Achetez en France du bois brésilien, importé illégalement !

Une enquête de Greenpeace révèle une recrudescence de la déforestation au Brésil, notamment dans l’Etat du Para, où 78 pourcent des surfaces forestières seraient exploitées illégalement.
Chaque minute, la planète perd l’équivalent de cinquante terrains de football de forêt. La déforestation a augmenté de plus d’un tiers en 2013, dopée par un rebond de la demande après quatre années de baisse. L’Etat de Para a vu au cours de l’année plus de 2300km2 de surface déboisée, dont une augmentation de la déforestation frauduleuse de 151% par rapport à l’année précédente.
Les enjeux économiques sont trop forts, les débouchés trop importants, pour endiguer ce type de trafic.
L’ipé, le « nouvel acajou », très prisé des occidentaux, fait l’objet de fraudes à très grande échelle et tout en jouant sur les normes entre Etats. Ces Etats, qui ont pour la plupart des normes différentes sur la question, permettent l’introduction de bois frauduleux sur un marché qui lui est bien légal, par le biais de mécanismes sophistiqués de blanchiment. « Les enquêtes ponctuelles de la justice brésilienne seront impuissantes à réformer le système », regrette Jérôme Frignet, spécialiste des filières bois et du Brésil chez Greenpeace.

Plusieurs phénomènes expliquent la dérive
Greenpeace met l’accent sur plusieurs dysfonctionnements tant nationaux qu’internationaux expliquant tout ou partie de la réalité des abus commis.
« Traffic de crédit de coupe », mécanismes opaques, abattages frauduleux, faux papiers pour le bois, liens entre entreprises et braconniers, faibles capacités d’inspection, de contrôle et de sanctions ; de nombreux exemples apportés par Greenpeace critiquent l’incapacité de l’Etat brésilien à répondre à l’enjeu, malgré tout une série de mesures adoptées depuis 2006.
Par ailleurs, l’ONG pointe deux problèmes à l’international. La différence des normes entres Etats, qui entraîne plusieurs abus dont le blanchiment de bois précieux fait que « les chaînes d’approvisionnement sont contaminées par du bois issu de scieries qui se sont procurées du bois illégal ». En ce sens, l’organisation écologiste internationale reprend les propos de l’ancien président de l’agence nationale brésilienne de la forêt, selon lequel « le taux de coupes illégales n’avait jamais dépassé les 60% », ce qui est le cas aujourd’hui.
Enfin, les pays occidentaux, France et Etats-Unis en tête, maintiennent une demande relativement constante, ce qui appuie le mouvement de déforestation et l’activité des braconniers.
Il semblerait donc qu’un beau parquet vaut bien toutes les coupes du monde.

Greenpeace projette sa liste noire de centrales nucléaires à fermer en priorité

Projection sur la centrale de Fessenheim, le 28 mars 2013
http://lci.tf1.fr/france/societe/centrales-nucleaires-francaises-greenpeace-publie-sa-liste-7902506.html

« Pourquoi seulement moi ? », voilà ce que Greenpeace a projeté sur la centrale nucléaire de Fessenheim, le matin du 28 mars 2013. Par cette action assez spectaculaire, l’organisation cherche à toujours plus sensibiliser la population sur les risques que représentent les centrales nucléaires, mais aussi à publiciser le rapport qu’elle a publié le même jour, dans lequel elle appelle à la fermeture de quatre centrales. Les noms de celles-ci – Blayais, Bugey, Gravelines, et Tricastin – étaient d’ailleurs projetés en même temps sur une piscine proche de Fessenheim.

« 50% de nucléaire : 5 centrales nucléaires à fermer en priorité » : pourquoi ce rapport?

Greenpeace part de plusieurs constats.

  • Tout d’abord, elle reprend l’objectif annoncé par le candidat Hollande lors de la campagne présidentielle : diminuer la part du nucléaire de 75 à 50% d’ici 2025. Or selon Greenpeace, il n’y a clairement pas d’adéquation entre cet objectif et les mesures proposées par le gouvernement Hollande qui prévoit actuellement le lancement de l’EPR de Flamanville, la fermeture de la centrale nucléaire Fessenheim, et un grand débat sur l’énergie devant déboucher sur une loi de programmation énergétique et. Pour l’organisation écologiste, il faudrait en fait fermer vingt réacteurs pour effectivement diminuer la part du nucléaire de 75 à 50%.
  • Ensuite, Greenpeace souhaite tirer une leçon du drame de Fukushima. Comme l’a exprimé l’ancien président de l’ASN, « il faut imaginer l’inimaginable » en matière de catastrophe nucléaire. Or aujourd’hui l’on en est encore à une logique probabiliste, en faisant donc fi des risques à faible probabilité. Pour Greenpeace, ce n’est plus tenable, il faut passer à une logique déterministe pour s’assurer que le drame de Fukushima ne se reproduira pas.

Comment ce rapport est-il construit ?

« Il faut imaginer l’inimaginable », c’est bien ce que s’efforce de faire Greenpeace dans ce rapport. L’organisation s’est en effet donné pour objectif d’analyser la situation des différentes centrales nucléaires françaises, et d’imaginer les conséquences que pourraient avoir des accidents divers et variés.

Le rapport sélectionne alors trois critères qui permettent de déterminer une « liste noire » des centrales qui seraient en fait aussi dangereuses que celle de Fessenheim et qui mériteraient donc au même titre, d’être fermées :

– le niveau de  sûreté des centrales (leur âge, leur puissance, la nature du combustible ou encore le type de radier) ;

– les risques d’agressions externes naturelles ou non naturelles (un incendie, un séisme, ou bien un crash aérien) ;

– les conséquences d’un accident (en fonction des activités proches, de la proximité d’une grande métropole, de la densité de la population).

