Manifestations contre le nucléaire à Tokyo

Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées le 16 juillet pour demander l’abandon du nucléaire, un peu plus d’un an après la catastrophe de Fukushima.

Le parc Yoyogi, à Tokyo, a abrité le 16 juillet des milliers de manifestants, appelant à un « Japon propre ». Le rassemblement prend part alors que le Premier ministre, Yoshihiko Noda, a annoncé le 16 juin dernier la décision du gouvernement de remettre en service deux réacteurs de la centrale d’Ohi, en affirmant qu’il s’agissait d’une nécessité économique.

Les organisateurs ont revendiqué près de 170000 personnes tandis que la police a prévenu ne donner aucune estimation. C’est ainsi l’une des manifestations les plus massives depuis l’accident de Fukushima, témoignant le traumatisme social toujours prégnant auprès des habitants de la région. Satoshi Kobayashi, père de deux jeunes enfants, explique : « Un accident nucléaire a des conséquences ineffaçables et marque à jamais le territoire. C’est pour ça qu’il faut arrêter d’utiliser cette énergie ».

La mobilisation augmente

Le mouvement « Adieu l’énergie nucléaire ! », à l’origine de l’événement, à fédérer des groupes militant de longue date dont des personnalités influentes comme le compositeur Ryuichi Sakamoto ou le prix Nobel de littérature Kenzaburo Oe.

Les organisateurs affirment ne pas avoir l’intention de relâcher la pression. Mayumi Ishida, étudiant de l’université du Tohoku à Sendai, explique : « La mobilisation augmente mais il faudrait aller plus loin. Pourquoi pas un mouvement social avec des grèves ? »

Petites mains et petits gestes pour réorienter l’énergie au Japon

 

 

Crédit: fotosearch.fr

 

Le gouvernement japonais a invité la semaine dernière les opérateurs de la centrale nucléaire de Hamaoka à l’arrêter progressivement ainsi que les centrales situées sur des zones à risque.

Les projets de construction d’une quinzaine de réacteurs d’ici 2025 sur la péninsule sont suspendus. La prise de conscience du danger nucléaire suite au séisme devient effective au sein du gouvernement. Les propos du Premier ministre japonais Naoto Kan confirment cette inflexion. Il estime que « le Japon devait repenser sa politique énergétique de fond en comble, utiliser davantage les énergies renouvelables et promouvoir un usage plus modéré de l’électricité ». Notons que le Japon dépend à 30% de l’énergie atomique.

La solution la plus rapidement réalisable est la réduction de la consommation d’énergie tant des particuliers, des entreprises que des autorités publiques. En effet, le gouvernement nippon leur a demandé de diminuer de 15% leur consommation électrique à partir du 1er juillet. Si la réduction est obligatoire pour les grosses industries dont les contrats portent sur au moins 500 kilowatts, elle provient d’actes volontaires des ménages et du reste des entreprises.

 

Initiative originale, l’opérateur de télécommunications mobiles japonais NTT Docomo propose un système de surveillance de la consommation électrique de chaque appareil du foyer depuis un mobile ou un ordinateur, au moment où les Nippons sont soumis à des restrictions. L’apparition d’un personnage animé sur l’écran prévient tout gaspillage et formule quelques recommandations.

A cela, s’ajoutent les nombreuses déclarations de nouvelles mises en pratique : que ce soit chez Sony qui propose à ses employés de venir plus tôt pour travailler sous la lumière de jour ou le gouverneur de Tokyo, Shintaro Ishihara, qui exige d’éteindre les milliers de distributeurs dans les rues de la capitale.

Les solutions à prendre sont d’autant plus urgentes que le prix des énergies de substitution  –pétrole et gaz- s’envole. Finalement, il n’y a toujours pas de solutions miracles proposées au Japon. De ses infrastructures et ses ressources dépendront les prochaines décisions.

Sources: Libération, Planète énergie, Aujourd’hui le Monde

Légumes : des greffes pour une meilleure résistance et plus de nutriments

malnutrition chronique au Soudan

En greffant une partie d’une plante sur une autre, il serait possible d’après des scientifiques, de cultiver des légumes résistants aux maladies et au climat. Les greffes permettraient une meilleure résistance et apporteraient aux légumes plus de nutriments. Pour les plantes potagères en tout cas, cette méthode serait efficace.

