Angola : programme d’éducation pour l’assainissement dans les communautés d’ici 2012

Dans l’agenda 2012, le Ministère de l’Environnement de l’Angola compte lancer en 2012, un programme dénommé « Education pour l’Assainissement dans les communautés », visant à sensibiliser et changer la mentalité des citoyens sur des questions environnementales.

Après avoir identifié les problèmes et causes de la dégradation de l’environnement, de la salubrité publique au niveau national et le ministère a conclu que la minimisation de la situation passe par l’éducation des populations, leur sensibilisation et engagement à des activités bénéfiques à la propre communauté.

Le chef du département d’éducation environnementale, Nascimento Soares, estime que l’éducation environnementale doit être un processus continu, et qui dans la mesure où il a une importante participation de la population aura un véritable impact positif dans les localités.

Finalement, le but est de réduire la pratique du braconnage et de la pêche avec des instruments inadaptés. « Deux probématiques seront résolues via la campagne d’éducation environnementale  qui sera lancé bientôt » affirme M. Soares.

La réussite de cette campagne dépend pour beaucoup de l’investissement financier des collectivités et de l’Etat angolais ainsi que l’investissement humain. Cette initiative illustre la prise de conscience que seules des politiques durables permettent à l’environnement de perdurer, et témoigne de l’impact bénéfique de la croissance de la gouvernance environnementale en Afrique.

Sources: Portalangop

FAO : un guide de gestion forestière

Lors de la Conférence internationale sur les modes de tenure, la gouvernance et l’entreprise en matière de forêt de Lombok, en Indonésie, du 11 au 15 juillet, la FAO – l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture –  a révélé les grandes lignes de son nouveau rapport sur la gouvernance de forêts – Reforming Forest Tenure – un guide pour une réforme de la tenure forestière à l’attention des décideurs.

Le rapport résulte de l’étude, sur plusieurs années, des régimes forestiers et de leurs impacts sur la gestion durable des forêts et la réduction de la pauvreté en Afrique, en Asie du Sud-Est, en Amérique latine et en Asie centrale. Les propos d’Eva Muller, experte du Département des forêts de la FAO illustrent les conclusions de l’étude : « la demande de terres continue, les faiblesses de la gouvernance dans de nombreux pays et les nouveaux défis mondiaux tels que le changement climatique renforcent l’urgence de la réforme de la tenure forestière ».

La FAO propose une réforme de la gestion des domaines forestiers. Elle désire une plus grande implication de populations locales en permettant non un accaparement des terres mais plutôt une sécurisation des droits de propriété. L’organisation espère ainsi améliorer considérablement les moyens d’existence des populations et leur permettre de tirer des revenus des produits de la forêt.

La proposition est risquée. La distribution de droits de propriété implique l’exclusion de certaines populations au profit d’autres, or l’organisation montre qu’environ 80 % des forêts mondiales appartiennent aux Etats « mais la propriété et la gestion par les communautés, les individus et les sociétés privées sont en expansion, à des degrés divers selon les pays ». Les représentants de l’association souligne que « la tenure informelle peut s’avérer efficace, à moins que d’autres intérêts, comme la privatisation ou la conversion des forêts à d’autres utilisations des terres, ne viennent empiéter sur les droits coutumiers, ce qui porte souvent à des conflits et entraîne la dégradation des forêts. »

Intervenir dans la gouvernance permettrait alors de prendre en considération tous les intérêts des parties prenantes mais dans une perspective de long terme tant pour l’environnement que pour la végétation.

Sources: actu-environnement, mediaterre

Afrique : Discorde entre ONG et gouvernements sur le terrain environnemental

Fin juin, lors du 5ème dialogue sur l’eau de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) à Manzini, au Swaziland a été témoin de la discorde entre les Organisations non gouvernementales et les gouvernements. Les ONG ont exprimé le souhait de ne pas être exclues des stratégies de financement climatique.

Elles argumentent que sans elles, les stratégies de financement perdent leur force d’impact sur le terrain dans la région d’Afrique Australe. Hilary Dhliwayo-Motriri de la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ajoute que leur présence permet d’atteindre bien plus de personnes que par la seule action des gouvernements. Ce 5ème dialogue sur la gouvernance environnementale d’Afrique Australe néglige indéniablement les ONG et omet leur rôle à jouer dans l’adaptation climatique.

Les gouvernements ont favorisé la préparation au sommet de Durban, en Afrique du Sud, de novembre prochain pour la 17ème Conférence des Parties (CdP).

Ruth Beukman, la secrétaire exécutive régionale au ‘Global Water Partnership’ (Partenariat mondial de l’eau) en Afrique du Sud suggère une collaboration entre ONG et gouvernements afin qu’ils puissent profiter des fonds climatiques de la SADC. « Mais il ne suffit pas de former des synergies avec les gouvernements », a déclaré Dhliwayo-Motriri, « parce que parfois, les ONG et les autorités étatiques ne s’accordent pas sur des questions de gouvernance ».

