Soleil et noix de coco : un cocktail énergétique!

Noix de coco

De l’électricité produite à partir de soleil et noix de coco, la recette de ce cocktail énergétique fait rêver!

Le site référent goodplanet.info dédié à l’environnement et ses enjeux, diffuse ici une information du New Scientist selon laquelle « l’archipel des Tokelau, dans le Pacifique sud, sera bientôt entièrement alimenté en électricité grâce à l’énergie solaire et à l’huile de noix de coco ».

Foua Toloa, qui gouverne les îles en question – sous souveraineté néo-zélandaise apprend-on – envisagerait d’atteindre 93% d’énergie solaire dans la production d’électricité d’ici mi-2012. Un plan ambitieux qui pourrait être respecté d’après l’universitaire Christopher Dey, de Sydney, si sur chacune des îles sont installées 200 m2 de panneaux photovoltaïques.

L’archipel situé dans le Pacifique suivrait un exemple déjà donné par l’île de Samsø au Danemark, « la toute première île au monde à être entièrement alimentée grâce aux énergies renouvelables ». Suivant la même impulsion, une île espagnole, située dans les Canaries, El Hierro, parviendrait à être alimentée en électricité par des énergies nouvelles d’ici fin 2011.

Cette tendance illustre l’idée – toujours plus concrète – selon laquelle la transition énergétique est en marche. L’originalité première de communautés indépendantes énergétiquement pourrait commencer à se normaliser…

 

UE : 38 millions pour l’éco-innovation

Dans le cadre du programme pour la compétitivité et l’innovation (CIP selon l’acronyme anglais), l’Union Européenne propose 38 millions d’Euros pour financer 42 projets qui seront sélectionnés en septembre.

Le CIP est destiné à soutenir le développement de nouveaux produits, services et procédés économes en ressources naturelles et produisant moins de déchets, d’émissions et de polluants. Les projets devront s’inscrire dans ce cadre et faire appel aux innovations environnementales existantes.

Enthousiaste, M. Janez Potocnik, membre de la Commission européenne chargé de l’environnement a déclaré « Ces éco-innovations sont une source d’inspiration considérable. Elles sont la preuve qu’il est possible d’exercer une activité économique de manière très fructueuse tout en respectant l’environnement. »

287 projets ont été soumis au titre de l’appel à propositions lancé en 2010, ce qui correspond à une hausse de 42 % par rapport à 2009. Parmi les projets retenus l’an dernier, les jurys avaient apprécié une technique non-invasive de réparation des conduites d’eau, des panneaux acoustiques fabriqués à partir de caoutchouc provenant d’anciens pneumatiques, des panneaux intérieurs biodégradables permettant de diminuer de 15 % le poids d’un avion, ou encore un procédé de fermentation facilitant la récupération du CO2 dans les brasseries.

Cette année, la CE vise particulièrement les demandes qui portent sur des projets liés au sujet prioritaire que constitue « la préservation de l’eau mais également au recyclage des matériaux, à la construction durable, à l’industrie agro-alimentaire et aux entreprises respectueuses de l’environnement ».

Les candidatures sont surtout attendues parmi les PME européennes. Cette initiative européenne est une fois encore l’illustration que préservation de l’environnement et efficacité énergétique ne se contredisent pas. Bien que le montant des aides allouées aux projets reste insuffisant, c’est un moyen constructif et positif d’orienter les entreprises vers les innovations respectueuses de l’environnement.

L’appel à propositions sera clôturé le 8 septembre 2011

Source: enerzine, le moci

Le manque d’eau va toucher près d’un milliard d’habitants en 2050

crédits photographiques: JJ Harrison

Plus d’un milliard de personnes devront faire face à de graves pénuries d’eau d’ici 2050, et ce particulièrement dans les grandes métropoles mondiales, soit environ un humain sur sept.

En effet, le changement climatique aggrave les effets de l’urbanisation et les villes indiennes seront parmi les plus touchées, selon une étude des Proceedings de la National Academy of Sciences, un groupe privé pour l’environnement situé près de Washington. La pénurie menace l’assainissement de certaines grandes villes mais pose également des risques pour la faune et la flore si en réaction, les villes puisent directement l’eau dans la nature.

Près de 993 millions de citadins vivront avec moins de 100 litres d’eau par jour

L’étude a révélé que si les tendances actuelles à l’urbanisation se poursuivent, en 2050, près de 993 millions de citadins vivront chacun avec moins de 100 litres d’eau par jour, le minimum journalier selon les auteurs.

De plus, 100 millions de personnes supplémentaires connaitront un manque d’eau potable que ce soit pour boire, cuisiner, nettoyer, se laver ou utiliser les toilettes. Pour l’auteur principal, Rob McDonald, ce n’est pas une fatalité mais un défi notamment en termes d’investissement dans les infrastructures ou d’efficience dans l’utilisation de l’eau.

Actuellement, environ 150 millions de personnes sont en-dessous du seuil de 100 litres s’agissant de l’utilisation quotidienne d’eau. Par comparaison, un américain moyen dispose de 376 litres par jour bien que l’utilisation varie considérablement selon les régions selon Rob McDonald.

L’étude recommande une réforme de l’agriculture et une meilleure efficacité énergétique

L’exode rural qui touche l’Inde et la Chine exacerbe ce phénomène. Les grandes villes de l’Inde, du Nigéria et du Bénin seront les plus touchées.

Mais si l’eau est pompée directement dans la nature, il y a un risque pour les écosystèmes notamment pour les espèces endémiques. L’étude recommande une réforme de l’agriculture qui consomme le plus d’eau et une meilleure efficacité puisque près de la moitié de l’eau de certains pays en développement est gaspillée en raison de fuites.

L’ONU œuvre actuellement à la mise en place d’un fonds spécial pour les changements climatiques pour aider les pays en développement les plus touchés, avec un objectif de 100 milliards de dollars par an à partir de 2020.