Marathon de Paris : l’énergie des coureurs devient électricité !

Esprit Running

Le Marathon de Paris, couru ce week-end par 50 000 sportifs professionnels mais aussi et surtout amateurs, a été l’occasion d’utiliser l’énergie dépensée par les coureurs et de la transformer en électricité. Enviro2b.com, qui consacre aujourd’hui une brève informative à ce sujet, parle de « la première course à énergie positive du monde ».

Comment ça marche ?

Imaginez l’énergie qui a dû être dépensée pour faire parcourir  42,195 km à 50 000 coureurs ! Et bien Schneider Electric, sponsor de l’évènement, l’a imaginé avant vous et moi. A l’initiative du groupe, l’entreprise britannique Pavegen Systems a su récupérer l’énergie fournie par les marathoniens pour la transformer en électricité.

Pavegen Systems a en effet installé des « dalles fabriquées en pneu de camions recyclés et équipées de capteurs chargés de récupérer l’énergie cinétique produite par les coureurs » sur « 25 mètres du parcours, au niveau des Champs Elysées ». Pour information, chaque pas produit entre 4 et 7 watts, cela dépend du poids du coureur. L’énergie captée « a ensuite été envoyée vers des batteries chargées d’alimenter les écrans plats et signaux électriques le long du parcours ». Pas bête !

En tout, avec cette énergie issue de la somme des efforts individuels, on aurait pu éclairer la « Tour Eiffel durant 2 heures ». Bon, ce n’est qu’une indication qui vaut ce qu’elle vaut, sachant que l’économie la moins chère et celle qui pollue le moins reste celle que l’on ne consomme pas.

Quelle suite à donner à cette expérience ?

Quoi qu’il en soit, l’objectif pour les organisateurs est de faire de cet évènement sportif « la première course à énergie positive du monde ». Cette expérience, qui avait été testée lors des JO de Londres, est positive, selon Pavegen Systems. Laurence Kemball-Cook, qui a inventé cette nouvelle technologie, rêve d’une ville nouvelle : « Pavegen pourrait jouer un rôle clé dans les villes intelligentes du futur. Imaginez que vous rendre au travail en courant ou en marchant puisse aider à créer la lumière de votre voyage retour à la maison le soir ».

L’idée est bonne a priori mais restent en suspens bon nombre de questions. Aujourd’hui, chacun a les moyens juridiques de faire respecter son « droit à l’image » par exemple. Et si ce n’est pas votre image qui est utilisée à des fins commerciales mais votre énergie, qu’en est-il ? Existera-t-il un jour un « droit à l’énergie » comme il existe un « droit à l’image » ?

Source : enviro2b.com

 

Alsace : de l’énergie produite à partir de choucroute !

vive la choucroute

Bourse.lefigaro.fr a mis en ligne aujourd’hui un article étonnant sur l’énergie fabriquée en Alsace à partir de Choucroute ! Ne riez pas c’est très sérieux. Une station d’épuration locale traite le jus de choux pour le transformer en biogaz. Ce procédé permet de produire l’équivalent de la consommation d’énergie de 1500 personnes.

Comment est produite cette énergie à base de choucroute ?

Conçue et construite par Degrémont et exploitée par la Lyonnaise des Eaux, qui appartient au groupe Suez Environnement, la station de l’Ehn a été spécialement installée sur la commune de Meistratzheim, près de Krautergersheim, dans le Bas-Rhin, la capitale autoproclamée de la choucroute.

Le jus des choux est donc acheminé par camion sur ce site. Il est ensuite analysé avant d’être déversé dans une tour de méthanisation haute de 25 mètres. Les composés organiques sont dégradés, traités, par des bactéries qui les transforment en biogaz. Les déchets résiduels liquides rejoignent ensuite la filière de traitement des eaux usées urbaines, située sur le site même.

Daniel Karcher, directeur de l’entreprise régionale grand Est de Lyonnaise des Eaux, explique que :

–          « Le site peut traiter 30.000 m3 de jus de choucroute par an, soit l’équivalent de la pollution de 140.000 habitants. La production n’est pas homogène sur l’année puisqu’elle s’étale entre août et février ».

–          « Le biogaz produit par méthanisation du jus de choux est d’une excellente qualité puisqu’il contient 85% de biométhane à la sortie ».

–          « Ce gaz est utilisé dans la fabrication d’électricité et de chaleur. La chaleur est essentiellement utilisée pour le chauffage des locaux, du digesteur, du méthaniseur et pour le sécheur de boue. L’électricité est vendue à Électricité de Strasbourg, filiale d’EDF ».

Mais qui finance ce projet d’électricité choucroutesque ?

Le site industriel, présenté comme « plateforme environnementale » estimée à 23 millions d’euros, est financé par le Syndicat intercommunal (Sivom), l’Agence de l’eau Rhin-Meuse, le Conseil général du Bas-Rhin, le Fonds européen de développement régional (Feder) et la Région Alsace. Les consommateurs d’électricité participent également via la redevance d’assainissement qu’ils paient déjà, tout comme les producteurs de choucroute garnie.

Apparemment, les choucroutiers sont ravis. Jean-Luc Meyer, « gérant de la principale choucrouterie de la zone », se réjouit de réaliser des économies sur les frais de transport, parce qu’avant, il devait apporter le jus jusqu’à Strasbourg. En termes d’image aussi, il voit des bénéfices : « on passe d’un statut de pollueur à une image qui est plus associée au développement durable et ça, c’est bon pour la profession ». Pour lui, la choucroute devient « éco responsable ». Attention tout de même, le greenwashing n’est pas loin.

Source : bourse.lefigaro.fr

Bangladesh : les campagnes illuminées par de l’énergie solaire

L’énergie solaire apporte l’informatique aux réfugiés – UNHCR

Au Bangladesh, les campagnes sont désormais illuminées par de l’énergie solaire. Selon l’organisation internationale du travail, « 70% des familles rurales ne sont pas raccordées au réseau électrique national, soit parce que les lignes électriques ne desservent pas leurs villages, soit parce que le coût du raccordement est trop élevé pour elles ».

