Jackson, nouvelle coqueluche de l’écosystème marin

Jackson est devenu l’éléphant de mer le plus célèbre de la planète. Avec 29 000 km parcourus en une année, ce jeune mâle a battu le record de distance détenu chez les mammifères par la baleine à bosse.

Ce marathonien est suivi par les chercheurs de la Wildlife Conservation Society (WCS), une organisation non gouvernementale internationale fondée en 1885 dont l’objectif est la préservation de l’environnement. Les chercheurs de la WCS, qui ont équipé le mammifère marin d’une puce électronique en décembre 2010, ont ainsi pu mesurer les distances parcourues par ce dernier.

Il s’avère que, lorsqu’il s’agit de manger, l’éléphant de mer est prêt à parcourir de très grandes distances. En une année, Jackson s’est éloigné de 1 750 km le long de la côte chilienne jusqu’à 650 km vers le large, navigant entre les fjords de cette zone proche de l’Antarctique. Après s’être sustenté de quelques kilogrammes de poisson et calamar, l’animal est revenu sur la plage du Pacifique où la WCS l’avait déniché. Il va y retrouver ses congénères, faire sa mue et peut-être se reproduire.

La WCS suit de près les déplacements des éléphants de mer car « ils sont des indicateurs potentiels de la santé des écosystèmes marins et permettent de montrer comment le changement climatique influe sur la répartition des espèces et de leurs proies dans les eaux patagoniennes ». Caleb MacClennen, directeur des programmes marins de l’organisation, précise dans un communiqué que le périple de Jackson « va aider à définir des zones protégées dans la région et assurer que les activités piscicoles soient gérées de façon à ne pas nuire aux espèces marines telles que l’éléphant de mer du Sud ».

Les méthodes d’actions de la WCS sont aussi bien basées sur la science que sur la réalisation de programmes de préservation. La Wildlife Conservation Society publie également un magazine bimestriel, le « Wildlife Conservation ».

 

Source : Le Parisien

Les cinq Etats bordant la mer Caspienne décident d’œuvrer d’avantage pour la protection de l’environnement

La coopération environnementale unissant les cinq Etats bordant la mer Caspienne a pris de l’ampleur. Ceux-ci – la Russie, l’Iran, l’Azerbaïdjan, le Kazakhstan et le Turkménistan – viennent en effet de conclure, sous l’œil bienveillant du PNUE (Programme des Nations Unies pour l’Environnement), un nouvel accord qui vise la mise en place d’un dispositif de lutte contre la pollution aux hydrocarbures affectant l’écosystème local, particulièrement riche.

Ce dispositif comprend plusieurs volets. Le premier est préventif, et vise principalement à la surveillance du milieu marin. Le deuxième consiste en la mise en place d’une procédure d’urgence commune permettant de répondre au mieux aux situations de crise. Et le troisième institue une procédure d’étude d’impact commune afin d’évaluer les risques liés aux activités ayant trait à l’exploitation et au transport d’hydrocarbures. Sa mise en place était devenue essentielle pour la région, de plus en plus exposée aux risques de pollution dus à ces activités.

Ce nouvel accord est intervenu dans le cadre de la Conférence des parties de la Convention de Téhéran, conclue en 2003 par ces cinq Etats, et dont le secrétariat est assuré par le PNUE. Ce dernier s’en est alors félicité par la voix d’Achim Steiner, son directeur exécutif, qui a indiqué qu’ « améliorer les connaissances sur l’impact environnemental potentiel constitue le cœur de la coopération environnementale internationale et entretient les bonnes relations interétatiques ».

Sources : actualites-news-environnement.com, afriscoop.net.

Ile de Pâques : tourisme durable et biodiversité

Le gouvernement chilien souhaite pallier la menace de l’attrition de la biodiversité de l’île de Pâques en encourageant le tourisme durable. Pâques est probablement le lieu le plus isolé du monde. Située dans l’Océan Pacifique à 3 700 km de Santiago du Chili (pays dont elle dépend) et à 4 300 km de Tahiti, l’île est particulièrement connue pour ses statues monumentales, les Moais.

