Agir pour l’environnement en vivant dans une maison écologique

En attendant les résultats du projet de loi de septembre sur la transition énergétique, comment le citoyen lambda peut-il agir pour préserver l’environnement ?

De plus en plus de français optent pour des solutions écologiques dans leur maison : installation de petites éolienne dans le jardin ou de panneaux photovoltaïques sur le toit, récupération des eaux de pluies, etc. Mais d’autres sont passés à la vitesse supérieure en habitant une maison entièrement conçue sur des concepts écologiques.

Passons quelques exemples en revue pour s’intéresser aux divers moyens de préserver l’environnement quotidiennement. Cette liste n’a pas pour but d’être exhaustive mais présente quelques exemples intéressants de ce qu’on appelle « maison écologique ».

La maison indépendante en Bretagne.

Jean Colin et Jean-Paul Gautier, deux amis d’enfance respectivement architecte d’intérieur et skipper se sont mis en tête de braver les idées reçues et de construire une maison écologique ET low-cost. Il est vrai que le reproche le plus souvent adressé aux maisons écologiques, c’est leur prix élevé. Comme le rapporte un article publié en juillet sur consoglobe.com, Jean Colin et Jean-Paul Gautier ont produit une maison en kit, montable en trois semaines sur presque tous les types de terrain. Son coût : 35 000 pour 40m², imbattable !

La maison, bâtie sur pilotis, recouvre seulement une petite partie du sol. Elle ne nécessite donc pas de permis de construire et ressemble à une cabane :

Le prototype installé dans le Morbihan permet aux deux amis de démontrer que cette maison est totalement indépendante : pas de raccordement à l’eau ni à l’électricité. La première est gérée par une réserve d’eau d’un mètre cube et la seconde (servant principalement pour l’éclairage) est alimentée par un panneau photovoltaïque. D’autres méthodes écologiques sont utilisées notamment pour isoler la maison. Tout cela a été réalisé par des artisans de la région ! Bien entendu, ces 40m² peuvent vous paraître petits mais pas d’inquiétude, des versions plus grandes sont prévues. Si ce projet vous intéresse, vous pouvez contacter CDC Architecture.

 La maison inspirée par les hobbits. 

Pour poursuivre sur les maisons écologiques à moindre coût que pensez-vous de cette maison de hobbit construite en quatre mois pour un budget de 3500€ seulement ? Murs enduits à la chaux, fondements en bois, réfrigérateur alimenté par le froid des fondations, panneau photovoltaïque pour l’éclairage composent cette maison écologique. Simon Dale a tout construit au Pays de Galle avec la seule aide de son beau-père et un peu d’imagination. Cette maison est, elle aussi, complètement indépendante et très accueillante. L’inspiration de Tolkien, l’auteur des livres dans lesquels apparaissent les hobbits, est frappante :

 

La maison des trois petits cochons. 

Une maison entièrement en paille, tant qu’on n’a pas peur du loup, pourquoi pas ? Mathieu Le Guy, sa femme et son fils vivent dans une maison de paille depuis dix-mois. Dans une interview donnée à ouest-france.fr, M. Le Guy explique ce que cela signifie réellement. « Les parois, le sol et le plafond sont isolés avec des bottes de paille », pour le reste, les méthodes sont courantes : chaux pour isoler les murs, laine de bois pour l’acoustique, panneaux photovoltaïques pour l’électricité. En prime, une orientation plein sud doublée d’un poêle à bois assure le chauffage de l’habitation. Toilettes sèches et phyto-épuration des eaux usées règlent la question du besoin d’eau. Il aura fallu un an et demi pour la construction et Mathieu Le Guy s’en est en grande partie chargé seul, avec l’aide tout de même, de quelques professionnels. A première vue, le fait que le matériau premier de la maison est la paille ne saute pas aux yeux, jugez vous-même :

Pour les vacances…

En attendant de faire construire votre propre petit foyer écolo, vous pouvez toujours essayer, le temps d’un week-end, ce nid suspendu, entièrement construit en bois (intérieur comme extérieur et même le mobilier !). Dans cette cabane pour votre week-end : isolement avec de la laine de mouton, éclairage à la bougie, draps en coton biologique, toilettes sèches, pas de voitures à proximité et vue dégagée sur les étoiles. Pour profiter de cette coupure écolo, il faudra vous rendre dans le Morbihan !

Sources

 

L’énergie éolienne offshore a le vent en poupe

image via DNV KEMA

Des Etats-Unis au Japon, en passant par la Belgique, de nouveaux projets éoliens offshore sont prévus pour 2013. C’est officiel, l’énergie éolienne a le vent en poupe !

De plus en plus de parcs éoliens voient le jour en mer dans divers régions du monde et les gouvernements sont sensibilisés au développement de  cette alternative efficace pour lutter contre le réchauffement climatique, la pollution, et l’énergie nucléaire. Outre la réduction de l’impact environnemental de la production d’énergie, les énergies éoliennes constituent également d’autres opportunités sur le plan social et économique.

Etats-Unis : l’énergie éolienne offshore pour protéger les côtes du New Jersey

Situé sur la côte Est des Etats-Unis, le New Jersey compte parmi les villes qui ont été les plus touchées par le passage du cyclone « Sandy » début janvier 2013. La ville a enregistré des rafales dépassant les 185 km/h. Avec le soutien de plusieurs grands groupes comme Google et les fonds d’investissement Good Energies, un projet visant à construire un barrage (« wind-breaker ») de turbines éoliennes est prévu pour 2016 afin de limiter les rafales et de les optimiser en tant que source énergétique pour l’alimentation d’électricité durant les périodes d’ouragans.

Japon : l’énergie éolienne offshore pour sortir du nucléaire

Dans l’objectif de devenir intégralement auto-suffisant en énergies renouvelables à l’horizon de 2040, le Japon prévoit la construction du plus grand parc d’énergies éoliennes en mer en juillet 2013. Selon les ingénieurs affectés sur le projet, le projet serait viable même en cas de situations de catastrophes naturelles comme : des tsunamis, des tremblements de terre et des typhons. Les autorités japonaises avouent ne plus vouloir dépendre de l’énergie nucléaire pour alimenter la population en électricité après la catastrophe de Fukushima.