Prenons un exemple avec la centrale de Blayais.

  • Pour cette centrale comme pour les trois autres visées par Greenpeace, on trouve dans le rapport une fiche récapitulative de la centrale donnant notamment des informations sur son emplacement, ses réacteurs, son âge.
  • Le rapport répertorie alors les éléments propres à la centrale qui peuvent impacter sur les critères choisis. Puis en fonction de cela, le rapport va plus en détails, dessinant en quelque sorte des scénarios traduisant la dangerosité de la centrale.
  • Par exemple, on constate que la centrale de Blayais, compte tenu de sa situation géographique, est facilement inondable. Dès lors, le rapport dresse un scénario d’inondation et montre ainsi que les risques pour la centrale liés à cette agression naturelle sont :

–          un isolement de la centrale ;
–          la rupture d’une digue ;
–          le sous-dimensionnement des digues ;
–          une inondation centra via le canal de rejet des eaux de refroidissement.

  • Si les risques de tout accident – naturel ou non – pour la centrale se produisent, les conséquences toucheraient toute la région :

– concentration de la population ;

– contaminations ;

– impacts socio-économiques : la centrale de Blayais est située dans une région où les exploitations agricoles sont nombreuses, et en particulier les exploitations viticoles, toutes seraient alors directement touchées par une catastrophe par exemple naturelle dont l’impact sur la centrale ne ferait qu’amplifier les conséquences sur toute la région.

Par ce rapport donc, Greenpeace parvient à « imaginer l’inimaginable » et à tirer la sonnette d’alarme : il ne suffit plus d’imaginer, il faut agir, en fermant ces centrales qui sont, comme tend à le montrer ce rapport, aussi dangereuses que Fessenheim.

Facebook s’engage dans les énergies renouvelables

En janvier 2010, Greenpeace lançait la campagne mondiale « unfriend coal » qui demandait à Facebook et ses dirigeants d’alimenter ses data centers grâce aux énergies propres plutôt qu’au charbon. Kumi Naidoo, le directeur général de Greenpeace international avait lui-même interpellé Mark Zuckerberg dans une lettre, argant la nécessité pour l’entreprise, qui connecte des millions de personnes, d’avoir un comportement responsable.

Il aura fallu presque deux années mais il semblerait que la mobilisation autour de la campagne « unfriend coal » ait réussi à décider le réseau social à s’engager vers une politique énergétique respectueuse de l’environnement.

En effet, Facebook a annoncé la semaine dernière qu’il s’engagerait à promouvoir les énergies renouvelables, à encourager leur production et à élaborer des programmes permettant aux utilisateurs du réseau social d’économiser de l’énergie en les mobilisant autour d’une page spéciale dédiée au « Green ».

Le réseau social s’engage également à innover en matière énergétique, grâce à l’Open Compute Project. Ce projet vise à chercher de nouvelles solutions afin d’optimiser l’énergie utilisée sur les serveurs tout en assurant un service constant et de qualité à ses utilisateurs. L’Open Compute Project se propose de partager ce savoir-faire avec les autres acteurs du secteur informatique. Facebook annonce d’ores et déjà des chiffres encourageants, la solution est annoncée comme 38% plus efficace et 24 % moins chère qu’un serveur classique.

« Facebook positionne la barre très haut pour les autres entreprises du secteur technologique et du « cloud computing », telle que Apple, IBM, Microsoft ou encore Twitter » a indiqué un porte parole de l’ONG.

Greenpeace souhaite par ailleurs s’impliquer dans ce projet aux côtés de Facebook afin d’accompagner sa mise en œuvre et évaluer les résultats.

Source : Greenpeace


Amazonie : mourir pour la forêt

Paulo Adario, responsable de Greenpeace, déclare: « Le Brésil s’est réveillé avec la nouvelle de l’assassinat d’un défenseur de la forêt amazonienne et est allé se coucher avec la nouvelle que la majorité des députés approuvait l’assassinat de nos forêts. »

Après deux ans de discussions, la décision a été validée par le sénat brésilien: le code forestier de 1965 est amendé et la protection de la forêt amazonienne est assouplie au profit des terres agricoles.

Le code limitait l’usage agricole des terres en obligeant les propriétaires de forêts à en préserver une partie intacte, jusqu’à 80%. Le vote réduit cette protection obligatoire et amnistie ceux qui ont déboisé la forêt dans le passé. Cette nouvelle loi est une victoire du très puissant lobby agricole brésilien.

Le soja ou le climat

Le Brésil est l’un des principaux producteurs et exportateurs mondiaux de soja, de céréales et de viande. Selon la présidente de la Confédération nationale de l’Agriculture, Katia Abreu, « ce qui est en jeu, c’est la production d’aliments au Brésil, qui soutient l’économie nationale. »

Si les statistiques du ministère de l’Environnement révélées dans A Folha de São Paulo montrent que la déforestation dans l’Etat d’Amazonie a augmenté de 27 % en un an, la discussion de la loi au parlement n’a fait qu’augmenter la destruction – qui resterait impunie selon le texte – d’autant que selon une estimation de la Banque mondiale, 85 % des agriculteurs en Amazonie n’ont pas de titres fonciers valables pour les terres qu’ils exploitent. L’impact de la loi risque d’être terrible.

Y avait-il une autre solution ?

Le projet a été voté sans le consentement du gouvernement, fervent défenseur de la forêt. La ministre de l’Environnement, Izabella Teixeira, a prévenu toutefois que Mme Rousseff, présidente brésilienne, aurait pu mettre son véto aux points les plus controversés du projet de loi.

