L’énergie marine renouvelable : une opportunité française ?

hesam.fr/

Dans le cadre du débat national concernant  la « transition énergétique », enjeu majeur pour la France, le souhait du gouvernement pour les années à venir est de passer d’une consommation d’énergies dites « fossiles » à des énergies plus responsables écologiquement. Parmi les solutions préconisées et respectueuses de l’environnement qui permettent de satisfaire de manière durable, équitable et sans risques  pour les Hommes et la Nature, le nucléaire et l’éolien font figure de technologies de pointe. [Cependant, l’un des axes de recherche ayant un véritable potentiel concerne le secteur des énergies marines renouvelables, appelées aussi thalasso-énergies]. En effet, les océans représentent 70% de la surface de la Terre et offrent une opportunité en termes de ressources énergétiques encore largement inexploitées bien que les zones d’exploitation soient quant à elles encore limitées. Par ailleurs, notons que cette solution peut être fortement prise en compte du fait que la mer permettrait d’obtenir une énergie continue, durable et sûre. Pour autant, ces technologies ne sont qu’en phase de développement et  les industries de l’énergie sont confrontés à plusieurs barrières technologiques. Tout d’abord, elles doivent surmonter les problématiques concernant  l’installation, l’entretien mais aussi la maintenance des structures productives. Tout aussi problématique, le défi lié au transport et au stockage de l’énergie reste un des enjeux technologiques les plus importants pour les années à venir.

Une diversité de technologies productrices d’énergies renouvelables

L’attrait pour les énergies marines renouvelables se traduit notamment par une multiplication des avancées technologies. Actuellement, il existe de nombreuses méthodes connues pour produire de l’énergie issue des ressources maritimes bien que toutes ne soient pas au même stade de développement et leur efficacité reste encore à prouver d’après une étude d’Indicta pour un rapport France Energie Marine, institut d’excellence en énergies décarbonées dédié aux énergies marines renouvelables.

  • L’énergie hydro-cinétique, appelée plus communément énergie hydrolienne, repose sur une technologie utilisant l’énergie cinétique des courants marins issus des marées. Le principe de cette méthode repose sur la force des courants qui actionnent des turbines hydroliennes installées plus ou moins profondément. Celles-ci peuvent être comparées à des éoliennes convertissant l’énergie cinétique, c’est-à-dire de la force des courants sous-marins, en électricité.
  • L’une des énergies ayant été adoptée assez tôt, reste l’énergie marémotrice. L’exemple le plus connu et représentatif de la technologie, reste le barrage de la Rance situé en Ille-et-Vilaine, l’énergie issue de cette technologie tient au phénomène des marées. Son principe se base sur la différence de niveaux de deux masses d’eau. La récupération de l’énergie produite se fait grâce à un système de barrage, convertissant l’énergie dégagée en électricité.
  • Résultant de la force des vagues et de la houle formée par l’effet du vent frappant la surface de l’eau, l’énergie houlomotrice pourrait bien être une solution pertinente car potentiellement pouvant garantir une forte production d’énergie.
  • Un autre exemple de l’énergie à fort potentiel, quoique moins bien développée, est l’« énergie thermique des mers », qui provient de la différence de température entre les eaux profondes et les eaux de surface. Le principe technique de cette technologie repose sur l’installation de canalisations qui acheminent à la surface l’eau pompée en profondeur. La différence de température entre ces deux niveaux permet de dégager de la vapeur qui actionne ensuite une turbine.
Une hydrolienne
© OpenHydro

La France en pole position ?

La question qui se joue actuellement dans le cadre de la transition énergétique, consiste à déterminer s’il faut rattraper le retard pris par rapport à la Grande-Bretagne, l’Allemagne ou encore les pays scandinaves. Pourtant, il est tout de même nécessaire de rappeler que la France compte un patrimoine côtier vaste estimé à 11 millions de m2 de territoire maritime ajoutés à des milliers de kilomètres côtiers répartis sur plusieurs façades : la mer du Nord, La Manche, l’Océan Atlantique, la mer Méditerranée ainsi que les territoires d’outre-mer. Cependant, les territoires marins  bretons et  normands sont considérés comme des territoires d’avenir de la production d’énergie marine car réputés pour leurs zones à forts courants marins. Grâce à l’immensité de ses territoires, la France possède le deuxième espace maritime au monde mais n’a pas encore pris complètement le virage vers l’exploitation de ses ressources et qui ne semble toujours pas être consciente des atouts majeurs dont elle dispose. En effet, bien que l’ancienne ministre de l’Écologie, du développement durable et de l’énergie, Mme Delphine Batho, estimait à juste titre que la France avait le 2ème potentiel européen dans le domaine des énergies maritimes mais pourrait bien devenir leader. Bien que la situation concernant les énergies marines renouvelables soit sur le point d’entrer en résonance avec le débat sur la transition énergétique, et que de nombreux projets soient lancés, quelques organismes dénoncent tout de même des difficultés à mettre en place ces projets. En témoigne France Énergies Marines, dont l’objectif est de coordonner les sites d’essais des différentes technologies d’énergies marines et de mener des recherches, qui dénonce un manque de visibilité de leur action même si cet institut a pu engager plusieurs projets de fermes expérimentales pour l’éolien offshore et l’hydrolien grâce à un budget de 1,3 million d’euros. Cependant, l’institut déplore n’avoir toujours pas reçu les 34 millions d’euros attendus par l’État dans le cadre des investissements d’avenir sur les 134 millions d’euros de budget pour les dix prochaines années.