Belgique : une « île » pour stocker l’énergie éolienne offshore

Un des principaux inconvénients de la production d’électricité issue de l’énergie éolienne est qu’elle est intermittente et qu’elle ne peut pas être stockée. Afin de s’en accommoder, les autorités belges ont peut-être trouvé une solution : la construction d’une île artificielle au nord du pays, « une atoll énergétique ». Cette île en forme de « doughnut » géant, constituée de coraux servira à produire de l’électricité par un procédé simple basé sur une version inversée du principe des stations de transfert d’énergie par pompage en période d’intermittence. Il permettra de stocker la « surproduction » d’électricité des parcs éoliens situés non loin de l’île. En périodes creuses, les oiseaux marins pourront s’y réfugier. Le projet est en étude en France et au Danemark.

Sources :

Renewableenergyworld.com

Earthtechling.com

Newscientist.com

 

Facebook s’engage dans les énergies renouvelables

En janvier 2010, Greenpeace lançait la campagne mondiale « unfriend coal » qui demandait à Facebook et ses dirigeants d’alimenter ses data centers grâce aux énergies propres plutôt qu’au charbon. Kumi Naidoo, le directeur général de Greenpeace international avait lui-même interpellé Mark Zuckerberg dans une lettre, argant la nécessité pour l’entreprise, qui connecte des millions de personnes, d’avoir un comportement responsable.

Il aura fallu presque deux années mais il semblerait que la mobilisation autour de la campagne « unfriend coal » ait réussi à décider le réseau social à s’engager vers une politique énergétique respectueuse de l’environnement.

En effet, Facebook a annoncé la semaine dernière qu’il s’engagerait à promouvoir les énergies renouvelables, à encourager leur production et à élaborer des programmes permettant aux utilisateurs du réseau social d’économiser de l’énergie en les mobilisant autour d’une page spéciale dédiée au « Green ».

Le réseau social s’engage également à innover en matière énergétique, grâce à l’Open Compute Project. Ce projet vise à chercher de nouvelles solutions afin d’optimiser l’énergie utilisée sur les serveurs tout en assurant un service constant et de qualité à ses utilisateurs. L’Open Compute Project se propose de partager ce savoir-faire avec les autres acteurs du secteur informatique. Facebook annonce d’ores et déjà des chiffres encourageants, la solution est annoncée comme 38% plus efficace et 24 % moins chère qu’un serveur classique.

« Facebook positionne la barre très haut pour les autres entreprises du secteur technologique et du « cloud computing », telle que Apple, IBM, Microsoft ou encore Twitter » a indiqué un porte parole de l’ONG.

Greenpeace souhaite par ailleurs s’impliquer dans ce projet aux côtés de Facebook afin d’accompagner sa mise en œuvre et évaluer les résultats.

Source : Greenpeace


Ile de Pâques : tourisme durable et biodiversité

Le gouvernement chilien souhaite pallier la menace de l’attrition de la biodiversité de l’île de Pâques en encourageant le tourisme durable. Pâques est probablement le lieu le plus isolé du monde. Située dans l’Océan Pacifique à 3 700 km de Santiago du Chili (pays dont elle dépend) et à 4 300 km de Tahiti, l’île est particulièrement connue pour ses statues monumentales, les Moais.

Depuis 1995, le patrimoine exceptionnel de l’île est protégé et inscrit au Patrimoine mondial de l’Humanité par l’UNESCO.

 Des parcs ou réserves naturelles, parfois surveillés, enserrent les zones des vestiges. La communauté Rapa Nui veille jalousement sur les traces de son histoire et constitue un pouvoir parallèle au gouvernement officiel chilien.

Malgré cet isolement et le pouvoir parallèle octroyé aux Rapa Nuis, l’île souffre d’un afflux de visiteurs particulièrement dommageable pour son écosystème, pourtant, tout à fait exceptionnel. Pâques abrite une importante population d’oiseaux de mer tel que des frégates, des goélands ou encore des sternes noirs, une espèce qui ne compte plus qu’une poignée de spécimens.

Depuis la fin des années 1960 et la construction par les Américains de l’aéroport de Hanga Roa, tout semble même avoir été entrepris pour qu’il le soit davantage. L’île de Pâques, à peine plus grande que celle d’Oléron, en Charente-Maritime, voit débarquer chaque année par moins de cinquante mille visiteurs. Ces flux migratoires incessants s’expliquent par l’inconséquence de Santiago, qui après avoir limité l’accès à environ six mille visiteurs par an, a autorisé l’implantation d’hôtels de luxe. Les vols et les croisières se sont par ailleurs multipliés, ce qui a également fortement contribué à menacer l’ordre naturel établi.

Néanmoins, les autorités chiliennes ont récemment décidé d’en faire une destination pilote en matière de tourisme durable.

Il s’agit de la troisième destination pilote du pays mise en place par le Programme National de Tourisme Durable. Avec cette initiative, SERNATUR (Service National du Tourisme) chercher à impulser le développement durable de l’île, tout en se différenciant d’autres destinations concurrentes au niveau national et international. Un gage de qualité pour les touristes, qui seront ainsi sensibilisés à l’impact écologique de leur passage.

Pour ce faire, habitants et acteurs économiques de l’île cherchent à coordonner leurs actions. La gestion globale du tourisme dans la zone, la généralisation du recyclage ou encore la préservation des lieux sont quelques une des pistes de travail qui seront étudiées. Sur le plan de l’énergie, le recours aux énergies renouvelables, solaires et éoliennes, sera ainsi développé.

Ce plan visera également à valoriser et sauvegarder le riche écosystème environnant. Pour ce faire, les parcs nationaux sont appelés à se développer. Récemment, un projet visant à créer la plus grande réserve marine du monde a été proposé dans le but de conserver l’exceptionnelle biodiversité existante dans la zone.

Sources : chile-exepcion  zegreenweb

Pologne : bataille pour la biomasse

biomasse ile-de-france.gouv.fr

En Pologne, une bataille est lancée pour soutenir la biomasse. Face à un projet de loi réduisant le soutien public aux énergies vertes, CDF Suez menace de demander des compensations au gouvernement en cas d’application.

La biomasse

Dans le domaine énergétique, et plus particulièrement des bioénergies, le terme de biomasse désigne l’ensemble des matières organiques d’origine végétale, animale ou fongique qui peuvent devenir des sources d’énergie par combustion. Il peut donc s’agir, par exemple, de « bois énergie », de « méthanisation (biogaz) » ou après de nouvelles transformations chimiques comme les agrocarburants.