Avec l’aide de l’organisation internationale du travail et de l’Australie, soutenue par le gouvernement central, des villageois du Bangladesh ont désormais accès à une électricité d’origine renouvelable. Il s’agit d’une énergie produite grâce à l’énergie solaire. Elle est utilisée par les habitants de ces territoires ruraux comme une énergie alternative. L’effet d’aubaine réside dans les emplois verts nécessaires pour produire cette énergie solaire, de nouvelles compétences étant demandées dans les villages concernés.

L’initiative en vidéo 

Source : OIT

Ethiopie : la Chine finance un grand projet éolien

les premières éoliennes éthiopiennes crédits : piardoch sur Panoramio

Alors que l’Inde mise sur l’énergie solaire, de façon tout à fait compétitive, l’Ethiopie vient de lancer un grand projet éolien. C’est dans la ville d’Adama, qui signifie d’ailleurs « la Terre », en hébreu, que l’Ethiopie a décidé de mettre en place un projet d’énergie éolienne pour un coût estimé à « 117 millions de dollars ».

Quelle est la puissance du parc envisagé ?

Selon la presse locale, ce projet, dénommé « Parc éolien Adama 1 », est doté d’une capacité de production énergétique de 51 Mégawatts (MW). D’après une allocution du Premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn, lors d’une cérémonie organisée à l’occasion de l’inauguration du site, « le pays ambitionne de porter la production du parc à 10.000 MW à l’horizon 2015 et ce dans le cadre du Plan de croissance et de transformation (Growth and Transformation Plan- GTP) lancé par l’Ethiopie en 2010 avec pour objectif de développer des sources alternatives renouvelables comme l’éolien, le solaire ou la géothermie ».

Qui finance ce parc éolien ?

Selon ces mêmes journalistes, c’est la Chine qui a couvert le coût de réalisation du projet à hauteur de 85%. Le reste du parc est à la charge du gouvernement éthiopien.

Un projet sans impact environnemental ?

Alors que Fikadu Abraham, responsable du site, a mis en exergue la rentabilité du projet, d’un point de vue économique aussi bien qu’écologique, on peut s’interroger sur l’impact environnemental du parc éolien ainsi que son impact sur les localités avoisinantes.

Quoi qu’il en soit, le parc Adama 1 est désormais connecté au réseau électrique du pays. Certainement une bonne nouvelle pour ce pays dont une part conséquente de la population doit souffrir de précarité énergétique.

Pour information sur l’avenir des énergies dites « propres » en Ethiopie, « le potentiel hydroélectrique de l’Ethiopie est estimé à 45.000 MW et celui de l’énergie géothermique à 5.000 MW ».

Source : atlasinfo.fr

La cigale chinoise dans la tourmente

L’économie chinoise devrait selon toute vraisemblance passer l’hiver à la diète. Un porte-parole de la Commission d’Etat de régulation de l’électricité vient en effet d’annoncer que le pays allait être confronté, au cours de l’hiver et du printemps prochain, à une pénurie de 16 gigawatts dans son approvisionnement énergétique.

« La cigale ayant chanté tout l’été, se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue… »

Cette pénurie résulte de la conjonction de plusieurs facteurs.

La sécheresse qui a frappé le pays cette année est l’un d’entre eux. Le volume d’eau disponible pour alimenter les multiples centrales hydroélectriques qui le jalonnent a ainsi réduit de 36% par rapport à l’année 2010.

Mais sa cause principale reste la trop grande dépendance de la Chine à l’égard du charbon. Comme toute bonne ressource fossile qui se respecte, ses réserves se raréfient. Or, face à leur diminution inéluctable, l’industrie et les ménages chinois élèvent chaque année un peu plus leur consommation : la hausse se chiffre ainsi à 9% en 2011.

Plus inquiétant encore, ce type de pénurie risque fort de frapper la Chine de manière récurrente ces prochaines années si aucune mesure n’est prise. Promouvoir l’efficacité et l’efficience énergétique et transformer la cigale chinoise en fourmi avisée serait l’une des solutions.

« Que faisiez-vous au temps chaud ? […] Nuit et jour à tout venant, je chantais ne vous déplaise. Vous chantiez ? J’en suis fort aise. Eh bien, dansez maintenant ! »

Sources : Agence Ecofin.

Mc Phy Energy lance un procédé révolutionnaire de stockage de l’hydrogène

crédits : fotosearch.fr

Il était jusqu’alors possible de stocker l’hydrogène produit sur un site industriel sous forme liquide, ou comprimée. Il sera maintenant envisageable de le stocker sous forme de fines galettes d’hydrure de magnésium solides. Plus sûr et moins coûteuse que les deux premières formules, cette idée a de l’avenir.

La jeune start-up française MC Phy Energy vient en effet de lancer, en février dernier, la production de ces galettes capables d’emmagasiner chacune 0,5 m3 de gaz d’hydrogène. Forte de ce lancement, elle a même décroché deux importants contrats lui permettant de pérenniser cette activité, l’un avec le japonais Iwatini pour l’alimentation en piles à combustible des stations services, et l’autre avec l’italien Enel, qui souhaite utiliser ce produit pour ses parcs solaires et éoliens.

Quel est l’intérêt d’un tel concept ? L’hydrogène peut être produit par l’électrolyse de l’eau, réaction qu’il est possible d’engendrer par le biais d’une éolienne, ou encore d’une cellule photovoltaïque. Ainsi, le surplus d’électricité produit par nos fermes éoliennes et photovoltaïques, pourrait dès lors servir à produire de l’hydrogène, ensuite stocké sous forme solide, pour enfin être utilisé par nos industries comme source d’énergie.

Source : Enjeux Les Echos, mai 2011.