Aussi « le code devait être modifié. Il manquait des mécanismes encourageant l’effort de protection des forêts » admet Paulo Moutinho, analyste à l’Institut de recherches d’Amazonie « mais on ne devait pas amnistier ceux qui ont déboisé dans le passé ».

Mais la décision était en partie d’avance affirme Greenpeace Brésil. De nombreux sénateurs de la région sont de grands propriétaires terriens qui influencent avec force les délibérations dans les coulisses à l’exemple de la famille de Blairo Maggi, le plus grand cultivateur de soja dans le monde et sénateur de la région du Mato Grasso.

Les martyrs de l’Amazonie seront-ils vengés ?

Selon la Commission pastorale de la terre (CPT), liée à l’Eglise catholique, plus de 1150 écologistes ont été tués au Brésil au cours des 20 dernières années.  La semaine dernière, quatre agriculteurs-écologistes qui dénonçaient les déboisements clandestins ont été assassinés dans les Etats amazoniens du Rondonia et du Para.

Le 31 mai, dans une embuscade, un couple d’écologistes – José Claudio Ribeiro da Silva et Maria do Espirito Santo da Silva – est aussi assassiné. Ils avaient 20 hectares dont ils préservaient 80% comme la loi l’exige et faisaient partie d’une ONG fondée par le récolteur de latex et écologiste Chico Mendes, assassiné lui-aussi par des tueurs en 1988 en Amazonie. Il a refusé la destruction des braconniers.

« Nous n’accepterons pas ces meurtres. Nous allons intensifier le contrôle et la supervision et multiplier les actions visant la mise en place d’une politique de développement durable dans la région », a affirmé le ministre du Développement rural, Afonso Florence.

Cette vague noire de meurtres est l’illustration de l’impunité des propriétaires agraires suspectés d’en être les mandataires. Les déclarations d’intention du gouvernement doivent être suivies d’actions concrètes au risque de laisser la crise agraire se développer.

L’Etat, au niveau fédéral et local, doit prendre des mesures à court terme : arrêter les ‘pistoleiros’ (tueurs) et à long terme limiter le vol des terres en Amazonie et faire enfin la réforme agraire.

Sources: enviro2bbranchez-vouscourrierinternationalAFP, Greenpeace, Die Zeit, Romandie lien1, lien2canadianpress

 

 


 

Tri sélectif, la Russie peine à faire le ménage

Crédits : www.objectifplanete.fr

Au XXIème siècle en France, l’absence d’un système de tri de nos déchets nous paraîtrait sans doute absurde. Au pays d’Eugène Poubelle, qui avait déjà prévu en 1884, la collecte sélective, le tri a été mis en place en 1974, et fait parti depuis de nos réflexes du quotidien.

Cependant, certains pays parmi les plus développés sont encore à la traîne en la matière. La Russie est l’un d’eux. Cette situation est d’ailleurs mise en lumière par un article publié par le site internet « la Russie d’aujourd’hui », intitulé « les déchets stimulent l’action civique ». Celui-ci met en lumière la passivité des autorités politiques russes en matière de gestion durable des déchets. Mais il nous présente également une raison d’espérer que ce grand pays rejoigne un jour le club des pays pratiquant le tri.

En effet, quelques groupes de volontaires rassemblés sous la bannière du MBN – « marre des déchets » – référencé par Greenpeace, organisent régulièrement depuis 2004 des actions ciblées et concrètes de collecte et de tri des déchets.  Parmi les plus importantes, on retrouve la mise à disposition, pour les habitants de Saint Pétersbourg, de conteneurs de tri sélectif. La municipalité ne souhaitant pas assurer le ramassage, c’était alors les volontaires eux-mêmes qui s’en chargeaient après un appel des concierges, lorsque les bacs étaient pleins.

La dernière initiative en date a été menée à l’initiative d’une jeune moscovite, Nastia Vichniakova. Orientée vers le MNB par Greenpeace, après avoir vainement tenté de faire appel aux autorités politiques locales, celle-ci a mené à bien une opération de nettoyage d’un parc public, collectant 230 sacs d’ordures sur place.

Phénomène encourageant, ce type de mobilisation et les volontaires qui y participent se multiplient depuis la fondation de la MBN en 2004. Mais nul ne sait encore si la Russie mettra un jour en place un système de tri sélectif généralisé.

Puma va proposer à ses clients des sacs biodégradables à base de farine de maïs

Alors que les groupes Nike et Adidas sont actuellement pointés du doigt par Greenpeace en raison de la pollution des fleuves chinois par leurs fournisseurs, la firme allemande Puma fait preuve d’innovation et agit pour la protection de l’environnement.

Elle vient en effet de présenter un sac, qui sera désormais fourni dans ses magasins, réalisé entièrement à base de farine de maïs, et donc parfaitement biodégradable. Au lieu d’être stocké, laissé en liberté dans la nature, ou utilisé en tant que sac poubelle, celui-ci pourra être jeté dans un simple bac à compost, duquel il disparaitra sous trois mois. Une autre solution pour le moins originale pour le faire disparaitre sera de le plonger dans une eau chaude à 65°C. En remuant le mélange durant trois minutes, seule la teinture rouge du sac restera présente, elle aussi respectueuse de l’environnement bien entendu. L’eau pourra dès lors servir à l’arrosage des plantes une fois refroidie.