La Pologne VS GDF Suez

En Pologne, le gouvernement envisage de réduire les subventions pour la biomasse alors qu’il s’agit de la principale source d’énergie renouvelable du pays. Cette idée intervient aussi alors que le groupe français est en train de construire une centrale intégralement alimentée par ce mode, combinant bois énergie et combustion de résidus agricole.

Grzegorz Gorski, directeur général de la filiale polonaise de GDF, déplore que « les nouvelles règles proposées pour la biomasse, qui sont essentielles pour nous, sont revues en nette baisse par rapport à la législation sur l’énergie actuellement en application ». Il affirme que si la nouvelle loi est adoptée « nous demanderons un arbitrage et réclamerons à l’Etat plusieurs millions de zlotys ».

La Pologne privilégie le solaire et l’éolien offshore

Le développement des énergies renouvelables est un enjeu majeur pour la Pologne, qui tire toujours 90% de son énergie du charbon. Elle est contrainte par l’Union européenne de réduire ses émissions de gaz carbonique et de parvenir à 15% d’énergie d’origine renouvelable dans son mix énergétique.

C’est dans ce contexte que le ministère de l’Energie a proposé en juillet un projet de loi qui réduit le soutien public aux énergies renouvelables, en favorisant l’énergie solaire et l’éolien offshore au détriment de la biomasse et de l’éolien terrestre. Ce projet loi, loin de faire l’unanimité, a notamment été critiqué par le ministère du Trésor, par le lobby de l’éolien et par la compagnie d’électricité PGE. A suivre.

Fr.reuters.com

L’éolienne domestique a le vent en poupe

De plus en plus de particuliers se lancent dans l’installation d’une éolienne dans leurs jardins. Il est vrai que les énergies éoliennes possèdent de nombreux avantages, d’un part pour son utilisateur, mais aussi pour l’environnement. Souvent comparé à l’énergie solaire, il est important de savoir qu’une éolienne domestique produit trois fois plus d’électricité qu’une installation photovoltaïque.

Cette installation consiste dans l’implantation d’un mât de 10 à 35 mètres portant des machines dont la puissance varie de 100 watts à 20 kilowatts. L’électricité produite est le plus souvent destinée à alimenter en énergie un site isolé, non raccordé au réseau. Dans ce cas, la rentabilité n’est pas le but visé. Si l’installation est réalisée dans l’objectif de faire des économies, l’électricité produite est alors destinée à être revendue à EDF. Dans les zones de développement de l’éolien, EDF a l’obligation de racheter l’électricité produite à un tarif majoré dont le montant s’aligne sur le prix de vente de l’électricité de l’opérateur national.

Avant d’installer une éolienne dans son jardin, il est nécessaire de déterminer quels sont les besoins électriques du foyer. Rappelons qu’aujourd’hui, la moyenne des besoins en électricité d’un ménage est d’environ deux kilowatts par an. La surface doit être suffisamment grande et dégagée pour y installer une éolienne. Les vents doivent être constants, alors avant de se lancer dans l’aventure, il ne faut pas hésiter à faire appel à un météorologiste afin d’obtenir des renseignements sur la force des vents.

 

Sources : reponseatout.com   aujardin.info

Vers un nouveau mode de financement des énergies renouvelables

Un nouveau mode de financement des énergies renouvelables s’impose en France. Alors que l’actualité japonaise donne au monde entier à réfléchir sur la ou les orientations à suivre en matière de politique énergétique ; alors que nous devons impérativement et rapidement nous orienter vers une économie saine et créatrice d’emplois durables ; retenons aujourd’hui cet appel lancé le 17 mars sur lemonde.fr, par les trois acteurs suivant : Stéphane Cossé, maître de conférences à l’IEP Paris,  Christophe Droguère, expert dans le secteur de l’énergie et Yann Wehrling, porte-parole du Modem.

Partant du principe que tout Etat doit mettre en place un mix énergétique, au sein duquel la part des énergies renouvelables est appelée à augmenter, ils démontrent comment « financer en toute transparence les énergies d’avenir, et par-là même renforcer nos choix, protéger notre planète et créer des emplois ».

Ils notent que « les énergies renouvelables coûtent chers » et qu’il s’agit d' »un enjeu majeur à un moment où nos finances publiques sont exsangues ». Alors que « dans son rapport annuel, la Cour des comptes vient d’ailleurs de s’interroger sur l’opportunité de faire reposer sur le seul consommateur d’électricité le financement du développement des énergies renouvelables », ils jugent que le débat « est maintenant d’actualité ».

Extrait de leur « point de vue » :

« A ce stade, le coût supplémentaire induit par les énergies de source renouvelable est en effet financé par les consommateurs sur leur facture d’électricité. L’éolien coûte moitié plus cher que l’électricité vendue sur le marché, et le photovoltaïque 4 à 5 fois plus cher. Pour compenser cette différence, EDF rachète l’électricité venant des énergies renouvelables, mais reçoit une subvention, via la contribution aux charges de service public de l’électricité (CSPE), équivalent à la différence entre le prix de rachat et le prix de marché. La CSPE, qui constitue de facto une taxe indirecte pour financer les énergies renouvelables, est imputée directement sur la facture des consommateurs.

Avant même les événements japonais, la part des énergies renouvelables était déjà en forte croissance, même si certains jugeaient celle-ci insuffisante. Les surcoûts d’achats en conséquence atteignent d’ores et déjà des niveaux astronomiques. Ils devraient selon les estimations passer de 0,4 % de la CSPE en 2009 à 26,4 % en 2011, soit un accroissement d’environ 1,3 milliard d’euros. Deux fois le coût du bouclier fiscal ! Et ces surcoûts pourraient atteindre 5 milliards d’euros en 2020. Cela pose donc un vrai problème de finances publiques, au-delà même des débats à venir sur une part encore plus importante à consacrer aux énergies renouvelables. Comme l’indique la Cour des comptes, la subvention payée par les consommateurs pour chaque MWh consommé, qui a augmenté en 2011 de 4,5 euros à 7,5 euros, après avoir été stable depuis sa création en 2004, aurait dû être fixée cette année pour couvrir réellement les charges à 12,9 euros.