Un procédé tendance pourtant daté de 1920

L’international Society of Food, Agriculture and Environment (ISFAE), dont le siège se trouve en Finlande, à Helsinki, a répertorié la première mention d’une greffe de légumes durant les années 1920. Elle a été réalisée au Japon. Ce pays a poursuivi l’emploi de cette méthode puisque selon l’ISFAE, en 2003, plus de la moitié des légumes du Japon étaient cultivés via la méthode de greffage. La tendance est donc toujours bien d’actualité.

Une pratique asiatique

Les greffes de légumes seraient plus courantes en Asie qu’ailleurs dans le monde, d’après le Centre de recherche et de développement sur les légumes en Asie (Asian Vegetable Research and Development Centre, AVRDC). les greffes de légumes sont plus communes en Asie qu’ailleurs dans le monde. En effet, les terres y sont exploitées de manière intensive, les parcelles agricoles sont petites et sont situées dans une région sujette aux catastrophes et les taux de malnutrition  » chronique  » y sont élevés en raison du manque de nutriments.

Joko Mariyono, chercheur à l’AVRDC, affirme qu’ « en appliquant la technique du greffage, les agriculteurs peuvent produire des légumes nutritifs et de grande valeur », y compris en cas de conditions météorologiques difficiles.

Qu’en dit l’OMS ?

D’après l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), les politiques alimentaires, qui se concentrent sur la sous-nutrition, négligent des solutions telles que la greffe de légumes, qui permettraient de lutter efficacement contre la malnutrition chronique. Que faire alors ? Il serait intéressant de tester toutes les méthodes potentiellement aptes à régler le problème de croissance dont souffrent « au moins 170 millions d’enfants » dans le monde en raison de « malnutrition chronique ».

Source : Mediaterre.org

Japon: scandale autour du redémarrage de deux centrales

La décision de redémarrer deux centrales nucléaires, sur les 50 fermées depuis la catastrophe de Fukushima, a été confirmée ce samedi 16 juin, après une semaine de délibération, ceci en dépit des protestations et de l’indignation du public et des organisations gouvernementales, dont Greenpeace, scandalisée, qui proteste et juge que cette décision menace «  inutilement l’environnement japonais, son peuple et son économie ».

Photo: fotopedia.com

Le redémarrage pour la survie du pays?

C’est dans l’Ouest du pays, à Ohi, que le gouvernement japonais a autorisé la réouverture de deux réacteurs nucléaires. Ce sont les deux premiers à bénéficier de cet accord, car jugés sûrs par l’Agence de sécurité nucléaire, qui a effectué les tests pour le compte du Japon. Après l’arrêt complet de tout le parc nucléaire suite à la catastrophe de Fukushima, survenue le 11 mars 2011, le gouvernement japonais déclarait la semaine dernière que «si tous les réacteurs qui fournissaient 30% de l’électricité du Japon sont arrêtés, la société japonaise ne peut pas survivre».

Le ministre de l’industrie, Yukio Edano déclare quant à lui que « les préparatifs d’une relance effective sont en cours », relance qui sera assurée par le groupe industriel Kansai Electric dans les cinq à six prochaines semaines.

Cette annonce, qui intervient avant le pic de demande dû à la saison chaude, période où la climatisation au Japon tourne à plein régime, n’est pas la seule explication de la réouverture des deux réacteurs du site d’Ohi. Le Premier ministre Yoshihiko Noda rappelle que « ce n’est pas un problème de pénurie cet été, mais une nécessité pour ne pas freiner l’activité économique du pays qui s’accélère ».

Une forte désapprobation populaire

La réouverture du site d’Ohi semble être le commencement d’un mouvement massif de relance de l’activité des centrales nucléaires japonaises, malgré la forte hostilité de l’opinion publique. Le gouvernement japonais a prévenu « qu’environ 20 autres réacteurs ont subi des examens et qu’ils sont jugés sûrs ». Déjà, une dizaine de milliers de manifestants se sont rassemblés vendredi 15 juin « pour s’opposer à cette mesure ». Ils ont également fait circuler une pétition dans l’espoir « d’abandonner l’énergie atomique », qui a déjà recueilli 7,5 millions de signatures.