Leur utilisation permettra au groupe de réduire ses déchets de 192 tonnes par an, tout en économisant durant le même laps de temps 293 tonnes de papier. Et la firme n’en est pas à son coup d’essai, puisqu’elle propose à ses clients depuis la fin de l’année 2010 des sacs réutilisables en lieu et place des habituelles boites à chaussure. Ces efforts devraient sans doute porter leurs fruits au niveau de ses ventes à l’heure où les consommateurs s’intéressent de plus en plus à l’éthique des marques qu’ils achètent.

Sources : gentside.com, zegreenweb.com.

Amnesty International et Greenpeace demandent une enquête pénale sur le « Probo-Koala »

Greenpeace – burkina24.com

La nouvelle circule sur plusieurs plateformes online. Amnesty International et Greenpeace réclament l’ouverture d’une enquête pénale sur le déversement, il y a six ans, en plein Abidjan, en Côte d’Ivoire, d’un navire affrété par la société Trafigura, investie dans le négoce international. Cette catastrophe aurait « provoqué une quinzaine de décès » et « plus de 100 000 cas » de personnes à soigner.

Un rapport qui tombe à pic

Hier, les deux ONG ont rendu public un rapport conjoint, en marge d’une réunion à Genève du groupe de travail de la Convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontaliers de déchets dangereux et de leur élimination.

Ce document, conclu après trois années de travail, vise à attirer l’attention des Etats sur le fait que malgré l’existence d’un « cadre juridique international » qui aurait dû permettre de poursuivre les responsables de la catastrophe, « il n’y a pas eu d’enquête couvrant l’ensemble des aspects de cette affaire », affirme Francis Perrin, porte-parole d’Amnesty International.

En décembre 2011, Trafigura a été condamné par la justice des Pays-Bas à payer 1 million d’euros d’amende pour exportation illégale de déchets dangereux, suite à une escale du Probo-Koala à Amsterdam. Le navire était reparti du Port d’Amsterdam pour la Côte d’Ivoire avec sa cargaison toxique de résidus pétroliers, l’affréteur ayant jugé « exorbitant » le prix demandé par les services portuaires.

Toutefois, le rapporte pointe que « le rôle joué par Trafigura dans le déversement des déchets toxiques à Abidjan n’a fait l’objet d’aucune action en justice pleine et entière ».

Trafigura a acheté une impunité judiciaire

En février 2007, Trafigura a signé un protocole d’accord avec la Côte d’Ivoire selon lequel elle échangeait 95 milliards de francs CFA (145 millions d’euros) contre une impunité judiciaire. Une partie seulement aurait été utilisée pour indemniser les victimes des matières toxiques.

En outre, en 2009, Trafigura et un cabinet d’avocats représentant 30 000 victimes ont conclu un accord à l’amiable par lequel la compagnie s’est engagée à leurs reverser 45 millions de dollars (35 millions d’euros), tout en refusant de reconnaître sa responsabilité.

Amnesty International et Greenpeace VERSUS Trafigura

Les deux ONG attendent du gouvernement ivoirien qu’il dénonce l’accord signé par son prédécesseur et aux instances de justice du Royaume-Uni d’ « examiner les possibilités d’engager des poursuites judiciaires contre Trafigura », puisqu’elle a son siège à Londres.

William Bourdon, avocat, argue que « la question que pose ce dossier, c’est jusqu’où les juges des pays du Nord peuvent ou doivent assumer une dimension extraterritoriale face à de grandes catastrophes écologiques qui surviennent dans des pays où les magistrats ne sont pas en capacité de juger ces affaires, et en l’absence de tribunal international compétent ». Son association, Sherpa, avait tenté de porter l’affaire devant les tribunaux français, sans succès.

Pour l’heure, Trafigura aurait simplement déclaré que le rapport des ONG « simplifie à l’excès des questions juridiques complexes » et qu’il est « tout simplement faux de suggérer que ces questions n’ont pas fait l’objet d’un examen judiciaire approprié ».

A suivre.

Source : lemonde.fr

 

Hidden Consequences : Le prix invisible de la pollution de l’eau

crédits : fotosearch.fr

 

Greenpeace International vient de publier un rapport sur les coûts invisibles de la pollution. Celui-ci souligne que la pollution toxique de l’eau passe souvent inaperçu, mais cause de nombreux dégâts. En effet, les produits chimiques rejetés dans nos cours d’eau, s’accumulent à l’intérieur des organismes vivants, et peuvent à terme occasionner chez nous cancers ou perturbations hormonales.

Il relève par ailleurs que cette pollution est tenace. Prenant l’exemple d’un site situé en Slovaquie, encore contaminé aujourd’hui, en raison d’une pollution par des rejets de PCB toxiques qui s’est arrêtée il y a 25 ans.

Le nettoyage des cours d’eau pollués nécessite la mise en œuvre de moyens très coûteux. Le rapport mentionne ici l’exemple de la compagnie américaine General Electric, condamnée aux Etats-Unis pour la contamination de la rivière Hudson à de lourdes amendes. Mais il dénonce surtout le fait que les conséquences de ce type de pollution sur la santé et l’environnement ne soient pas prises en compte par celles-ci.

Ces problèmes de pollution des cours d’eau, à l’origine très localisés dans les pays industrialisés dits du Nord, tendent aujourd’hui à se multiplier dans les pays dits du Sud comme en Asie.

Ce rapport appelle les gouvernements à prendre des mesures urgentes contre ce type de problème. Celles-ci consisteraient en l’identification des produits chimiques dangereux, afin d’en interdire l’usage et d’aboutir au fait qu’ils ne soient plus rejetés dans nos cours d’eau. Enfin, plus que les gouvernements, il appelle les entreprises à agir sans attendre.

