Eco innovation : Danone et SAP s’associent

Danone a décidé d’utiliser les solutions de développement durable SAP pour collecter, mesurer, analyser et réduire l’empreinte carbone de ses produits. Le leader français de l’agroalimentaire s’est fixé l’objectif ambitieux de diminuer de 30 % son empreinte environnementale en 2012.

Jusqu’à présent, l’évaluation de l’empreinte carbone de chacun des 35 000 produits du groupe s’effectuait sous Excel à l’aide de données collectées en partie « à la main ». L’empreinte carbone de chaque produit était également imprécise puisqu’elle reposait sur une approche par échantillonnage, tous les produits n’étant pas évalués individuellement.

Pour relever ce défi, Danone et SAP se sont associés afin de mutualiser leur savoir-faire et développer ensemble une solution inédite de mesure et de réduction de l’émission de CO2. « Des solutions existent sur le marché, mais aucune ne permet cette intégration de la mesure de l’empreinte carbone dans les systèmes opérationnels, tout au long du cycle de vie du produit et pour tous les produits », explique Jean-Marc Lagoutte, Directeur général des systèmes d’information de Danone. L’objectif de ce logiciel « ad hoc » est de fournir aux responsables opérationnels des informations concrètes afin de leur permettre d’analyser les options stratégiques et de prendre les décisions appropriées, qu’il s’agisse du développement des produits, de la sélection d’ingrédients, de choix géographiques d’approvisionnement, des modes de transport ou encore d’investissements. L’ensemble des données recueillies fournissent des résultats sous forme d’analyse multidimensionnelles, de rapports ou de tableaux de bords.

Cette nouvelle solution a été testée en avant première au sein de quatre divisions du groupe : l’eau et produits laitiers en Espagne, la division produits laitiers en Belgique et l’entreprise Stonyfield Farm aux Etats-Unis. Cette étape a rencontré un vif succès et 40 filiales seront équipées de la nouvelle solution d’ici la fin de l’année 2012. L’objectif de Danone est de généraliser cette solution à 100 de ses filiales à travers le monde en couvrant les quatre domaines d’activités du groupe : produits laitiers frais, eau en bouteille, alimentation infantile nutrition médicale.

Ce logiciel encre l’enjeu environnemental comme un élément essentiel de la stratégie et du développement de Danone  et lui permet également de conforter ses performances économiques. « Nous devions auparavant travailler à partir d’estimations et d’extrapolations. Désormais, avec les solutions de développement durable de SAP, nous pourrons mesurer automatiquement et en temps réel toutes les émissions de carbone de nos sources internes et de notre chaîne logistique », déclare Jean-Marc Lagoutte.

Danone a par ailleurs décidé de renoncer à conserver la propriété intellectuelle pourtant sur ce projet afin de permettre à d’autres entreprises de bénéficier de cette solution. Ce nouveau logiciel sera donc commercialisé à terme par SAP.

Sources : greenit   SAP

 

L’heure verte

A l’occasion du passage à l’heure d’hiver la nuit dernière, le Ministère du Développement durable a rappelé l’intérêt écologique de cette mesure. A 3 heures du matin, tous les européens ont reculé leur montre de 60 minutes.

Petits rappels :

En 1911, la France adopte l’heure donnée par la petite ville de Greenwich. En 1916, afin de réaliser des économies d’énergie, il est décidé d’ajouter une heure par rapport à celle-ci durant les mois d’été. Mais en 1940, sous l’occupation allemande, la France se voit contrainte d’adopter le timing de Berlin et avance alors sa montre de deux heures l’été, et d’une heure l’hiver par rapport à celle des habitants de Greenwich. A la fin de la seconde guerre mondiale,  l’hexagone est finalement revenu à l’heure de 1916.

Mais en 1973, le « choc pétrolier » fait augmenter spectaculairement le prix de l’électricité. C’est pourquoi, Valéry Giscard d’Estaing décide d’instaurer le passage à l’heure d’été. Il a pour objectif d’effectuer des économies d’énergie, en faisant coïncider au mieux les heures d’activité et les heures d’ensoleillement pour limiter l’utilisation de l’éclairage artificiel.

Ce principe a ensuite été adopté par l’ensemble des pays de l’Union européenne au début des années 1980. Pour faciliter les transports, les communications et les échanges au sein de l’UE, il a été décidé en 1998, d’harmoniser les dates de changement d’heure. Ainsi, pour l’ensemble des pays de la zone Europe, le passage à l’heure d’été intervient le dernier dimanche de mars à 2 heures du matin et le passage à l’heure d’hiver intervient le dernier dimanche d’octobre à 3 heures du matin.

Quelles économies ?

Selon le Ministère du Développement durable, le changement d’heure a permis d’économiser 440 GWh en éclairage durant l’année 2009, soit la consommation d’environ 800 000 ménages. Grâce à ces économies, la France a ainsi évité l’émission de 44 000 tonnes de CO2. En 2030, la réduction globale des émissions due au changement d’heure pourrait être de 70 000 à 100 000 tonnes de CO2.

C’est principalement en matière d’éclairage domestique que ce dispositif permet de gagner de l’énergie. « En hiver, avec une heure d’avance par rapport au soleil, on allume la lumière moins longtemps le matin. On économise aussi environ une heure d’éclairage le soir. Le reste du gain provient des usages thermiques comme le chauffage et la climatisation », explique Pascal Dupuis, responsable au service climat et efficacité énergétique à la direction de l’énergie. Mais selon lui, les ampoules à basses consommation – les seules qui seront en vente à partir de 2012 – pourraient remettre en cause la pertinence du dispositif.

Il est donc  possible que dans un futur proche, les politiques publiques posent la question de savoir si oui ou non le système mérite d’être conservé. « Le changement d’heure est une mesure symbolique » insiste Pascal Dupuis. « Elle rappelle la nécessité de la lutte antigaspillage et de l’importance de l’écologie citoyenne ».

Sources :

Ministère de l’écologie et du développement durable

le Parisien