Fortement opposée à ce « feu vert » du Premier ministre qu’elle trouve « hâtif et dangereux », Greenpeace souligne dans un communiqué de presse que le gouvernement « ne tient pas compte de l’avis des experts en matière de sécurité et de l’hostilité de l’opinion ». Gouvernement japonais qui assure pourtant que « la politique de dépendance à l’égard de l’atome à l’horizon 2030 n’est pas remise en cause ».

 

Source: LeFigaro.fr

UE : la commission préserve les ressources naturelles

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La commission européenne souhaite préserver les ressources naturelles en les exploitant le plus possible. Cela paraît paradoxal, mais c’est bien en faveur de l’environnement que se positionne ainsi l’Union européenne. Outre l’aspect environnemental de cet élan, il s’agit aussi de favoriser une transition économique absolument nécessaire si l’Union ne veut pas perdre son dynamisme et sa compétitivité déjà ralentis.

La commission européenne réfléchit depuis hier à réduire le gaspillage des ressources et à améliorer leur recyclage. Dans le cadre des stratégies et des objectifs que les Etats membres de l’UE devront tous mettre en place pour  transformer l’économie européenne d’ici 2050, figure la rationalisation de l’utilisation des ressources naturelles.

D’après le site spécialisé sur l’actualité européenne, euractiv.fr, le commissaire européen à l’Environnement, Janez Potočnik (Slovène), aurait motivé cette inflexion de la commission en expliquant qu’il s’agit là d’un défi mondial, et que certains pays d’Asie ont déjà une avance remarquable sur nous : « recycler et réutiliser les ressources est un défi mondial, pas européen. Le Japon et la Corée l’ont déjà pris en compte. Le dernier plan quinquennal chinois l’a également montré ».

La commission – qui représente tout de même l’exécutif européen – rappelle un constat déjà ancré dans les esprits (on l’espère !) mais qu’il est toujours bon de réaffirmer : « des ressources naturelles clés comme les matières premières, les métaux, l’énergie, la biodiversité et l’eau ont été utilisées pour faire fonctionner l’économie comme si elles étaient inépuisables ». Evidemment, ça ne peut plus durer…

Les secteurs pour l’instant visés par cette réflexion sont ceux de : « l’alimentation », « la construction », « les transports ». Rien que pour eux trois, les matières premières utilisées représenteraient plus de 70% des dégâts sur l’environnement.

Quatre types de ressources sont à préserver en priorité selon Janez Potočnik : « l’eau », « l’air », « le sol », « les ressources marines ».

La commission compte donc faire en sorte que « les marchés, les prix, les taxes et les subventions » représentent mieux « les coûts réels de l’utilisation de la ressource ». Pour ce faire, elle envisage de :

  • mettre en place des « incitations économiques » avec « le développement de produits verts » ;
  • d’encourager les initiatives telles que « le design écologique, les éco-labels, ou les marchés publics verts » ;
  • récompenser les « investissements efficaces » ;
  • exercer « une pression » accrue sur les prix, par une hausse de la TVA sur certains produits, même si les politiques fiscales relèvent des Etats, et non l’UE. Mais peut-être qu’une telle mesure constituerait un premier pas vers une fiscalisation européenne… ;
  • mettre en place « une méthode commune pour mesurer et comparer les empreintes environnementales des entreprises » ;
  • « considérer le déchet comme une ressource » ;
  • « renforcer le marché des matières premières secondaires et la demande pour des matériaux recyclés » ;
  • « supprimer progressivement les subventions qui ont un impact négatif sur l’environnement » ;
  • « aider les industries à réinvestir dans les technologies vertes ».

Espérons que ces bonnes intentions seront suivies d’effet.

Le Japon promeut les énergies renouvelables

Après la fermeture de ses réacteurs nucléaires, l’Etat nippon peut désormais bénéficier d’une loi lui permettant de fixer des prix de rachat d’électricité provenant de sources d’énergies renouvelables, dont l’éolien, le solaire, la géothermie et la biomasse. Cette nouvelle loi vise à promouvoir et à dynamiser le marché local des énergies vertes au Japon.