Source : Greenpeace.org

Les artisans pêcheurs s’associent aux ONG

Les artisans pêcheurs lancent un appel à Greenpeace et WWF, afin de faire entendre leurs voix dans le cadre de la renégociation de la PCP (Politique commune de pêche).

Les pêcheurs artisans de France et des régions d’Outre-mer ont lancé un appel pour créer une plateforme nationale, à l’instar du Danemark ou de l’Espagne. Si l’alliance avec les ONG peut sembler inattendue, Hélène Bourges, chargée de la campagne Océans à Greenpeace, explique que « les ONG et les petits pêcheurs sont d’accord sur ce que peut être une pêche durable ».

De même, les pêcheurs artisanaux soulignent qu’ils pratiquent depuis toujours une pêche responsable et durable contrairement aux grands chalutiers accusés de détruire les ressources halieutiques. « Il faut sortir du cliché amis des poissons contre les amis des pêcheurs », indique Elise Pêtre, chargée du programme pêche durable au WWF, ajoutant que la position des ONG n’est pas de se battre pour  « un océan sur lequel on aurait interdit toute activité ».

Absents de toutes les instances décisionnaires 

En pleine négociation à Bruxelles de la réforme de la Politique commune de pêche (PCP), Anne-Marie Vergez, patron pêcheur à Saint-Jean-de-Luz, au Pays basque, déclare : « nous voulons faire entendre la voix des petits métiers de la pêche parce que nous sommes absents de toutes les instances décisionnaires ». Cette dernière a présenté, avec ses collègues de l’Association des ligneurs de la Pointe de Bretagne et du Syndicat des petits métiers du Languedoc-Roussillon,  une déclaration commune de ces petits métiers « attachés à la protection de l’environnement marin, condition nécessaire à la continuité de notre activité ».

En Bretagne, les pêcheurs artisanaux se sont eux-mêmes imposés un arrêt biologique d’un mois de la pêche au bar, de même en Méditerranée où la pêche à l’anguille est suspendue volontairement pendant les trois mois d’été, alors que les décideurs à Paris et Bruxelles « attendent qu’un stock s’épuise pour prendre des décisions », explique Frédéric Reste, président du Syndicat des petits métiers du Languedoc Roussillon.

Crédit photo: Claude Robillard

 

La Corée du Sud reprend la chasse à la baleine

Séoul a annoncé reprendre la chasse à la baleine, après 26 ans d’interruption, provoquant l’indignation des défenseurs de l’environnement. 

Lors de la réunion de la Commission baleinière internationale (CBI), au Panama, la Corée du Sud a déclaré reprendre la chasse à la baleine, après 26 ans d’interruption. Le pays justifie sa décision en l’inscrivant dans le cadre d’une « recherche scientifique », à l’instar du Japon qui utilise ce même argument, lui permettant de chasser et de vendre la viande.

Le ministre des Affaires étrangères en Nouvelle-Zélande, Murray McCully, s’indigne : « le projet de Séoul n’a pas plus de crédibilité que le programme soi-disant scientifique conduit par le Japon, dont on sait depuis longtemps qu’il cache une chasse commerciale ».

Un sujet de critiques internationales 

Si le projet de Séoul ne devrait pas se concrétiser avant l’été 2013, devant être examiné par un comité scientifique de la CBI, on observe déjà une levée de boucliers. La Fédération coréenne pour l’environnement a ainsi appelé le gouvernement à revenir sur sa décision : « nous condamnons le ministère de l’Agriculture et de la Pêche pour marcher sur les traces du Japon en matière de chasse à la baleine, un sujet qui soulève des critiques internationales ».

De même, la Première ministre australienne Julia Gillard, a déclaré : « je suis très déçue de l’annonce de la Corée du Sud. Nous sommes totalement opposés à la chasse à la baleine, il n’y a aucune excuse pour une chasse à la baleine sous des prétextes scientifiques ».

La Corée du Sud autorise déjà la vente de viande de baleines attrapées accidentellement dans les filets de pêche. Néanmoins, le taux anormalement élevé de baleines capturées « par erreur » fait dire aux protecteurs de l’environnement que beaucoup sont déjà tuées délibérément.

Planète en danger : les ONG misent sur les actions chocs !

En plein sommet de l’ONU Rio+20, qui a réuni chefs d’Etat, délégations gouvernementales et chefs d’entreprises et voulaient engager le monde vers l’éradication de la pauvreté et la préservation de la nature, des ONG s’insurgent contre les « formules creuses » prononcées lors de cette cérémonie. Deux d’entre elles, Greenpeace et Mouvement pour le Développement Mondial, ont choisi de mener des actions chocs afin de faire comprendre que notre planète est en danger.

Photo: wikimedia.org

La planète mise en vente sur eBay

L’ONG britannique Mouvement pour le Développement Mondial a mis la planète aux enchères sur le célèbre site de vente aux enchères eBay. Un de ses plus précieux joyaux, la forêt amazonienne a été mise en vente pour la modique somme de… 1,5 dollar ! Pour Lidy Nacpil, coordinatrice du mouvement sur la dette et le développement, l’économie verte, placée tout en haut des priorités à Rio+20 n’est qu’« un écran de fumée pour les tentatives des riches pays industrialisés de privatiser la nature ». Elle poursuit : « cela va entraîner une augmentation de la destruction de l’environnement et faire monter les niveaux d’inégalité et de pauvreté, alors que nous devons mettre les gens avant le profit ».

Kirsty Wright, du Mouvement pour le développement mondial, explique qu’« en vendant ces sites naturels », son organisation ne fait « que suivre le point de vue britannique qui veut que la valeur intrinsèque des écosystèmes puisse maintenant être quantifiée, qu’on puisse les posséder, spéculer dessus et finalement les vendre à celui qui a le plus d’argent ». L’ONG a précisé que l’opération, qui proposait également la vente de divers lacs, des océans ou encore le tigre de Sumatra, a vite été interrompue par le site.