Depuis 1995, le patrimoine exceptionnel de l’île est protégé et inscrit au Patrimoine mondial de l’Humanité par l’UNESCO.

 Des parcs ou réserves naturelles, parfois surveillés, enserrent les zones des vestiges. La communauté Rapa Nui veille jalousement sur les traces de son histoire et constitue un pouvoir parallèle au gouvernement officiel chilien.

Malgré cet isolement et le pouvoir parallèle octroyé aux Rapa Nuis, l’île souffre d’un afflux de visiteurs particulièrement dommageable pour son écosystème, pourtant, tout à fait exceptionnel. Pâques abrite une importante population d’oiseaux de mer tel que des frégates, des goélands ou encore des sternes noirs, une espèce qui ne compte plus qu’une poignée de spécimens.

Depuis la fin des années 1960 et la construction par les Américains de l’aéroport de Hanga Roa, tout semble même avoir été entrepris pour qu’il le soit davantage. L’île de Pâques, à peine plus grande que celle d’Oléron, en Charente-Maritime, voit débarquer chaque année par moins de cinquante mille visiteurs. Ces flux migratoires incessants s’expliquent par l’inconséquence de Santiago, qui après avoir limité l’accès à environ six mille visiteurs par an, a autorisé l’implantation d’hôtels de luxe. Les vols et les croisières se sont par ailleurs multipliés, ce qui a également fortement contribué à menacer l’ordre naturel établi.

Néanmoins, les autorités chiliennes ont récemment décidé d’en faire une destination pilote en matière de tourisme durable.

Il s’agit de la troisième destination pilote du pays mise en place par le Programme National de Tourisme Durable. Avec cette initiative, SERNATUR (Service National du Tourisme) chercher à impulser le développement durable de l’île, tout en se différenciant d’autres destinations concurrentes au niveau national et international. Un gage de qualité pour les touristes, qui seront ainsi sensibilisés à l’impact écologique de leur passage.

Pour ce faire, habitants et acteurs économiques de l’île cherchent à coordonner leurs actions. La gestion globale du tourisme dans la zone, la généralisation du recyclage ou encore la préservation des lieux sont quelques une des pistes de travail qui seront étudiées. Sur le plan de l’énergie, le recours aux énergies renouvelables, solaires et éoliennes, sera ainsi développé.

Ce plan visera également à valoriser et sauvegarder le riche écosystème environnant. Pour ce faire, les parcs nationaux sont appelés à se développer. Récemment, un projet visant à créer la plus grande réserve marine du monde a été proposé dans le but de conserver l’exceptionnelle biodiversité existante dans la zone.

Sources : chile-exepcion  zegreenweb

Paris veut faire de la place à la nature

La capitale constitue un véritable écosystème, « la ville abrite 2 000 types de plantes sauvages ou spontanées et de nombreuses espèces animales qui auraient les moyens de s’en aller mais choisissent de rester » indique Philippe Jacob, de l’Agence d’écologie urbaine de Paris, une structure qui dépend de la municipalité.

Pourtant, lorsque l’on interroge les Parisiens au sujet des espèces animales qui peuplent la capitale, les premiers mots qui leur viennent à l’esprit sont plutôt « pigeons, rats, moineaux et cafards ».

La plus belle ville de monde abrite 2 000 types de plantes et de nombreuses espèces animales.  Les associations et les jardiniers recensent pas mois de 9 espèces d’orchidées sauvages et  les pelouses abritent une étonnante biodiversité. « Depuis 2001, la municipalité n’utilise plus de pesticides pour traiter les espaces verts et a laissé s’épanouir des espaces en friches. Cette politique favorise le développement de la petite faune », constate la journaliste Nassera Zaïd, coauteur du guide Paris nature (éditions Lonely Planet, 2011).