Photo: fotopedia.com

Dynamiser la consommation durable

Pour le Japon, l’objectif de cette initiative est de compenser l’arrêt des réacteurs nucléaires, suite à la catastrophe de Fukushima le 11 mars 2011, par les énergies propres. Les énergies nucléaires représentaient près de 30% de l’approvisionnement en électricité du pays avant le tsunami. Le gouvernement estime que la consommation durable commence par la mise en exploitation des énergies renouvelables, dont le solaire occupe une grande part. En effet, le gouvernement nippon « estime que la capacité génératrice issue des énergies renouvelables augmentera à 22 GW d’ici fin 2013. Soit 2,5 GW de plus qu’aujourd’hui, dont 2 GW seulement pour les panneaux solaires ».

Conséquemment à cet intérêt envers le solaire, les grands groupes japonais se mettent à construire des centrales photovoltaïques. Une centaine de construction de parcs solaires seraient aujourd’hui acceptées, « chacun produisant plus d’un mégawatt de capacité, pour un total cumulant à plus d’1,3 GW ». Parmi les industriels concernés par ces nouveaux projets, le célèbre fabricant japonais de matériel électronique et informatique Toshiba, qui a annoncé qu’il entamait de « vastes chantiers de construction de centrales solaires sur l’archipel ».

De plus, la nouvelle loi permet au Japon de fixer des tarifs d’achats d’électricité plus élevés pour les producteurs, principalement des sociétés d’électricités locales. Les énergies renouvelables : le solaire, l’éolien, la biomasse, la géothermie ainsi que les petites centrales hydroélectriques, bénéficieront donc d’un relèvement de leurs tarifs et d’une augmentation de leurs subventions.

Le gouvernement cherche à dynamiser le développement et la consommation durable via une campagne de promotion des énergies vertes, en faveur des industriels mais sans oublier la population nippone, principale consommatrice d’énergie au pays du soleil levant et farouchement opposée à la réouverture des centrales nucléaires. Un grand week-end de concerts antinucléaires était organisé à Tokyo le week-end dernier rassemblant des milliers de personnes.

 

Source : CleanTechRepublic.com

Indonésie : alerte au tsunami après un séisme de 8,9

Tsunami Indonésie 2004

Ce matin, à 10h38 – heure de Paris – un séisme de magnitude 8,9 sur l’échelle de Richter a frappé la pointe nord de l’île de Sumatra, en Indonésie. Ce séisme a été suivi d’une alerte au tsunami dans la région, qui s’étend à tout l’océan Indien, selon le centre d’alerte des tsunamis dans le Pacifique.

De quel type de séisme s’agit-il ?

Survenu à 495 km au large des côtes de la province d’Aceh, le tremblement de terre a eu lieu à 33 kilomètres de profondeur précisément. D’une puissance de 8,9 sur l’échelle de Richter, selon l’Institut américain de géophysique (USGS) et son homologue indonésien, ce séisme est comparable au tremblement de terre survenu il y a près d’un an au Japon. Souvenez-vous, ce terrible séisme, le 11 mars 2011, avait provoqué un tsunami d’envergue effroyable.

Pour vous rendre compte de la puissance des séismes survenus dans le monde en 2011, « Ecoutez le pouls des craquements de la terre au fil de l’année 2011 » :

Il apparait que le séisme survenu ce matin aurait été ressenti « à Singapour, en Thaïlande, en Malaisie et en Inde » : « les bâtiments de la côte ouest de la Malaisie auraient bougé pendant au moins une minute ». Les secousses auraient été ressenties pendant cinq minutes à Banda Aceh, en Indonésie.

Que se passe-t-il pour la population ?

La population, alertée, se dirigerait actuellement « vers les hauteurs » dans la province d’Aceh. Le peuple indonésien se protège donc par des « réflexes » acquis par de malheureuses expériences passées. En 2004 déjà, la région d’Aceh était victime d’un séisme suivi d’un tsunami, provoquant la mort de près de 230 000 personnes dans 13 pays côtiers de l’océan indien. Près de 170 000 décès étaient dénombrés dans la seule province d’Aceh.

Source : 20minutes.fr, bigbrowser.blog.lemonde.fr 

Japon : des millions de tonnes de déchets – contaminés – à gérer

Le tremblement de terre du 11 mars 2011 et son tsunami de dizaines de mètres de haut, ont généré des millions de tonnes de déchets. Ces derniers émanent de la destruction de nombreux foyers ainsi que de l’effondrement de nombreuses infrastructures. Près d’un an après, la question de leur gestion reste posée.