Cette action, mise en place pour faire comprendre aux industriels que la planète et ses richesses n’ont pas de prix, pourrait se conclure par l’explication du « vendeur » du tigre de Sumatra : « comme c’est une espèce en voie d’extinction, c’est vraiment la peine d’investir là-dedans. Il va garder sa valeur, ne manquez pas cette fabuleuse opportunité! ».

Greenpeace au secours de l’Arctique

Autre opération, sans doute plus consensuelle que la précédente, est mise en place par Greenpeace. C’est une nouvelle campagne « impliquant des acteurs, cinéastes, stars du rock et hommes d’affaires, pour faire de l’Arctique un sanctuaire vierge de forages pétroliers et de pêche industrielle ». C’est une des campagnes les plus ambitieuses réalisée par l’ONG et engage déjà « cent personnalités du monde entier ». Ces cent premiers noms sont inscrits sur un « rouleau arctique », présenté jeudi 21 juin au sommet Rio+20, jour « symbolique » puisque le plus long de l’année dans le cercle arctique qui bénéficie alors de 24 heures de soleil. Greenpeace compte planter ce rouleau « sur les fonds marins du Pôle nord » lorsqu’il contiendra 1000 noms. Un « drapeau du souvenir » sera placé à l’endroit où le rouleau aura été déposé. A ce jour, plus de 160 000 personnes ont signé la pétition disponible sur le site savethearctic.org.

Photo: wikimedia.org

Bien plus qu’une opération coup de poing, Greenpeace cherche à sensibiliser les publics, l’Arctique faisant « l’objet d’attaques » et ayant « besoin qu’on agisse pour le protéger », déclare Kumi Naidoo, le directeur général de Greenpeace International. Greenpeace explique qu’« actuellement, l’énorme espace autour des pôles nous appartient à tous, parce que la loi internationale le définit comme la haute mer ». Sachant que le changement climatique entraîne une montée des températures engendrant la fonte des glaces, les « états riverains de l’Arctique avancent des revendications territoriales sur le fond de la mer, “pour ouvrir la porte aux géants du pétrole“ », dont Shell. La compagnie devrait entamer « des forages exploratoires dans deux sites offshore de l’Arctique, près de l’Alaska » au cours des prochaines semaines, au grand damne des organisations protectrices de l’environnement. Sur ce point Kumi Naidoo indique qu’« une interdiction sur les forages offshore et la pêche non durable serait une grande victoire ».

De plus, les populations indigènes sont également menacées. Pour Rodion Sulyandziga, vice-président de Raipon, Association des peuples indigènes du nord, l’exploitation pétrolière de l’Arctique pourrait « mettre en péril l’existence et la survie des peuples indigènes ».

A quoi bon Rio+20 si les politiques « peinent à prendre des mesures fortes pour préserver l’environnement » ?

 

Sources : Goodplanet.info

Bornéo : des orang-outans sexuellement abusés par des hommes !

Greenpeace

Cela paraît invraisemblable, mais en Asie du Sud-est, des orang-outans sont abusés sexuellement par des hommes, des êtres humains, différenciés des animaux parce qu’ils sont « doués de raison ». Vous vous souvenez de vos cours de philo : « je pense donc je suis » de Descartes, repris depuis, c’est vrai, par l’humoriste Gaspard Proust : « je pense donc je suis mais je m’en fous ».

Toujours est-il que des spécimens femelles ont été trouvées enchaînées et maltraitées par les hommes, d’après un vétérinaire espagnol investi en faveur des grands singes de Bornéo. Ce dernier, Karmele Llano, témoigne en faveur d’un « orang-outan femelle de 12 ans, qui avait été complètement rasé, lavé et parfumé ». Le pauvre animal, qui « avait même du rouge à lèvres », était « enchaîné à un lit, pour permettre que les clients du bordel Keremgpangi », au centre de l’île de Bornéo, en abusent.

Selon le vétérinaire, il est courant, en Thaïlande, « d’utiliser des bordels avec des orang-outans femelles comme divertissement pour les clients du sexe, ou l’exposition d’animaux dans les cirques.

Karmele Llano déclare : « quand nous avons essayé de les libérer il y a eu une émeute, nous avons été menacés avec des couteaux et des machettes. Nous avons dû recourir à la police de l’Etat, qui a envoyé environ 30 agents. Nous l’avons emmenée à notre centre de réadaptation Menteng Nyaru, où nous nous concentrons sur les orang-outans qui ont besoin de soins » après que des individus les aient utilisés ou aient abusé d’eux.

En Espagne, Pedro Pozas, environnementaliste, secrétaire général du projet « Grands Singes », sensibiliserait le Parlement pour impliquer le pays dans la lutte en faveur de la protection des droits de ces mammifères. Son credo : « donner aux grands singes le droit à la vie, la liberté et à ne pas être torturés ».

Si vous voulez participer au combat en faveur des adorables singes rouquins :

Halte à la prostitution des orangs-outans en Asie!!!

 

Sources : miwim.fr, lapetition.be

PCB : Chimirec devant le tribunal correctionnel de Paris

L’entreprise Chimirec comparaît à partir d’aujourd’hui devant le tribunal correctionnel de Paris. Ce groupe, investi dans le traitement des déchets industriels dangereux, est accusé de fraudes sur l’élimination d’huiles polluées aux Polychlorobiphényles, les fameux PCB. Le PDG du groupe, Jean Fixot, ainsi que six cadres de l’entreprise, sont donc appelés à s’expliquer devant la justice, « après cinq années d’une instruction, menée notamment par l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique ».