Risques et impacts inhérents au développement des technologies marines renouvelables 

Bien que les énergies marines renouvelables possèdent des véritables atouts, il convient toutefois de nuancer et démontrer aussi les risques liés à la production d’énergie marine. En effet, la construction de parcs marins implique aussi des retombées négatives, d’ordres environnementaux mais aussi socio-économiques. Le développement d’une structure technologique de production d’énergie marine, qu’elle soit hydrolienne, marémotrice ou houlomotrice n’impose pas seulement qu’un territoire  bénéficie d’un positionnement géographique favorable, mais qu’il puisse être soumis et consulté par l’ensemble des acteurs concernés par cette installation, tels que les élus ainsi que les divers usagers de la mer (pécheurs, transporteur, plaisanciers, etc…) Or, l’impact environnemental des énergies marines renouvelables lié à la modification de l’écosystème marin et sous-marin est un enjeu majeur dans l’adoption ou non de ce type de production d’énergie. Bien que qu’il n’existe pas de réelles études sur les conséquences dues à l’installation d’équipements humains sur les espèces marines, quelques impacts environnementaux évoqués portent sur le remaniement des fonds marins, le bruit et les vibrations engendrés par les infrastructures ainsi que par l’éclairage ou encore l’électromagnétisme généré autour des installations de transport de l’électricité, pouvant influencer sur les paysages et les phénomènes sous-marins. Par ailleurs, il faut également noter un impact possible sur l’environnement des acteurs socio-économiques des régions concernées par ce type de production d’énergie. En effet, bon nombre de personnes vivent des apports de la Mer, comme les pécheurs, les aquaculteurs, les  transporteurs ou bien les plaisanciers.  Les modifications de l’espace maritime doivent donc être sujettes à des concertations entre ces différents acteurs et constitue un préalable pour éviter les problèmes de chevauchement et de conflits entre les parties prenantes.

Sources : http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/120615_etude_version_finale.pdf http://wwz.ifremer.fr/content/download/39242/536346/file/Ifremer_synthese-etude-prospective-EnRM.pdf http://www.paralia.fr/jngcgc/12_91_rabain.pdf http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Brest.-France-energies-marines-en-manque-de-financement_6346-2234652-fils-tous_filDMA.Htm

Facebook s’engage dans les énergies renouvelables

En janvier 2010, Greenpeace lançait la campagne mondiale « unfriend coal » qui demandait à Facebook et ses dirigeants d’alimenter ses data centers grâce aux énergies propres plutôt qu’au charbon. Kumi Naidoo, le directeur général de Greenpeace international avait lui-même interpellé Mark Zuckerberg dans une lettre, argant la nécessité pour l’entreprise, qui connecte des millions de personnes, d’avoir un comportement responsable.

Il aura fallu presque deux années mais il semblerait que la mobilisation autour de la campagne « unfriend coal » ait réussi à décider le réseau social à s’engager vers une politique énergétique respectueuse de l’environnement.

En effet, Facebook a annoncé la semaine dernière qu’il s’engagerait à promouvoir les énergies renouvelables, à encourager leur production et à élaborer des programmes permettant aux utilisateurs du réseau social d’économiser de l’énergie en les mobilisant autour d’une page spéciale dédiée au « Green ».

Le réseau social s’engage également à innover en matière énergétique, grâce à l’Open Compute Project. Ce projet vise à chercher de nouvelles solutions afin d’optimiser l’énergie utilisée sur les serveurs tout en assurant un service constant et de qualité à ses utilisateurs. L’Open Compute Project se propose de partager ce savoir-faire avec les autres acteurs du secteur informatique. Facebook annonce d’ores et déjà des chiffres encourageants, la solution est annoncée comme 38% plus efficace et 24 % moins chère qu’un serveur classique.

« Facebook positionne la barre très haut pour les autres entreprises du secteur technologique et du « cloud computing », telle que Apple, IBM, Microsoft ou encore Twitter » a indiqué un porte parole de l’ONG.

Greenpeace souhaite par ailleurs s’impliquer dans ce projet aux côtés de Facebook afin d’accompagner sa mise en œuvre et évaluer les résultats.

Source : Greenpeace


Initiative : des navires pour capter l’énergie des vagues ?

L’invention n’est qu’au stade de projet : un navire récupérateur d’énergie des vagues. Le concept original a été présenté par André Sharon de la Boston University et des chercheurs du Fraunhofer Center for Manufacturing lors de la dernière conférence Clean Energy, en juin 2011 à Boston. Le but du processus est d’installer des structures de production d’électricité mobiles constituées par une flottille de navires afin de réduire les coûts de production.

 

De l’énergie houlomotrice mobile et rentable

Une structure houlomotrice capable de fonctionner ou qu’elle soit en n’ayant que simplement à jeter l’ancre pour exploiter l’énergie des vagues qui l’entourent pourrait être très rentable, déclarent les chercheurs. L’énergie pourra être stockée dans des batteries, puis distribuée sur le réseau en fonction des besoins. Aussi, les kilomètres de câbles indispensables pour acheminer l’électricité produite en mer par les procédés éoliens offshores, hydroliens ou houlomotrices pourraient disparaitre, évitant ainsi une importante facture énergétique renouvelable ($ 500 000 du kilomètre selon The New Scientist).

Les avancées technologiques nécessaires à la mise en pratique d’un tel bateau. Les chercheurs imaginent une barge de 50 mètres de long sur lesquelles seraient attachées le long des batteries de bouées houlomotrices. Le fonctionnement est « simple » : la coque est stable, les bouées suivent le mouvement des vagues. Ce pivotement suffit à actionner un générateur qui pourrait produire jusqu’à 1MW par heure. Les monteurs du projet espèrent atteindre une électricité à 0,15 $ du kWh, bien moins cher que l’énergie produite à partir de la technologie houlomotrice habituelle dont le coût est estimé aux USA, entre 0,30 $ et 0,65 $ du kWh.

L’idée est « très créative » et pas du tout utopique, décrit Mark Jacobson, directeur du programme « atmosphère et énergie » à la Stanford University de Palo Alto : notamment le processus de stockage de l’électricité qui permettrait de faire face aisément en cas de pic de demande ou de défaut de demande, chose que l’on reproche régulièrement certaines sources d’électricité renouvelable. Il faudra peut-être du temps avant de voir un tel bateau dans les ports, l’initiative démontre tout de même le dynamisme de la recherche sur les énergies renouvelables.

Source: .cleantechrepublic.

Sénégal : accès à l’énergie solaire à Mérina Dakhar

Après avoir installé l’eau courante dans 114 villages sur les 115 que compte la communauté rurale de Mérina Dakhar qui compte 31 476 habitants, le conseil rural veut relever le défi de l’éclairage public en misant sur l’accès à l’énergie solaire.

Un partenariat entre la communauté rurale de Mérina Dahkar, l’association italienne « Energie pour le Développement de Pontassieve » de la région de Florence, l’Agence Régionale du Développement  de Thiès et la SENELEC, a débouché sur l’électrification des places de onze villages grâce à l’énergie solaire.