Cependant, le président du Groupe de travail de l’Union européenne pour l’Initiative financement de l’eau, Alan Hall, exige une mise en ordre au sein des différents acteurs, gouvernementaux ou non, afin d’éviter tout gaspillage de l’argent des fonds. Il explique que « nous devons renforcer nos institutions gouvernementales pour nous assurer que l’argent est bien dépensé, afin que nous gagnions la confiance des institutions de financement ». La coopération entre ONG et gouvernement doit être constructive et prévoir un budget structuré – qui rassure.

 

Réduction de la pauvreté ou lutte contre le changement climatique : il faut choisir ?

Les projets proposés par les pays ne sont toujours pas suffisamment viables. C’est là que les difficultés se posent car les financements verts souffrent d’une mauvaise allocation – s’ils sont disponibles, très peu arrivent dans la région, décrit Alex Banda, le principal chargé de programmes au Programme de l’environnement et de développement durable de la SADC. En conséquence, un programme régional sur les changements climatiques, qui touche tous les secteurs a été élaboré afin de concevoir des projets finançables, ajoute-t-il.

D’autant que  « nous avons tendance à nous concentrer davantage sur les questions à court terme et à négliger les investissements à long terme », a déclaré Dumisani Masilela, le commissaire général du ‘Swaziland Revenue Authority’ (Trésor public du Swaziland). Les politiques de réduction de la pauvreté ne prennent pas en compte les questions des changements climatiques et de l’environnement car les acteurs sur le terrain et les budgets ne sont pas prévus pour.

Finalement, la faible intégration des acteurs de la préservation de l’environnement, le manque de projets finançables, la mauvaise coordination des politiques nationales au niveau national nuit gravement à la situation de gouvernance en Afrique Australe et à l’acquisition de fonds climatiques, et au final, à la protection de l’environnement et la lutte contre le changement climatique…

Source: Mediaterre

Man and the Biosphere : 18 nouvelles réserves

La classification n’est évidemment pas suffisant, cependant l’intégration nouvelles de 18 sites au nombre de réserves de biosphère du programme MAB (Man and the Biosphere) est une étape positive dans la préservation de la planète.

Le programme MAB de l’Unesco (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture) est caractérisé par une forte intégration des communautés locales afin qu’elles impliquent dans la gouvernance, la gestion, la recherche, la formation et le suivi du site protégé. Il privilégie une approche qui associe conservation de la nature et développement socio-économique.

Ainsi ces inscriptions au patrimoine naturelle ont permis à la Lituanie, aux Maldives et au Togo de voir, pour la première fois, la reconnaissance de leurs réserves. A l’inverse, l’Australie a décidé de retirer l’île Macquarie du Réseau mondial de réserves de biosphère car cette dernière ne compte aucun habitant alors qu’il s’agit d’un critère du réseau mondial depuis 1995.

Chacun des sites réaffirme les objectifs de l’Unesco que ce soit l’accélération du développement durable et la gestion globale des sites  à l’exemple du lac Bras d’Or du Canada – mer intérieure salée qui communique avec l’Atlantique et abrite 14.000 personnes, l’accent sur la grande diversité culturelle comme sur la montagne Mao’er, en Chine, où plusieurs minorités cohabitent avec les Chinois Han. La promotion des technologies vertes et les économies d’énergie sont elles aussi mise en valeur grâce au programme MAB, qui félicite le dynamisme des habitants de l’archipel Blekinge, au Sud-est de la Suède.

Suite à la conférence de Dresde, on dénombre 580 réserves de biopshère du MAB dans 11 pays du globe. La question des moyens et du respect des engagements reste toujours à vérifier sur le long-terme.

Source: actu environnement, tela-botanica

Forum pour améliorer la gouvernance en Afrique centrale et occidentale

L’Afrique s’entend cette semaine, à Brazzaville au Congo, du 5 au 8 juillet afin de dresser le portrait de la gouvernance environnementale à travers les débats du forum régional de l’environnement en Afrique centrale et occidentale – 26 pays. L’objectif est d’obtenir un accord sur les moyens financiers, matériels et de principe pour conserver la biodiversité africaine en vue de préparer les experts des commissions à jouer un rôle d’influence dans l’agenda international de la conservation de l’environnement et du développement durable lors du congrès mondial de la nature de l’UICN, prévu du 6 au 15 septembre 2012 à Juje, en République de Corée.

Pour Mme Julia Marton-Lefèvre, directrice générale de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), « les travaux de ce forum permettront de rendre plus concrète, efficace et visible la présence de la région d’Afrique centrale et occidentale au congrès mondiale de la conservation de la nature; de tisser et de renforcer des partenaires ; d’identifier des pistes d’action concertée tant au niveau sous régional que régional ».

Elle encourage le dialogue et la discussion afin de réaliser des projets en commun capables de mobiliser toutes les autorités gouvernementales, locales, associatives… Ainsi les Etats africains seront plus actifs lors du Congrès pour défendre leurs priorités communes.

