Amazonie : Une nouvelle tribu d’Indiens isolés localisée

Les clichés satellites et un survol de la région de la vallée du Javari, en Amazonie, au nord-ouest du Brésil, ont révélé la présence de grandes huttes abritant une tribu isolée d’environ deux cents individus ; la Fondation nationale de l’Indien (Funai) l’a révélé le 22 juin.

 

Des cultures de maïs, de bananes et une variété de haricots

La tribu reste inconnue pour les experts : les constructions sont immenses et fermées, rien de comparables aux autres tribus de la région. Si certains d’entre eux y reconnaissent la lignée des Pano, les seules certitudes concernent la date de leurs installations qui serait d’environ un an. Le gouvernement a aussi expliqué avoir découvert des vergers, où les habitants cultivent du maïs et des arachides.

« Leurs vies sont très différentes des nôtres. Ils utilisent l’environnement à leur avantage. Quand le droit est bien protégé et quand on peut choisir la terre, on peut vivre heureux », indique un expert. Cette compréhension dicte la politique de la Funai qui ne veut pas entrer en contact avec les Indiens isolés, mais s’assurer que leurs terres soient protégées et qu’ils puissent y vivre paisiblement, comme ils l’entendent.

La tribu est dite « non-contactée » car l’accès à la région est interdit aux blancs qui pourraient contaminés les Indiens par des maladies contre lesquelles ils ne sont pas immunisés et exercer des pressions de « la pêche illégale, la chasse, les exploitations forestière et minière, l’élevage du bétail, les actions missionnaires, et le trafic de drogue » – qu’énumère Fabricio Amorim, chef de l’expédition du survol.

 

Une existence contestée

L’existence même de ces tribus non contactées a longtemps été contestée, et l’est encore aujourd’hui par les autorités péruviennes, d’après la Funai. Les acteurs de l’industrie forestière et agricole y verraient une escroquerie d’écologistes pour les empêcher de se développer dans la région. C’est pourquoi la Funai tient à montrer les images. « Sans preuve qu’ils existent, le reste du monde ne les aidera pas. Une seule image d’eux a plus d’effet que de multiples rapports » expliquait José Carlos Meirelles, de la Funai, dans le reportage de la BBC.

La protection de la tribu est assurée par la Funai mais à long terme, les moyens déployés par le gouvernement pour protéger cette tribu restent encore inconnus…

Sources: maxisciences, futura-sciences, rtbf, courrierinternational