La cigale chinoise dans la tourmente

L’économie chinoise devrait selon toute vraisemblance passer l’hiver à la diète. Un porte-parole de la Commission d’Etat de régulation de l’électricité vient en effet d’annoncer que le pays allait être confronté, au cours de l’hiver et du printemps prochain, à une pénurie de 16 gigawatts dans son approvisionnement énergétique.

« La cigale ayant chanté tout l’été, se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue… »

Cette pénurie résulte de la conjonction de plusieurs facteurs.

La sécheresse qui a frappé le pays cette année est l’un d’entre eux. Le volume d’eau disponible pour alimenter les multiples centrales hydroélectriques qui le jalonnent a ainsi réduit de 36% par rapport à l’année 2010.

Mais sa cause principale reste la trop grande dépendance de la Chine à l’égard du charbon. Comme toute bonne ressource fossile qui se respecte, ses réserves se raréfient. Or, face à leur diminution inéluctable, l’industrie et les ménages chinois élèvent chaque année un peu plus leur consommation : la hausse se chiffre ainsi à 9% en 2011.

Plus inquiétant encore, ce type de pénurie risque fort de frapper la Chine de manière récurrente ces prochaines années si aucune mesure n’est prise. Promouvoir l’efficacité et l’efficience énergétique et transformer la cigale chinoise en fourmi avisée serait l’une des solutions.

« Que faisiez-vous au temps chaud ? […] Nuit et jour à tout venant, je chantais ne vous déplaise. Vous chantiez ? J’en suis fort aise. Eh bien, dansez maintenant ! »

Sources : Agence Ecofin.

Mc Phy Energy lance un procédé révolutionnaire de stockage de l’hydrogène

crédits : fotosearch.fr

Il était jusqu’alors possible de stocker l’hydrogène produit sur un site industriel sous forme liquide, ou comprimée. Il sera maintenant envisageable de le stocker sous forme de fines galettes d’hydrure de magnésium solides. Plus sûr et moins coûteuse que les deux premières formules, cette idée a de l’avenir.

La jeune start-up française MC Phy Energy vient en effet de lancer, en février dernier, la production de ces galettes capables d’emmagasiner chacune 0,5 m3 de gaz d’hydrogène. Forte de ce lancement, elle a même décroché deux importants contrats lui permettant de pérenniser cette activité, l’un avec le japonais Iwatini pour l’alimentation en piles à combustible des stations services, et l’autre avec l’italien Enel, qui souhaite utiliser ce produit pour ses parcs solaires et éoliens.

Quel est l’intérêt d’un tel concept ? L’hydrogène peut être produit par l’électrolyse de l’eau, réaction qu’il est possible d’engendrer par le biais d’une éolienne, ou encore d’une cellule photovoltaïque. Ainsi, le surplus d’électricité produit par nos fermes éoliennes et photovoltaïques, pourrait dès lors servir à produire de l’hydrogène, ensuite stocké sous forme solide, pour enfin être utilisé par nos industries comme source d’énergie.

Source : Enjeux Les Echos, mai 2011.

L’Agence européenne de l’environnement cible la pollution chimique des eaux européennes

L’AEE vient en effet de publier un nouveau rapport en date du 14 juillet sur ce thème, et met en évidence « la persistance des substances chimiques dans les rivières et mers d’Europe malgré un attirail de législations » visant à la contrecarrer. Ces substances chimiques sont émises par l’usage de produits domestiques, par les activités industrielles et de transport, ou encore l’agriculture notamment.

Elle souligne, après des recherches menées par un organisme de la Commission européenne, le Joint research center, que 60 % des rivières et 25 % des eaux souterraines analysées contiennent un ensemble de substances chimiques néfastes pour l’environnement, parmi lesquelles figurent des herbicides, des anticorrosifs, mais aussi des antibiotiques et antiépileptiques. Les eaux marines ne sont pas en reste, puisque leur teneur en PCB reste élevée, malgré un recul de leur concentration en produits chimiques.

Outre un impact sur l’environnement et la faune, ces substances chimiques ont un impact sanitaire important sur l’homme. Il s’agit en effet de perturbateurs endocriniens, molécules qui agissent sur l’équilibre hormonal, et peuvent ainsi provoquer certains symptômes tel des malformations génitales, ou encore altérer le développement neuronale, voire entrainer des risques de cancer.

Face à ces constats, l’AEE souhaite une amélioration du traitement des produits chimiques dans les eaux des villes, principalement lorsque de fortes précipitations accentuent le risque de ruissellement et d’infiltration. Elle appelle également à une réduction de leur usage à la source, en favorisant l’essor de la chimie verte.

Source : actu-environnement.com.