La Sierra Leone saluée par la LPO pour la protection de sa plus grande forêt

bébé hippo pygmé lejdd.fr

La Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) informe que la Sierra Leone protège le climat mondial en préservant sa plus grande forêt.

La LPO prend acte du fait que la Sierra Leone, Etat d’Afrique de l’Ouest situé entre la Guinée et le Libéria, « joue la carte de la prévention du changement climatique par la conservation de sa forêt la plus vaste, enfermant 13,6 millions de tonnes de carbone, la protection de l’un des habitats les plus menacés ainsi que les espèces sauvages de l’Afrique de l’Ouest ».

Le Président de Sierra Leone, Ernest Bai Koroma, a en effet officialisé le Parc National de la Forêt du Gola, le 3 décembre. Un beau geste, au moment où les pays les plus riches, comme le fait remarquer l’association, s’échinent à trouver un accord favorable à l’environnement à Durban…

La forêt du Gola « abrite des centaines d’espèces d’oiseaux, de chimpanzés et la population d’hippopotames pygmées la plus importante du monde ».

Pour en savoir plus, rdv sur le site de la LPO !

Amazonie : mourir pour la forêt

Paulo Adario, responsable de Greenpeace, déclare: « Le Brésil s’est réveillé avec la nouvelle de l’assassinat d’un défenseur de la forêt amazonienne et est allé se coucher avec la nouvelle que la majorité des députés approuvait l’assassinat de nos forêts. »

Après deux ans de discussions, la décision a été validée par le sénat brésilien: le code forestier de 1965 est amendé et la protection de la forêt amazonienne est assouplie au profit des terres agricoles.

Le code limitait l’usage agricole des terres en obligeant les propriétaires de forêts à en préserver une partie intacte, jusqu’à 80%. Le vote réduit cette protection obligatoire et amnistie ceux qui ont déboisé la forêt dans le passé. Cette nouvelle loi est une victoire du très puissant lobby agricole brésilien.

Le soja ou le climat

Le Brésil est l’un des principaux producteurs et exportateurs mondiaux de soja, de céréales et de viande. Selon la présidente de la Confédération nationale de l’Agriculture, Katia Abreu, « ce qui est en jeu, c’est la production d’aliments au Brésil, qui soutient l’économie nationale. »

Si les statistiques du ministère de l’Environnement révélées dans A Folha de São Paulo montrent que la déforestation dans l’Etat d’Amazonie a augmenté de 27 % en un an, la discussion de la loi au parlement n’a fait qu’augmenter la destruction – qui resterait impunie selon le texte – d’autant que selon une estimation de la Banque mondiale, 85 % des agriculteurs en Amazonie n’ont pas de titres fonciers valables pour les terres qu’ils exploitent. L’impact de la loi risque d’être terrible.

Y avait-il une autre solution ?

Le projet a été voté sans le consentement du gouvernement, fervent défenseur de la forêt. La ministre de l’Environnement, Izabella Teixeira, a prévenu toutefois que Mme Rousseff, présidente brésilienne, aurait pu mettre son véto aux points les plus controversés du projet de loi.

Aussi « le code devait être modifié. Il manquait des mécanismes encourageant l’effort de protection des forêts » admet Paulo Moutinho, analyste à l’Institut de recherches d’Amazonie « mais on ne devait pas amnistier ceux qui ont déboisé dans le passé ».

Mais la décision était en partie d’avance affirme Greenpeace Brésil. De nombreux sénateurs de la région sont de grands propriétaires terriens qui influencent avec force les délibérations dans les coulisses à l’exemple de la famille de Blairo Maggi, le plus grand cultivateur de soja dans le monde et sénateur de la région du Mato Grasso.

Les martyrs de l’Amazonie seront-ils vengés ?

Selon la Commission pastorale de la terre (CPT), liée à l’Eglise catholique, plus de 1150 écologistes ont été tués au Brésil au cours des 20 dernières années.  La semaine dernière, quatre agriculteurs-écologistes qui dénonçaient les déboisements clandestins ont été assassinés dans les Etats amazoniens du Rondonia et du Para.

