacrée à l’impact de la consommation excessive de viande sur l’environnement, et ses conclusions sont sans appel. Une diminution de celle-ci au sein de la population autrichienne à hauteur de 5% des besoins énergétiques – contre 12% actuellement – permettrait ainsi de réduire d’un quart la surface de terre nécessaire à son alimentation. Cette baisse de la consommation de viande devrait être compensée par une alimentation plus riche en céréales, légumes et fruits.

Mais une telle diminution aurait un impact plus large. Elle permettrait également de réduire les émissions de gaz à effet de serre occasionnées par les importantes importations auxquelles doit se livrer le pays afin de nourrir son bétail. Elle induirait aussi une baisse de l’usage d’engrais destinés aux cultures lui étant dédiées.

Par ailleurs, cette étude montre qu’une refonte des comportements alimentaires aurait un impact plus profitable pour l’environnement que le passage à une culture intégralement biologique. En effet, comme l’explique Matthias Zessner-Spitzenberg, l’un de ses auteurs, l’agriculture biologique réclame des surfaces arables plus importantes, et ce pour des rendements plus modestes que les cultures traditionnelles.

Sources : Romandie.com, La Tribune de Genève.