Dans un tel contexte, il est urgent d’examiner les solutions possibles. Le préalable est d’abord plus de transparence. La CSPE s’élabore en effet en dehors du droit commun de l’autorisation et du contrôle du Parlement en matière d’imposition. Pour de tels montants, le gouvernement se doit pourtant de rendre des comptes. Il doit notamment montrer qu’il fait son maximum pour concilier l’objectif de développement des énergies renouvelables et d’une filière industrielle et celui de le faire à moindre coût. Il ne serait pas normal que des subventions excessives soient versées aux énergéticiens au détriment des particuliers et des PME. Tout doit être fait pour soutenir la filière au juste prix. Rappelons-le, l’objectif pour les principales énergies renouvelables est au minimum d’arriver d’ici 2020 à la « parité réseau », c’est-à-dire sans subventions.

ÉLARGIR L’ASSIETTE DE CONTRIBUTION

Dans le même souci de renforcer la transparence, il paraît nécessaire de faire figurer toute contribution spécifique dédiée au financement des énergies renouvelables en dehors de la CSPE, et ainsi montrer aux Français le coût réel du financement des choix énergétiques d’avenir. D’autres composantes font en effet partie de la CSPE, comme le tarif social, le subventionnement des activités énergétiques en Corse et en outre-mer, voire le financement des énergies plus polluantes (cogénération, centrales au fioul en Corse et outre-mer…).

Ensuite, il ne serait pas illégitime que les producteurs, ou les consommateurs, d’énergies les plus carbonées (pétrole, charbon, gaz) participent au financement des énergies renouvelables. Pourquoi en effet ne pas mutualiser l’atteinte d’un objectif commun de politique énergétique, plutôt que taxer le seul consommateur d’électricité ? Il ne s’agirait pas ici de faire renaître la taxe carbone, dont les écueils (caractère injuste et inefficace) ont contribué à son abandon. Mais plutôt d’envisager deux pistes qui pourraient élargir l’assiette de contribution.

La première serait de mettre en place un « malus » sur la consommation d’électricité en période de pointe. Cela permettrait de garder un financement en lien avec la consommation d’électricité tout en pénalisant de façon plus juste la production électrique « carbonée », fondée sur le fuel, le charbon et le gaz, qui est plus élevée aux heures de pointe. La deuxième piste, complémentaire, serait d’affecter une part substantielle des quotas de CO2, qui seront payants dès 2013 pour les entreprises émettrices, à un fond destiné à financer les énergies renouvelables.

Avec le soutien des énergies carbonées, avec nos atouts et des ressources plus adaptées, nous pourrons ainsi financer en toute transparence les énergies d’avenir, et par-là même renforcer nos choix, protéger notre planète et créer des emplois ».

Et vous, quel est votre point de vue?

Inde : modèle d’énergie solaire compétitive

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L’Inde a instauré un programme national en faveur de l’énergie solaire, il y a deux ans. Aujourd’hui, selon La Tribune, ce programme porterait ses fruits et l’énergie solaire y serait compétitive. Il est donc intéressant de s’attarder une minute sur ce pays qui semble modèle en la matière : « l’électricité solaire ne revient pas plus cher que celle issue du charbon ou du gaz ».

Pourquoi l’Inde attire autant ?

Le marché de l’électricité solaire est tellement compétitif, depuis le lancement du programme « National Solar Mission » que « tous les grands groupes spécialisés dans le solaire se pressent pour profiter de ce nouveau marché ». L’attrait pour l’Inde est d’autant plus fort que les marchés européen et américain sont actuellement ralentis, en raison d’une forte baisse des tarifs de rachat de l’électricité d’origine solaire. On a en tête les polémiques françaises liées à la baisse du rachat de l’électricité photovoltaïque.

En Inde, en seulement deux ans, « les capacités installées ont bondi de 17,8 à plus de 500 mégawatts (MW) ». Mais c’est surtout la baisse les prix qui promet un développement rapide du secteur : « à 0,15 cents par kilowattheure, un plancher atteint plus rapidement que ne l’avaient anticipé la majorité des experts, l’électricité solaire est compétitive avec celle issue du charbon (qui compose aujourd’hui 69 % du mix énergétique) ou du gaz naturel ».

Les limites de l’attractivité indienne

Toutefois, affirme La Tribune, « les conditions de financement » dans le pays resteraient « délicates ». Par ailleurs, si le volume des installations solaires a fortement augmenté, « on est encore loin de l’objectif de 22 gigawatts fixé pour 2022 ». L’enjeu est tout de même de produire 20GW raccordés au réseau ainsi que 2 GW hors réseau afin d’alimenter les zones rurales qui ne sont pas desservies par le réseau électrique.

Des initiatives vertes à retenir

Parallèlement au programme national, des Etat ont pris des initiatives louables. Le Gujarat par exemple. Situé dans l’Ouest de l’Inde, cet Etat a instauré des « incitations », ce qui l’a conduit à attribuer « 600MW de projets » en un an. Parmi ces projets figure un parc situé dans la région de Patan, qui représente à lui seul 214 MW d’énergie solaire.

Au total, indique La Tribune, « pas moins de cinquante entreprises sont impliquées dans des projets solaires situés dans le seul état du Gujarat ». Sachez aussi qu’en plus de l’énergie verte, le Gujarat se démarque aussi en matière d’énergie éolienne, avec une production de « 2580 MW » fin janvier.

Latribune.fr

Le Japon promeut les énergies renouvelables

Après la fermeture de ses réacteurs nucléaires, l’Etat nippon peut désormais bénéficier d’une loi lui permettant de fixer des prix de rachat d’électricité provenant de sources d’énergies renouvelables, dont l’éolien, le solaire, la géothermie et la biomasse. Cette nouvelle loi vise à promouvoir et à dynamiser le marché local des énergies vertes au Japon.

Photo: fotopedia.com

Dynamiser la consommation durable

Pour le Japon, l’objectif de cette initiative est de compenser l’arrêt des réacteurs nucléaires, suite à la catastrophe de Fukushima le 11 mars 2011, par les énergies propres. Les énergies nucléaires représentaient près de 30% de l’approvisionnement en électricité du pays avant le tsunami. Le gouvernement estime que la consommation durable commence par la mise en exploitation des énergies renouvelables, dont le solaire occupe une grande part. En effet, le gouvernement nippon « estime que la capacité génératrice issue des énergies renouvelables augmentera à 22 GW d’ici fin 2013. Soit 2,5 GW de plus qu’aujourd’hui, dont 2 GW seulement pour les panneaux solaires ».