Avec un peu d’attention, les Parisiens peuvent observer des hérissons se promenant dans certains parcs, des orvets dans le bois de Vincennes ou encore une chouette hulotte planant autour du clocher de l’Eglise Saint-Paul.

Pour préserver et enrichir cette biodiversité, la Ville de Paris a élaboré un plan d’actions en concertation avec les habitants. Cette démarche interactive et innovante a permis de mettre au point un livre blanc. Le Plan Biodiversité a été définitivement adopté au cours du Conseil de Paris du mardi 15 novembre 2011.

Au même titre que la lutte contre le changement climatique, la sauvegarde de la biodiversité est devenue un enjeu majeur du XXIème siècle. Dans la continuité de sa politique menée depuis 2001, en faveur du développement durable, la Ville de Paris souhaite devenir  un acteur novateur et ambitieux. Elle est d’ailleurs l’une des premières grandes métropoles européenne à se doter d’un Plan Biodiversité.

La présence d’arbres et d’espaces verts participe à la lutte contre les îlots de chaleur, à la fixation des polluants, et valorise les quartiers. La végétation et la présence d’animaux suscitent curiosité et dialogue ; à ce titre elles sont un vecteur de lien social et contribuent au bon fonctionnement de la cité. Elles renforcent aussi la conscience environnementale des citadins.

 Le livre blanc qui répertorie 95 propositions visant à améliorer la biodiversité dans la capitale est consultable à cette adresse.

Sources : paris.fr, direct matin

La journée mondiale de l’environnement

Source: monquotidienautrement.com

 

Dimanche s’ouvre la journée mondiale de l’environnement qui est organisée le 5 juin de chaque année depuis 1972 par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE).

 

 

L’objectif de la JME[1] est de :

  • Donner un visage humain aux problèmes environnementaux;
  • Amener les peuples à devenir les agents actifs du développement durable et équitable;
  • Promouvoir la compréhension du fait que les communautés sont incontournables dans les changements d’attitudes en ce qui concerne les problèmes environnementaux;
  • Défendre le partenariat qui assurera à toutes les nations et les peuples d’apprécier un futur plus sûr et plus prospère.

Le thème « Les forêts, la nature à votre service » cherche à mettre ce sujet au centre des priorités mondiales.

Le PNUE veut rappeler l’importance de la forêt et de ses fonctions vitales. Elle est nommée « le poumon de la terre » car elle absorbe de grandes quantités de dioxyde de carbone. La déforestation et la dégradation des forêts sont ainsi responsables de près de 20% des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

Les forêts sont un moyen de préserver l’environnement car elle est protège de nombreux écosystèmes : en abritant 300 millions de personnes et accueillant 80% de la biodiversité terrestre

Un hôte un peu spécial.

Les journées ont lieu en Inde pour la première fois. Si le directeur exécutif du PNUE, Achim Steiner s’est félicité que, « de plus en plus, (l’Inde soit) à la tête d’initiatives favorisant la transition vers une économie verte », il est important de rappeler que le pays avec sa population de 1,2 milliard de personnes, continue de faire pression sur les ressources des forêts en particulier dans les zones densément peuplées, où les cultures et le surpâturage contribuent à la désertification.

Le PNUE  rend ainsi hommage aux programmes lancés par New Delhi pour la préservation des réservoirs d’oxygène du pays, qui subissent pourtant une énorme pression socio-économique.