L’enjeu du traitement de ces incroyables quantités de déchets est primordial à l’heure de la reconstruction. Comment retrouver un environnement « normal » alors que des volumes faramineux de matières hors d’état d’usage, encombre encore et toujours ?

Pourquoi le gouvernement japonais n’accélère pas les choses ?

Le ministre de l’Environnement nippon, Goshi Hosone, a récemment indiqué avoir pris « des dispositions supplémentaires, comme la construction de sites temporaires d’incinération » tout en précisant que cela ne suffirait pas.

Problématique, dans la province de Fukushima, « une bonne partie » – quelle proportion ? – de ces déchets est contaminée par des éléments radioactifs. Cela nourrit une inquiétude au sein des habitants de cette région qui craignent la dispersion de cette radioactivité lors du retraitement des déchets par incinération. Le gouvernement assure pourtant prévoir l’installation de « filtres très fins destinés à capturer les particules radioactives »… Oui, mais est-ce suffisant ? Qui peut répondre précisément ?

Pour l’instant, on filtre les détritus « très méticuleusement ». Une partie d’entre eux est traitée, l’autre « stockée en attendant les résultats des tests de radioactivité ». On notera les précautions prises pour les déchets identifiés comme « sans risque », dont les opérations d’incinérations font tout de même l’objet de « mesures de radioactivité » dans « quatre directions différentes ».

Manifestement, la reconstruction, ce n’est pas pour demain…

Source : Enviro2b.com

UE : pêcheurs et poissons du monde protégés par les Nations Unies

corbisimages.com

Aujourd’hui, le Parlement européen a voté une résolution visant à protéger aussi bien les pêcheurs européens qui respectent la loi que les poissons peuplant les océans. La pêche illégale représenterait près de « 15 % des prises mondiales, soit entre 11 et 26 millions de tonnes chaque année ». Il apparaît impossible d’assurer une gestion durable des ressources marines sans lutter contre la pêche illégale.

D’après cette résolution, proposée par l’eurodéputée Isabella Lövin, membre de L’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ADLE), adoptée à une large majorité (491 voix pour, 7 voix contre et 24 abstentions), l’Union européenne doit promouvoir des actions coordonnées sur la scène internationale en vue de combattre la pêche illégale, notamment multiplier les inspections en mer, fermer les marchés aux produits issus de la pêche illégale, et imposer des sanctions aux Etats négligents.

D’après le Parlement, qui communique à ce sujet, « étant donné que deux tiers des océans échappent à toute juridiction nationale et compte tenu de la mobilité élevée des stocks de poissons et des flottes de pêche, seule une coopération internationale permettra de lutte efficacement contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) ». Les députés jugent que l’UE, « première puissance dans le domaine de la pêche », doit jouer « un rôle clé en vue de mobiliser la communauté internationale dans la lutte contre la pêche INN ».

La journaliste et députée écologiste Isabella Lövin déclare que « l’Union européenne doit faire davantage en vue de promouvoir une coopération internationale efficace pour lutter contre la pêche illégale ». Elle appelle à « garantir que les opérateurs sans scrupules ne puissent pas simplement changer le drapeau de leur navire pour échapper à leurs responsabilités. Alors que de nombreux stocks de poissons sont déjà sérieusement menacés dans le monde entier, la pêche illégale pourrait être la goutte d’eau qui fait déborder  le vase ».

Vers des casques bleus de la mer ?

Le Parlement exhorte donc la Commission et les Etats membres à mettre cette problématique sur l’agenda international et « à consulter les grands Etats de commercialisation, tels que les Etats-Unis, le Japon et la Chine » pour définir des instruments juridiques internationaux afin de mettre un terme au commerce relevant de la pêche INN, de le poursuivre et de le sanctionner. Cet arsenal institutionnel serait envisagé sous l’égide des Nations Unies, bien que le rôle des organisations régionales de gestion de la pêche soit aussi renforcé.

