L’Union européenne et le Libéria s’engagent pour la protection des forêts tropicales

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L’Union européenne et le Libéria viennent en effet de conclure le 9 mai un accord de partenariat volontaire, qui va dans le sens d’une gestion durable et responsable des ressources en bois de l’Etat africain, au sein duquel se concentrent plus de la moitié des forêts tropicales d’Afrique de l’Ouest. Celui-ci aura pour objectif, à l’horizon 2014, d’établir un système d’autorisation d’exportation du bois à destination des Etats membres, afin de garantir le caractère légal et contrôlé de sa coupe.

Mais cet accord peut aussi être perçu comme un mécanisme de prévention des conflits armés dans la région. Les revenus tirés de l’exploitation illégale du bois avaient en effet servi au financement des conflits armés qu’a connu le Libéria durant les années 1990.

L’Union européenne pour sa part n’en est pas à son coup d’essai. Ce même type d’accord a ainsi été conclu auparavant avec d’autres pays exportateurs de bois : la République Centrafricaine, le Cameroun, le Ghana, la République Démocratique du Congo et l’Indonésie. Une démarche plus que responsable puisqu’on estime qu’environ un tiers de la production mondiale de bois est produite illégalement.

L’exploitation minière illégale tenue responsable des inondations au Ghana

L’exploitation minière illégale doit être tenue responsable des récentes inondations qui ont tué cinq personnes dans une province située dans l’est du pays, a annoncé lundi un haut responsable ghanéen.

S’adressant à la presse locale, lors d’une tournée d’inspection dans les zones inondées, le ministre régional Kwesi Appea-Kubi a déclaré que l’exploitation minière illégale, connue localement sous le nom de « galamsey », avait causé le débordement de la rivière Birim.

Huit communautés de la province orientale, située au 85 km nord-ouest de la capitale, ont été inondées suite à quatre jours de pluies torrentielles la semaine dernière.

Le ministre, qui a accompagné le président John Evans Atta Mills dans sa visite des zones sinistrées, a promis de prendre des mesures pour réprimer l’exploitation minière illégale dans la région afin de  sauver la vie et des biens dans l’avenir.

Les zones les plus touchées sont les districts d’Atiwa, de Kade et de Fanteakwa. Un certain nombre de victimes dans ces districts sont obligées de monter aux arbres de noix de coco et dans d’autres grands arbres ainsi que sur les toits en attendant le décrue.

 

Au moins cinq personnes ont été confirmées mortes par la police et 5 000 autres déplacées.

« En tant que peuple et en tant que gouvernement, nous devons nous assurer que cette activité minière illégale, qui a lieu en ce moment, soir arrêtée. N’y melons pas la politique », a indiqué le ministre.

Il a confirmé que des fournitures de secours et des programmes d’évacuation d’urgence avaient été mis en place pour les communautés touchées.

Les services météorologiques du pays avaient averti qu’il pourrait y avoir des inondations dans le sud du Ghana, où les niveaux de l’eau ont déjà commencé à augmenter.

Des inondations similaires avaient frappé deux régions de ce pays — le Grand Accra et la région centrale– le 20 juin l’année dernière, faisant 38 morts.


afriquinfos.com, french.news.cn