Les questions traitées lors du forum sont nombreuses sur le thème de la « Coalition pour la conservation de la biodiversité et la gestion durable des paysages forestiers confrontés au changement climatique » :

–          les questions des aires protégées, de développement durable et changement climatique dans le contexte de l’Afrique centrale ;

–          les questions de la lutte contre l’érosion côtière en Afrique de l’ouest ;

–          les questions face à la stratégie forestière du Canada en Afrique centrale ;

–          les questions de l’écosystème et sécurité alimentaire ;

–       les questions de stratégies et d’opportunités de financement de la conservation des écosystèmes, ainsi que la question de la biodiversité en Afrique centrale.

La présence des experts nationaux témoigne déjà de l’intérêt suscité par ces questions. Cela démontre aussi selon Henri Djombo « la nécessité de mettre en place une coopération active sur la gestion écosystème des paysages naturels d’Afrique ». Les Etats d’Afrique ont les mêmes problèmes, c’est pourquoi « les pays d’Afrique centrale et occidentale sont condamnés à travailler ensemble » pour trouver une solution au problème.

Finalement, la déclaration de Mme Julia Marton-Lefèvre « l’Afrique est peut-être le continent le plus démuni en ressources financières, mais avec un milliard d’habitants en majorité jeune, des écosystèmes naturels riches et diversifiés et d’importants bassins fluviaux comme le Congo et le Nil, c’est aussi le continent de l’avenir »

Sources: afriquinfos, afriquejet, africatime

Vers une convention paneuropéenne pour la forêt ?

Source: maxisciences.com

 

Les forêts européennes sont en bonne santé. D’après un rapport publié par Eurostat, [l’office statistique de l’Union européenne], hier à l’occasion d’une rencontre interministérielle – la sixième – pour la protection des forêts en Europe les 14, 15 et 16 juin, les forêts et autres terres boisées recouvre 178 millions d’hectares dans l’UE en 2010, soit près de 40% de sa superficie. L’UE compte pour environ 4% de la superficie forestière mondiale totale. L’institut note aussi que si les trois quarts de la superficie forestière sont  aujourd’hui exploitables pour l’approvisionnement en bois, la protection des forêts en Europe a progressé de 800 000 hectares chaque année au cours des deux dernières décennies.

La conférence ministérielle pour la protection des forêts en Europe – Forest Europe – réunit depuis 1990 les ministres responsables des forêts de 46 pays du territoire européen (y compris la Norvège, la Turquie, la Russie et l’Ukraine et les pays de l’Union européenne).  Le processus Forest Europe vise à encourager la protection et la gestion durable des forêts qui jouent un triple rôle puisqu’elles contribuent au développement économique mais également à endiguer le réchauffement de la planète et à préserver la biodiversité.

 

Une conférence qui porte ses fruits

L’année 2011, intronisée « Année internationale des forêts » par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), a été témoin lors de la conférence d’une avancée significative : les ministres sont tombés d’accord pour ouvrir des négociations. Fait dont se félicite le ministre norvégien de l’Agriculture, Lars Peder Brekk, et hôte de la Conférence à Oslo, en Norvège.

Les ministres ont promis d’engager le début des négociations à partir de décembre 2011. D’ici 2013, une convention juridiquement contraignante devrait voir le jour afin de mieux gérer les forêts d’Europe, aujourd’hui fragilisées par un morcellement très prononcé. D’autant que la fragmentation de la forêt a déjà fait l’objet d’un rapport de la PNUE du 31 mai dernier « L’état des forêts 2011 ».

 

Quel changement ?

Jusqu’à présent, les États pouvaient décider de mettre en  place volontairement des critères de protections de la forêt, rien n’était obligatoire pour les pays européens. Les pays membres se sont montrés attentifs à la qualité de leur forêt et près de 35 millions d’hectares de forêts et surfaces boisées de l’Union européenne est certifiée. Mais un autre 35 millions d’hectares est soumis à l’attaque d’insectes et de maladies, tandis que la découverte de traces de pollution atmosphérique dans les sols forestiers inquiètent les autorités forestières. Un encadrement semble s’imposer, pour les ministres de l’environnement,  un outil plus contraignant s’avère donc nécessaire.

«Mettre en place un tel instrument juridiquement contraignant ne va pas être facile, notamment en raison des réticences de certains pays, comme la Suède ou la Finlande, qui veulent continuer à gérer leurs forêts comme ils l’entendent. La Russie pour sa part ne sait pas ce qu’elle veut», explique Eglantine Goux, chargée de mission Forêt internationale à France Nature Environnement (FNE). Aussi, elle ajoute qu’« il y a beaucoup plus d’enjeux économiques autour de la forêt » que d’enjeux pour la protection des oiseaux par exemple – directive oiseaux de 1979 – « notamment avec l’essor que prend la filière bois-énergie».

Il est donc proposé de mettre en place des mesures juridiquement contraignantes pour la gestion des forêts des pays européens, ainsi qu’une définition de la forêt qui différencie les forêts natives des plantations de monocultures dans le cadre de la lutte contre le changement climatique. Reste à savoir si les pays européens parviendront à convaincre les acteurs forestiers nationaux et finalement à un accord effectif entre eux.