L’Union européenne et le Libéria s’engagent pour la protection des forêts tropicales

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L’Union européenne et le Libéria viennent en effet de conclure le 9 mai un accord de partenariat volontaire, qui va dans le sens d’une gestion durable et responsable des ressources en bois de l’Etat africain, au sein duquel se concentrent plus de la moitié des forêts tropicales d’Afrique de l’Ouest. Celui-ci aura pour objectif, à l’horizon 2014, d’établir un système d’autorisation d’exportation du bois à destination des Etats membres, afin de garantir le caractère légal et contrôlé de sa coupe.

Mais cet accord peut aussi être perçu comme un mécanisme de prévention des conflits armés dans la région. Les revenus tirés de l’exploitation illégale du bois avaient en effet servi au financement des conflits armés qu’a connu le Libéria durant les années 1990.

L’Union européenne pour sa part n’en est pas à son coup d’essai. Ce même type d’accord a ainsi été conclu auparavant avec d’autres pays exportateurs de bois : la République Centrafricaine, le Cameroun, le Ghana, la République Démocratique du Congo et l’Indonésie. Une démarche plus que responsable puisqu’on estime qu’environ un tiers de la production mondiale de bois est produite illégalement.

« Hollande », le crocodile sauvé des eaux

Le crocodile, baptisé en l’honneur du président français, résidait dans un zoo abandonné de Bornéo.

De quatre mètres et demi de long et pesant une demi-tonne, le crocodile « Hollande »  séjournait dans un « zoo mouroirs » abandonné à Bornéo. En Indonésie, ces zoos avaient été créés afin d’accueillir les animaux appartenant aux espèces menacées libéreés de cages de particuliers.

C’est un français de 32 ans qui résidait en pleine jungle depuis l’âge de 18 ans qui décida de sauver l’animal, en le transférant dans un nouveau refuge, 300 km plus loin en plein jungle. Il déclare : « on ne peut pas les tuer. On ne peut pas les laisser comme ça. Alors, on les accueille dans notre refuge ».

Le crocodile était édenté à force de ronger les barrières métalliques de son enclos, et seuls quelques visiteurs se manifestaient encore.

Baptisé en l’honneur du président français

La capture n’a pas été des plus simples puisque « Hollande » s’est farouchement opposé durant sa capture, avant d’être finalement chargé dans un camion-benne. Après huit heures de pistes, puis une heure encore de bateau, le crocodile est arrivé au refuge « Kalaweit ». Il a alors été baptisé en l’honneur du président français François Hollande.

Pris en main par le chef vétérinaire Nur Purbo Priamboda, le crocodile ne pourra pas être relâché dans la nature, ayant passé trop de temps avec les hommes.

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Asie : Patrick Buffet, PDG d’Eramet, en Indonésie pour un investissement de 3 milliards de dollars

weda bay nickel
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Régulièrement, l’évolution des perspectives économiques, politiques et démographiques de l’Asie revient en « Une » de médias en ligne traitées sous différents angles mais toujours soucieux d’insister sur un potentiel de développement difficilement mesurable.

Il y a encore peu, c’est le webzine Slate.fr qui s’est penché sur la question en consacrant un long article au « grand jeu stratégique de l’Asie » que constituerait la Birmanie, point d’équilibre fragile et possible lien futur entre les deux géants régionaux, la Chine et l’Inde.

C’est une autre « figure » asiatique qui est le théâtre de la signature d’un important projet peu relayé en métropole : l’Indonésie. Le pays est surtout connu pour être l’une des plus grandes nations musulmanes au monde ou du fait du tristement célèbre tsunami de décembre 2004. Or son immense territoire est la source de métaux essentiels, ce qui a fait l’objet de toute l’attention gouvernementale pour être exploitée au mieux, tant en termes économiques que d’emplois.

Cette volonté affichée a conduit les autorités à confier au géant minier français Eramet l’exploitation du gisement de nickel de WedaBay qui serait extrêmement prometteur en termes de réserves.

Dans ce cadre, le PDG d’Eramet, Patrick Buffet, a été reçu début septembre par le Président et le Vice-Président indonésien ainsi que par le Ministre de la coordination économique afin d’aborder le calendrier et les engagements financiers de l’entreprise et de ses partenaires, dont Mitsubishi, pour la construction d’une usine de transformation de nickel. Construction qui doit être soumise au conseil d’administration du groupe français fin 2012.