L’Arabie Saoudite finance des projets électriques en Mauritanie

Agence Mauritanienne d'Information

Le 25 février, à Nouakchott, un accord de prêt entre l’Arabie Saoudite et la Mauritanie a été signé. Par cet accord, le fonds saoudien pour le développement accorde à la Mauritanie un financement de 75 millions de dollars américains, soit 22 milliards d’ouguiyas, destiné au développement du système de transport électrique dans le pays.

L’accord a été signé par le ministre mauritanien des affaires économiques et du développement, M. Sidi Ould Tah, et par le directeur du programme des exportations saoudien, M. Ahmed Ben Mohamed El Ghanem.

Cet accord a été l’occasion, pour le ministre de Mauritanie, de « saluer » ce partenariat et de mettre en exergue « l’exemplarité des liens de fraternité unissant la Mauritanie et le Royaume d’Arabie Saoudite ». Il a noté que « ce financement illustrait la priorité que donne le gouvernement au renforcement des infrastructures de base ». Il n’a pas manqué d’ajouter que « l’accord constituait une forme de l’aide généreuse que l’Arabie Saoudite n’a cessé d’apporter à  notre pays dans différents domaines, réitérant que la ligne électrique de haute tension en perspective va ouvrir des perspectives prometteuses et marquer un bon qualitatif dans la production et le transfert d’électricité en Mauritanie ».

Le financement sera en effet alloué à la mise en place d’une ligne électrique à haute tension sur l’axe Nouakchott-Nouadhibou.

Le ministre mauritanien a également déclaré que la signature du présent accord revenait à inaugurer une nouvelle phase de diversification des mécanismes de financements offerts par l’Arabie Saoudite pour inclure l’organisme des exportations dont la Mauritanie tire profit pour la première fois.

Représentant l’Arabie Saoudite, M. Ahmed Ben Mohamed El Ghanem, a loué les liens de coopération existant entre les deux pays. Il a, entre autres, précisé que la Mauritanie constituait un « partenaire stratégique du fonds saoudien pour le développement », dans le domaine commercial notamment.

A savoir, le fonds saoudien de développement finance 21 projets en Mauritanie dont 6 sous forme de subvention, le reste étant constitué de « crédits avec des conditions préférentielles ».

L’accord conclu le 25 février a été paraphé en présente du ministre du pétrole et des mines, M. Taleb Ould Abdival et SEM Saoud Ben Abdel Aziz El Jabiri, ambassadeur du Royaume d’Arabie Saoudite.

Source : Maghrebemergent.com, Agence mauritanienne d’information

Nos bébés sont de véritables usines à biogaz

crédits : fotosearch.fr

 

C’est le genre d’affirmation qui fera sourire n’importe quel jeune parent. Et pourtant, l’idée est là. Celle-ci a germé dans l’esprit d’ingénieurs de Suez Environnement, qui sont parvenus à modéliser en laboratoire un concept de recyclage des couches en vue de produire du biogaz. Ce travail qui leur aura pris deux années, a été financé à hauteur de 40% par l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).

Le procédé consiste ainsi « à broyer les couches usagées pour isoler les différentes matières qui la composent » détaille un ingénieur de l’entreprise dans une interview réalisée par le quotidien le Parisien. Un ingénieur de Sita France, société spécialisée dans la collecte et la valorisation des ordures, ajoute qu’ « une fois isolés, les plastiques pourraient être réutilisés pour fabriquer d’autres plastiques, et les déchets organiques servir à la production de biogaz, d’électricité ou de chaleur » par le biais d’un processus de fermentation.

Outre une production d’énergie, ce procédé pourrait aussi mettre un coup d’arrêt à la prolifération des textiles sanitaires dans nos décharges. Le quotidien indique ainsi qu’un million de tonnes de couches seraient jetées chaque année, s’ajoutant aux lingettes et autres mouchoirs, « soit 9% de nos déchets ménagers », alors qu’un bébé consomme approximativement 6.000 couches au cours de ses deux premières années de vie.

Source : le Parisien.

Petites mains et petits gestes pour réorienter l’énergie au Japon

 

 

Crédit: fotosearch.fr

 

Le gouvernement japonais a invité la semaine dernière les opérateurs de la centrale nucléaire de Hamaoka à l’arrêter progressivement ainsi que les centrales situées sur des zones à risque.

Les projets de construction d’une quinzaine de réacteurs d’ici 2025 sur la péninsule sont suspendus. La prise de conscience du danger nucléaire suite au séisme devient effective au sein du gouvernement. Les propos du Premier ministre japonais Naoto Kan confirment cette inflexion. Il estime que « le Japon devait repenser sa politique énergétique de fond en comble, utiliser davantage les énergies renouvelables et promouvoir un usage plus modéré de l’électricité ». Notons que le Japon dépend à 30% de l’énergie atomique.

La solution la plus rapidement réalisable est la réduction de la consommation d’énergie tant des particuliers, des entreprises que des autorités publiques. En effet, le gouvernement nippon leur a demandé de diminuer de 15% leur consommation électrique à partir du 1er juillet. Si la réduction est obligatoire pour les grosses industries dont les contrats portent sur au moins 500 kilowatts, elle provient d’actes volontaires des ménages et du reste des entreprises.

 

Initiative originale, l’opérateur de télécommunications mobiles japonais NTT Docomo propose un système de surveillance de la consommation électrique de chaque appareil du foyer depuis un mobile ou un ordinateur, au moment où les Nippons sont soumis à des restrictions. L’apparition d’un personnage animé sur l’écran prévient tout gaspillage et formule quelques recommandations.

A cela, s’ajoutent les nombreuses déclarations de nouvelles mises en pratique : que ce soit chez Sony qui propose à ses employés de venir plus tôt pour travailler sous la lumière de jour ou le gouverneur de Tokyo, Shintaro Ishihara, qui exige d’éteindre les milliers de distributeurs dans les rues de la capitale.

Les solutions à prendre sont d’autant plus urgentes que le prix des énergies de substitution  –pétrole et gaz- s’envole. Finalement, il n’y a toujours pas de solutions miracles proposées au Japon. De ses infrastructures et ses ressources dépendront les prochaines décisions.