Parmi les mesures envisagées :

– l’enregistrement obligatoire des navires de pêche de plus de 10 GT ;

– l’établissement de schémas de documentation des captures ;

– l’utilisation obligatoire de systèmes de surveillance de navires par satellite (SSN) ;

– l’échange d’informations sur les activités des navires ;

– le contrôle des importations ;

– un accord sur la fermeture des marchés aux produits de la pêche capturés illégalement.

Vers une liste noire des navires impliqués dans la pêche illégale ?

Les députés européens demandent à l’UE de dresser une liste des bateaux de pêche illégale ainsi que  d’établir un « registre des navires de pêche autorisés à pêcher ».

Les Etats négligents sanctionnés

Les Etats ne respectant leurs obligations internationales devraient faire l’objet de sanctions, selon la résolution. Enfin, les députés demandent à la Commission d’examiner « la possibilité que l’aide octroyée via le système de préférences généralisées de l’UE ne soit allouée que si le pays candidat respecte les règles de la FAO et de l’ONU visant à lutter contre la pêche INN ».

Source : Europarl.europa.eu

La géothermie, une source d’énergie renouvelable à fort potentiel

Alors que la France vise à l’horizon 2020 un doublement de la production des énergies renouvelables sur son sol, le potentiel de la géothermie peut lui offrir une place de choix dans la refonte de son mix énergétique. Elle occupe actuellement la troisième place des énergies renouvelables produites dans le pays, derrière l’hydraulique et la biomasse.

Une expérience conduite durant sept ans de manière conjointe par deux observatoires au Japon et en Italie, dédiée à la mesure du taux d’antineutrinos générés au centre de la Terre, vient en effet de démontrer l’étendue des capacités de cette source d’énergie. Les antineutrinos sont des particules créées par la désintégration nucléaire, qui produit ainsi de manière naturelle 20 térawatts d’énergie. Production importante lorsque l’on sait que l’Homme consomme actuellement « seulement » 14 térawatts d’énergie à l’échelle planétaire.

Pour capter ce gisement d’énergie, la mise en place d’installations de géothermie profonde serait nécessaire. Cette mise en place requiert une sélection minutieuse des zones propices. En France, celles-ci ont déjà été identifiées. Il s’agit principalement du Massif central, de l’Alsace et de la vallée du Rhône. Mais leur exploration reste couteuse, en raison du fait qu’il est indispensable de forer pour déterminer l’exploitabilité d’un gisement.

Au niveau mondial, les experts présents à la rencontre Equinox Summit : Energy 2030, ont indiqué que selon leurs prévisions, la géothermie représentera en 2030 10% de la production électrique si les décideurs s’en donnent les moyens. Pour ce faire, un investissement d’un milliard de dollar serait nécessaire.

Sources : leplus.nouvelobs.com, scientificamerican.com, rhubarbe.net, wgsi.org.

Des terres rares trouvées au fond de l’océan Pacifique

Les terres rares ou les 17 métaux aux propriétés électromagnétiques similaires sont très recherchées pour fabriquer les technologies de pointe comme les voitures hybrides et électriques, les énergies renouvelables, électroniques, l’éclairage et l’armement. Ils sont présents naturellement dans le sol mais sont très difficiles à extraire.

 

La fin du quasi-monopole chinois : bienfait pour les autres pays industriels et pour l’environnement

Aujourd’hui, 97% de la production de terres rares est possédée par la Chine. Mais les résultats d’une étude japonaise publiée lundi dans l’édition en ligne de la revue scientifique britannique Nature Geoscience, pourraient changer la donne. Le quasi-monopole chinois est soudain contre-balancé, ces découvertes sont donc bien accueillies par le milieu de l’industrie technologique.

Les mondes scientifique et industriel ont conscience de la présence de ces précieux métaux dans les fonds marins mais aucune initiative n’a pour l’heure été prise en raison des incertitudes quant à leur localisation.

Cette nouvelle est importante car si la Chine ne dispose que d’un tiers des ressources mondiales, l’extraction des métaux dans ses sols est véritablement prédatrice de l’environnement. Près des exploitations, les terres, l’air et l’eau sont contaminés par des matières radioactives cancérigènes issues des déchets d’extraction.