Signe de l’importance du projet, l’investissement annoncé pour la première phase de la construction de l’usine serait d’environ trois milliards de dollars, assumé pour les deux tiers par Eramet et le tiers restant par Mitsubishi. Néanmoins, cette somme serait à la hauteur des chiffres de production avancés puisqu’il est question d’une capacité de 60 000 tonnes à terme, soit l’une des importantes du monde, pour une usine qui doit générer près de 5000 emplois, indirects et directs. Le projet s’attache par ailleurs à un respect des meilleurs standards environnementaux et sociétaux internationaux, comme en témoignent les nombreuses études déjà réalisées et en cours portant sur les milieux impactés par le projet.

De sources officielles, les autorités indonésiennes ont fait savoir à Patrick Buffet qu’elles accordaient une place très importante à ce projet car il est porteur de développement économique pour la région de l’Est indonésien qui est moins développée sur le plan industriel que l’Ouest et parce qu’il permet de créer de la valeur ajoutée sur place en transformant le minerai en emplois grâce à l’usine.

Par ce projet de dimension internationale, l’Indonésie démontre qu’elle est déterminée à s’appuyer sur ses principales forces, en particulier son sous-sol, pour assurer le développement de son économie, auquel est pleinement associée sa population, et assumer sa participation au dynamisme économique régional.

Indonésie : le buffle disparaît

buballus buballis

Courrier International reprend aujourd’hui un article alarmant du quotidien indonésien, le Jakarta Post, selon lequel « la population des buffles » en Indonésie est passée de 3,5 millions à 1,3 millions d’individus. Ces pertes ont été dénombrées en l’espace de cinq ans seulement. L’animal disparaît à petit feu.

Cette « hécatombe » est une réelle perte pour le pays, « dont le gouvernement préfère importer des bodivés d’Australie plutôt que de développer l’élevage des buffles, dont la viande est moins grasse et plus riche en protéines, en fer, en acides gras oméga-3 et aminés ».

Rendez-vous compte : « cinq litres de lait de bufflonne équivalent en qualité nutritive à dix litres de lait de vache ». Autre avantage présenté par les buffles, ils « s’habituent aisément à tout nouvel environnement et n’ont besoin d’aucun supplément alimentaire coûteux ».

On apprend, si on ne le savait pas, que « leur peau et leurs cornes sont traditionnellement utilisées pour la fabrication des marionnettes du théâtre d’ombre javanais et balinais (wayang kulit) ».

Leur disparition serait due en partie à l’utilisation de plus en plus généralisée de tracteurs pour le labour des rizières.

Buffaloes used to say… 

Source : Courrierinternational.com

Indonésie : alerte au tsunami après un séisme de 8,9

Tsunami Indonésie 2004

Ce matin, à 10h38 – heure de Paris – un séisme de magnitude 8,9 sur l’échelle de Richter a frappé la pointe nord de l’île de Sumatra, en Indonésie. Ce séisme a été suivi d’une alerte au tsunami dans la région, qui s’étend à tout l’océan Indien, selon le centre d’alerte des tsunamis dans le Pacifique.

De quel type de séisme s’agit-il ?

Survenu à 495 km au large des côtes de la province d’Aceh, le tremblement de terre a eu lieu à 33 kilomètres de profondeur précisément. D’une puissance de 8,9 sur l’échelle de Richter, selon l’Institut américain de géophysique (USGS) et son homologue indonésien, ce séisme est comparable au tremblement de terre survenu il y a près d’un an au Japon. Souvenez-vous, ce terrible séisme, le 11 mars 2011, avait provoqué un tsunami d’envergue effroyable.

Pour vous rendre compte de la puissance des séismes survenus dans le monde en 2011, « Ecoutez le pouls des craquements de la terre au fil de l’année 2011 » :

Il apparait que le séisme survenu ce matin aurait été ressenti « à Singapour, en Thaïlande, en Malaisie et en Inde » : « les bâtiments de la côte ouest de la Malaisie auraient bougé pendant au moins une minute ». Les secousses auraient été ressenties pendant cinq minutes à Banda Aceh, en Indonésie.

Que se passe-t-il pour la population ?

La population, alertée, se dirigerait actuellement « vers les hauteurs » dans la province d’Aceh. Le peuple indonésien se protège donc par des « réflexes » acquis par de malheureuses expériences passées. En 2004 déjà, la région d’Aceh était victime d’un séisme suivi d’un tsunami, provoquant la mort de près de 230 000 personnes dans 13 pays côtiers de l’océan indien. Près de 170 000 décès étaient dénombrés dans la seule province d’Aceh.