Le 31 mai, dans une embuscade, un couple d’écologistes – José Claudio Ribeiro da Silva et Maria do Espirito Santo da Silva – est aussi assassiné. Ils avaient 20 hectares dont ils préservaient 80% comme la loi l’exige et faisaient partie d’une ONG fondée par le récolteur de latex et écologiste Chico Mendes, assassiné lui-aussi par des tueurs en 1988 en Amazonie. Il a refusé la destruction des braconniers.

« Nous n’accepterons pas ces meurtres. Nous allons intensifier le contrôle et la supervision et multiplier les actions visant la mise en place d’une politique de développement durable dans la région », a affirmé le ministre du Développement rural, Afonso Florence.

Cette vague noire de meurtres est l’illustration de l’impunité des propriétaires agraires suspectés d’en être les mandataires. Les déclarations d’intention du gouvernement doivent être suivies d’actions concrètes au risque de laisser la crise agraire se développer.

L’Etat, au niveau fédéral et local, doit prendre des mesures à court terme : arrêter les ‘pistoleiros’ (tueurs) et à long terme limiter le vol des terres en Amazonie et faire enfin la réforme agraire.

Sources: enviro2bbranchez-vouscourrierinternationalAFP, Greenpeace, Die Zeit, Romandie lien1, lien2canadianpress

 

 


 

Une forêt pour réhabiliter la plaine polluée de Pierrelaye Bessancourt

crédits : fotosearch.fr

Ce projet émanant du Grand Paris semble tenir la corde en vue de la réhabilitation de cette plaine située au Nord-Ouest de Paris. La plantation de plus d’un millier d’hectare de bois sur place a en effet été validée récemment par le gouvernement. Le journal Les Echos nous indique ainsi dans un article intitulé « une nouvelle forêt à l’Ouest », que 1100 hectares seront mobilisés pour l’occasion : 400 appartenant à la ville de Paris, 400 à la région et à d’autres communes, et 300 qui seront acquis auprès de particuliers. Le début des opérations étant prévu pour 2017, il faudra donc encore patienter quelques années.

La pollution des sols, à l’origine de cette initiative, est due à l’épandage d’eaux usées en provenance de la région parisienne et des communes alentours. Celui-ci avait pour objectif au XIXème siècle de favoriser le maraîchage grâce à l’enrichissement des sols. Cependant, cet épandage y a engendré une accumulation de métaux lourds, rendant les terres impropres à toute culture vivrière.

Pour mener à bien ce projet, un groupement d’intérêt public devrait être créé. Il réunirait alors l’ensemble des communes concernées. Il devrait également s’accompagner de la création de 8.000 logements à proximité des zones nouvellement boisées. En tout les cas, s’il est mené à bien, ce projet sera historique, puisque le dernier domaine forestier créé l’avait été par Colbert au XVIIème siècle.

La journée mondiale de l’environnement

Source: monquotidienautrement.com

 

Dimanche s’ouvre la journée mondiale de l’environnement qui est organisée le 5 juin de chaque année depuis 1972 par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE).

 

 

L’objectif de la JME[1] est de :

  • Donner un visage humain aux problèmes environnementaux;
  • Amener les peuples à devenir les agents actifs du développement durable et équitable;
  • Promouvoir la compréhension du fait que les communautés sont incontournables dans les changements d’attitudes en ce qui concerne les problèmes environnementaux;
  • Défendre le partenariat qui assurera à toutes les nations et les peuples d’apprécier un futur plus sûr et plus prospère.

Le thème « Les forêts, la nature à votre service » cherche à mettre ce sujet au centre des priorités mondiales.

Le PNUE veut rappeler l’importance de la forêt et de ses fonctions vitales. Elle est nommée « le poumon de la terre » car elle absorbe de grandes quantités de dioxyde de carbone. La déforestation et la dégradation des forêts sont ainsi responsables de près de 20% des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

Les forêts sont un moyen de préserver l’environnement car elle est protège de nombreux écosystèmes : en abritant 300 millions de personnes et accueillant 80% de la biodiversité terrestre

Un hôte un peu spécial.

