RDC / Afrique du Sud : le plus grand projet énergétique de l’histoire

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Dans le cadre des commémorations du 18ème anniversaire de la fin de l’apartheid en Afrique du Sud, le 27 avril, l’ambassadeur sud-africain en RDC – République Démocratique du Congo – Joseph Mashimbye, s’est prononcé sur le plus grand projet énergétique de l’histoire.

En effet, il a déclaré  que les présidents de RDC et d’Afrique du Sud, respectivement Joseph Kabila et Jacob Zuma, signeront un traité avant fin 2012, « pour la mise en route du plus grand projet de production d’énergie hydroélectrique de l’histoire, à partir du fleuve Congo, pour l’alimentation de tout le continent africain ».

De quel type de projet s’agit-il ?

Selon Joseph Mashimbye : « nous allons produire de l’énergie hydroélectrique qui nous donnera une capacité de 40 à 45000 MW (…) ». Sur l’envergure de ce projet, il a fait savoir que l’énergie produite serait « suffisante pour éclairer tout le continent africain » et que « le reliquat pourrait être vendu ailleurs, en Europe, par exemple ». Rien que ça !

Dans quelles perspectives ?

D’après l’ambassadeur, si les deux pays ont décidé de collaborer sur le plan énergétique, c’est dans la perspective « d’atteindre les objectifs du développement et de la démocratie ». Prononcée lors de la fête nationale d’Afrique du Sud, cette phrase n’est évidemment pas anodine. Il a d’ailleurs poursuivi : « ce 27 avril est une journée historique et importante non seulement pour l’Afrique du Sud, mais aussi pour le continent africain et la communauté internationale ».

Avec quel financement ?

Notons que ces déclarations ne sont pas des « paroles en l’air » puisque « mercredi dernier, c’était un groupe d’investisseurs américains, emmené par Steven Landers, vice-président d’ECA International, qui était à Kinshasa pour annoncer l’étude de faisabilité de deux projets de barrages hydroélectriques : Inga (Bas-Congo) et Mobavi Mbongo (Equateur) ».

Parallèle avec l’Union européenne

Les projets énergétiques s’inscrivent dans des perspectives de développement politique, économique et social des continents. Au niveau de l’Union européenne, la construction de l’Europe de l’énergie est perçue – notamment par le candidat socialiste François Hollande – comme un moyen de renforcer l’union, politiquement, et de favoriser le développement, en luttant contre la précarité énergétique par exemple. L’Europe a également ses projets d’envergure en Afrique du Nord et Moyen-Orient, avec Medgrid (projet français de transport d’électricité du pourtour méditerranéen vers l’Europe) et Desertec (projet allemand de production d’énergie renouvelable).

Sources : Agenceecofin.com et Digitalcongo.net

Energies renouvelables : publication du rapport mondial du REN21

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REN21 – Renewable Energy Policy Network for the 21st Century – réseau politique reconnu et légitimé sur la scène internationale, a publié mercredi son Rapport mondial sur les énergies renouvelables. Les conclusions soulignent que le secteur des énergies renouvelables continue de croître malgré la poursuite de la récession économique, la réduction des incitations et la faiblesse du cours du gaz naturel.

Le réseau REN21 – crée en 2005 –  cherche à faciliter l’échange des informations et des connaissances autour des énergies renouvelables pour favoriser la croissance des technologies d’énergies renouvelables dans les pays en voie de développement et industrialisés. Le réseau est appuyé par le Programme des Nations unies pour l’environnement et l’Agence allemande de coopération technique, en collaboration avec l’Agence internationale de l’énergie.

Energies photovoltaïques à l’honneur

A l’aide de milliers de données individuelles, de centaines de rapports et autres documents, et aussi de nombreux échanges avec des experts du monde entier,  le rapport mondial décrit en détail l’état de différentes filières d’énergie renouvelable dans le monde.

Les experts de REN21 ont constaté d’encourageants résultats pour 2010. Ils révèlent, en effet, que les énergies renouvelables représentent « près d’un quart de la capacité totale de production d’électricité mondiale et fournit presque 20% de la production électrique mondiale, hydroélectrique notamment. Dans le même temps, la capacité installée de solaire thermique pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire a crû de 25 GWth soit de 16% environ. »

Le rapport soulève l’impact bénéfique des politiques incitatives qui sont « le principal moteur de cette croissance » dans au moins 119 pays (surtout des pays en voie de développement) ayant adopté des politiques ou des objectifs favorisant les énergies renouvelables. Les experts insistent sur le fait que c’est plus du double qu’au début de 2005.