Conséquemment à cet intérêt envers le solaire, les grands groupes japonais se mettent à construire des centrales photovoltaïques. Une centaine de construction de parcs solaires seraient aujourd’hui acceptées, « chacun produisant plus d’un mégawatt de capacité, pour un total cumulant à plus d’1,3 GW ». Parmi les industriels concernés par ces nouveaux projets, le célèbre fabricant japonais de matériel électronique et informatique Toshiba, qui a annoncé qu’il entamait de « vastes chantiers de construction de centrales solaires sur l’archipel ».

De plus, la nouvelle loi permet au Japon de fixer des tarifs d’achats d’électricité plus élevés pour les producteurs, principalement des sociétés d’électricités locales. Les énergies renouvelables : le solaire, l’éolien, la biomasse, la géothermie ainsi que les petites centrales hydroélectriques, bénéficieront donc d’un relèvement de leurs tarifs et d’une augmentation de leurs subventions.

Le gouvernement cherche à dynamiser le développement et la consommation durable via une campagne de promotion des énergies vertes, en faveur des industriels mais sans oublier la population nippone, principale consommatrice d’énergie au pays du soleil levant et farouchement opposée à la réouverture des centrales nucléaires. Un grand week-end de concerts antinucléaires était organisé à Tokyo le week-end dernier rassemblant des milliers de personnes.

 

Source : CleanTechRepublic.com

Jeu vidéo sur les énergies renouvelables : n’y aurait-il pas une contradiction ?

Alternator

Sachant qu’il faut de l’électricité, de l’énergie donc, pour jouer à tout jeu vidéo, toute personne censée peut se demander s’il n’y aurait pas une contradiction à promouvoir les énergies renouvelables par le biais d’un jeu vidéo.

Ensuite, réflexion faite, toute personne peut se faire la remarque suivante : ce jeu promeut les énergies renouvelables, et non les économies d’énergies. Donc, soit.

Alternator, c’est son nom, est un jeu vidéo développé en partenariat avec Screen Australia et ABC TV, qui fait l’apologie des énergies vertes. Il s’agit plus précisément d’un jeu de course. Les joueurs évoluent dans un « future proche ». Ils y conduisent donc « de petits bolides » fonctionnant uniquement avec des énergies renouvelables.

Le jeu prend clairement partie en faveur du développement des véhicules électriques, à condition que l’électricité soit produite à partir d’installations renouvelables. Comme tous les jeux de courses, évidemment, l’objectif est de « réaliser les meilleurs temps possibles sur un parcours ».

Les joueurs prennent alors un rôle d’ « eco-gamers », terme utilisé sur zegreenweb. En plus d’avoir un parcours à réaliser en un temps record, ils doivent également se donner les moyens de doter leurs véhicules de davantage de puissance.

Comment faire ?

Au cours du jeu, ils doivent tout simplement « récupérer divers agréments comme des panneaux solaires ou des mini-éoliennes pour pouvoir accroître la puissance » du véhicule. Logique.

L’ « Eco-game » s’inscrit dans la mouvance des « Serious game »

Alternator, considéré comme étant directement connecté à l’écologie, fait partie des « Serious games », qui ont une vocation aussi ludique qu’éducative. Ce type de jeu se développe de plus en plus, sur les ordinateurs mais également sur Internet. Le support « jeu vidéo » est conçu, de plus en plus, comme un moyen de sensibiliser les citoyens sur telle ou telle problématique, écologique, sociale, politique, économique ou professionnelle.

Le jeu vidéo favoriserait donc la citoyenneté. Qu’en pensez-vous ?

Google : au top du green

Google vient d’être élue entreprise la plus « Cool It » par Greenpeace. Ce classement annuel compare les géants du secteur de l’IT en fonction de trois critères, les solutions mises sur le marché afin de réduire l’impact environnemental, les mesures prises pour réduire l’impact environnemental de l’organisation elle-même et la contribution au débat public.

Google monte sur la première marche du podium suivi de Cisco, Ericsson et Fujitsu. Facebook et Apple ont, quant à eux, été exclus du classement. D’après Greenpeace, les deux mastodontes n’ont montrés aucune réelle volonté de diminuer leur impact environnemental. Facebook ayant par ailleurs conclu un partenariat avec Greenpeace fin 2011, il est fort probable que le Social Network fasse son apparition dans le classement l’année prochaine.

Google fait figure de premier de la classe et ce, notamment grâce à l’augmentation de son approvisionnement en énergies renouvelables ainsi que ses investissements dans ce secteur. The Big Brother affiche également publiquement ses ambitions en ayant fourni un plan détaillé de sa stratégie de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Dans ce rapport, Greenpeace pointe du doigt les data centers qui sont de plus en plus nombreux. Entre 2005 et 2010, la consommation en énergie de ces derniers a augmenté de 56%.

En conclusion, ce classement montre qu’il reste encore d’importants efforts à fournir. Comme le stipule Gary Cook, expert IT chez Greenpeace International, « les entreprises parlent beaucoup de transition vers des énergies propres et de réduction des impacts environnementaux mais n’agissent pas beaucoup ».

Les résultats du rapport sont disponibles à cette adresse.

Source : greenit.fr

EnR : les Français, de plus en plus intéressés

Selon une étude publiée le 26 janvier par l’IFOP et réalisée pour Qualit’EnR, les Français développeraient un intérêt de plus en plus prononcé pour les énergies propres et moins coûteuses. Un raisonnement logique, à l’heure de l’annonce de la Commission de Régulation de l’Energie (CRE) sur la hausse du prix de l’électricité de l’ordre de 30% d’ici 2016. Comme l’exposent les résultats de l’étude, les motivations financières et écologiques sont aujourd’hui au centre de leurs préoccupations. Les foyers français ressentent aujourd’hui les impacts de l’inévitable augmentation du coût des énergies et s’impliquent de manière croissante dans l’intégration des EnR dans leurs foyers.

Le sondage révèle que 25% des personnes interrogées sont aujourd’hui plus intéressées par les EnR qu’en 2011, le coût de l’énergie (93%), le débat autour du nucléaire (75%) et les politiques publiques (74%) constituent les facteurs déterminants.

Confiants en ces systèmes de production énergétique d’origine renouvelable, 31% des sondés désirent s’équiper de ce type de systèmes, contre 25% en 2011. Pour détailler cette envie, les Français invoquent le respect de l’environnement à 92% et l’indépendance énergétique à 87% comme principales vertus des EnR. Les principaux freins à l’équipement résident, quant à eux, dans le prix d’achat à 32% et dans le fait d’être locataire ou en copropriété (38%).