Les journées ont lieu en Inde pour la première fois. Si le directeur exécutif du PNUE, Achim Steiner s’est félicité que, « de plus en plus, (l’Inde soit) à la tête d’initiatives favorisant la transition vers une économie verte », il est important de rappeler que le pays avec sa population de 1,2 milliard de personnes, continue de faire pression sur les ressources des forêts en particulier dans les zones densément peuplées, où les cultures et le surpâturage contribuent à la désertification.

Le PNUE  rend ainsi hommage aux programmes lancés par New Delhi pour la préservation des réservoirs d’oxygène du pays, qui subissent pourtant une énorme pression socio-économique.

Cette journée est un moyen de discuter et envisager des solutions à l’échelle mondiale. Cependant il est dommage de noter que l’événement n’a pas une importante couverture médiatique. Il est donc possible que les résolutions et solutions apportées obtiennent peu de répercussion politique sur la scène internationale. Essayons de voir vert plutôt que gris…

Les technologies mobiles au service de la nature

Ces nouvelles technologies pourraient permettre de résoudre certains problèmes environnementaux  dont la traçabilité des bois précieux.

Dresser la carte numérique des territoires, de la faune et de la flore propre à chaque milieu, c’est aujourd’hui l’objectif que ce sont fixés des entreprises telles que la société britannique Hevelta. Cette dernière a mise en place un appareil, similaire à un GPS, devant permettre de combiner des informations sur le terrain, telles que la situation géographique d’un arbre à bois précieux.

Helveta, par ce dispositif, suit la trace de certaines matières premières, tels que le bois ou le café. Le cheminement est le suivant : des codes-barres et des puces à radio-identifications (RFID) sont implantés dans l’écorce d’arbres précieux, permettant de suivre le parcours du bois. Une fois les observations collectées, celles-ci sont mises en lien avec des informations obtenues par satellite, constituant une chaîne électroniquecomplète de surveillance.

Smartphones, futurs capteurs de pollution ?

En parallèle de ces outils spécialisés, les smartphones se lancent eux aussi sur le terrain de l’environnement. Le Projet Noah demande notamment aux utilisateurs de smartphones de répertorier la faune et la flore de leur région, avant de transmettre ces informations aux scientifiques. De même, le site communautaire Urban Edibles appelle ces mêmes utilisateurs à recenser les sources locales d’aliments sauvages.

Le site Ecologist, imagine à ce sujet des futurs smartphones qui pourraient se connecter à des capteurs de pollution portables, évaluant la qualité de l’air rue par rue. Enfin, la Fondation nationale pour la science aux Etats-Unis, va mettre en place un réseau national d’observation écologique, déployé dans 24 états et d’un coût de 434 millions de dollars, donnant les moyens aux scientifiques de recueillir des informations telles que la prolifération d’espèces invasives. Le projet devrait être opérationnel à compter de 2013 mais une surveillance accrue de l’environnement permettra surement  de mettre en place une cartographie extrêmement précise des systèmes naturels entiers.

FAO : un guide de gestion forestière

Lors de la Conférence internationale sur les modes de tenure, la gouvernance et l’entreprise en matière de forêt de Lombok, en Indonésie, du 11 au 15 juillet, la FAO – l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture –  a révélé les grandes lignes de son nouveau rapport sur la gouvernance de forêts – Reforming Forest Tenure – un guide pour une réforme de la tenure forestière à l’attention des décideurs.

Le rapport résulte de l’étude, sur plusieurs années, des régimes forestiers et de leurs impacts sur la gestion durable des forêts et la réduction de la pauvreté en Afrique, en Asie du Sud-Est, en Amérique latine et en Asie centrale. Les propos d’Eva Muller, experte du Département des forêts de la FAO illustrent les conclusions de l’étude : « la demande de terres continue, les faiblesses de la gouvernance dans de nombreux pays et les nouveaux défis mondiaux tels que le changement climatique renforcent l’urgence de la réforme de la tenure forestière ».

La FAO propose une réforme de la gestion des domaines forestiers. Elle désire une plus grande implication de populations locales en permettant non un accaparement des terres mais plutôt une sécurisation des droits de propriété. L’organisation espère ainsi améliorer considérablement les moyens d’existence des populations et leur permettre de tirer des revenus des produits de la forêt.