Cette journée est un moyen de discuter et envisager des solutions à l’échelle mondiale. Cependant il est dommage de noter que l’événement n’a pas une importante couverture médiatique. Il est donc possible que les résolutions et solutions apportées obtiennent peu de répercussion politique sur la scène internationale. Essayons de voir vert plutôt que gris…

Les déchets du tsunami gangrènent l’univers marin des Etats-Unis

Depuis quelques semaines sur les côtes américaines et canadiennes, les promeneurs découvrent chaque jour plus de déchets. Des dizaines de milliers d’entre eux les ont déjà atteintes gangrénant l’univers marin des Etats-Unis. Ces Déchets, d’origine japonaise, sont des résidus charriés par les vents et les courants marins suite au tsunami du 11 mars 2011 qui a déferlé sur le Japon et, qui menacent aujourd’hui la biodiversité.

Photo: paperblog.fr

Prolifération d’espèces invasives

Les autorités concernées savent qu’elles vont bientôt, et durant un temps illimité, faire face à une situation inédite. Elles doivent mettre en place des mesures en internes et sensibiliser le public, pour procéder à un immense nettoyage des côtes polluées, voire de la mer. Tâche qui sera, comme chacun sait, pénible et sans fin, les déchets du tsunami, enfermés dans la mer intérieure du Japon, convergeant irrémédiablement vers l’Amérique du Nord.

En plus de détériorer le milieu naturel, ces déchets sont également ingérés par les espèces marines locales (oiseaux, poissons…), créant ainsi un énorme fléau et entraînant la mort de nombreux poissons. Cette pollution a donc des conséquences sur l’écosystème marin mais aussi sur les hommes, ces déchets favorisant la prolifération de certaines espèces invasives d’algues, de crabes et d’organismes marins divers.

Quelles conséquences pour la biodiversité ?

Cette pollution due aux déchets du tsunami se révèle très complexe et son impact « inquantifiable ». Selon le professeur John Chapman, spécialiste des espèces invasives à l’Oregon State University Hatfield Marine Science Center, « c’est un peu comme des flèches tirées dans le noir. Certaines d’entre elles pourraient atteindre leur cible », d’autant que James Carlton, professeur des sciences de la mer, estime que « environ 500 plantes et animaux invasifs étrangers » auraient déjà investi les eaux territoriales américaines, menaçant quelques 400 espèces en voie de disparition. Autant dire un vrai cauchemar pour l’écosystème dans sa globalité et la biodiversité locale.

Les déchets créés par le tsunami ne sont pas seulement du bois, du plastique ou des matériaux de construction. On trouve également parmi eux des barils « renfermant des produits chimiques » toxiques à redouter, des impacts sanitaires étant alors envisageables, selon Andrew Cohen, Directeur du Centre de recherche sur les bio-invasions de Richmond en Californie.

Quel avenir pour la biodiversité ?

Face à cet afflux désastreux de déchets et avant de vivre une situation environnementale sans précédent, « le seul moyen de défense, c’est la détection », déclare la chercheuse au NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) Mandy Lindeberg. Une raison supplémentaire de s’inquiéter en Amérique du Nord, les prévisions des climatologues qui annoncent pour l’avenir « une intensification et une multiplication des phénomènes climatiques extrêmes ».

A quoi s’entendre donc pour les années à venir ? Ce scénario catastrophe « d’un monde aquatique gangréné par des espèces exotiques invasives n’en semble pas moins relativement crédible à long terme ». Quel avenir pour la biodiversité marine ?

Source : ZeGreenWeb.com

Des hommes qui redonnent vie aux forêts!

Aussi incroyable que cela puisse paraître, deux hommes, le photographe Sebastiao Salgado et Jadav Payeng , sur deux continents différents, avec des moyens colossaux pour l’un et dérisoires pour l’autre, ont redonner vie à des forêts éteintes ou quasi inexistantes. Une façon pour eux de montrer au monde qu’il est possible de « reconstruire la nature, de redonner vie à tout ce que l’on a détruit ». Ces actions poussent à réfléchir à la préservation de l’environnement, mais la population mondiale est-elle toutefois prête à accepter les concessions que cela implique?