L’étude est consultable dans son intégralité à cette adresse.

Voici un extrait de l’émission « C’est dans ma nature » diffusée sur France 3 au début du mois. On y démontre qu’il est tout à fait possible de construire une maison écologique sans se ruiner.

Sources : bati-journal.com  actu-environnement.com

Angola : nouveau membre de l’Agence internationale de l’énergie renouvelable

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L’Angola a annoncé hier que suite à l’approbation de sa candidature par le conseil d’administration de l’Agence internationale de l’énergie renouvelable (IRENA), transmise à l’Allemagne, pays dépositaire, le pays en deviendrait un membre à part entière.

La délégation angolaise auprès du conseil de l’agence, réuni à Abou Dhabi, aux Emirats Arabes Unis, depuis dimanche dernier, est conduite par Joao Baptista Borges, secrétaire d’Etat à l’énergie, Sandra Cristao, secrétaire d’Etat à la coopération internationale et par Kiala Pierre, directeur national des énergies renouvelables.

L’Angola, aujourd’hui « simple membre observateur », deviendra donc un membre effectif, « grâce à la ratification par son gouvernement de la charte de l’agence », selon le centre de documentation et d’information du ministère de l’Energie et Eaux. Ce nouveau statut permettra au pays de « bénéficier d’informations sur les énergies renouvelables » ainsi que « d’assistance technique pour la mise en œuvre de projets dans le domaine des énergies renouvelables ».

C’est avec satisfaction que nous prenons acte des signaux émis par le gouvernement angolais en matière de promotion des énergies nouvelles, alors que l’Angola figure, aux côtés du Nigéria, parmi les plus importants producteurs de pétrole d’Afrique, avec « une capacité de production d’environ 1,8 million à 2 millions de barils par jour ».

L’assemblée générale de l’IRENA se tiendra du 14 au 15 janvier 2012, à Abou Dhabi.

Sources : Afriquinfos.com, Portalangop.co.ao

Smart grid : le marché européen va croître de 120% d’ici 2016

Telle est la prévision faite par le cabinet de conseil GTM Research dans son rapport « The Smart Grid in Europe 2012 : Technologies, Market Forecasts and Utility Profiles ».

Le marché européen du réseau électrique intelligent devrait connaître une importante croissance dans les cinq prochaines années puisqu’il atteindrait 3,1 milliards d’euros en 2012, et 6,8 milliards d’euros en 2016.

Un déploiement qui conduirait, selon Geert-Jan van der Zanden, auteur du rapport, « au développement des segments de marché du smart grid que sont le comptage évolué, l’automatisation de la distribution, l’intégration des énergies renouvelables, les véhicules électriques et les systèmes informatiques propres au domaine de l’électricité. »

Qu’est-ce que le réseau électrique « intelligent » ?

A la croisée des TIC et de l’énergie, la smart grid désigne en fait l’utilisation des technologies informatiques de manière à optimiser la production et la consommation d’électricité, notamment en permettant un meilleur ajustement entre l’offre et la demande.

L’apport des technologies informatiques permet ainsi d’économiser l’énergie, de sécuriser le réseau et d’en réduire les coûts.

Plus concrètement, les gestionnaires du réseau de distribution y trouvent leurs avantages à travers notamment la diminution des pics de consommation, l’évitement des pannes dues à une surcharge, la facilitation des transferts ou l’optimisation de la production électrique. Quant aux clients finaux (consommateurs et entreprises), ils peuvent mieux maitriser leur consommation d’énergie grâce au compteur intelligent et ainsi optimiser leur facture.

Pour une production plus durable et une consommation énergétique responsable

Un des autres avantages non négligeable de la smart grid est la production d’électricité décarbonée.

La diminution des pics de consommation permet de réduire les pertes et la diminution de rendement de la production d’électricité, lors du transport de l’électricité sur de longues distances. Selon l’ADEME, les smart grids sont censées faire baisser la demande d’électricité de 10 %.

Par ailleurs, Les NTIC, en permettant de mieux gérer une production décentralisée, facilite l’intégration au réseau électrique des sources décentralisées d’énergies renouvelables, souvent irrégulières et diffuses, telles que les éoliennes et les panneaux solaires domestiques, les fermes éoliennes, les hydroliennes, les centrales solaires, etc.

Par ailleurs, la smart grid permet une responsabilisation des citoyens vis-à-vis de leurs dépenses énergétiques. En effet, ce réseau s’appuie sur des compteurs intelligents qui permettent aux particuliers et entreprises d’ajuster en temps réel leur consommation d’énergie. Il est ainsi possible en période de pics d’utilisation, de déconnecter certains appareils qui ne sont pas primordiaux ou diminuer leur puissance ou au contraire de les allumer (à distance) lors des heures les plus favorables de consommation.

Une intelligence qui peut éviter les pics de consommation générateurs de pannes et de pollution, mais qui peut aussi permettre de réaliser des économies d’énergie. Selon le site du Grenelle de l’environnement, « chaque habitant pourrait réduire de 5 à 20% sa consommation d’énergie en équipant son compteur électrique d’une « energy box » pilotant les consommations dans la maison. Les informations détaillées sur les consommations en kwh ou en euros permettront une prise de conscience de chacun ».

L’avenir de la smart grid, un enjeu énergétique ?

La smart grid apporte ainsi une réponse au besoin de diminuer les émissions de gaz à effet de serre pour lutter contre le dérèglement climatique. Couplée aux énergies renouvelables combinées entre elles, elle apparaît comme une alternative réaliste pour l’avenir énergétique de la France.

C’est une des raisons qui expliquent l’essor de ce marché. Les distributeurs d’électricité européens doivent se conformer à des obligations strictes en matière d’efficacité (accentuées par l’ouverture du marché de l’électricité à la concurrence), tout en intégrant au passage de plus en plus d’énergies renouvelables au réseau. Energies qui induisent des variations rapides de production (dépendance vis-à-vis des conditions météorologiques) et donc un besoin grandissant de flexibilité dans les systèmes électriques. Cette flexibilité peut être gérée par ces nouvelles formes d’intelligence.

Au-delà des contraintes réglementaires, le réseau électrique intelligent offre aussi des opportunités pour créer de nouveaux marchés. Le business vert apparaît effectivement comme une des réponses européennes mais aussi mondiales de relance de l’économie. Les Etats-Unis, la Corée du Sud ou encore la Chine font partie des pays à avoir investi massivement dans l’énergie propre.