Sources: Libération, Planète énergie, Aujourd’hui le Monde

La taxe carbone, une nouvelle tentative en 2013?

l'UE veut mettre en place une taxe carbone minimum pour les 27 pays

La Commission européenne envisagerait sa mise en place en 2013

C’était l’une des mesures phares du Grenelle de l’environnement et il s’agissait alors de taxer les énergies polluantes. A force d’exceptions, elle a fini par être éclipsée par le Conseil constitutionnel en décembre 2009. Désormais, c’est l’Union européenne qui remet le projet de loi sur la table. Le commissaire européen à la fiscalité, Algirdas Šemeta, a annoncé lundi un projet de directive européenne qui va mettre en place une taxe carbone minimum dans les 27 pays de l’UE.

 

Comment va-t-elle fonctionner?

Semblable dans son fonctionnement à la TVA, cette taxe doit, si elle est votée, entrer en vigueur le 1er janvier 2013: chaque Français la paiera un peu à chaque achat. Contrairement à la «contribution carbone» de Sarkozy, et à ce qui se fait dans les autres états membres, il ne s’agit plus taxer le volume de C02 émis, mais de mettre en rapport ce volume de CO2 avec la quantité d’énergie que peut produire une matière première. Par exemple, le charbon qui produit beaucoup de CO2 par rapport à l’énergie qu’il produit serait beaucoup plus taxé. Enfin, seuls les secteurs les plus polluants seront visés: les transports, le bâtiment, et l’agriculture.

Combien coûte-t-elle?

A sa mise en place, la tonne de CO2 coûtera 20 euros. Un coût minimal imposé par l’Union Européenne. Mais chaque Etat membre sera libre d’augmenter ce tarif. Ce coût minimum augmentera jusqu’en 2018.

Le diesel plus taxé que l’essence

La taxe sera essentiellement visible sur les prix à la pompe. Benoît Hartmann, porte-parole de l’association France Nature Environnement, explique que «les prix à la pompe seront plus chers d’environ 10%. Surtout, le diesel sera plus taxé que le super-sans-plomb, parce qu’il pollue plus.»

L’électricité peu concernée

L’électricité, comme les autres énergies, serait taxée. Mais les Français le verront peu sur leur facture pour deux raisons. D’une part, l’électricité consommée en France produit peut de CO2. Selon les chiffres d’EDF en 2010, quand un Français consomme un kWh, il émet 45g de carbone, là où lamoyenne européenne se situe à 346g. L’énergie nucléaire, à l’origine de 80% du courant hexagonal, est faiblement productrice de CO2, contrairement, par exemple, au charbon des Allemands. Concrètement, chaque Français devra payer en moyenne 7 à 8 euros de plus par an. D’autre part, l’électricité consommée en France comprend aussi l’énergie qu’utilisent les entreprises et les infrastructures. Autant d’énergie que le particulier ne paie pas directement.

Un projet incertain?

La commission doit proposer mercredi un document afin de permettre aux 27 de discuter du projet. Mais des pays comme le Royaume-Uni ou l’Irlande y sont d’ores et déjà opposés. Sur le fonds, les Anglais ont déjà mis en place une taxe carbone, qui coûte 24 euros la tonne. C’est sur la forme que le projet pourrait être remis en cause. Certains états souhaitant faire de cette taxe leur chasse gardée.

Source : 20 minutes.fr

La CEET a lancé officiellement son projet d’extension électrique dans les cinq régions du Togo

La Compagnie Energie Electrique du Togo a procédé, le 23 décembre, au lancement de son vaste projet de renforcement et d’extension du réseau de distribution de l’énergie électrique dans les cinq régions du Togo.

La CEET est une société d’Etat qui a été créée le 20 mars 1963 afin d’assurer la production et la distribution de l’énergie au Togo. La société dispose d’une vingtaine de centrales de production réparties sur l’ensemble du territoire et plus de 4 000 km de réseau moyenne et basse tension.

L’objectif du projet lancé ce vendredi est de parvenir à réduire les baisses de tension afin de lutter contre l’insécurité. Les travaux vont coûter 14 milliards de FCFA (franc des Colonies Françaises d’Afrique et aujourd’hui franc de la Communauté Financière Africaine), financés à hauteur de 10 milliards par la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) sous forme de prêt.

La CEET entend par ces projets améliorer son service de distribution de l’énergie électrique afin de résoudre les nombreux problèmes de branchements anarchiques des compteurs sur le territoire.

Il s’agit également de parvenir à construire 370 km de réseau aérien de basse tension et l’aménagement de postes de réhabilitation électrique à Lomé et à Kara ainsi que la modernisation d’un centre thermique de secours à Dapaong.

Pour le directeur général de la CEET, Mawussi KAKATI, ce vaste programme électrique permettra d’accorder le branchement de compteur à 4 000 clients en 2 ans.

Le ministre des Mines et de l’Energie Noupokou DAMIPI a témoigné sa gratitude à la CEET et exprimé la volonté du Gouvernement togolais qui est celui d’avoir un taux de couverture électrique nationale de 50% en 10 ans.

Source : icilome

 

L’éolienne domestique a le vent en poupe

De plus en plus de particuliers se lancent dans l’installation d’une éolienne dans leurs jardins. Il est vrai que les énergies éoliennes possèdent de nombreux avantages, d’un part pour son utilisateur, mais aussi pour l’environnement. Souvent comparé à l’énergie solaire, il est important de savoir qu’une éolienne domestique produit trois fois plus d’électricité qu’une installation photovoltaïque.

Cette installation consiste dans l’implantation d’un mât de 10 à 35 mètres portant des machines dont la puissance varie de 100 watts à 20 kilowatts. L’électricité produite est le plus souvent destinée à alimenter en énergie un site isolé, non raccordé au réseau. Dans ce cas, la rentabilité n’est pas le but visé. Si l’installation est réalisée dans l’objectif de faire des économies, l’électricité produite est alors destinée à être revendue à EDF. Dans les zones de développement de l’éolien, EDF a l’obligation de racheter l’électricité produite à un tarif majoré dont le montant s’aligne sur le prix de vente de l’électricité de l’opérateur national.