Quelle est cette affaire ?

Les responsables de l’entreprise cités à comparaître « sont soupçonnés d’avoir éliminé « de façon irrégulière » des déchets par la dilution d’huiles polluées aux PCB dans trois des usines du groupe ».

Sur les 7 prévenus, 6 « sont également poursuivis pour « faux et usages de faux ». En clair, ils sont soupçonnés d’avoir « modifié ou falsifié des rapports d’activité, des registres et des bordereaux de suivi industriel, dans le but de masquer la réalité à leurs clients ainsi qu’à l’administration ».

L’argent comme leitmotiv

C’est l’appât du gain qui aurait entièrement motivé le PDG de Chimirec et les cadres accusés de pratiques frauduleuses. Leurs pratiques ont été dénoncées par « d’anciens salariés du groupe » : elles consistaient à « mélanger à d’autres huiles usagées » les huiles polluées aux PCB « afin d’en baisser le taux », au lieu de les traiter comme il se doit.

Il apparaît qu’un responsable du laboratoire Aprochim, filiale de Chimirec, cité à comparaître aujourd’hui, aurait adressé un message à son directeur au sujet d’un marché concernant « 250 tonnes d’huiles polluées en provenance d’Espagne. Il aurait alors indiqué :

  • « Où nous décontaminons et nous perdons 22 000 euros, ou nous faisons du transit vers Chimirec et nous gagnons 30 000 euros avec d’éventuels problèmes avec la justice ».

 C’est en 1994, qu’auraient débuté la fraude organisée dans l’usine Aprochim de Grez-en-Bouère, site dédié au traitement des déchets contenant des PCB.

Parties civiles

Des associations de l’environnement et une agence publique en charge de l’environnement figurent parmi les parties civiles au procès. Il s’agit par exemple de la fédération France Nature Environnement ou même de Greenpeace, ainsi que de l’Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie (Ademe). Cette agence subventionnait la collecte d’huile. Elle demande aujourd’hui le « remboursement du trop-perçu par Chimirec, ainsi que 500 000 euros de dommages et intérêts ».

L’avocat de l’Ademe, Me Benoist Busson, promet un procès « exemplaire ».

Source : Enviro2b.com

Pesticides dans le thé chinois

Photo: Flickr.com

Deux études menées par les laboratoires Greenpeace, à la demande de l’organisation,  révèlent la présence de nombreux pesticides dans le thé distribué en Chine par la grande marque Lipton, première sur le marché de la distribution de thé en sachet dans le pays. Un rapport de Greenpeace Chine publié le 24 avril dénonce les méthodes de production du groupe Unilever, et le non respect des normes de sécurité sanitaire dans le pays.

Des enquêtes accablantes

Greenpeace a publié un premier rapport d’enquête le 13 avril donnant des résultats alarmants concernant neuf marques chinoises, comme Zhang Huang ou Tenfy’s Tea. Ces différents thés contiennent plus de 29 pesticides, dont certains très toxiques pour la santé. On trouve parmi eux des pesticides strictement interdits en Chine tels que le dicophol, l’endosulfan et méthomyl, étant jugés très néfastes pour la fertilité, la santé des femmes enceintes et la croissance des fœtus.

La deuxième enquête concerne quatre types de thé Lipton: un thé vert, un thé jasmin, un thé noir, et le thé Iron Buddha. Chaque échantillon contient au moins neuf pesticides, dont sept ne sont pas approuvés par l’UE, qui imposent des « limites maximales de résidus (LMR) bien plus strictes que celles en vigueur en Chine ». Sur ce point a directrice de la campagne de Greenpeace, Wang Jing déclare que « sur 29 pesticides que nous avons trouvés, seuls 5 sont listés par les organes de supervision chinois. Pour les thés, il n’y a en Chine que 30 substances actives listées, contre 450 pour l’UE. Or il y a près de 600 types de pesticides en Chine. La réglementation est très en retard sur les usages agricoles, notamment pour les plantations de thé. »

Aucun des thés qui sont montrés du doigt par l’ONG n’est destiné à l’exportation, car ils ne respectent pas les normes de sécurité sanitaire que l’Union Européenne a renforcée le 1er octobre 2011. Mais les résultats obtenus confirment qu’il y a « des failles dans le système de contrôle sanitaire chinois, sur l’ensemble de la chaîne de production », leur commercialisation est pourtant  maintenue en Chine.

Un scandale sanitaire

Le groupe Unilever ne s’est pas encore déclaré sur le rapport de Greenpeace, toutefois il maintient la volonté d’obtenir « à l’horizon 2015 la certification Rain Forest Alliance, qui inclut des critères stricts à l’égard des pesticides. » Il précise que cette certification sera appliquée à tous les thés chinois produits dans la province du Yunnan « avant fin 2012 ».

Les enquêteurs de Greenpeace se sont attachés à contrôler les thés des provinces du Fujian et du Zhejiang, respectivement première productrice de thé oolong et première productrice de thé vert. Ils y ont trouvés des traces de pesticides contenant des substances actives interdites en Chine. Pour Greenpeace Chine, il s’agit de faire comprendre aux industriels que le scandale sanitaire est bien réel et qu’ils ne doivent pas se cacher derrière « le fait que les limites maximales de résidus décelés dans leurs thés sont inférieures aux normes chinoises ». Le thé étant maintenu à la vente, c’est la santé de la population chinoise qui est mise en jeu.