Photo: fotopedia.com
Après la surexploitation… la luxuriance

C’est au Brésil, dans l’État de Minas Gerai, que le photographe Sebastiao Salgado et son épouse Leila, ont pris le pari fou de redonner vie à la forêt luxuriante Mata Atlantica, dévastée par le commerce intensif de bois et l’élevage de bétail. Ils commencent leur aventure en 1997, après avoir reçu en héritage une ferme familiale, jadis entourée par cette forêt.

Afin que ce projet puisse être réalisé, malgré les doutes de l’entourage de Sebastiao Salgado, notamment de son père, il fonde, avec Leila, l’Instituto Terra, et réussit peu à peu à transformer « cette terre déserte en un véritable parc national ». Avec son équipe, ils parviennent à développer une technologie pour la plantation de nouveaux arbres « sur une terre vieille, érodée, épuisée ». Il faudra plusieurs années à Sebastio Sagaldo, avant que les plants prennent. Toutefois, après avoir comptabilisé 60% de pertes des nouveaux plants la première année, le couple entouré de ses petites-mains, parvient à créer une pépinière « capable aujourd’hui de produire 1,2 millions de plants par an ».

Aujourd’hui, 15 ans après le lancement de ce projet, l’aventure du photographe ne s’arrête pas, notamment lorsqu’il est question de témoigner de la capacité de redonner vie à la planète, lors de conférences internationales. Il déclare, lors de la présentation de son projet, le 13 mars 2012, au Monaco Press Club, que plus d’1,9 millions d’arbres ont été replantés sur une surface de 800 hectares. Dans cette « nouvelle forêt », l’écosystème s’est naturellement reformé, la réintroduction de la faune s’est elle aussi faite naturellement, « comme un miracle, une résurrection », tels que des oiseaux, des insectes, des jaguars, et des caïmans, pourtant disparus de cette région depuis plus de 50 ans.

Un banc de sable aux couleurs de bambou

L’aventure de Jadav Payeng, originaire du Nord-est de l’Inde, dans un lieu que les habitants nomment Molai Kathani, « le bois de Molai », est un peu différente de celle de Sebastiao Salgado. En effet, Payeng a donné vie à une forêt sur un banc de sable de 550 hectares situé au milieu du fleuve Brahmapoutre (long de 2900 km).

Photo: fotopedia.com

Son projet prend forme en 1979 alors qu’il n’a que 16 ans, après avoir trouvé le banc de sable jonché de cadavres de reptiles, morts de chaud après une forte crue du fleuve. Payeng déclare dans le Courrier International, que cette découverte « fut le tournant de sa vie ». Malgré ses appels au secours, lancés en vain, auprès du Ministère des forêts, il décide d’arrêter ses études, de s’installer sur le banc de sable et de créer une forêt. Après quelques années d’arrosage quotidien et de taille des plants, il parvient à transformer le banc de sable en forêt de bambou, faisant ainsi mentir les propos du Ministère: «  Ils m’ont répondu que rien ne pousserait ici et m’ont dit d’essayer de planter des bambous. C’était dur mais je l’ai fait. » Puis Payeng fit pousser « de vrais arbres », qui permirent une réadaptation naturelle de la faune: plusieurs animaux en voie de disparition comme le rhinocéros à une corne ou le tigre du Bengale se sont installés dans la forêt de Payeng, tout comme des vautours, des oiseaux migrateurs, des daims et du bétail.

Aujourd’hui, la forêt de Payeng est assurée d’avoir un long avenir devant elle, si l’on en croît les propos du conservateur assistant des Forêts, Gunin Saikia, concernant la contribution du Ministère au projet : « Payeng est incroyable. Ça fait trente ans qu’il est là-dessus. Dans n’importe quel autre pays, il serait un héros ».