Avant d’installer une éolienne dans son jardin, il est nécessaire de déterminer quels sont les besoins électriques du foyer. Rappelons qu’aujourd’hui, la moyenne des besoins en électricité d’un ménage est d’environ deux kilowatts par an. La surface doit être suffisamment grande et dégagée pour y installer une éolienne. Les vents doivent être constants, alors avant de se lancer dans l’aventure, il ne faut pas hésiter à faire appel à un météorologiste afin d’obtenir des renseignements sur la force des vents.

 

Sources : reponseatout.com   aujardin.info

Des centrales électriques dans l’espace d’ici 30 ans

notre-planete.info

Enerzine.com, à la pointe de l’actualité énergétique, diffuse aujourd’hui un article non inintéressant dédié aux futures centrales électriques, qui pourraient éviter de susciter toute problématique d’acceptabilité – par les riverains entre autres – puisqu’elles seront situées dans l’espace !

Et oui, comme l’indique l’intitulé de l’article, « des centrales électriques en orbite terrestre, c’est possible ! ». On en parle déjà depuis plusieurs années.

Basée à Paris, l’Académie internationale d’astronautique aurait fait savoir que « des programmes spatiaux pourraient être mis en œuvre d’ici 30 ans, dans le seul but de capter l’énergie solaire directement de l’espace, un moyen rentable selon elle de pourvoir aux besoins en énergie des Terriens ».

Des scientifiques du monde entier auraient d’ores et déjà élaboré un scénario selon lequel des centrales électriques en orbite capteraient les rayons du soleil avant de les transmettre vers la Terre. « Ce procédé serait techniquement réalisable d’ici une décennie ou deux, rien qu’en se basant sur les technologies existantes en laboratoires ».

Des satellites robotisés seraient donc en charge de récupérer l’énergie solaire et de nous la renvoyer. De façon plus précise, seraient lancés en orbite géostationnaires « des satellites chargés de capter l’énergie du soleil et pourvus de bras articulés orientables ». Intelligent, ce système permettrait aux divers satellites d’être mis « en orbite sur l’équateur » dont l’ensoleillement est qualifié de « maximal et permanent ».

L’énergie réfléchie par les multiples satellites serait  « captée vers un dispositif maître, qui à son tour convertirait l’énergie concentrée en électricité pour après les transmettre vers la terre via un laser ou une antenne à micro-onde » ; « des équipements au sol s’occuperaient de récupérer ces flux extraterrestres et de les injecter dans les réseaux électriques ».

Enerzine.com cite John Mankins, un ancien responsable Concept à la NASA, qui a dirigé cette étude. Selon lui, « un projet pilote visant à démontrer la faisabilité de cette technologie est tout à fait envisageable grâce notamment aux lanceurs à bas coûts actuellement en cours de développement ».

Evidemment, ce projet n’en étant qu’à un expérimental pour l’instant, « des obstacles existent avant d’arriver à une telle réalisation ». Parmi ces difficultés, « la problématique des débris spatiaux ». Il faut dire que si la Terre est polluée, l’espace ne l’est pas moins. Rappel ici.

« Le manque d’études ciblées et le coût final de développement » figurent également parmi les limites à franchir. La communauté scientifique concernée appelle donc les acteurs publics et privés à encourager cette nouvelle perspective pour le secteur énergétique en cofinançant des études de viabilité.

Dans un contexte marqué par une possible sortie du nucléaire à 30 ans, nous les encourageons aussi à promouvoir ce type d’innovations, tant qu’elles sont envisagées selon des critères des strictes de durabilité et de propreté.

Sources : Enerzine.com

Vers un nouveau mode de financement des énergies renouvelables

Un nouveau mode de financement des énergies renouvelables s’impose en France. Alors que l’actualité japonaise donne au monde entier à réfléchir sur la ou les orientations à suivre en matière de politique énergétique ; alors que nous devons impérativement et rapidement nous orienter vers une économie saine et créatrice d’emplois durables ; retenons aujourd’hui cet appel lancé le 17 mars sur lemonde.fr, par les trois acteurs suivant : Stéphane Cossé, maître de conférences à l’IEP Paris,  Christophe Droguère, expert dans le secteur de l’énergie et Yann Wehrling, porte-parole du Modem.

Partant du principe que tout Etat doit mettre en place un mix énergétique, au sein duquel la part des énergies renouvelables est appelée à augmenter, ils démontrent comment « financer en toute transparence les énergies d’avenir, et par-là même renforcer nos choix, protéger notre planète et créer des emplois ».

Ils notent que « les énergies renouvelables coûtent chers » et qu’il s’agit d' »un enjeu majeur à un moment où nos finances publiques sont exsangues ». Alors que « dans son rapport annuel, la Cour des comptes vient d’ailleurs de s’interroger sur l’opportunité de faire reposer sur le seul consommateur d’électricité le financement du développement des énergies renouvelables », ils jugent que le débat « est maintenant d’actualité ».

Extrait de leur « point de vue » :

« A ce stade, le coût supplémentaire induit par les énergies de source renouvelable est en effet financé par les consommateurs sur leur facture d’électricité. L’éolien coûte moitié plus cher que l’électricité vendue sur le marché, et le photovoltaïque 4 à 5 fois plus cher. Pour compenser cette différence, EDF rachète l’électricité venant des énergies renouvelables, mais reçoit une subvention, via la contribution aux charges de service public de l’électricité (CSPE), équivalent à la différence entre le prix de rachat et le prix de marché. La CSPE, qui constitue de facto une taxe indirecte pour financer les énergies renouvelables, est imputée directement sur la facture des consommateurs.

