Ethiopie : la Chine finance un grand projet éolien

les premières éoliennes éthiopiennes crédits : piardoch sur Panoramio

Alors que l’Inde mise sur l’énergie solaire, de façon tout à fait compétitive, l’Ethiopie vient de lancer un grand projet éolien. C’est dans la ville d’Adama, qui signifie d’ailleurs « la Terre », en hébreu, que l’Ethiopie a décidé de mettre en place un projet d’énergie éolienne pour un coût estimé à « 117 millions de dollars ».

Quelle est la puissance du parc envisagé ?

Selon la presse locale, ce projet, dénommé « Parc éolien Adama 1 », est doté d’une capacité de production énergétique de 51 Mégawatts (MW). D’après une allocution du Premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn, lors d’une cérémonie organisée à l’occasion de l’inauguration du site, « le pays ambitionne de porter la production du parc à 10.000 MW à l’horizon 2015 et ce dans le cadre du Plan de croissance et de transformation (Growth and Transformation Plan- GTP) lancé par l’Ethiopie en 2010 avec pour objectif de développer des sources alternatives renouvelables comme l’éolien, le solaire ou la géothermie ».

Qui finance ce parc éolien ?

Selon ces mêmes journalistes, c’est la Chine qui a couvert le coût de réalisation du projet à hauteur de 85%. Le reste du parc est à la charge du gouvernement éthiopien.

Un projet sans impact environnemental ?

Alors que Fikadu Abraham, responsable du site, a mis en exergue la rentabilité du projet, d’un point de vue économique aussi bien qu’écologique, on peut s’interroger sur l’impact environnemental du parc éolien ainsi que son impact sur les localités avoisinantes.

Quoi qu’il en soit, le parc Adama 1 est désormais connecté au réseau électrique du pays. Certainement une bonne nouvelle pour ce pays dont une part conséquente de la population doit souffrir de précarité énergétique.

Pour information sur l’avenir des énergies dites « propres » en Ethiopie, « le potentiel hydroélectrique de l’Ethiopie est estimé à 45.000 MW et celui de l’énergie géothermique à 5.000 MW ».

Source : atlasinfo.fr

Mc Phy Energy lance un procédé révolutionnaire de stockage de l’hydrogène

crédits : fotosearch.fr

Il était jusqu’alors possible de stocker l’hydrogène produit sur un site industriel sous forme liquide, ou comprimée. Il sera maintenant envisageable de le stocker sous forme de fines galettes d’hydrure de magnésium solides. Plus sûr et moins coûteuse que les deux premières formules, cette idée a de l’avenir.

La jeune start-up française MC Phy Energy vient en effet de lancer, en février dernier, la production de ces galettes capables d’emmagasiner chacune 0,5 m3 de gaz d’hydrogène. Forte de ce lancement, elle a même décroché deux importants contrats lui permettant de pérenniser cette activité, l’un avec le japonais Iwatini pour l’alimentation en piles à combustible des stations services, et l’autre avec l’italien Enel, qui souhaite utiliser ce produit pour ses parcs solaires et éoliens.

Quel est l’intérêt d’un tel concept ? L’hydrogène peut être produit par l’électrolyse de l’eau, réaction qu’il est possible d’engendrer par le biais d’une éolienne, ou encore d’une cellule photovoltaïque. Ainsi, le surplus d’électricité produit par nos fermes éoliennes et photovoltaïques, pourrait dès lors servir à produire de l’hydrogène, ensuite stocké sous forme solide, pour enfin être utilisé par nos industries comme source d’énergie.

Source : Enjeux Les Echos, mai 2011.

Pologne : bataille pour la biomasse

biomasse ile-de-france.gouv.fr

En Pologne, une bataille est lancée pour soutenir la biomasse. Face à un projet de loi réduisant le soutien public aux énergies vertes, CDF Suez menace de demander des compensations au gouvernement en cas d’application.

La biomasse

Dans le domaine énergétique, et plus particulièrement des bioénergies, le terme de biomasse désigne l’ensemble des matières organiques d’origine végétale, animale ou fongique qui peuvent devenir des sources d’énergie par combustion. Il peut donc s’agir, par exemple, de « bois énergie », de « méthanisation (biogaz) » ou après de nouvelles transformations chimiques comme les agrocarburants.

La Pologne VS GDF Suez

En Pologne, le gouvernement envisage de réduire les subventions pour la biomasse alors qu’il s’agit de la principale source d’énergie renouvelable du pays. Cette idée intervient aussi alors que le groupe français est en train de construire une centrale intégralement alimentée par ce mode, combinant bois énergie et combustion de résidus agricole.