Utopie et persévérance pourrait-elle réellement faire changer les mentalités d’une population mondiale mondialisée et matérialiste? Il est bon de croire que ce type de projet fou puisse avoir cette influence…

Sources: MonacoHebdo.mc, CourrierInternationnal.com

Des satellites pour surveiller les ecosystemes

Nous le savons, les satellites d’observation tournent autour de la Terre afin de surveiller l’environnement qui nous entoure. Ils permettent d’étudier de nombreux phénomènes naturels tels que l’évolution de la circulation océanique ou encore la profondeur de la calotte glaciaire. Aujourd’hui l’imagerie satellite, combinée à des études de terrain, permettrait de dresser avec précision des cartes de surveillance sur les écosystèmes en danger, comme c’est le cas en Afrique.

Photo: Wikimedia.org

Protéger la biodiversité

L’Afrique est un terrain privilégié pour surveiller l’écosystème. En effet, de nombreuses espèces sont confrontées aux modifications de l’environnement et la biodiversité y est – dans certains cas – menacée. Le réseau d’observation de la biodiversité des zones protégées africaines, en collaboration avec le Group on Earth Observations (GEO), veut démontrer que les observations de terrains couplées aux techniques de l’imagerie satellite permettent « d’évaluer la valeur des zones sensibles de la biodiversité ».

Ce projet de surveillance de la biodiversité s’applique donc à la faune africaine, c’est-à-dire qu’il permet de suivre plus de 280 espèces de mammifères, 381 familles d’oiseaux et 930 types d’amphibiens sur 741 sites jugés sensibles dans 50 pays africains. Le GEO, qui coordonne le projet, a passé en revue divers facteurs d’analyse que sont : les différentes espèces animales, les conditions économiques et sociales, la variable environnementale, et les a confronté aux données d’observations satellite déjà obtenues. Le groupe explique que « cette superposition d’informations fournit une évaluation complexe des multiples pressions exercées sur la biodiversité ».

Fournir une aide à la décision

Durant cette dernière décennie, le parc de satellites d’observation en orbite s’est considérablement étendu, avec plus de 40 infrastructures tournées vers la Terre. Toutefois, peu de satellites avaient encore étaient employés à une surveillance aussi complexe d’un écosystème. Le GEO explique que l’objectif de cette opération est de fournir un outil d’aide à la décision aux gouvernements, plus particulièrement en Afrique de l’Ouest. Ils peuvent ainsi comparer les résultats, fournis sous forme de graphiques, afin d’ « estimer jusqu’à quel point on peut concéder les sous-sols sans risquer de détruire à jamais la biodiversité ».

La mise en place de ce programme vise donc à sauvegarder les écosystèmes fragiles et souvent menacés, notamment par les exploitations minières et faire prendre conscience de l’importance de la richesse naturelle. Le but est d’attirer l’attention des autorités politiques sur la réalité des dangers encourus à faire disparaître la biodiversité, et de les aider à prendre des décisions économiques respectueuses de l’environnement.

Source : LesEchos.fr

France Nature Environnement : une charte pour la protection des chauves-souris

Protection de l’Environnement, tel est le leitmotiv de l’organisation France Nature Environnement (FNE). Créée en 1968 et reconnue d’utilité publique depuis 1976, France Nature Environnement fédère un mouvement citoyen d’environ 3 000 associations de protection  de la nature et de l’environnement en France métropolitaine et en Outre-mer. Les revendications de France Nature Environnement sont construites et portées par des militants bénévoles, issus des associations de terrain. Leur action est motivée par le seul intérêt général.

L’organisation vient de publier une carte de France intitulée « des combats et des initiatives », recensant les nombreux combats menés par ses militants. Un état des lieux dressé dans le cadre de son trente-sixième congrès qui aura lieu samedi prochain à Montreuil.

Une des nombreuses initiatives engagées par la FNE consiste à l’élaboration d’une charte de protection des chauves-souris. Etrange petit mammifère, la chauve-souris, ou chiroptère en langage scientifique, est un animal qui littéralement « vole avec ses mains ». Elle possède des ailes portantes lui permettant un vol actif. C’est d’ailleurs le seul mammifère au monde à être doté de cette étonnante capacité.

