WWF France : Un patron désavoué par ses salariés

Dans un courrier électronique envoyé à l’administration, 57 des 93 salariés du Fonds mondial pour la nature – France – accusent Serge Orru, directeur général, d’avoir bafoué plusieurs des principes fondamentaux du WWF. La plainte est grave, ces salariés lui reprochent la mauvaise gestion de l’association, ses insultes, son salaire de 110.000euros par an, le nombre croissant des partenariats avec les entreprises, sa complaisance avec le gouvernement depuis le Grenelle, et un important turn-over – estimé à 25% par an…

Un salarié ajoute que le patron « utilise l’ONG comme marche-pied d’une carrière politique », et précise à Rue89: « Il se voit en député Europe Ecologie- Les Verts en 2012 ». Rappelons que Fabrice Nicolino avait déjà dans son dernier pamphlet « Qui a tué l’écologie ? » égratigné l’ONG quant à sa proximité avec les pouvoirs économiques et politiques…

…Mais il y a peu de chance que ces revendications soient écoutées par l’administration. La présidente Isabelle Autissier se dit « profondément choquée » : « Ce n’est pas aux salariés de décider de la démission du directeur général mais au conseil d’administration qui l’a nommé ».

Dans un courrier aux employés, la présidente ajoute qu’elle « [considérera] la communication sur ces questions à la presse comme une faute grave ». Le siège de l’association est en effervescence. A présent, toutes les accusations doivent être vérifiées.

Alors que le WWF fête cette année son cinquantième anniversaire, l’antenne française de l’ONG mondiale entre véritablement dans une période de tourmente. Ces éléments soulèvent la dissonance d’une « éthique et une exemplarité fortes pour assurer une parfaite cohérence entre notre discours et nos actes ». WWF sera-t-il capable de continuer à vaincre en matière de protection de l’environnement malgré ses perturbations internes ?

Source: Enviro2b

Vers une réglementation pour les biodéchets

Source: le figaro.com

 

L’Europe s’inquiètent de la gestion des biodéchets.  La conscientisation politique des dangers des gaz à effet de serre incite les Etats à réglementer afin de les prendre en charge.

En France, après avoir définit la notion, les obligations réglementaires se précisent.

Les autorités législatives françaises basent leur décret par la définition des biodéchets comme « tout déchet biodégradable de jardin ou de parc, tout déchet alimentaire ou de cuisine issu notamment des ménages, des restaurants, des traiteurs ou des magasins de vente au détail, ainsi que tout déchet comparable provenant des établissements de production ou de transformation de denrées alimentaires, à l’exclusion des productions du secteur primaire. »

Les dispositions de l’article 204 de la loi Grenelle II prévoit qu’ « à compter du 1er janvier 2012, les « gros producteurs » de déchets fermentescibles seront tenus de les faire traiter en vue de faciliter leur retour à la terre sous forme d’amendements organiques. ». Dès 2012, toutes les entreprises produisant plus de 120 tonnes par an sont concernées. En 2016,  le règlement s’appliquera dès la production de 10 tonnes par an. Concrètement, les industriels de l’agroalimentaire (IAA), les restaurants de plus de 2.500 couverts par jour et les hypermarchés sont touchées.

L’objectif est de favoriser la valorisation agricole des biodéchets en fin de parcours. Dans la pratique, les entreprises devront définir une organisation interne, former leur personnel au tri, collecter les déchets dans des contenants adaptés et assurer l’entretien et la désinfection des contenants.

A l’échelle européenne, les Etats européens respectent la directive européenne pour la reconversion des déchets biodégradables. Aujourd’hui le concept de centralisation pour le traitement des déchets est devenu familier pour tous.

La gestion des déchets est un problème d’ordre public. L’image des poubelles ingérées de Milan est forte dans les esprits. Ce règlement vise finalement à rendre les producteurs plus responsables. Oui, la gestion des déchets est réalisée à l’échelle collective mais à partir d’une certaine quantité de biodéchets, il est nécessaire de savoir les assumer. Les grands producteurs bénéficient alors des produits de leur activité et apprennent à gérer les désavantages qui en découlent.

Vers le lancement de projets de stockage géologique du CO2 en France ?

crédits ifpenergiesnouvelles.fr

Le proverbe « tout vient à point à qui sait attendre » vient de trouver un écho particulier sur le dossier du stockage géologique du CO2 en France. Thématique discutée lors du Grenelle de l’environnement en 2007, elle avait alors été inscrite comme l’une des actions prioritaires à mener pour le gouvernement. Mais il aura fallu attendre le mois de mai 2011 pour qu’enfin soit lancé un appel à manifestations d’intérêt pour développer ce type de projet.

Un tel stockage peut s’opérer au sein de gisements pétroliers ou gaziers épuisés, de gisements de charbon inexploités, ou encore en aquifères profonds – formations géologiques perméables qui contiennent de l’eau salée impropre à la consommation – souvent très vastes et présentes dans toutes les régions du globe, comme dans les bassins parisiens et aquitains.

Mais comment piéger le CO2 et le transporter sur son lieu de stockage ?

Des techniques existent déjà. Il s’agit par exemple d’un transport par voie de gazoduc du CO2 à l’état dit « super critique », c’est-à-dire pressurisé et à une température de 31°C, utilisé par l’industrie pétrolière aux Etats-Unis. Il s’agit également d’un transport à l’état liquide, à une température de -40°C pour le CO2 toujours pressurisé. Mais ces techniques restent pour l’heure très coûteuses. Avant cette phase de transport, le CO2 pourrait par exemple être piégé lors du rejet de fumées de combustion.

L’objectif est ici de permettre au CO2, soit de se dissoudre dans l’eau, soit de réagir avec la roche afin de former des minéraux carbonatés. Cela permettrait à coup sur de réduire l’impact de nos industries sur l’environnement !