Une fois le transfert de technologie acquis auprès des partenaires italiens, la communauté rurale s’est approchée de la SENELEC qui lui a offert 60 poteaux. L’Agence Régionale du Développement  a, quant à elle, contribué à l’achat des batteries. Grâce à la conjugaison de ces efforts, les onze villages de cette contrée du Cavor sont sortis de l’obscurité.

Les villages sont désormais équipés de deux panneaux de 230 watts montés sur des toits, soit 460 watts pour capter l’énergie solaire transformée en courant et emmagasinée dans des batteries. L’allumage et l’arrêt des lampadaires sont alors programmés à l’aide d’un boitier. Outre le fait que ce dispositif renforce la sécurité au sein des villages, il permet aux habitants de se réunir le soir et aux élèves de travailler et réviser en toute quiétude,  jusqu’à l’heure où la lumière s’éteint, aux environ de 23h.

« Pendant l’hivernage, le risque d’être mordu par un serpent en faveur de l’obscurité est amoindri et nous pouvons désormais envoyer nos enfants à la boutique la nuit » déclare une habitante de Loucouk Mbaye.

Les populations ont exprimé le besoin de bénéficier de cette technologie photovoltaïque dans leurs concessions, mais aussi au niveau de leur forage afin de pouvoir s’adonner à la culture maraîchère et accroître leurs revenus.

Face à l’enthousiasme suscité chez les populations, Fabrio Chelli, le chef de la délégation italienne qui s’est rendue sur place, a fait part de sa satisfaction devant les résultats obtenus. Une autre convention entre les différents partenaires a par ailleurs été signée.

Source : mediaterre.org

USA : Bonne entente entre filière solaire et tortues du désert

Classées parmi les espèces menacées par le gouvernement fédéral, les tortues du désert sont au centre des attentions des entreprises désireuses de s’implanter dans leur habitat aride. Elles obligent ainsi les constructeurs à concilier protection de l’environnement et le marché en pleine croissance des énergies renouvelables.

« Chaque ouvrier sur le chantier sait que ses deux priorités les plus importantes sont la sécurité humaine et la protection de la tortue du désert. »

L’une des entreprises, BrightSource Energy s’est installée dans cet univers où le soleil brûle à près de 50°C. La société a fait appel à une centaine de biologistes chargés du bien-être des tortues, jours après jours, durant le temps de de la construction de centrales solaires thermiques de 392 mégawatts, près de la frontière entre la Californie et le Nevada, dans le désert de Mojave.

«  Nous plaçons la barre très haut pour protéger la tortue du désert », affirme le président de BrightSource, John Woolard, dans un communiqué.

Les biologistes sont chargés de recueillir les tortues « égarées » sur le chantier, afin de les pourvoir d’un émetteur-radio avant de les déposer dans une aire où les machines et les véhicules n’ont pas accès. Les mères abandonnent souvent leurs œufs, il faut donc être très attentif afin de les récolter et les mettre dans des parcs spécifiques pendant leurs cinq premières années. Il faut les protéger des renards, des coyotes et des autres prédateurs.

Une énergie solaire florissante dans le désert

BrightSource Energy a fait construire une énorme installation, baptisée « projet Ivanpah », dans l’objectif de vendre de l’électricité à deux compagnies et alimentera 140.000 foyers californiens.

La société alimente un secteur florissant aux Etats-Unis dont l’énergie solaire ne représente que 1% de la production énergétique totale du pays. Ainsi cette part devrait progresser rapidement, maintenant que le gouvernement fédéral met les bouchées doubles pour construire des méga-centrales solaires dont la production électrique est destinée à être vendue à des grossistes.

La valeur totale des installations solaires aux États-Unis atteignait 6 milliards de dollars fin 2010, contre 3,6 milliards un an plus tôt, selon l’association professionnelle, Solar Energy Industries. Les garanties de prêts offertes par le ministère de l’énergie pour réduire le coût des projets solaires n’ont pas manqué de séduire les investisseurs et ce dans la volonté du président Obama de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Une longue conciliation
Cependant les projets de construction  – même de centrales de ressources renouvelables – dans le désert inquiètent certains publics écosensibles. BrightSource a dû revoir plusieurs fois ses croquis d’élaboration de son projet Ivanpah afin d’y intégrer parfaitement la présence des précieuse tortues.  Après une longue analyse environnementale avec des autorités d’État et fédérales, elle a réduit la taille de son installation de 12 %. En outre, au lieu d’aménager le terrain en pente sur une superficie importante afin de pouvoir y construire des plateformes en ciment sur lesquelles elle prévoyait d’installer ses équipements, l’entreprise a monté ses miroirs solaires sur des barres pour limiter leur impact sur le terrain.

Sources: médiaterre, Bureau des programmes d’information internationale du département d’Etat

Un nouveau système thermique solaire qui utilise deux sortes d’énergie solaire

Une équipe de l’Université Wake Forest en Caroline du Nord est sur le point de mettre à l’essai un nouveau système d’énergie solaire qui recueille non seulement le pouvoir de la lumière visible mais aussi de la chaleur du soleil. Ce nouveau système thermique solaire est encore au stade du développement mais a le potentiel de fournir beaucoup d’énergie renouvelable et de transformer une maison ou un autre bâtiment en micro-générateur. L’énergie solaire est en pleine mutation puisque n’importe quelle surface visible peut devenir une source photovoltaïque.

Un toit avec deux sortes d’énergie solaire

Le système de Wake Forest se compose de tubes fins et clairs avec un support de pulvérisation photovoltaïque qui convertit la lumière visible en électricité. Ce support chauffe une huile spécialement teintée qui coule à travers les tubes. L’huile chauffée pourrait être intégrée à une pompe à chaleur géothermique conventionnelle capable de collecter l’énergie thermique du sol.

Les avantages de ce nouveau système thermique solaire

Selon l’équipe de Wake Forest, le nouveau système récupère de l’énergie qui n’est pas recueillie par les systèmes classiques. En effet, ils ne recueillent qu’environ 25% de l’énergie disponible à partir du soleil  mais pas la lumière infrarouge, la plus longue longueur d’onde.

Le système de Wake Forest a le potentiel de fournir une énergie toute la journée. Dans les zones urbaines en particulier, le nouveau système pourrait profiter des «îlots de chaleur», et utiliser l’énergie émanant des bâtiments et des surfaces pavées.