La proposition est risquée. La distribution de droits de propriété implique l’exclusion de certaines populations au profit d’autres, or l’organisation montre qu’environ 80 % des forêts mondiales appartiennent aux Etats « mais la propriété et la gestion par les communautés, les individus et les sociétés privées sont en expansion, à des degrés divers selon les pays ». Les représentants de l’association souligne que « la tenure informelle peut s’avérer efficace, à moins que d’autres intérêts, comme la privatisation ou la conversion des forêts à d’autres utilisations des terres, ne viennent empiéter sur les droits coutumiers, ce qui porte souvent à des conflits et entraîne la dégradation des forêts. »

Intervenir dans la gouvernance permettrait alors de prendre en considération tous les intérêts des parties prenantes mais dans une perspective de long terme tant pour l’environnement que pour la végétation.

Sources: actu-environnement, mediaterre

NKM : son plan national d’adaptation au changement climatique

Si on entend déjà les juilletistes et sceptiques pester contre les menaces de réchauffement climatique alors qu’ils souffrent d’un temps pluvieux, les autorités environnementales françaises cherchent à préparer la France à vivre avec quelques degrés de plus.

Au programme de la semaine, la réunion annuelle du Giec – groupe d’experts internationaux sur le climat – à partir du mardi 19 février tandis que la ministre de l’environnement, Nathalie Kosciusko-Morizet, présentera mercredi 20 juillet le plan national d’adaptation au changement climatique, le premier du genre en Europe.

Premier évènement, la semaine du Giec permet à ses 250 experts de se rencontrer afin de mettre en commun leurs conclusions et synthèses. Ce sous-groupe d’experts est chargé d’évaluer les aspects scientifiques du changement climatique (fonctionnement de l’effet de serre, cycle du carbone, variations climatiques du passé, etc.).

Mercredi, Nathalie Kosciusko-Morizet, lors de son annonce, proposera une série de mesures destinées à préparer la France de la fin du siècle à vivre avec 2 à 3 °C de plus en moyenne par an. Oui, la France n’est pas le pays du monde le plus menacé par les effets du changement climatique mais la raréfaction des pluies et la baisse de l’enneigement peuvent causer des tords dans de nombreux domaines comme le tourisme, la santé, l’agriculture…

« Le CO2 est la base de la nourriture des plantes » : la pollution a parfois du bon

Depuis les années 1950 et jusqu’en 2003, la forêt française n’avait jamais été aussi productive grâce aux émissions croissantes de CO2 qui nourrit la végétation, mais aussi aux dépôts de pollution azotée issue de l’industrie ou des transports, qui constituent un excellent engrais.

Cependant qu’il s’agisse de l’activité sylvicole ou agricole, la nature n’apprécie pas les conditions extrêmes. Les conditions de sécheresse menacent chacun des domaines. « Il faut favoriser la capacité d’adaptation des nouvelles générations d’arbres à leur environnement futur » en mélangeant les espèces, décrit Michel Vennetier, chercheur en écologie forestière au Cemagref.

Pour la santé des forêts, les autorités proposent d’insister sur la prévention contre les incendies et d’autre part la préservation contre les parasites.

« En matière agricole, les impacts du changement climatique ne sont pas univoques et varient énormément en fonction du type de culture », assure ainsi Nadine Brisson, directrice de recherche de l’unité Agroclim de l’Inra.

« Le changement climatique ne sera pas une catastrophe pour l’agriculture, à condition de se préparer », affirme cependant la scientifique. Des leviers existent : améliorer génétiquement les variétés ; substituer une partie du maïs par du sorgo, cultivé en Afrique – qui remplit les mêmes usages mais résiste mieux à la sécheresse ; avancer les semis… et, s’il le faut, relocaliser certaines cultures.

Canicules et allergies à ménager pour préserver la santé

A la suite des fortes canicules de 2003 puis 2006, on a pu constater de nombreuses améliorations dans la prévention des effets sur les personnes les plus fragiles. Ainsi, le comportement des personnes sensibles aux fortes chaleurs tend à se modifier sur le long terme en évitant par exemple les expositions aux heures chaudes…

Les spécialistes de la santé alertent aussi sur la multiplication probable et déjà observée des allergies. « Les plantes vont produire plus tôt davantage de pollen qui, du fait de la chaleur et de la pollution, contiendra davantage d’allergènes », énumère Jean-Pierre Besancenot.

