2012 : Tous les déchets plastiques pourront être recyclés

Le 1er janvier 2012 va signer la fin des incertitudes de 5 millions de Français devant les bacs de recyclage. Ils pourront jeter tant les bouteilles et flacons plastiques – déjà collectés – que les emballages surgelés, barquettes de fruits et pots de yaourt.

Eco-Emballages, un éco-organisme chargé du financement du tri des emballages a présenté jeudi les grandes lignes de cette opération. Il propose une expérimentation de deux ans à grande échelle impliquant 83 communes représentatives des difficultés du recyclage. En cas de succès, l’expérimentation sera généralisée à l’ensemble du territoire.

Promouvoir l’éco-conception

L’expérimentation permettra la collecte de quatre nouvelles résines de plastique et s’accompagnera du développement dans les centres de tri concernés de nouvelles techniques permettant de les recycler. Aujourd’hui cependant seuls 13 à 23% des matériaux d’un sachet plastique sont recyclables, ainsi récoltés ou non, il n’est pas possible de les recycler parfaitement. C’est pourquoi, Eco-Emballages incite, en amont, les producteurs de plastique à revoir leurs procédés de fabrication. La nouvelle tarification Point vert qui sera effective en 2012 en est, en partie, la manifestation. Un bonus (de 2 à 4 %) sera attribué aux industriels qui font l’effort de l’éco-conception et de la recyclabilité. En revanche un malus (de 50 à 100 %) pénalisera ceux qui ne travaillent pas dans ce sens. En parallèle, l’éco-organisme lance un appel à projets sur l’éco-conception des emballages plastique.

Pour les emballages qui ne pourront pas être recyclés, Eco-Emballages envisage une valorisation énergétique à haut rendement. L’éco-organisme affirme qu’aucun des nouveaux déchets collectés ne sera destiné à l’enfouissement.

Chercher les débouchés au recyclage

L’augmentation du volume de déchets amène le problème des débouchés de la nouvelle matière créée. Eric Brac de La Perrière, directeur général d’Eco-Emballages, justifie leur initiative : « c’est parce qu’il y a une demande qu’il y a recyclage ».

De plus, la volonté de l’organisme est d’accompagner le développement de nouvelles solutions industrielles pour concevoir des nouvelles techniques et processus permettant de recycler les nouvelles résines collectées. Eco-Emballages a, pour l’heure, sélectionné 9 projets répondant à cette problématique et espère que « la majorité des tonnages va être recyclée dans des nouvelles filières au cours des 3 prochaines années ».

« Plus d’un million de tonnes d’emballages en plastique sont mises sur le marché chaque année et seules 200.000 tonnes sont recyclées », soit un taux de recyclage de 22,5%, explique Eco-Emballages. Grâce à « une simplification du geste du tri », l’organisme espère augmenter à 40% le recyclage réalisé. La force de cette expérimentation réside dans l’implication de tous les acteurs de la chaine du tri, de la production à la valorisation matière. Le projet constitue « une première étape pour accélérer le recyclage en France » où la bonne volonté des sondés et des acteurs de la filière plastique sera seuls facteurs du succès…

Source: actu-environnement, commentcamarche.net, AFP

Japon : des millions de tonnes de déchets – contaminés – à gérer

Le tremblement de terre du 11 mars 2011 et son tsunami de dizaines de mètres de haut, ont généré des millions de tonnes de déchets. Ces derniers émanent de la destruction de nombreux foyers ainsi que de l’effondrement de nombreuses infrastructures. Près d’un an après, la question de leur gestion reste posée.

L’enjeu du traitement de ces incroyables quantités de déchets est primordial à l’heure de la reconstruction. Comment retrouver un environnement « normal » alors que des volumes faramineux de matières hors d’état d’usage, encombre encore et toujours ?

Pourquoi le gouvernement japonais n’accélère pas les choses ?

Le ministre de l’Environnement nippon, Goshi Hosone, a récemment indiqué avoir pris « des dispositions supplémentaires, comme la construction de sites temporaires d’incinération » tout en précisant que cela ne suffirait pas.

Problématique, dans la province de Fukushima, « une bonne partie » – quelle proportion ? – de ces déchets est contaminée par des éléments radioactifs. Cela nourrit une inquiétude au sein des habitants de cette région qui craignent la dispersion de cette radioactivité lors du retraitement des déchets par incinération. Le gouvernement assure pourtant prévoir l’installation de « filtres très fins destinés à capturer les particules radioactives »… Oui, mais est-ce suffisant ? Qui peut répondre précisément ?

Pour l’instant, on filtre les détritus « très méticuleusement ». Une partie d’entre eux est traitée, l’autre « stockée en attendant les résultats des tests de radioactivité ». On notera les précautions prises pour les déchets identifiés comme « sans risque », dont les opérations d’incinérations font tout de même l’objet de « mesures de radioactivité » dans « quatre directions différentes ».

Manifestement, la reconstruction, ce n’est pas pour demain…

Source : Enviro2b.com