Les résultats des recherches japonaises montrent que les fonds sous-marins sont un gisement considérable de «terres rares» et d’yttrium, présents en forte concentration dans certains sites (est du Pacifique nord et centre du Pacifique sud). Les gisements sous-marins sont évalués à 100 milliards de tonnes, écrit le quotidien financier Nikkei. Ils reposeraient par 3.500 à 6.000 mètres de fond, sur une superficie de 11 millions de mètres carrés. « Un kilomètre carré de ces gisements pourra fournir un cinquième de la consommation annuelle mondiale actuelle [de terres rares] », a expliqué Yasuhiro Kato, professeur associé de sciences de la terre à l’université de Tokyo.

 

Sous les mers : extraction facile

Mieux encore, les expériences menées par les chercheurs japonais montrent que ces «terres rares» contenues dans les boues sous-marines peuvent être facilement extraites à l’aide d’un bain acide. Selon Yasuhiro Kato, une telle technique ne présenterait pas de danger pour l’environnement, «car les acides dilués utilisés dans ce lessivage ne sont pas rejetés dans l’océan».

Cependant ces propos n’ont pas encore été mis à l’épreuve de la grande profondeur des mers pacifiques – entre 4000 et 5000 mètres – « c’est une question difficile pour moi, car je ne suis pas ingénieur, juste géologue » admet M. Kato. Sera-t-il possible technologiquement et rentable économiquement d’extraire ces terres rares ? Quoiqu’il en soit, pouvons-nous encore accepter que les matériaux de fabrication de nos voitures électriques ou éoliennes proviennent d’une production polluante ?

Source: 20minutes.fr, les echos, le devoir

Trois centrales nucléaires japonaises en état d’urgence

Centrale d'Onagawa par la Tohoku Electric Power Company. Crédits photo : KYODO/REUTERS
Centrale d'Onagawa par la Tohoku Electric Power Company. Crédits photo : KYODO/REUTERS

Que peut-on dire à l’heure actuelle de la situation des centrales nucléaires japonaises suite au séisme et au tsunami qui a frappé l’archipel en fin de semaine dernière ? Futur Tchernobyl ou Tricastin ?

  • L’incident à la centrale nucléaire de Fukushima N° 1 a été classé au niveau 4 par l’Autorité de Sureté Nucléaire, ce qui la place au même niveau que l’incident survenu sur le site nucléaire du Tricastin en France en 2009. Entre temps, le bâtiment accueillant un des réacteur a explosé, diffusant un nuage de particules radioactives et les autorités japonaises craignent une fusion du noyau et de nouvelles explosions. Quelques experts estiment qu’un des réacteur est en fusion partielle.
  • La société gérant la centrale d’Onagowa,a décrété le premier niveau de l’état d’urgence dimanche. Il y aurait une hausse de la radioactivité dans cette centrale. Sans plus de précision.
  • Le système de refroidissement du réacteur n°2 de la centrale nucléaire de Tokai a une pompe défectueuse. Mais le système de secours serait en état de marche.
  • En France, ces événements créent la polémique dans le monde politique et associatif.

    • Eric Besson, le ministre de l’Industrie, estimait samedi qu’il s’agissait « d’un accident grave mais pas une catastrophe nucléaire« .
    • Thierry Breton, ancien ministre de l’industrie et amoureux du Japon, estime de son côté samedi, qu’il n’y aura pas d’explosion. Dimanche matin, il avait tord.
    • Corinne Lepage, une autre ancienne ministre, mais de l’Ecologie, déclare que l’on doit tirer des leçons de cette situation : « Cela montre qu’il y a des risques. Et nous avons aussi en France des centrales à risque. Cela relance le débat sur le coût et les avantages du nucléaire. »
    • Sofia Majnoni de Greenpeace France déclare de son côté à l’AFP : « Ca fait un moment qu’on tirait la sonnette d’alarme, et on déplore qu’il faille en arriver là pour que les autorités puissent se poser des questions, et on n’est même pas sûr qu’elles le fassent ». Elle annonce par ailleurs, que les informations qu’elle reçoit de ses homologues japonais plus préoccupantes que celles diffusée par le ministère de l’Environnement.

    Difficile donc de se faire une idée claire sur la situation. Il est très frustrant de recevoir quasiment en temps réel des images de l’autre bout de la Terre tout en ne sachant finalement que peu de choses…