Source : 20minutes.fr, bigbrowser.blog.lemonde.fr 

Les ONG et le secteur minier : le cas de l’Indonésie

Suivant l’évolution du système médiatique, désormais mondialisé et rythmé par la publication constante d’informations nouvelles, les ONG ont été contraintes de déployer des stratégies de communication plus poussées et plus agressives pour atteindre leur cible, leurs potentiels donateurs. Pour faire entendre leur voix dans le concert international d’émetteurs d’informations, ces organisations se doivent de se faire remarquer et tendent pour cela à s’attaquer à des groupes emblématiques, des figures de proue de secteur, dont la critique sera compréhensible, voire validée, par le plus grand nombre. Néanmoins, en dépit d’avantages en termes de visibilité, cette stratégie comporte un certain nombre de risques au premier rang desquels la défense imparfaite, parce que biaisée, d’une cause.

Pour quelle(s) raison(s) et avec quelle(s) conséquence(s) les ONG ont-elles recours à une telle méthode ? Ce sont les questions que se pose l’écrivaine américaine Elizabeth Pisani en prenant le cas de l’industrie minière en Indonésie. Epidémiologiste, ancienne journaliste pour le quotidien britannique The Guardian et se présentant comme une aventurière, elle anime un blog depuis les îles indonésiennes où elle vit, sur lequel elle a récemment publié un article dédié aux « bad guys » du secteur des mines. Pointant l’attention et le traitement inégal réservé aux compagnies minières par les organisations locales de protection de l’environnement, Elizabeth Pisani regrette que les militants écologistes, dont la branche locale des Amis de la Terre, Walhi, concentrent leurs critiques sur les projets menés par de grands groupes occidentaux tels qu’Eramet, délaissant les autres exploitants dont les dégâts sur l’environnement leur paraissent incontrôlables et irrémédiables.

De son point de vue, le risque induit par cette surveillance et cette contestation à deux vitesses pourrait potentiellement être l’abandon de projets miniers existant ou à venir par les entreprises ayant développé une véritable politique de responsabilité environnementale et sociale. Cela au profit de « petites compagnies complètement irresponsables et prêtes à corrompre les dirigeants locaux pour obtenir des permis sur lesquels aucun contrôle ne sera exercé ».

Le cas indonésien est symptomatique de son analyse : dans le cadre du projet d’exploitation de nickel Weda Bay, le groupe français Eramet, en partenariat avec Mitsubishi, s’est engagé au niveau local en installant un cadre d’échange avec les populations et les organisations écologistes locales, mais aussi au niveau international par le biais d’accords MIGA, de la Banque mondiale. Eramet est aussi signataire de l’initiative pour la transparence des industries extractives (EITI), soutenue par le gouvernement français. Le groupe a mis en œuvre un « important programme de gestion socio-environnementale (atténuation des impacts, réhabilitation, mesures compensatoires,…) » et un « programme de compensation des impacts résiduels sur la biodiversité », dans le cadre du programme international « Business and biodiversity offset » lié au Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).

En dépit de ces garanties, reconnues par les Etats, la société civile et la communauté internationale, pour atténuer les conséquences de l’exploitation minière sur l’environnement et les conditions de vie des habitants, Weda Bay Nickel reste contesté par certains organismes locaux qui, conscients d’être face à un interlocuteur à l’écoute, défendent une position ferme. Il semblerait qu’il n’en soit pas de même avec le projet voisin de l’entreprise chinoise Tekindo Energi malgré des cadences d’extraction et d’exportation de nickel brut intenses et peu regardantes vis-à-vis de l’environnement, selon les témoignages de riverains du site. Ce manque d’intérêt notable s’explique peut-être par le fait que la mine de Tekindo fermera avec l’application d’un moratoire en 2014. Il n’en reste pas moins que les dégâts causés seront permanents et justifient sans doute une politique environnementale préventive et homogène.

 En Indonésie comme dans tout pays où sont extraites les richesses de la Terre, où une entreprise fait appel à des ressources et à une main d’œuvre, la société civile, que ce soit des associations citoyennes ou des organisations écologistes, doit pouvoir s’informer et s’exprimer. En retour, pour que son jugement soit équitable et validé par toutes les parties prenantes, il doit être basé sur des critères objectifs et rationnels répondant à des normes internationales