Avant même les événements japonais, la part des énergies renouvelables était déjà en forte croissance, même si certains jugeaient celle-ci insuffisante. Les surcoûts d’achats en conséquence atteignent d’ores et déjà des niveaux astronomiques. Ils devraient selon les estimations passer de 0,4 % de la CSPE en 2009 à 26,4 % en 2011, soit un accroissement d’environ 1,3 milliard d’euros. Deux fois le coût du bouclier fiscal ! Et ces surcoûts pourraient atteindre 5 milliards d’euros en 2020. Cela pose donc un vrai problème de finances publiques, au-delà même des débats à venir sur une part encore plus importante à consacrer aux énergies renouvelables. Comme l’indique la Cour des comptes, la subvention payée par les consommateurs pour chaque MWh consommé, qui a augmenté en 2011 de 4,5 euros à 7,5 euros, après avoir été stable depuis sa création en 2004, aurait dû être fixée cette année pour couvrir réellement les charges à 12,9 euros.

Dans un tel contexte, il est urgent d’examiner les solutions possibles. Le préalable est d’abord plus de transparence. La CSPE s’élabore en effet en dehors du droit commun de l’autorisation et du contrôle du Parlement en matière d’imposition. Pour de tels montants, le gouvernement se doit pourtant de rendre des comptes. Il doit notamment montrer qu’il fait son maximum pour concilier l’objectif de développement des énergies renouvelables et d’une filière industrielle et celui de le faire à moindre coût. Il ne serait pas normal que des subventions excessives soient versées aux énergéticiens au détriment des particuliers et des PME. Tout doit être fait pour soutenir la filière au juste prix. Rappelons-le, l’objectif pour les principales énergies renouvelables est au minimum d’arriver d’ici 2020 à la « parité réseau », c’est-à-dire sans subventions.

ÉLARGIR L’ASSIETTE DE CONTRIBUTION

Dans le même souci de renforcer la transparence, il paraît nécessaire de faire figurer toute contribution spécifique dédiée au financement des énergies renouvelables en dehors de la CSPE, et ainsi montrer aux Français le coût réel du financement des choix énergétiques d’avenir. D’autres composantes font en effet partie de la CSPE, comme le tarif social, le subventionnement des activités énergétiques en Corse et en outre-mer, voire le financement des énergies plus polluantes (cogénération, centrales au fioul en Corse et outre-mer…).

Ensuite, il ne serait pas illégitime que les producteurs, ou les consommateurs, d’énergies les plus carbonées (pétrole, charbon, gaz) participent au financement des énergies renouvelables. Pourquoi en effet ne pas mutualiser l’atteinte d’un objectif commun de politique énergétique, plutôt que taxer le seul consommateur d’électricité ? Il ne s’agirait pas ici de faire renaître la taxe carbone, dont les écueils (caractère injuste et inefficace) ont contribué à son abandon. Mais plutôt d’envisager deux pistes qui pourraient élargir l’assiette de contribution.

La première serait de mettre en place un « malus » sur la consommation d’électricité en période de pointe. Cela permettrait de garder un financement en lien avec la consommation d’électricité tout en pénalisant de façon plus juste la production électrique « carbonée », fondée sur le fuel, le charbon et le gaz, qui est plus élevée aux heures de pointe. La deuxième piste, complémentaire, serait d’affecter une part substantielle des quotas de CO2, qui seront payants dès 2013 pour les entreprises émettrices, à un fond destiné à financer les énergies renouvelables.

Avec le soutien des énergies carbonées, avec nos atouts et des ressources plus adaptées, nous pourrons ainsi financer en toute transparence les énergies d’avenir, et par-là même renforcer nos choix, protéger notre planète et créer des emplois ».

Et vous, quel est votre point de vue?

Des escargots très au courant !

Après le cafard, le rat ou le lapin, l’escargot devient un des animaux sur lesquels les chercheurs tentent d’implanter des micro piles, encore appelées biopiles, qui ont la propriété de produire du courant électrique en transformant en énergie le glucose et l’oxygène contenu dans leur organisme. Ce phénomène est synonyme d’espoir pour les chercheurs et les médecins qui souhaitent voir utiliser cette technologie comme moyen d’alimentation autonome des pacemakers ou autres organes artificiels.

Des escargots produisant de l'électricité. Photo: Wikimedia.fr

Une technologie à la pointe

Les efforts faits par les chercheurs en matière d’animaux cyborgs n’en sont pas à leurs débuts. Cela fait dix ans que les chercheurs inventent et fabriquent des microcircuits de capteurs et d’antennes radios destinés à être implantés dans différents animaux et insectes afin de recueillir des informations précises sur leur environnement et leur cycle de vie. Le ministère américain de la Défense s’est intéressé le premier à ces expérimentations.

Aujourd’hui, la technologie a beaucoup évolué et s’est perfectionnée. Les microcircuits sont peu à peu devenus des piles à biocombustibles, que l’on nomme GBC. Elles ont d’abord été testées sur des rats de laboratoire, il y a un an. La technique est simple, il suffit d’implanter la pile dans le corps de l’animal, de la laisser assimiler les enzymes qui génèrent de l’électricité. Les rats qui ont servi de cobayes, ont gardé la biopile dans leur organisme pendant 11 jours. Les résultats se sont montrés probants : après ce laps de temps, la pile n’a montré aucun signe de faiblesse et aucun rejet n’a été signalé.

Depuis, l’escargot a rejoint le rang des animaux tests. Les scientifiques de l’université de Clarkson (Postdam, New York), dans le journal de l’American Chemical Society, soulignent que c’est la première fois qu’une équipe « réussi à créer une biopile implantée dans un petit animal vivant (l’escargot en question) capable de produire de l’électricité pendant une période de temps prolongée sans lui être préjudiciable. » En effet, l’expérience menée par le professeur Katz sur 12 escargots a duré plus de 11 mois. Il révèle qu’en cumulé, les escargots ont généré « jusqu’à 7,45 microwatts. » Toutefois, l’énergie chute de 80% après 45 minutes. L’objectif de l’équipe est d’obtenir à l’avenir une alimentation à courant continu.