L’équipe de Wake Forest est également convaincu que le système pourrait être conçu pour ressembler à des tuiles et ainsi intégrer directement ces capteurs d’énergie solaire sur la toiture ou même sur les murs extérieurs ou les fenêtres. Par conséquent, cette découverte s’inscrit dans l’optique de notre besoin toujours plus grand d’efficacité énergétique qui peut passer par exemple par le chauffage grâce aux eaux usées ou encore l’utilisation d’une photosynthèse artificielle pour créer de l’énergie.

Afrique du Sud : le plus grand projet solaire du monde

Enviro2b

Le gouvernement sud-africain a lancé son programme national sur l’énergie, le 3 aout, il en appelait à tous les acteurs du secteur afin de créer un partenariat public-privé pour développer les énergies renouvelables, dont « le plus grand projet solaire du monde » en bordure du désert du Kalahari.

Alimenter le réseau électrique national…

Les capacités du réseau électrique national sont jugées insuffisantes, les projets « verts » sont devraient y remédier.

Le Ministère de l’Energie d’Afrique du Sud a déclaré dans un communiqué que les « développeurs potentiels sont appelés à faire des propositions pour le financement, la construction, l’opération et la maintenance de sources d’énergie renouvelable, allant des fermes d’éoliennes aux centrales solaires et photovoltaïques, en passant par le traitement de la biomasse et des petits projets hydroélectriques ».

Le processus s’intègre dans le programme gouvernemental qui vise à doubler l’alimentation électrique de l’Afrique du Sud en ajoutant plus de 50 000 mégawatts au réseau, dont 30% de la capacité nouvelle viendrait de producteurs indépendants. Le gouvernement prévoit de dépenser 860 milliards de rands – soit 90 milliards d’euros – au cours des 20 prochaines années pour renforcer le système électrique national. L’objectif final est de disposer d’une puissance installée de 3,8 GW en 2016, avec une étape à 1 GW en 2013.

… avec 3725 mégawatts d’énergie «verte»

Le ministère de l’Energie considère que cet appel à projet contribuera « à la croissance socio-économique et environnementale durable, et commencera à stimuler l’industrie des énergies renouvelables en Afrique du Sud ».

Actuellement, la production d’électricité en Afrique du Sud dépend toujours de 90% des centrales de charbon, qui en plus d’émettre d’importantes quantités de gaz à effet de serre, sont vieillissantes. Elles n’ont pu répondre à la croissance de la demande, cela a provoqué de graves coupures en 2008.

Les énergies renouvelables fleurissent dans la région. Le programme commun de recherche et développement sur l’énergie solaire, signé avec l’Algérie le mois dernier, en témoigne.

Finalement, le gouvernement africain cherche à mobiliser tant les investisseurs privés que publics à la cause de l’environnement et aussi au développement durable de l’ensemble d’une région.

Sources: Tribune de Genève, agence écofin

EnR : les Français, de plus en plus intéressés

Selon une étude publiée le 26 janvier par l’IFOP et réalisée pour Qualit’EnR, les Français développeraient un intérêt de plus en plus prononcé pour les énergies propres et moins coûteuses. Un raisonnement logique, à l’heure de l’annonce de la Commission de Régulation de l’Energie (CRE) sur la hausse du prix de l’électricité de l’ordre de 30% d’ici 2016. Comme l’exposent les résultats de l’étude, les motivations financières et écologiques sont aujourd’hui au centre de leurs préoccupations. Les foyers français ressentent aujourd’hui les impacts de l’inévitable augmentation du coût des énergies et s’impliquent de manière croissante dans l’intégration des EnR dans leurs foyers.

Le sondage révèle que 25% des personnes interrogées sont aujourd’hui plus intéressées par les EnR qu’en 2011, le coût de l’énergie (93%), le débat autour du nucléaire (75%) et les politiques publiques (74%) constituent les facteurs déterminants.

Confiants en ces systèmes de production énergétique d’origine renouvelable, 31% des sondés désirent s’équiper de ce type de systèmes, contre 25% en 2011. Pour détailler cette envie, les Français invoquent le respect de l’environnement à 92% et l’indépendance énergétique à 87% comme principales vertus des EnR. Les principaux freins à l’équipement résident, quant à eux, dans le prix d’achat à 32% et dans le fait d’être locataire ou en copropriété (38%).

L’étude est consultable dans son intégralité à cette adresse.

Voici un extrait de l’émission « C’est dans ma nature » diffusée sur France 3 au début du mois. On y démontre qu’il est tout à fait possible de construire une maison écologique sans se ruiner.

Sources : bati-journal.com  actu-environnement.com

Inauguration du Pôle Géosciences

La ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a inauguré ce mercredi le Pôle Géosciences de Saint-Mandé-Tourelle, dans le Val de Marne. Géosciences a été crée dans le but de former un centre d’expertise autour du climat, de la géographie et des océans.

S’inscrivant dans un vaste programme de réaménagement à Saint-Mandé, le site du pôle Géosciences regroupe les sièges sociaux de l’Institut National de l’Information Géographique et Forestière (IGN), de Météo France et l’antenne parisienne du Service Hydrographique de la Marine (SHOM). Véritable projet de renouvellement urbain, ce nouveau quartier de plus de trois hectares, regroupera en plus des activités publiques, des logements sociaux, des logements étudiants et, dans un second temps, des immeubles destinés à des activités économiques privées.

Le Pôle Géosciences est « l’un des premiers bâtiments publics respectant les exigences de l’Etat, il est exemplaire en matière de construction. Il s’agit d’un bâtiment labellisé basse consommation et certifié Haute qualité environnementale », s’est félicité le ministère de l’Ecologie dans un communiqué.

En effet, le bâtiment, en forme de « navire amiral », utilise la géothermie pour assurer ses besoins en chauffage ou en rafraîchissement. Pas moins de 108 modules de panneaux photovoltaïques sont installés sur la toiture afin de couvrir une fraction des besoins en énergie électrique. Des capteurs solaires thermiques assurent, quant à eux, la couverture de 50% des besoins en eau chaude de la zone dédiée à Météo France.

Source : developpement-durable.gouv.fr

Les Danois en ont marre des taxes carbone !


Le Danemark a toujours été un pays très engagé dans la lutte contre le réchauffement climatique, c’est d’ailleurs un des pionniers en matière de taxe carbone, qui a été adoptée en 1993. L’Etat Danois s’est fixé comme objectif d’atteindre 100 % d’énergies renouvelables d’ici 2050. Mais cela s’accompagne d’une grosse pression fiscale à l’encontre des contribuables.