Grzegorz Gorski, directeur général de la filiale polonaise de GDF, déplore que « les nouvelles règles proposées pour la biomasse, qui sont essentielles pour nous, sont revues en nette baisse par rapport à la législation sur l’énergie actuellement en application ». Il affirme que si la nouvelle loi est adoptée « nous demanderons un arbitrage et réclamerons à l’Etat plusieurs millions de zlotys ».

La Pologne privilégie le solaire et l’éolien offshore

Le développement des énergies renouvelables est un enjeu majeur pour la Pologne, qui tire toujours 90% de son énergie du charbon. Elle est contrainte par l’Union européenne de réduire ses émissions de gaz carbonique et de parvenir à 15% d’énergie d’origine renouvelable dans son mix énergétique.

C’est dans ce contexte que le ministère de l’Energie a proposé en juillet un projet de loi qui réduit le soutien public aux énergies renouvelables, en favorisant l’énergie solaire et l’éolien offshore au détriment de la biomasse et de l’éolien terrestre. Ce projet loi, loin de faire l’unanimité, a notamment été critiqué par le ministère du Trésor, par le lobby de l’éolien et par la compagnie d’électricité PGE. A suivre.

Fr.reuters.com

Danemark : la moitié de l’électricité consommée issue de l’éolien en 2020

curiosphere.tv

Selon le ministre du climat, de l’énergie et de la construction, Martin Lidegaard, l’énergie électrique issue de l’éolien devra assumer la moitié de la consommation électrique du Danemark d’ici 2020. Il estime que le pays doit privilégier les énergies renouvelables et a de gros progrès à faire pour exploiter cette énergie efficacement.

L’objet, pour cet Etat scandinave, défini dans le « plan Notre Energie », est de devenir indépendant à 100% vis-à-vis des énergies fossiles en 2050 au bénéfice de l’énergie éolienne, de la biomasse et du biogaz.

Le ministère du Climat se félicite que « le gouvernement de gauche, au pouvoir depuis septembre, reprend donc le plan Stratégie de l’énergie 2050 présenté en février par le précédent gouvernement de droite, mais avec un niveau d’ambition supérieur ».

Le plan précédent envisageait « d’augmenter de 20% aujourd’hui à 42% en 2020 la part de l’éolien dans l’électricité consommée au Danemark ». Le nouveau gouvernement prévoit d’investir 5,6 milliards de couronnes (750 millions d’euros), contre 3,6 milliards prévus par son prédécesseur.

Mais il faut savoir que ce sont « les particuliers et les entreprises » qui supporteront ces investissements « via une augmentation du prix de l’énergie ». L’ambition d’inciter les Danois « à faire des travaux d’isolation pour économiser » au maximum cette énergie.

Le gouvernement du royaume table sur une réduction de consommation d’énergie moyenne de 8 à 10% d’ici 2020 par ménage.

Reste aux partis à négocier et à convenir d’un accord « afin que le plan ne soit pas modifié en cas de changement de majorité ».

Source : Romandie.com

Le photovoltaïque poursuit son développement quand l’éolien ralentit

Le Ministère de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement a publié son Tableau de bord éolien-photovoltaïque du deuxième trimestre 2011. Un rapport qui confirme la tendance du début d’année, à savoir un développement continu du photovoltaïque et le ralentissement de l’éolien. Par rapport au premier semestre 2010, la puissance installée d’énergie solaire a triplé en France alors que l’éolien n’a progressé que de 14%.

599 MW de photovoltaïque ont été raccordés au cours du premier semestre (+143 % par rapport au 1er semestre 2010), équivalent à une hausse du parc de 55 % par rapport à la fin 2010. Au total, avec l’installation de plus de 207.000 unités de production d’énergie solaire, la puissance raccordée de photovoltaïque a atteint 1.679 mégawatts (MW) à la fin du premier semestre (contre moins de 580 MW à la fin juin 2010).
Le rythme de raccordement a particulièrement été soutenu dans les régions Midi-Pyrénées, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Aquitaine, qui totalisent près de 40% des puissances raccordées au cours du premier semestre.

Pour ce qui concerne l’éolien, la progression des raccordements ralentit de 27% par rapport au premier semestre 2010 avec seulement 340 mégawatts de raccordés durant le semestre. Fin juin 2011, la puissance raccordée d’éoliennes atteint 6.253 mégawatts (+6% par rapport à fin 2010) et la production éolienne 5,4 térawattheures (0,7 TWh supplémentaire par rapport au 1er semestre 2010).

Une tendance qui s’inversera peut-être au deuxième semestre avec l’entrée en vigueur du nouveau cadre juridique de l’éolien terrestre, qui devrait donner un « coup d’accélérateur » au développement de l’éolien, selon Nathalie Kosciusko-Morizet. Un optimisme cependant nuancé chez les professionnels du secteur qui craignent les résultats inverses.