Vers une implantation humaine

Les expériences menées sur les animaux représentent beaucoup d’espoirs pour la médecine. La prochaine génération d’implants médicaux et d’organes artificiels, comme les stimulateurs cardiaques ou les sphincters urinaires artificiels fonctionnent grâce à des piles, ce qui engendre un épuisement de l’appareil et nécessite une intervention chirurgicale visant à la remplacer. Les nouveaux implants pourraient être alimentés directement par l’énergie du corps. Ceci est déjà possible sur les animaux, le but est de rendre la technologie applicable à l’humain.

Il existe un projet lancé par des chercheurs français de l’université Joseph Fourrier de Grenoble, visant au développement d’une biopile à glucose chez l’homme. Mais un risque majeur a été détecté pendant les expérimentations faites sur les escargots et les rats. Lors d’un dysfonctionnement du dispositif, la quantité de glucose consommée est trop élevée, « conduisant les organismes à un stade d’hypoglycémie, c’est-à-dire une baisse drastique du taux de sucre dans le sang. » L’hypoglycémie provoque, entre autres, l’accélération cardiaque et l’élévation de la pression artérielle.

A l’avenir, d’autres animaux, plus gros, rentreront dans des programmes d’expérimentations, ce qui laisse présager encore beaucoup d’amélioration de la micro pile et peut-être bientôt verrons-nous des applications réelles sur l’homme. Affaire à suivre !

Source : Enerzine.com

Philippines : l’OMC encourage les PPP

© Copyright 2010 CorbisCorporation

Fin mars, l’Organisation mondiale du commerce (OMC), a publié la quatrième revue des politiques commerciales des Philippines. Dans le document, « plusieurs membres de l’OMC ont exprimé leur espoir que la récente initiative » du gouvernement des Philippines « en matière de partenariat public-privé (PPP) puisse encourager l’investissement dans les grandes infrastructures ».

Ce souhait des professionnels de l’OMC concorde avec le rapport du secrétariat général de l’institution internationale selon lesquels « les bons résultats des Philippines sont, néanmoins, « en deçà de ses possibilités ». Le pays, dont les infrastructures ne sont pas tout à fait adaptées, devrait, selon les experts, chercher à booster sa productivité « de façon à soutenir la concurrence des producteurs à bas coûts des pays voisins ».

Les centrales électriques concernées par les PPP

Deux documents, publiés fin avril, par le Service économique régional (SER) de l’ambassade de France, l’un intitulé « Fiche sur le programme de partenariats public-privé aux Philippines » et l’autre « Pipeline of PPP Projects », font part des priorités de l’initiative sur les PPP. Elles portent sur « les infrastructures » telles que « les aéroports, transports en commun, centrales électriques » ainsi que sur les technologies d’information ou les services sociaux.

Les biocarburants soutenus à travers le plan d’investissements prioritaires

Le ministère de l’Industrie et du commerce a établi, parallèlement, « des priorités en matière d’investissement, dans le cadre de son Plan d’investissements prioritaires (IPP) ». La production de biocarburants et l’agriculture biologique ont été ajoutées à cette liste établie en début d’année, qui concernait déjà les secteurs suivants : agriculture, pêche, industries créatives (technologies de l’information, décidemment !) construction navale, logement, énergie, transport, eau, logistique, déchets, voies de communication, oléoducs et gazoducs, recherche et développement.

Des investissements toutefois faibles aux Philippines

Dans le pays, les investissements directs étrangers (IDE) sont faibles, selon lemoci.com. Le gouvernement veille au contrôle par les nationaux des secteurs jugés les plus importants, tels que « l’agriculture, la pêche et de nombreux services ». Le pouvoir en place « incite à s’implanter dans des zones industrielles d’exportation (ZIE) les opérateurs extérieurs qui veulent s’engager dans les activités manufacturières, en profitant d’aides fiscales substantielles ». Leur participation « dans les marchés publics » est toutefois « volontairement limitée ».

Sources : Lemoci.com

EnR : les Français, de plus en plus intéressés

Selon une étude publiée le 26 janvier par l’IFOP et réalisée pour Qualit’EnR, les Français développeraient un intérêt de plus en plus prononcé pour les énergies propres et moins coûteuses. Un raisonnement logique, à l’heure de l’annonce de la Commission de Régulation de l’Energie (CRE) sur la hausse du prix de l’électricité de l’ordre de 30% d’ici 2016. Comme l’exposent les résultats de l’étude, les motivations financières et écologiques sont aujourd’hui au centre de leurs préoccupations. Les foyers français ressentent aujourd’hui les impacts de l’inévitable augmentation du coût des énergies et s’impliquent de manière croissante dans l’intégration des EnR dans leurs foyers.

Le sondage révèle que 25% des personnes interrogées sont aujourd’hui plus intéressées par les EnR qu’en 2011, le coût de l’énergie (93%), le débat autour du nucléaire (75%) et les politiques publiques (74%) constituent les facteurs déterminants.

Confiants en ces systèmes de production énergétique d’origine renouvelable, 31% des sondés désirent s’équiper de ce type de systèmes, contre 25% en 2011. Pour détailler cette envie, les Français invoquent le respect de l’environnement à 92% et l’indépendance énergétique à 87% comme principales vertus des EnR. Les principaux freins à l’équipement résident, quant à eux, dans le prix d’achat à 32% et dans le fait d’être locataire ou en copropriété (38%).

L’étude est consultable dans son intégralité à cette adresse.

Voici un extrait de l’émission « C’est dans ma nature » diffusée sur France 3 au début du mois. On y démontre qu’il est tout à fait possible de construire une maison écologique sans se ruiner.

Sources : bati-journal.com  actu-environnement.com

4ème édition du forum international de Dakar sur la responsabilité sociétale des entreprises

« Gouvernance RSE : l’enjeu Carbone dans les stratégies énergétiques des entreprises en Afrique de l’Ouest », tel est la ligne directive du « Forum International de Dakar sur la responsabilité sociétale des entreprises » qui se tiendra du 29 au 31 mai 2012.