« Au Danemark, les énergies renouvelables servent malheureusement de prétexte pour accentuer la pression fiscale, que la politique énergétique du gouvernement ne fera qu’aggraver. C’est la tragédie de notre pays », s’insurge Torunn Amiel, un journaliste danois rédigeant pour le Courrier International.

Les Danois, fervents défenseurs de la cause environnementale, ont généralement bien accueilli les mesures prises en faveur de l’environnement et du climat. Mais leur bonne volonté se voit exploitée au plus haut point. Par exemple, les éoliennes, censées faire la transition vers des énergies plus douce, ont souvent été implantées sur des sites où elles provoquent un maximum de nuisances pour les habitants des environs. « Et, si par malheur ceux-ci se permettent de protester, ils sont montrés du doigts et taxés de manque de civisme par les autorités. Ceux qui sont favorables aux éoliennes habitent le plus souvent en ville, bien loin du bruit incessant, presque insupportable, de ces moulins géants », indique le journaliste.

Au Danemark, l’électricité est aujourd’hui plus chère que dans toute l’Europe, et les deux tiers de son prix consistent en taxes. A en croire le gouvernement, ces taxes devraient encore augmenter d’au moins 1 700 couronnes (près de 230 euros) par ménage au cours des prochaines années. L’Etat aggrave donc un peu plus la pression fiscale subie par les Danois qui sont, eux aussi, touchés par la crise économique mondiale. Le gouvernement insiste sur le principe de solidarité et estime que ces efforts permettront au pays de diminuer ses émissions de gaz à effet de serre. Cette intention est bien évidemment honorable, mais lorsque l’on sait que les émissions danoises ne représentent pas plus de 1 pour mille des émissions mondiales de gaz à effet de serre, il est intelligible de comprendre l’agacement de la population danoise.

Source : Courrier International

Sortir du nucléaire ? Et si on commençait par économiser ?

La sortie du nucléaire va être un sujet sensible durant la course à la présidence et annonce des débats houleux. Les avis divergent grandement sur le sujet – Rappelons que la France est la 2ème puissance mondiale en terme de nucléaire civil –  Francis Sorin, directeur de l’information de la Société Française de l’Energie Nucléaire, vante les mérites d’une industrie mêlant « indépendance énergétique, économique et progrès environnemental », qui permet aux Français de payer leur électricité presque deux fois moins cher qu’un Allemand (13 centimes le kilowatt/heure contre 24 centimes pour nos voisins en Allemagne). Pour Stéphane Lhomme, cette indépendance est relative, le président de l’Observatoire du Nucléaire  déclare qu’en Europe, « douze pays payent moins cher qu’en France. L’uranium est acheté à 100% à l’étranger, ce n’est pas pour rien qu’il y a des hausses dans le prix de l’électricité. »

Mais qu’en pense l’opinion ? Selon un sondage mené par l’IFOP en mars dernier pour le compte d’Europe Ecologie- les Verts, 70% des Français se déclarent favorable à un arrêt du programme nucléaire de la France et de ses centrales.

Il y a en France 58 réacteurs nucléaires en activité, d’une puissance moyenne de 1100 MW. Selon l’ingénieur physico-chimiste, Eric Lombard, « un calcul élémentaire prenant en compte le taux de disponibilité moyen des réacteurs (78%), les consommations de la filière nucléaire et les pertes en ligne montre qu’un réacteur peut fournir 6,7 milliards de kWh par an, soit 260 kWh par ménage. Donc, si tous les ménages économisaient 260 kWh par an, on pourrait fermer un réacteur ou éviter d’en construire un». 260 kWh par an, c’est moins de 10% de la consommation moyenne d’un foyer. Selon le cabinet Enertech, chaque ménage pourrait réduire sa consommation d’électricité jusqu’à 50 % ce qui correspondrait à la production annuelle de 6 réacteurs nucléaires (soit 40,3 milliards de kWh).

Nos mauvaises habitudes sont à l’origine d’une consommation électrique trop importante, grâce à des gestes simples au quotidien, il serait pourtant facile de réduire notre facture énergétique. Il s’agit de maîtriser notre consommation ou plutôt de « consommer mieux » en :

–          Réduisant la facture « éclairage » (utiliser des ampoules basse consommation ou des LED).

–          Réduisant la facture « électroménager » et s’équiper d’appareils de classe énergétique A++

–          Privilégiant au maximum l’électricité verte et installer, par exemple des panneaux photovoltaïques.

–          Surveillant sa consommation énergétique grâce à la Smart Grid qui est encore en phase d’expérimentation mais qui devrait équiper 80% des foyers européens d’ici 2020.

Souces : naturavox.fr

L’éolien fait son trou aux Etats-Unis

Les sites d’informations treehugger.com et ecogeek.org indiquent que la part de la production d’énergie éolienne vient de passer la barre des 20 % dans le mix énergétique de l’Etat d’Iowa et s’en félicitent. Ils estiment en effet qu’il s’agit d’un beau pied de nez aux ennemis des cleantech, qui ne pourront dorénavant plus nier la croissance constante de la part des énergies renouvelables aux Etats-Unis.

L’Etat d’Iowa est ainsi devenu au deuxième trimestre de cette année, le deuxième plus grand utilisateur d’énergie produite par la force du vent, derrière l’Etat du Texas. Le premier compte en effet 4.000 mégawatts de capacité installée, lorsque le second en dénombre 9.000. Mais ces chiffres doivent être relativisés, puisque le Texas affiche une population près de huit fois supérieure à celle de l’Iowa, ce qui permet de reconsidérer ses efforts à leur juste valeur.

Cette progression de l’éolien en Iowa est due à la mise en service d’un nouveau parc d’une capacité de 600 mégawatts à proximité de la ville d’Adair, annoncée par l’American Wind Energy Association (AWEA). Et le petit Etat du Midwest ne semble pas disposé à s’arrêter en si bon chemin. Deux nouveaux projets émanant cette fois de la société MidAmerican Energy sont en effet en cours de réalisation cette année.

Sources : treehugger.com, ecogeek.org.

Energies renouvelables : nuisibles pour l’environnement ?

Fotosearch.fr

La Californie s’investie avec enthousiasme dans  les énergies renouvelables : fleurissent les panneaux solaires et les éoliennes sur les étendues autrefois désertiques. Le parc éolien croît avec rapidité, les oiseaux de la région en pâtissent.