A propos des maladies parasitaires, les experts de la santé évoquent l’évolution de la leishmaniose, une maladie transmise via les chiens par de tout petits moucherons et très présente dans le pourtour méditerranéen.

Plus au nord et moins au sud : la répartition des touristes pourrait également être modifiée

Le tourisme blanc doit s’adapter à la baisse des quantités de neiges et proposer des activités alternatives dans les stations de moyenne montagne. Tandis que les littoraux aménagés sont menacés par la montée du niveau de la mer – notamment sur les plages du littoral méditerranéen et aquitain. Pour l’Outre-mer, la préoccupation principale concerne la disparition progressive de la barrière de corail dont dépend une grande part de l’activité touristique.

Les professionnels du tourisme invitent à étaler les vacances sur une plus longue période – de juin à septembre – afin de répondre aux besoins et d’éviter les concentrations démographiques qui nuisent à la santé de l’environnement.  « Les reports de consommation touristique ne devraient pas se faire sur des hivers annoncés plus pluvieux, remarque cependant Ghislain Dubois, universitaire à Saint-Quentin dans les Yvelines. En revanche, l’automne et le printemps devraient être des saisons agréables. »

Il ajoute que les  professionnels du tourisme devraient recentrer leur offre sur une clientèle de proximité plutôt que sur celle brésilienne ou chinoise qui va subir tôt ou tard la hausse du prix des transports.

Eau et urbanisme : prévenir les conflits d’usage et revoir les constructions

« L’un des principaux défis à relever, si ce n’est le plus grand de tous, sera de faire converger une offre qui va diminuer avec une demande qui, déjà, par endroits, n’est pas satisfaite et va encore augmenter du fait du réchauffement climatique », concluait l’an dernier le groupe de travail chargé de faire des recommandations sur l’adaptation à la ministre de l’Ecologie. Les conflits d’usage entre consommation quotidienne, agricole ou industrielle risquent d’ailleurs de peser énormément sur les débats futurs.

L’un des objectifs du plan national d’adaptation présenté mercredi consiste en la réduction de 20 % de l’ensemble des consommations d’eau d’ici à 2020 par une utilisation raisonnée de l’irrigation dans l’agriculture, la réduction des fuites ou une meilleure réutilisation des eaux usées.

Par ailleurs, les constructions de nouvelles bâtisses doivent prendre en compte la sécheresse et la qualité des sols. En effet, les mauvaises argiles amènent le risque de ruissellements en cas de fortes pluies ou du phénomène de « retrait gonflement » qui provoquent la fissuration des maisons. Le risque d’« inondations » est en tête des préoccupations des pouvoirs publics, affirme le climatologue Jean Jouzel.

Ce plan présenté par le gouvernement témoigne de la volonté de celui-ci de prévenir les catastrophes liées au changement climatique, notamment d’ordre économique par exemple dans les domaines du tourisme ou de l’agriculture.

Afrique du Sud : Apprendre la gestion durable des forêts

foret afriqueAu port Saint John, en Afrique du Sud, une nouvelle association vient de voir le jour afin de soutenir la communauté africaine dans la gestion de ses forêts de manière durable.

L’association des usagers de la forêt de la Wild Coast est le fruit de l’Association Wessa (acronyme anglais pour collectif de la faune et de l’environnement d’Afrique du Sud) et de l’organisation des fermes et de la forêt de la Wild Coast.

L’association a trois objectifs :

–         identifier les besoins de tous les acteurs liés à l’usage ou à la gestion des forêts ;

–         améliorer la sensibilisation de public à la biodiversité et à l’utilisation des ressources naturelles ;

–         fournir des opportunités de carrières dans le secteur de la biodiversité – botanistes, écologistes, biologistes…

Au travers d’un apprentissage tant pratique que théorique, l’association espère inculquer à la population, et particulièrement à la jeunesse, les bonnes pratiques de développement durable. L’Association s’est installée à Saint-John mais aspire à une répercussion de son enseignement sur d’autres communautés africaines.

La sensibilisation va passer beaucoup par l’école pour agir tant sur les élèves que sur les professeurs. « Cela garantit que les générations futures pourront toujours profiter et protéger les régions uniques, la flore et la faune du Cap Est » déclare Douglas Cwaba, président de l’association nouvellement formée.