L’éolien fait son trou aux Etats-Unis

Les sites d’informations treehugger.com et ecogeek.org indiquent que la part de la production d’énergie éolienne vient de passer la barre des 20 % dans le mix énergétique de l’Etat d’Iowa et s’en félicitent. Ils estiment en effet qu’il s’agit d’un beau pied de nez aux ennemis des cleantech, qui ne pourront dorénavant plus nier la croissance constante de la part des énergies renouvelables aux Etats-Unis.

L’Etat d’Iowa est ainsi devenu au deuxième trimestre de cette année, le deuxième plus grand utilisateur d’énergie produite par la force du vent, derrière l’Etat du Texas. Le premier compte en effet 4.000 mégawatts de capacité installée, lorsque le second en dénombre 9.000. Mais ces chiffres doivent être relativisés, puisque le Texas affiche une population près de huit fois supérieure à celle de l’Iowa, ce qui permet de reconsidérer ses efforts à leur juste valeur.

Cette progression de l’éolien en Iowa est due à la mise en service d’un nouveau parc d’une capacité de 600 mégawatts à proximité de la ville d’Adair, annoncée par l’American Wind Energy Association (AWEA). Et le petit Etat du Midwest ne semble pas disposé à s’arrêter en si bon chemin. Deux nouveaux projets émanant cette fois de la société MidAmerican Energy sont en effet en cours de réalisation cette année.

Sources : treehugger.com, ecogeek.org.

Energies renouvelables : publication du rapport mondial du REN21

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REN21 – Renewable Energy Policy Network for the 21st Century – réseau politique reconnu et légitimé sur la scène internationale, a publié mercredi son Rapport mondial sur les énergies renouvelables. Les conclusions soulignent que le secteur des énergies renouvelables continue de croître malgré la poursuite de la récession économique, la réduction des incitations et la faiblesse du cours du gaz naturel.

Le réseau REN21 – crée en 2005 –  cherche à faciliter l’échange des informations et des connaissances autour des énergies renouvelables pour favoriser la croissance des technologies d’énergies renouvelables dans les pays en voie de développement et industrialisés. Le réseau est appuyé par le Programme des Nations unies pour l’environnement et l’Agence allemande de coopération technique, en collaboration avec l’Agence internationale de l’énergie.

Energies photovoltaïques à l’honneur

A l’aide de milliers de données individuelles, de centaines de rapports et autres documents, et aussi de nombreux échanges avec des experts du monde entier,  le rapport mondial décrit en détail l’état de différentes filières d’énergie renouvelable dans le monde.

Les experts de REN21 ont constaté d’encourageants résultats pour 2010. Ils révèlent, en effet, que les énergies renouvelables représentent « près d’un quart de la capacité totale de production d’électricité mondiale et fournit presque 20% de la production électrique mondiale, hydroélectrique notamment. Dans le même temps, la capacité installée de solaire thermique pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire a crû de 25 GWth soit de 16% environ. »

Le rapport soulève l’impact bénéfique des politiques incitatives qui sont « le principal moteur de cette croissance » dans au moins 119 pays (surtout des pays en voie de développement) ayant adopté des politiques ou des objectifs favorisant les énergies renouvelables. Les experts insistent sur le fait que c’est plus du double qu’au début de 2005.

Cette envolée s’explique en partie par le dynamisme des marchés de ce secteur énergétique. L’investissement dans les énergies renouvelables a atteint le niveau record de 211 milliards USD, soit environ un tiers de plus qu’en 2009 (160 milliards USD), et cinq fois plus qu’en 2004.

Le leadership chinois dans les énergies éoliennes

L’une des surprises de ce rapport est le positionnement en première position de la Chine en matière d’énergies renouvelables. Chine, premier pollueur et premier consommateur d’énergie de la planète a le plus investi en 2010 dans les énergies éoliennes et dans les chauffe-eau solaires, devant l’Allemagne et les États-Unis. L’Allemagne conserve la tête du palmarès spécifique à l’énergie photovoltaïque.

« La performance mondiale des énergies renouvelables, en dépit des vents contraires, a été un facteur positif et stable en période de turbulences. Aujourd’hui, plus d’individus que jamais obtiennent de l’énergie à partir de sources renouvelables au fur et à mesure que la capacité augmente, que les prix baissent et que la part des énergies renouvelables dans l’énergie mondiale continue de progresser », a souligné Mohamed El-Ashry, président du Comité de direction de REN21.

Le domaine de l’énergie est en pleine mutation, conscient de l’impact des énergies fossiles et des pollutions associées au réchauffement climatique, de nombreux pays se montrent de plus en plus responsables. Cependant, cette tendance ne doit pas omettre la croissante détérioration de l’environnement par les activités industrielles et humaines. Le leadership chinois en termes d’énergie éolienne ne justifie en rien l’ouverture quotidienne de centrale à charbon sur son territoire.

Sources: actu-environnement, bluewin, lefigaro, actualites-news-environnement