Malgré la protection par la législation française et européenne, les chauves-souris sont en réel danger. Pesticide, dérangements intempestifs et méconnaissance favorisent une régression progressive des populations en Europe depuis une cinquantaine d’années. Un seul petit par an et une maturité sexuelle tardive empêchent la reconstitution rapide des effectifs. Les raisons de ce déclin sont multiples et semblent directement ou indirectement, être une fois de plus liées, à l’activité humaine. L’utilisation des pesticides et autres produits phytosanitaires provoque d’une part la raréfaction de la faune entomologique, la nourriture des chauves-souris. D’autre part, certains de ces produits s’accumulent dans les tissus de l’animal, voire le tue par ingestion directe.

Pourtant, ces mammifères sont de précieux insecticides naturels et participent à l’équilibre écologique des écosystèmes. Une étude publiée en mai 2011 par le magazine Science fait le lien entre le déclin des chauves-souris aux Etats-Unis et l’impact financier pour l’agriculture.

Selon les chercheurs, la disparition des chauves-souris pourrait coûter 3,7 milliards de dollars par an aux agriculteurs du fait d’un recours accru aux pesticides. En étudiant leur comportement alimentaire, les scientifiques ont pu établir l’impact positif de ces mammifères sur les cultures. Ainsi, les chauves-souris du Texas mangent chaque nuit jusqu’à 8 grammes de chenilles, et celles du Midwest se régalent des Chysomèles, qui s’attaquent notamment aux racines de maïs.

Certains agriculteurs biologiques se tournent même vers ces petits mammifères afin de protéger leurs cultures en construisant des « bat house » pour accueillir des colonies. Frank Bibin, un agriculteur habitant en Georgie aux Etats-Unis, en a fait l’expérience. « Notre population de chauves-souris fluctue aujourd’hui entre 3 500 et 4 500 spécimens. Elles ont considérablement réduit le nombre d’insectes nuisibles au point que nous n’utilisons plus du tout d’insecticide ».

Les Français s’intéressent également à ses gîtes artificiels. En Ariège, la fédération Rénova travaille pour la réhabilitation du patrimoine fruitier et s’engage pour la protection du mammifère.

Sources : actu-environnement.com   La Trappe à Phynances   Cles.com


Australie : la pêche durable version high tech

L’association « Sustainable Seafood Guide » vient de mettre au point une application disponible sur iPhone qui va très certainement ravir les consommateurs australiens désireux d’acheter des produits issus de la pêche durable.

Cette version électronique du guide australien sur  les produits de la mer estampillés « pêche durable » arrive au bon moment. En effet, l’inquiétude sur l’appauvrissement des ressources halieutiques de l’océan pacifique est palpable dans la région. Les petits pays insulaires voient leur économie menacée et certains experts prévoient une chute catastrophique des ressources marines dans les prochaines décennies.

Cette application, pour le moment gratuite, permet aux consommateurs de recevoir des informations sur la surpêche et ses conséquences sur la biodiversité marine. Rappelons que 80% des réserves de poissons dans le monde sont sur-exploitées.

En préférant les produits de la mer répondant aux critères de développement durable, les consommateurs contrôlent mieux la façon dont le poisson est pêché et élevé.

Source : greenetvert.fr  sustainableseafood.org

Un « crapauduc » en Ariège

L’Association des Naturalistes de l’Ariège (ANA) travaille depuis une vingtaine d’années à la conservation des espaces naturels sur les zones humides du département. Tritons, grenouilles ou autres amphibiens n’ont plus de secret pour Carole Herscovici, animatrice de l’ANA, qui vient de mettre en place un dispositif visant à éviter l’écrasement  des batraciens sur les routes durant la période de migration prénuptiale.