L’initiative n’est pas inédite mais a le mérite de regrouper la lutte pour la biodiversité de plusieurs associations en une seule et d’élargir le nombre de communautés sensibilisées. Aussi, l’association n’entre pas en véritable opposition avec les priorités de l’emploi et de l’économe en offrant de véritables perspectives d’avenir à la population…

Vers une convention paneuropéenne pour la forêt ?

Source: maxisciences.com

 

Les forêts européennes sont en bonne santé. D’après un rapport publié par Eurostat, [l’office statistique de l’Union européenne], hier à l’occasion d’une rencontre interministérielle – la sixième – pour la protection des forêts en Europe les 14, 15 et 16 juin, les forêts et autres terres boisées recouvre 178 millions d’hectares dans l’UE en 2010, soit près de 40% de sa superficie. L’UE compte pour environ 4% de la superficie forestière mondiale totale. L’institut note aussi que si les trois quarts de la superficie forestière sont  aujourd’hui exploitables pour l’approvisionnement en bois, la protection des forêts en Europe a progressé de 800 000 hectares chaque année au cours des deux dernières décennies.

La conférence ministérielle pour la protection des forêts en Europe – Forest Europe – réunit depuis 1990 les ministres responsables des forêts de 46 pays du territoire européen (y compris la Norvège, la Turquie, la Russie et l’Ukraine et les pays de l’Union européenne).  Le processus Forest Europe vise à encourager la protection et la gestion durable des forêts qui jouent un triple rôle puisqu’elles contribuent au développement économique mais également à endiguer le réchauffement de la planète et à préserver la biodiversité.

 

Une conférence qui porte ses fruits

L’année 2011, intronisée « Année internationale des forêts » par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), a été témoin lors de la conférence d’une avancée significative : les ministres sont tombés d’accord pour ouvrir des négociations. Fait dont se félicite le ministre norvégien de l’Agriculture, Lars Peder Brekk, et hôte de la Conférence à Oslo, en Norvège.

Les ministres ont promis d’engager le début des négociations à partir de décembre 2011. D’ici 2013, une convention juridiquement contraignante devrait voir le jour afin de mieux gérer les forêts d’Europe, aujourd’hui fragilisées par un morcellement très prononcé. D’autant que la fragmentation de la forêt a déjà fait l’objet d’un rapport de la PNUE du 31 mai dernier « L’état des forêts 2011 ».

 

Quel changement ?

Jusqu’à présent, les États pouvaient décider de mettre en  place volontairement des critères de protections de la forêt, rien n’était obligatoire pour les pays européens. Les pays membres se sont montrés attentifs à la qualité de leur forêt et près de 35 millions d’hectares de forêts et surfaces boisées de l’Union européenne est certifiée. Mais un autre 35 millions d’hectares est soumis à l’attaque d’insectes et de maladies, tandis que la découverte de traces de pollution atmosphérique dans les sols forestiers inquiètent les autorités forestières. Un encadrement semble s’imposer, pour les ministres de l’environnement,  un outil plus contraignant s’avère donc nécessaire.

«Mettre en place un tel instrument juridiquement contraignant ne va pas être facile, notamment en raison des réticences de certains pays, comme la Suède ou la Finlande, qui veulent continuer à gérer leurs forêts comme ils l’entendent. La Russie pour sa part ne sait pas ce qu’elle veut», explique Eglantine Goux, chargée de mission Forêt internationale à France Nature Environnement (FNE). Aussi, elle ajoute qu’« il y a beaucoup plus d’enjeux économiques autour de la forêt » que d’enjeux pour la protection des oiseaux par exemple – directive oiseaux de 1979 – « notamment avec l’essor que prend la filière bois-énergie».

Il est donc proposé de mettre en place des mesures juridiquement contraignantes pour la gestion des forêts des pays européens, ainsi qu’une définition de la forêt qui différencie les forêts natives des plantations de monocultures dans le cadre de la lutte contre le changement climatique. Reste à savoir si les pays européens parviendront à convaincre les acteurs forestiers nationaux et finalement à un accord effectif entre eux.