Nobel de chimie pour deux Américains : les cellules et leur environnement

Robert Lefkowitz et Brian Kobilka

C’est à deux chercheurs américains qu’a été attribué le prix Nobel de chimie 2012. Ils ont été récompensés pour leur travail sur la façon dont les cellules pourraient s’adapter à leur environnement grâce à un modèle de récepteur particulier. Pour l’industrie pharmaceutique, il s’agit là d’une « percée essentielle ».

Qui sont les chercheurs récompensés ?

Les scientifiques récompensés sont deux Américains, Robert Lefkowitz et Brian Kobilka. Ils se sont concentrés sur « les récepteurs couplés à des protéines G, des cellules qui permettent à l’homme de s’adapter à son environnement ».

Quelle est la portée de leurs recherches ?

L’académie royale des Sciences de Suède a expliqué, en annonçant les lauréats, que « notre corps est un système très finement réglé d’interactions entre des milliards de cellules. Chaque cellule comprend de minuscules récepteurs qui lui permettent de sentir son environnement et ainsi s’adapter à de nouvelles situations ».

Pourquoi ont-ils été choisis ?

Le jury du Nobel de chimie a décidé de les récompenser pour leurs découvertes sur « les fonctionnements internes d’une importante famille » de récepteurs. On comprend donc que ces récepteurs couplés aux protéines G (RPCG), qui permettent aux cellules de « s’adapter à des situations nouvelles », sont d’une importante particulière. Le progrès issu de ces recherches tient en ce que désormais, « nous savons à quoi ressemblent ces récepteurs ». Sven Lidin, membre du comité Nobel, a insisté sur le fait que c’était « grâce aux travaux de Robert et Brian » qu’une telle connaissance a émergé.

Perspectives : des médicaments avec moins d’effets secondaires

Grâce aux deux scientifiques primés, il sera à l’avenir possible de mieux comprendre les déséquilibres de la communication entre des cellules, ce qui conduit à des troubles de santé. Selon Sven Lidin, « certains disent que jusqu’à 50% de tous les produits pharmaceutiques reposent sur une action ciblant les RCPG. Savoir à quoi ils ressemblent et comment ils fonctionnent nous donnera des outils » pour concevoir « de meilleurs médicaments avec moins d’effets secondaires ».

Sources : lci.tf1.fr et lemonde.fr