A l’heure actuelle, « la plupart des marchés nationaux d’Europe en sont à poursuivre leurs objectifs en la matière » explique M. van der Zanden. Le marché des particuliers devrait être un moteur de la croissance des acteurs de la smart grid. « Il leur reste encore à offrir leurs services au consommateur. La prochaine étape consiste à démontrer la valeur d’une gestion énergétique locale ou de la demande de réponse des appareils clients. L’engagement du consommateur est la variable clé du succès commercial du smart grid en Europe. »

La géothermie, une source d’énergie renouvelable à fort potentiel

Alors que la France vise à l’horizon 2020 un doublement de la production des énergies renouvelables sur son sol, le potentiel de la géothermie peut lui offrir une place de choix dans la refonte de son mix énergétique. Elle occupe actuellement la troisième place des énergies renouvelables produites dans le pays, derrière l’hydraulique et la biomasse.

Une expérience conduite durant sept ans de manière conjointe par deux observatoires au Japon et en Italie, dédiée à la mesure du taux d’antineutrinos générés au centre de la Terre, vient en effet de démontrer l’étendue des capacités de cette source d’énergie. Les antineutrinos sont des particules créées par la désintégration nucléaire, qui produit ainsi de manière naturelle 20 térawatts d’énergie. Production importante lorsque l’on sait que l’Homme consomme actuellement « seulement » 14 térawatts d’énergie à l’échelle planétaire.

Pour capter ce gisement d’énergie, la mise en place d’installations de géothermie profonde serait nécessaire. Cette mise en place requiert une sélection minutieuse des zones propices. En France, celles-ci ont déjà été identifiées. Il s’agit principalement du Massif central, de l’Alsace et de la vallée du Rhône. Mais leur exploration reste couteuse, en raison du fait qu’il est indispensable de forer pour déterminer l’exploitabilité d’un gisement.

Au niveau mondial, les experts présents à la rencontre Equinox Summit : Energy 2030, ont indiqué que selon leurs prévisions, la géothermie représentera en 2030 10% de la production électrique si les décideurs s’en donnent les moyens. Pour ce faire, un investissement d’un milliard de dollar serait nécessaire.

Sources : leplus.nouvelobs.com, scientificamerican.com, rhubarbe.net, wgsi.org.

Norvège : l’énergie osmotique, une première mondiale

Il y a maintenant deux ans que la princesse Mette-Marit a inauguré en personne le prototype de centrale osmotique de Tofte, sur les rives d’un des bras du fjord d’Oslo. C’est alors une première mondiale. Tous les espoirs sont tournés vers le bouillonnement provoqué par la rencontre entre l’eau douce et l’eau salée. Le tumulte produit s’avère libérer une énergie renouvelable que l’entreprise norvégienne Statkraft s’est employée à transformer en électricité.

Le Norvège et ses nombreux fjords se révèlent le lieu idéal au développement de ce procédé, comme la plupart des pays côtiers. En effet, au niveau des estuaires, la quantité d’énergie libérée peut atteindre l’équivalent de celle d’une chute d’eau de 120 m.

La membrane, enjeux de la rentabilité du processus

Cependant, l’énergie osmotique dépend avant tout de la membrane qui sépare les deux réservoirs alimentés localement par de l’eau douce ou de l’eau salée. La membrane est semi-perméable et retient le sel en laissant passer l’eau. L’énergie émane de la différence de pression osmotique entre les deux types eaux ; la différence de concentration de sel crée des étincelles.

La membrane est la clé de voute de l’exploitation osmotique. Les remparts à son développement et sa production réduisent les capacités de production énergétique de la centrale. On estime encore que dans l’état actuel de la technologie, la surface de membrane nécessaire est de 200 000 à 250 000 m2 par mégawatt. « Pour produire de manière rentable de l’énergie osmotique, il faut encore améliorer le rendement des membranes », concède Clément Perchat, chef de projet hydroélectricité chez Statkraft France.

…Vers la concrétisation du prototype

Statkraft reste optimiste : « à terme, on devrait atteindre 25 MW, soit la consommation de 30 000 foyers ». Cependant cet optimisme ne doit pas faire oublier aux dirigeants de l’entreprise que pour produire autant, cinq millions de mètres carrés de membranes – l’équivalent de la surface d’un terrain de football – sont nécessaires.

Il va sans dire, que cette énergie n’est pas rentable …pour le moment. Mais la hausse du prix de l’énergie devrait modifier cette situation. En plus de n’avoir aucun impact sur l’environnement  et de ne pas dépendre des conditions climatiques, cette énergie renouvelable répond – en théorie – à la moitié de la consommation énergétique annuelle des ménages européens. Si l’entreprise ne compte pas pour l’instant multiplier l’opération sur d’autres Fjords, elle espère tout de même pouvoir commercialiser le processus d’ici 2015. L’initiative norvégienne n’est pas marginale, et déjà, la recherche est en forte expansion dans les rangs d’experts de Corée, des Etats-Unis, du Japon et des Pays-Bas…

Source: cleantechrepublic.com

Des terres rares trouvées au fond de l’océan Pacifique

Les terres rares ou les 17 métaux aux propriétés électromagnétiques similaires sont très recherchées pour fabriquer les technologies de pointe comme les voitures hybrides et électriques, les énergies renouvelables, électroniques, l’éclairage et l’armement. Ils sont présents naturellement dans le sol mais sont très difficiles à extraire.

 

La fin du quasi-monopole chinois : bienfait pour les autres pays industriels et pour l’environnement

Aujourd’hui, 97% de la production de terres rares est possédée par la Chine. Mais les résultats d’une étude japonaise publiée lundi dans l’édition en ligne de la revue scientifique britannique Nature Geoscience, pourraient changer la donne. Le quasi-monopole chinois est soudain contre-balancé, ces découvertes sont donc bien accueillies par le milieu de l’industrie technologique.

Les mondes scientifique et industriel ont conscience de la présence de ces précieux métaux dans les fonds marins mais aucune initiative n’a pour l’heure été prise en raison des incertitudes quant à leur localisation.

Cette nouvelle est importante car si la Chine ne dispose que d’un tiers des ressources mondiales, l’extraction des métaux dans ses sols est véritablement prédatrice de l’environnement. Près des exploitations, les terres, l’air et l’eau sont contaminés par des matières radioactives cancérigènes issues des déchets d’extraction.