Eolienne tueuse des « rois du ciel »

Les estimations sont de mauvaise augure pour l’ « or vert » : 440 000 volatiles seraient tués chaque année par les turbines éoliennes aux Etats-Unis. La Californie établie d’ailleurs un triste record. Les aigles dorés, une espère menacée et protégée avec zèle par les autorités fédérales, sont victimes des fermes éoliennes. Six aigles dorés ont été tués, en une année, par les 90 turbines du tout nouveau site de la Pine Tree Wind Farm, gérée par le Department of Water and Power (DWP) de la ville de Los Angeles. Le 2 aout, l’organisme fédéral US Fish and Wildlife Service ont annoncé le déclenchement d’une enquête pour comprendre les raisons d’une telle surmortalité. Par ailleurs, un rapport des consultants de BioResource établit à 1 595 le nombre d’oiseaux morts à Pine Tree, essentiellement des oiseaux chanteurs migrateurs, des cailles et des alouettes (ce chiffre inclue les morts naturelles et les victimes de prédateurs).

Les inquiétudes sont justifiées. L’enquête signe la première démonstration de l’impact néfaste des énergies alternatives sur l’environnement qu’elle est censée préserver de prime abord. Si l’enquête fédérale aboutit à une charge, le site éolien de Pine Tree, qui fournit la ville de Los Angeles en énergie renouvelable, serait la première industrie éolienne accusée d’atteinte à l’environnement.

Le « versant noir » de l’or vert en justice

Quel que soit l’aboutissement de l’enquête la poursuite de la stratégie verte menée par la Californie risque d’être soumise à de nombreux compromis. L’Etat s’est pourtant fixé l’atteinte du seuil de 35 % d’énergies renouvelables d’ici 2020.

Plus encore, cette enquête pose une nouvelle question fondamentale : l’énergie du vent est-elle forcément durable, et pour qui, exactement ?

L’affaire risque de faire jurisprudence pour les énergies « propres » qui révèleraient le « versant noir » de cet or vert. De nombreux sites éoliens font d’hors et déjà l’objet d’une surveillance fédérale pour leur atteinte similaire aux écosystèmes. D’autant que le bruit de ces nouvelles technologies ennuient les résidents des zones où elles sont implantées car « bruit particulièrement énervant des turbines, qui, nuit et jour, a remplacé le chant des grillons ». La pollution visuelle n’est pas sans agacer une partie de la population.

« Il est temps de considérer ce problème avec le sérieux qu’il mérite, et les énergies alternatives, solaire et éolienne, doivent adapter leurs pratiques, soutient Travis Longcore, président de la société Audubon de Los Angeles, qui se consacre à la préservation des espèces animales et végétales, d’autant que ce n’est que le début d’une industrialisation verte intensive dans la région. »

La question reste entière : comment protéger à la fois la planète et tous ses oiseaux ?

Source: Le Monde

Eole Water : produire de l’électricité et de l’eau avec une éolienne !

Voilà de l’innovation dans les énergies éoliennes : à Saint-Tulle, la start-up française Eole Water vient de mettre au point une éolienne capable de produire de l’électricité, mais aussi jusqu’à 2.000 litres d’eau potable par jour…

Projet n’a toujours pas été concrétisé pour l’heure mais il peut s’agir d’une avancée majeure. De nombreuses éoliennes et autres sources d’énergie peuvent être installées dans des lieux isolés en étant cependant rattachées à un réseau. Eole Water développe un concept simple : l’eau provient de l’air, l’énergie du vent et les composants sont tous entièrement recyclables.

Une telle éolienne va permettre à des milliers de personnes vivant dans des zones isolées de pouvoir accéder à l’eau potable et à l’électricité. En effet, « l’éolienne pèse 11 tonnes, mesure 30 mètres de haut et n’a pas besoin d’être connectée à un réseau », décrit Thibault Janin, Directeur marketing et logistique d’Eole Water.

La commercialisation n’est encore qu’à ses balbutiements mais la start-up compte déjà en implanter dès septembre à Abu-Dhabi. Des projets de contrats avancent également avec la Polynésie, le Chili, le Bénin ou encore la Zambie.

Grâce à la condensation de l’air, c’est une nouvelle source d’eau qui peut s’installer n’importe où. Une bonne chose quand on dénombre encore que plus d’un milliard de personnes n’ont pas accès à l’eau potable et que 2,6 milliards de personnes manquent d’installations sanitaires de base…

Energies renouvelables : publication du rapport mondial du REN21

Fotosearch.fr

REN21 – Renewable Energy Policy Network for the 21st Century – réseau politique reconnu et légitimé sur la scène internationale, a publié mercredi son Rapport mondial sur les énergies renouvelables. Les conclusions soulignent que le secteur des énergies renouvelables continue de croître malgré la poursuite de la récession économique, la réduction des incitations et la faiblesse du cours du gaz naturel.

Le réseau REN21 – crée en 2005 –  cherche à faciliter l’échange des informations et des connaissances autour des énergies renouvelables pour favoriser la croissance des technologies d’énergies renouvelables dans les pays en voie de développement et industrialisés. Le réseau est appuyé par le Programme des Nations unies pour l’environnement et l’Agence allemande de coopération technique, en collaboration avec l’Agence internationale de l’énergie.

Energies photovoltaïques à l’honneur

A l’aide de milliers de données individuelles, de centaines de rapports et autres documents, et aussi de nombreux échanges avec des experts du monde entier,  le rapport mondial décrit en détail l’état de différentes filières d’énergie renouvelable dans le monde.

Les experts de REN21 ont constaté d’encourageants résultats pour 2010. Ils révèlent, en effet, que les énergies renouvelables représentent « près d’un quart de la capacité totale de production d’électricité mondiale et fournit presque 20% de la production électrique mondiale, hydroélectrique notamment. Dans le même temps, la capacité installée de solaire thermique pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire a crû de 25 GWth soit de 16% environ. »

Le rapport soulève l’impact bénéfique des politiques incitatives qui sont « le principal moteur de cette croissance » dans au moins 119 pays (surtout des pays en voie de développement) ayant adopté des politiques ou des objectifs favorisant les énergies renouvelables. Les experts insistent sur le fait que c’est plus du double qu’au début de 2005.