Créée en 2008 et soutenue par des entreprises socialement engagées et des partenaires publics, RSE Sénégal est une initiative qui vise à promouvoir la RSE au Sénégal et en Afrique de l’Ouest à travers des activités de plaidoyer (Forum), et l’accompagnement des entreprises dans la mise en place de leurs démarches. L’initiative RSE Sénégal a ainsi contribué à la mise en place du programme RSE Guinée lancé en octobre 2011.

Cette 4ème édition sera marquée par la présence de hauts représentants du Canada en tant que pays ami du Sénégal reconnu pour leur engagement dans la promotion de la RSE et des énergies renouvelables.

Dans un contexte ouest africain marqué par des déficits dans la fourniture d’électricité qui pénalisent autant la productivité des entreprises que la vie communautaire, « économiser l’énergie, mettre en œuvre des solutions énergétiques alternatives et mieux gérer l’impact sur l’environnement et les changements climatiques », constituent dès lors des défis majeurs dans les politiques et stratégies de RSE des entreprises. Sous ce registre, une place importante devrait être accordée à l’enjeu « Carbone ».

Les trois précédentes éditions avaient permis de réunir des décideurs du Sénégal, de l’Afrique de l’Ouest, du Canada et d’Europe concernés par les questions en lien avec la RSE – millieux des affaires, autorités nationales et institutions internationales, société civile, syndicats de travailleurs ou encore milieux académiques – offrant ainsi aux participants une opportunité d’échanger sur la RSE et de nouer des contacts d’affaires.

Source : forumsenegal

 

Précarité énergétique : des mesures intelligentes s’imposent !

Fondation Abbé Pierre

Alors que les températures hivernales s’installent, que la France fait face à sa première tempête, le moment semble bien choisi pour évoquer la thématique de la précarité énergétique.

En effet, selon le gouvernement, « plus de 3,5 millions de ménages français consacrent plus de 10% de leurs dépenses mensuelles à l’énergie et, dans un cas sur cinq, les ménages sont amenés à limiter leur consommation de chauffage en raison de son coût ».

La Fondation Abbé Pierre, qui milite contre le mal-logement et contre la précarité énergétique, à travers la campagne « ils s’aiment, mais ce n’est pas ce qui les rapproche » notamment, indique qu’ « aujourd’hui, 3,7 millions de logements en France sont de véritables passoires énergétiques et leurs occupants y vivent comme s’ils étaient dehors, le plus souvent avec un chauffage et un éclairage réduits au minimum… »

L’automaticité de l’attribution des tarifs sociaux du gaz et de l’électricité devrait être instaurée à compter du 1er janvier 2012 pour les ménages remplissant les conditions de ressources requises. Cette mesure devrait faire passer le nombre de bénéficiaires de ces tarifs sociaux de 600 000 à l’heure actuelle, à 1,5 voire 2 millions de foyers.

Il faut dire que l’énergie coûte de plus en plus cher et les Français semblent bien en avoir conscience. D’après un sondage réalisé par BVA pour Evasol et « 20 minutes » (consultable ici), « une écrasante majorité de Français pense que l’énergie va devenir de plus en plus chère ». D’après l’institut de sondage, « en plein débat sur l’avenir du nucléaire, les Français s’attendent presque tous à ce que l’énergie devienne plus chère qu’aujourd’hui, dans 2 ans (89%), dans 10 ans (98%) ou dans 20 ans (91%) ».

Quel est donc l’intérêt pour l’Etat d’augmenter les tarifs de l’énergie si c’est pour attribuer de plus en plus d’aides aux ménages pour se chauffer et s’éclairer ?

La Fondation Abbé Pierre s’interroge en ce sens aussi, estimant que les mesures mises en œuvre par les pouvoirs publics « n’allègent qu’une partie du public concerné » et « ne compensent pas les diverses augmentations subies par les familles les plus modestes ». Elle réclame donc la création d’un bouclier énergétique qui garantirait à chacun une capacité minimum à se chauffer.

Chaque année, des SDF meurent de froid. Cela ne choque peut-être plus. Mais comment l’opinion réagirait-elle si des individus mourraient de froid chez eux ? Comment les pouvoirs publics réagiraient-ils face à une « canicule » à l’envers… ? Il est urgent d’agir.

Sources : Localtis.info, Fondation Abbé Pierre, BVA

Danemark : la moitié de l’électricité consommée issue de l’éolien en 2020

curiosphere.tv

Selon le ministre du climat, de l’énergie et de la construction, Martin Lidegaard, l’énergie électrique issue de l’éolien devra assumer la moitié de la consommation électrique du Danemark d’ici 2020. Il estime que le pays doit privilégier les énergies renouvelables et a de gros progrès à faire pour exploiter cette énergie efficacement.

L’objet, pour cet Etat scandinave, défini dans le « plan Notre Energie », est de devenir indépendant à 100% vis-à-vis des énergies fossiles en 2050 au bénéfice de l’énergie éolienne, de la biomasse et du biogaz.

Le ministère du Climat se félicite que « le gouvernement de gauche, au pouvoir depuis septembre, reprend donc le plan Stratégie de l’énergie 2050 présenté en février par le précédent gouvernement de droite, mais avec un niveau d’ambition supérieur ».

Le plan précédent envisageait « d’augmenter de 20% aujourd’hui à 42% en 2020 la part de l’éolien dans l’électricité consommée au Danemark ». Le nouveau gouvernement prévoit d’investir 5,6 milliards de couronnes (750 millions d’euros), contre 3,6 milliards prévus par son prédécesseur.

Mais il faut savoir que ce sont « les particuliers et les entreprises » qui supporteront ces investissements « via une augmentation du prix de l’énergie ». L’ambition d’inciter les Danois « à faire des travaux d’isolation pour économiser » au maximum cette énergie.

Le gouvernement du royaume table sur une réduction de consommation d’énergie moyenne de 8 à 10% d’ici 2020 par ménage.

Reste aux partis à négocier et à convenir d’un accord « afin que le plan ne soit pas modifié en cas de changement de majorité ».

Source : Romandie.com