Les résultats des recherches japonaises montrent que les fonds sous-marins sont un gisement considérable de «terres rares» et d’yttrium, présents en forte concentration dans certains sites (est du Pacifique nord et centre du Pacifique sud). Les gisements sous-marins sont évalués à 100 milliards de tonnes, écrit le quotidien financier Nikkei. Ils reposeraient par 3.500 à 6.000 mètres de fond, sur une superficie de 11 millions de mètres carrés. « Un kilomètre carré de ces gisements pourra fournir un cinquième de la consommation annuelle mondiale actuelle [de terres rares] », a expliqué Yasuhiro Kato, professeur associé de sciences de la terre à l’université de Tokyo.

 

Sous les mers : extraction facile

Mieux encore, les expériences menées par les chercheurs japonais montrent que ces «terres rares» contenues dans les boues sous-marines peuvent être facilement extraites à l’aide d’un bain acide. Selon Yasuhiro Kato, une telle technique ne présenterait pas de danger pour l’environnement, «car les acides dilués utilisés dans ce lessivage ne sont pas rejetés dans l’océan».

Cependant ces propos n’ont pas encore été mis à l’épreuve de la grande profondeur des mers pacifiques – entre 4000 et 5000 mètres – « c’est une question difficile pour moi, car je ne suis pas ingénieur, juste géologue » admet M. Kato. Sera-t-il possible technologiquement et rentable économiquement d’extraire ces terres rares ? Quoiqu’il en soit, pouvons-nous encore accepter que les matériaux de fabrication de nos voitures électriques ou éoliennes proviennent d’une production polluante ?

Source: 20minutes.fr, les echos, le devoir

Des pistes pour un sommet de Bonn efficace

 

A une semaine du lancement du sommet des Nations-Unies sur le changement climatique à Bonn, en Allemagne, Andrew Simms vient de publier une tribune sur le site du Guardian. Mais qui est Andrew Simms? Il s’agit du directeur du programme sur le changement climatique du NEF – the new economics foundation.

Celui-ci suggère dix pistes de réflexion aux négociateurs du sommet :

  • Organiser les négociations dans des lieux durement touchés par le réchauffement climatique, comme l’archipel de Tuvalu, menacé de disparition par la montée des eaux. Cette décision leur permettrait sans aucun doute de prendre conscience des problèmes auxquels ils doivent remédier.
  • Débarrasser les délégations des lobbyistes issues d’entreprises peu scrupuleuses.
  • Remettre en question le système de calcul des émissions de CO2. Andrew Simms estime ici que les pays riches ont trop souvent l’opportunité « de délocaliser leurs émissions » en faisant produire leurs marchandises dans d’autres pays, et donne ainsi une image de progrès dans la lutte contre le changement climatique, alors qu’il n’en est rien.
  • Expérimenter plus, et abandonner toute vision à court terme. Il propose ici la création d’un conseil représentatif indépendant, chargé de fixer un plan d’ensemble de réduction des émissions de CO2.
  • Associer tous les acteurs et les aspects des villes pour favoriser une transition énergétique en leur sein.
  • Débarrasser ce type de sommet de présentations « d’innovations gadgets », donnant le sentiment qu’il s’agit d’une « foire commerciale de la technologie » , et plutôt repenser notre modèle économique et notre politique d’innovation.
  • Mobiliser les mêmes montants employés pour le sauvetage des banques lors de la crise financière afin d’investir dans les réseaux intelligents et les énergies renouvelables.
  • Acter la suppression des subventions aux énergies fossiles, afin d’employer la manne financière dégagée pour favoriser la transition vers une économie verte, porteuse d’emplois et d’une meilleure qualité de vie.
  • Acter un objectif de réduction des émissions de CO2 de 30% d’ici à 2020.
  • Enfin, sa dernière piste est ouverte : il suggère à tous d’émettre ses propositions.

Source : The Guardian

L’interaction entre l’eau salée et l’eau douce peut produire de l’énergie renouvelable

 

crédit photographique: ACS / Nano Letters

Le Professeur Yi Cui et son équipe de chercheurs de l’Université Stanford en Californie estiment que les cours d’eau pourraient fournir environ 13 % de la consommation mondiale actuelle d’énergie.

Ils envisagent une énergie renouvelable basée sur le principe de l’entropie où l’énergie est produite lorsque l’eau douce des rivières se disperse dans l’eau de mer chargée de sel. L’équipe a développé un nouveau système entropique qui pourrait conduire à l’utilisation généralisée des énergies renouvelables générées par les rivières.

Une batterie qui capte l’énergie renouvelable créée par le phénomène de l’entropie

Dans la nature, la diffusion de l’eau de rivière en eau de mer salée conduit à une légère élévation de température et cette énergie peut être captée pour produire de l’électricité.  Les chercheurs avaient déjà mis au point une batterie qui capte cette différence pour produire de l’électricité. Cette capture se fait grâce à l’énergie osmotique.

L’eau douce et l’eau salée sont séparées par une membrane, et l’eau salée attire l’eau douce à travers la membrane, entraînant une augmentation de la pression. La pression peut alors être utilisée de différentes façons, par exemple pour faire tourner une turbine.

La batterie est optimisée grâce au processus chimique

L’équipe de Stanford a élaboré un système plus compact. Selon la Royal Society of Chemists, cette batterie extrait de l’énergie à travers des mouvements des ions de sodium et de chlore à l’intérieur et à l’extérieur d’un réseau cristallin de nanotubes.

La batterie se décharge dans l’eau de mer alors que le chlore est absorbé par l’électrode d’argent et que le sodium est absorbé par l’électrode de dioxyde de manganèse. Les ions sont libérés lorsque la batterie se charge en eau douce. Cette méthode extrait de l’énergie à partir de la différence de concentration entre deux solutions en les stockant dans des batteries chimiques.

En raison de la forte concentration d’ions dans l’eau de mer, l’énergie électrique rejetée est supérieure à celle nécessaire à la batterie pour se charger en eau douce. Pour le moment, cette technologie est à 76% efficiente mais Yi Cui a avancé que « si nous rapprochons les deux électrodes plus près, je pense que nous pouvons atteindre 85% ».

Ce qui est sûr c’est qu’environ 70% de la surface de la terre est recouverte d’eau ce qui offre un large potentiel.