Cette envolée s’explique en partie par le dynamisme des marchés de ce secteur énergétique. L’investissement dans les énergies renouvelables a atteint le niveau record de 211 milliards USD, soit environ un tiers de plus qu’en 2009 (160 milliards USD), et cinq fois plus qu’en 2004.

Le leadership chinois dans les énergies éoliennes

L’une des surprises de ce rapport est le positionnement en première position de la Chine en matière d’énergies renouvelables. Chine, premier pollueur et premier consommateur d’énergie de la planète a le plus investi en 2010 dans les énergies éoliennes et dans les chauffe-eau solaires, devant l’Allemagne et les États-Unis. L’Allemagne conserve la tête du palmarès spécifique à l’énergie photovoltaïque.

« La performance mondiale des énergies renouvelables, en dépit des vents contraires, a été un facteur positif et stable en période de turbulences. Aujourd’hui, plus d’individus que jamais obtiennent de l’énergie à partir de sources renouvelables au fur et à mesure que la capacité augmente, que les prix baissent et que la part des énergies renouvelables dans l’énergie mondiale continue de progresser », a souligné Mohamed El-Ashry, président du Comité de direction de REN21.

Le domaine de l’énergie est en pleine mutation, conscient de l’impact des énergies fossiles et des pollutions associées au réchauffement climatique, de nombreux pays se montrent de plus en plus responsables. Cependant, cette tendance ne doit pas omettre la croissante détérioration de l’environnement par les activités industrielles et humaines. Le leadership chinois en termes d’énergie éolienne ne justifie en rien l’ouverture quotidienne de centrale à charbon sur son territoire.

Sources: actu-environnement, bluewin, lefigaro, actualites-news-environnement

 

 

US Army : le virage énergétique

L’armée américaine n’a pas attendu les révélations de l’ancien général Steve Anderson (voir R&E) sur le surprenant montant dédié à la climatisation des soldats en Afghanistan pour revoir sa politique énergétique. Le Département de la Défense Américain vient de publier un document exceptionnel sur la stratégie future de consommation énergétique par l’armée américaine et sa volonté d’indépendance face au pétrole.

1,5 fois la consommation de pétrole de la Suisse

Le pentagone est le plus grand consommateur de pétrole du monde : elle consomme chaque jour 320.000 barils de pétrole ou 19 milliards de litres/an. Sa facture énergétique, toutes énergies confondues, a augmenté de 225% en moins de 15 ans et pourrait rapidement doubler si rien n’est entrepris.

En Afghanistan, l’énergie est devenue un enjeu stratégique prioritaire. Les transports de carburants sont les convois sont les plus vulnérables face aux tirs des talibans. Selon le Corps des Marines, sur les 3000 soldats morts au front, 80% d’entre eux étaient des militaires chargés de protéger les transports de carburant – il y a un mort tous les 24 convois.

Les équipements modernes qui assurent le lien entre les commandements armée et les troupes sont gourmands en énergie. Les chiffres sont édifiants : un Marine transporte sur lui… 33 batteries pesant 3,5 kg qui doivent être rechargées toutes les 72 heures par des génératrices à essence et si un militaire nécessitait 3,7 litres d’essence par jour en 1945, le même soldat américain en consomme aujourd’hui 65…

Inquiet de la hausse de la consommation énergétique de son armée, l’Etat major craint les crises pétrolières et l’explosion des factures induites. Ainsi le plus grand consommateur mondial tente de contourner ce problème stratégique en investissant dans les nouvelles technologies renouvelables.

La conversion aux biocarburants

La Navy est l’unité de l’armée la plus engagée vers une véritable réforme énergétique. Elle a décidé, d’ici à 2020, de diminuer sa consommation de carburant de 50% et d’implémenter un système de conversion de «déchets en carburants » (biogaz). Plusieurs vaisseaux vont devenir hybrides et être propulsés par l’électricité.

Les infrastructures américaines en dehors du territoire vont être converties aux biocarburants et promouvoir l’énergie positive – produire plus d’énergie qu’elles n’en consomment. Déjà de nombreuses bases sont équipées entièrement à l’énergie solaire et éolienne et l’installation de smart grids – «réseau électrique intelligent » – maximaliseront l’utilisation de l’électricité.

L’objectif de l’armée est de réduire sa consommation énergétique de 20% et d’atteindre 30% d’efficacité énergétique par la diminution des transports inutiles particulièrement dans l’US Air Force. L’économie est estimée à 400 millions de dollars.

Le revirement de situation du Pentagone trouve sa concrétisation par l’investissement massif dans les énergies renouvelables pendant longtemps marginal. La crainte de la pénurie de pétrole et l’explosion du budget énergétique deviennent aujourd’hui les facteurs moteurs du changement vers une politique énergétique plus responsable de son impact sur l’environnement.

L’espoir réside d’ailleurs dans les propos d’Amory Lovins, président du Rocky Mountain Institute, consultant indépendant et conseiller du Pentagone, pour qui le plan de l’armée américaine marque un tournant. Il déclare en effet que «la démarche du Pentagone aura des effets majeurs sur la consommation et l’utilisation de l’énergie aux Etats-Unis et dans le monde. […] La révolution énergique en sera accélérée.»

Source: 2000watts, le Temps

Mont-Saint-Michel: l’Unesco demande la suspension des projets éoliens

Source: Fotosearch

Lors de la 35ème session de l’Unesco – l’organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture – réunie jeudi 23 à Paris, ses représentants ont demandé à la France de renforcer la protection du Mont Saint-Michel, site classé au Patrimoine mondial depuis 1979.

L’Unesco recommande à l’État « de mettre en œuvre un plan de gestion de la vue autour du Mont ». Elle proscrit les projets d’installation d’éoliennes autour de la baie sur terre comme en mer. Elles ne doivent pas être visibles depuis la Merveille de l’Occident, ou visibles quand on la regarde : la France doit suspendre tout projet d’installation accepté ou en cours.

L’État devra faire un rapport sur ce plan de gestion « à la 36e session, en juin 2012 ». D’ici là, une délégation de l’Unesco devrait se rendre sur place en automne…Le Mont ne risque pas d’être déclassé du Patrimoine mondial de l’humanité, l’organisation décrit uniquement avec précision ses souhaits pour la préservation.

Seuls deux projets ont été autorisés : côté Manche à Argouges, où l’on compte trois éoliennes qui, à la demande du préfet en 2007, ont limité leur hauteur à 99 m en bout de pale. Des recours ont été déposés. La construction n’a pas commencé. Côté Ille-et-Vilaine, un seul projet est prévu à Tremblay: quatre éoliennes de 140 m. Le préfet a donné son accord fin mai.