Cette envolée s’explique en partie par le dynamisme des marchés de ce secteur énergétique. L’investissement dans les énergies renouvelables a atteint le niveau record de 211 milliards USD, soit environ un tiers de plus qu’en 2009 (160 milliards USD), et cinq fois plus qu’en 2004.

Le leadership chinois dans les énergies éoliennes

L’une des surprises de ce rapport est le positionnement en première position de la Chine en matière d’énergies renouvelables. Chine, premier pollueur et premier consommateur d’énergie de la planète a le plus investi en 2010 dans les énergies éoliennes et dans les chauffe-eau solaires, devant l’Allemagne et les États-Unis. L’Allemagne conserve la tête du palmarès spécifique à l’énergie photovoltaïque.

« La performance mondiale des énergies renouvelables, en dépit des vents contraires, a été un facteur positif et stable en période de turbulences. Aujourd’hui, plus d’individus que jamais obtiennent de l’énergie à partir de sources renouvelables au fur et à mesure que la capacité augmente, que les prix baissent et que la part des énergies renouvelables dans l’énergie mondiale continue de progresser », a souligné Mohamed El-Ashry, président du Comité de direction de REN21.

Le domaine de l’énergie est en pleine mutation, conscient de l’impact des énergies fossiles et des pollutions associées au réchauffement climatique, de nombreux pays se montrent de plus en plus responsables. Cependant, cette tendance ne doit pas omettre la croissante détérioration de l’environnement par les activités industrielles et humaines. Le leadership chinois en termes d’énergie éolienne ne justifie en rien l’ouverture quotidienne de centrale à charbon sur son territoire.

Sources: actu-environnement, bluewin, lefigaro, actualites-news-environnement

 

 

Norvège : l’énergie osmotique, une première mondiale

Il y a maintenant deux ans que la princesse Mette-Marit a inauguré en personne le prototype de centrale osmotique de Tofte, sur les rives d’un des bras du fjord d’Oslo. C’est alors une première mondiale. Tous les espoirs sont tournés vers le bouillonnement provoqué par la rencontre entre l’eau douce et l’eau salée. Le tumulte produit s’avère libérer une énergie renouvelable que l’entreprise norvégienne Statkraft s’est employée à transformer en électricité.

Le Norvège et ses nombreux fjords se révèlent le lieu idéal au développement de ce procédé, comme la plupart des pays côtiers. En effet, au niveau des estuaires, la quantité d’énergie libérée peut atteindre l’équivalent de celle d’une chute d’eau de 120 m.

La membrane, enjeux de la rentabilité du processus

Cependant, l’énergie osmotique dépend avant tout de la membrane qui sépare les deux réservoirs alimentés localement par de l’eau douce ou de l’eau salée. La membrane est semi-perméable et retient le sel en laissant passer l’eau. L’énergie émane de la différence de pression osmotique entre les deux types eaux ; la différence de concentration de sel crée des étincelles.

La membrane est la clé de voute de l’exploitation osmotique. Les remparts à son développement et sa production réduisent les capacités de production énergétique de la centrale. On estime encore que dans l’état actuel de la technologie, la surface de membrane nécessaire est de 200 000 à 250 000 m2 par mégawatt. « Pour produire de manière rentable de l’énergie osmotique, il faut encore améliorer le rendement des membranes », concède Clément Perchat, chef de projet hydroélectricité chez Statkraft France.

…Vers la concrétisation du prototype

Statkraft reste optimiste : « à terme, on devrait atteindre 25 MW, soit la consommation de 30 000 foyers ». Cependant cet optimisme ne doit pas faire oublier aux dirigeants de l’entreprise que pour produire autant, cinq millions de mètres carrés de membranes – l’équivalent de la surface d’un terrain de football – sont nécessaires.

Il va sans dire, que cette énergie n’est pas rentable …pour le moment. Mais la hausse du prix de l’énergie devrait modifier cette situation. En plus de n’avoir aucun impact sur l’environnement  et de ne pas dépendre des conditions climatiques, cette énergie renouvelable répond – en théorie – à la moitié de la consommation énergétique annuelle des ménages européens. Si l’entreprise ne compte pas pour l’instant multiplier l’opération sur d’autres Fjords, elle espère tout de même pouvoir commercialiser le processus d’ici 2015. L’initiative norvégienne n’est pas marginale, et déjà, la recherche est en forte expansion dans les rangs d’experts de Corée, des Etats-Unis, du Japon et des Pays-Bas…

Source: cleantechrepublic.com