Selon l’ONG, l’Association des producteurs chinois a « réservé son avis » suite à la publication de son premier rapport. Toutefois ce nouveau scandale pourrait bien réveiller l’opinion publique et faire pression sur les grands groupes et leurs marques.

Source : LeMonde.fr

Huit associations interpellent Hollande et Sarkozy

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Huit associations environnementale, à savoir les Amis de la Terre, la Fondation Nicolas Hulot, France Nature Environnement, Greenpeace, Humanité et Biodiversité, la Ligue pour la protection des oiseaux, le Réseau Action Climat France et le WWF, ont invité Nicolas Sarkozy et François Hollande à « venir parler d’écologie sur le plateau d’I-Télé à une heure de grande écoute », d’ici le 6 mai, jour du second tour de l’élection présidentielle.

Les Français attendent des propositions en matière d’écologie

Les questions environnementales sont des préoccupations sociales et économiques réelles des Français. Les sujets relatifs à la santé, à l’agriculture, au prix de l’énergie, nucléaire comme renouvelable, à la biodiversité, à l’eau, bref, les questions relatives à l’environnement intéressent et les citoyens que nous sommes ont besoin de position claire et assumée chez les candidats.

 Comme le soulignent de récents sondages, « la crise écologique demeure une priorité pour la majorité de nos concitoyens, qui ne sentent pas suffisamment associés aux décisions prises en la matière ».

–         66 % des Français estiment qu’on ne parle pas assez de politique énergétique dans la campagne (OpinionWay/WWF, mars 2012).

–           55 % des Français souhaitent que le prochain président de la République tienne autant compte de la crise économique que de la crise écologique (Harris Interactive/Fondation Nicolas Hulot, avril 2012).

–      84 % des Français estiment ne pas être suffisamment consulté sur le nucléaire et l’énergie (CSA/Greenpeace, mars 2012).

Il est donc naturellement attendu du prochain président de la République qu’il réponde aux attentes des Français sur ces sujets, de façon concrète « pour lutter contre la crise climatique, protéger la biodiversité, faire face à la raréfaction des ressources naturelles et entamer les indispensables transitions énergétique et agricole ».

Le principe

Les huit associations investies sur les problématiques environnementales précitées « invitent François Hollande et Nicolas Sarkozy à venir préciser les solutions qu’ils proposent aux Français lors d’une émission qui sera diffusée en direct sur I-télé ».
Concrètement, « en prime time, d’ici au second tour, chaque ONG posera une question, les deux candidats répondront tour à tour et exposeront leurs propositions. Un droit de réponse sera ensuite réservé à l’ONG ».

Google : au top du green

Google vient d’être élue entreprise la plus « Cool It » par Greenpeace. Ce classement annuel compare les géants du secteur de l’IT en fonction de trois critères, les solutions mises sur le marché afin de réduire l’impact environnemental, les mesures prises pour réduire l’impact environnemental de l’organisation elle-même et la contribution au débat public.

Google monte sur la première marche du podium suivi de Cisco, Ericsson et Fujitsu. Facebook et Apple ont, quant à eux, été exclus du classement. D’après Greenpeace, les deux mastodontes n’ont montrés aucune réelle volonté de diminuer leur impact environnemental. Facebook ayant par ailleurs conclu un partenariat avec Greenpeace fin 2011, il est fort probable que le Social Network fasse son apparition dans le classement l’année prochaine.

Google fait figure de premier de la classe et ce, notamment grâce à l’augmentation de son approvisionnement en énergies renouvelables ainsi que ses investissements dans ce secteur. The Big Brother affiche également publiquement ses ambitions en ayant fourni un plan détaillé de sa stratégie de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Dans ce rapport, Greenpeace pointe du doigt les data centers qui sont de plus en plus nombreux. Entre 2005 et 2010, la consommation en énergie de ces derniers a augmenté de 56%.

En conclusion, ce classement montre qu’il reste encore d’importants efforts à fournir. Comme le stipule Gary Cook, expert IT chez Greenpeace International, « les entreprises parlent beaucoup de transition vers des énergies propres et de réduction des impacts environnementaux mais n’agissent pas beaucoup ».

Les résultats du rapport sont disponibles à cette adresse.

Source : greenit.fr

Greenpride – l’écologie fait le show à Paris

En ce premier weekend de vacances de la Toussaint, les associations de protection de l’environnement vont faire leur show. La toute première édition de la Greenpride sera organisée ce dimanche, le 23 octobre, à l’initiative du collectif Appel de la Jeunesse. Cette ONG jusqu’alors méconnue du public s’est créée en 2009. Elle fonde son action, axée sur la santé environnementale, sur l’article 1er de la Charte constitutionnelle de l’Environnement qui dispose que « chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé ».

Diverses animations sont au programme de cette journée. Dans un premier temps, un brunch bio sera organisé à la Villette dès 11h30. Il sera le point de départ d’un défilé qui gagnera la place Stalingrad, suivi d’une série de concerts au Trianon dont le coup d’envoi sera donné à 17h. Les organisateurs de l’évènement souhaitent, selon leurs dires, faire de l’écologie une fête et mettre en lumière les enjeux sanitaires liés à l’environnement, « encore trop peu connus du grand public ».

Le collectif Appel de la Jeunesse est soutenu dans sa démarche par plusieurs ténors de la protection de l’environnement comme WWF France, Greenpeace, GoodPlanet ou encore le réseau Environnement Santé, qui seront représentés au sein du cortège.

Mais ce n’est pas tout. Cet évènement a aussi pour vocation de lancer, sous les meilleurs auspices, une série de conférences ouvertes au public durant les mois de novembre et décembre au sein des universités et grandes écoles parisiennes portant sur les questions écologiques actuelles.