Ces projets ont été acceptés car même « si les éoliennes étaient perceptibles, elles seraient difficilement identifiables, compte tenu de l’infime taille des objets pouvant apparaître à l’horizon » déclarent les autorités du département Manche. Cependant il n’est pas certain que l’Unesco accepte un tel argumentaire. D’autant que selon l’ONG Europa Nostra, qui regroupe plus de 250 associations du patrimoine en Europe, ces éoliennes, à 20 km du Mont-Saint-Michel, seraient visibles depuis le Mont, et dégraderaient un « paysage immuable et unique ».

En attendant de possibles suspensions, les associations opposées à l’installation de parcs éoliens dans la baie du Mont Saint-Michel à l’instar de la Fédération Environnement Durable se sont félicitées de cette demande. Le conflit entre nature et culture est de nouveau déclaré cette semaine. Comment devrions-nous concilier ces deux types patrimoines ? L’énergie renouvelable ou la majesté d’un site ?

 

Source:  actu-environnement, ouest-france, romandie

L’économie française verdit

Source: Enviro2b.com

Le 14 juin ont eu lieu les premières rencontres nationales de l’économie verte en présence de la ministre de l’Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet. Cette journée a permis de dresser un bilan de cette économie nouvelle en France.

Aussi la ministre a déclaré un chiffre : 950.000 emplois verts avaient été comptabilisés en France en 2008. Ces chiffres émanent d’un rapport de l’Observatoire national des emplois et des métiers liés à la croissance verte, un service animé par le Service de l’observation et des statistiques (SOeS) du Commissariat général au développement durable. Crée en 2010, l’objectif de cet observatoire est de comparer les méthodes et les chiffrages sur les emplois, les métiers et les formations de la croissance verte.

Toujours selon l’Observatoire, la croissance de ces emplois verts proviendrait de deux secteurs :

1. les éco-activités, catégorie qui comprend les métiers de la protection de l’environnement, la gestion des ressources naturelles, les activités transversales comme les services généraux publics, la R&D et l’ingénierie.

Cette catégorie a le plus profité de la création d’emplois en 2008, notamment le secteur de la gestion du bruit, des eaux et des déchets.

2. les activités plus périphériques incluant toutes les activités dont la finalité n’est pas environnementale, c’est-à-dire : la production et la distribution de l’eau, la gestion des espaces verts, les transports Grenelle (activités liées au ferroviaire) mais aussi les travaux d’isolation, la fabrication de certains produits industriels tels que les chaudières à condensation.

Cette tendance devrait se poursuivre – sous l’égide du Grenelle de l’environnement – qui prévoit 440 milliards d’euros d’investissements dans les emplois verts d’ici 2020, dans les secteurs du logement, des transports, des énergies renouvelables et de l’agriculture.

Ainsi, d’après le ministère du développement durable, l’économie devrait voir fleurir des chefs de projet éolien, diagnostiqueurs immobiliers, conseillés en agriculture biologique, poseurs de panneaux photovoltaïques…

L’orientation vers une croissance verte reçoit les vœux des politiques, notamment d’Eva Joly, député au Parlement européen et candidate aux primaires d’Europe-Ecologie, qui affirme que « la conversion écologique est fortement créatrice d’emplois. […] On en prévoit 500.000 en 2020 ».  De même, Corinne Lepage, elle aussi députée européenne, est favorable à la croissance verte mais précise que si les métiers de l’énergie renouvelable sont peu présents en France, c’est qu’ « il y a une incompatibilité complète entre le tout nucléaire (car nous n’avons pas de mix électrique) et le renouvelable qui vient concurrencer le nucléaire dans un pays où le nucléaire est en surcapacité ».

Ces réactions décrivent la nécessité de faire de la croissance verte une véritable perspective économique, la nécessité de créer la diversification du bouquet énergétique. La politique française actuelle en matière d’énergie reste majoritairement attachée au nucléaire. Aussi les promesses d’investissements ne peuvent se concrétiser sans un choix tranché des politiques pour une diversification des investissements énergétiques…

 

 

L’Elysée va se chauffer grâce aux eaux usées

Crédits photographiques: Eric Pouhier

L’Elysée ouvre la voie du chauffage par les eaux usées

Une fois n’est pas coutume L’Elysée va montrer l’exemple en se chauffant grâce aux eaux usées. Selon un communiqué de presse du 1er avril, « à l’heure du Grenelle 2 de l’Environnement fixant des objectifs ambitieux pour la réduction des gaz à effet de serre et encourageant les réseaux de chaleur d’origine renouvelable, les services de la Présidence de la République montrent l’exemple, par le choix d’un système innovant de récupération de chaleur sur les eaux usées, Degrés Bleus ».

Le Palais de l’Elysée est ainsi « le premier bâtiment de l’Etat qui va désormais bénéficier de ce procédé, utilisant une énergie locale et écologique ».

206 tonnes de CO2 non rejetées

Ce dispositif qui doit être mis en place au cours de l’été 2011 devrait permettre de réduire la consommation d’énergie fossile de 63% et éviter l’émission de 206 tonnes de CO2 par an.

C’est GDF Suez qui a été retenu avec son procédé « Degrés Bleus qui utilise la chaleur émanant des eaux usées : eaux des salles de bains, cuisines… à travers des échangeurs thermiques installés dans les collecteurs et des pompes à chaleur qui concentrent les calories ainsi récupérées ».

Ce projet devrait bénéficier « du soutien de l’ADEME, dans le cadre du Fonds chaleur, et de la DRIRE au titre de la Performance Energétique ».

Les avantages et les inconvénients

Un système de récupération de la chaleur des eaux usées présente à la fois  des avantages et des inconvénients. S’agissant des avantages d’un tel système, il s’agit d’une ressource disponible toute l’année, de manière continue, à un faible coût et à proximité du consommateur. En hiver, la chaleur peut être récupérée et en été, le procédé permet de refroidir les bâtiments. Il permet en outre de réaliser d’importantes économies d’énergie.

S’agissant des inconvénients, ce système est plutôt adapté au milieu urbain car il nécessite un débit de canalisation d’environ 151/s. Enfin, l’installation est plus complexe et donc plus coûteuse sur un parc ancien.