L’ANA a été créée en 1988 par un petit groupe de naturalistes dans un objectif de sensibilisation et de partage de connaissances. L’Association regroupe aujourd’hui plus d’une centaine d’adhérents et intervient sur l’ensemble du département. Un des objectifs principaux de l’ANA consiste à sensibiliser l’ensemble de la population et plus particulièrement celle des agriculteurs  à l’entretien des mares, éléments indispensable à la biodiversité. En effet, on estime que depuis le début du XXème siècle, les deux tiers des zones humides ont disparu en France.

Si l’Ariège ne compte pas de grands ensembles de zones humides comme la Camargue ou le marais Poitevin, le département recèle encore de précieux points d’eau comme les tourbières, les lacs ou les mares, qui ont subi d’importantes atteintes ces dernières années.

Dans le Volvestre ariégeois, les mares sont l’objet de toutes les attentions car elles participent à l’observation des batraciens. La majorité de ces espèces réalisent des « migrations prénuptiales », à la fin de l’hiver, les adultes se déplacent de leur lieu d’hibernation vers l’étang ou la mare de leur naissance afin de se reproduire.

Ces malheureux amphibiens sont souvent victimes de véritables carnages sur les voies de circulation. C’est pourquoi, les habitants du village de Tourtouse, en collaboration avec l’ANA, se sont mobilisés afin d’imaginer un dispositif joliment baptisé « crapauduc ».

« Grâce à ce matériel léger facile à installer et à enlever, les batraciens se heurtent à la barrière qu’ils sont alors obligés de longer et empruntent une buse pour traverser la route. Ce dispositif est particulièrement efficace mais la première cause de disparition des batraciens reste le manque de lieux de reproduction », explique Carole Herscovic.

« Sur cette zone de coteau, de nouvelles pratiques d’élevage ont vu le jour, les bêtes sont désormais abreuvées par citernes et les mares ne sont plus entretenues, ce qui entraine la disparition progressive des mares et des points d’eau ».

Les amphibiens jouent pourtant un rôle déterminant dans le maintien des écosystèmes. Ils sont tantôt proies, tantôt les prédateurs de nombreuses espèces. Les œufs et les têtards sont une riche source de nourriture pour les oiseaux et les poissons. A leur tour, les amphibiens consomment d’énormes quantités d’insectes et peuvent former une portion importante de la biomasse des vertébrés dans certaines régions, dépassant les biomasses combinées des oiseaux et des mammifères.

Sources : ariegenews.com  wikipedia

Le cerveau des poissons perturbé par le gaz carbonique dans les océans

Selon une étude australienne publiée la semaine dernière, la hausse des émissions de dioxyde de carbone causées par l’homme peut affecter le cerveau et les centres nerveux des poissons de mer. Cette publication, réalisée par le Centre d’Excellente pour l’Etude des Coraux et le Conseil australien de la recherche, démontre que les concentration de CO2 dans les océans prévues pour la fin de ce siècle vont interférer avec les capacités des poissons à entendre, sentir et échapper à leurs prédateurs.

Les chercheurs ont testé pendant plusieurs années les aptitudes des jeunes poissons évoluant dans des eaux de mer contenant de hauts niveaux de gaz carbonique dissous. « Il est désormais certain que ces populations enregistrent une perturbation notable de leur système nerveux central, ce qui amoindrit leurs chances de survie. Nous avons découvert qu’un taux élevé de gaz carbonique dans l’eau peut interférer directement avec les fonctions de neurotransmission des poissons, ce qui représente une menace directe et jusqu’alors inconnue pour la vie marine », a déclaré Philip Munday, un des scientifiques de l’équipe.

Une forte concentration de gaz carbonique dans l’eau de mer perturbe un récepteur clé du cerveau des poissons ce qui entraine des changements dans leur comportement et leurs capacités sensorielles. Lors des expériences, les chercheurs ont constaté que les bébés poissons souffraient plus de ces perturbations que leurs prédateurs.

« Nos travaux montrent que l’odorat des bébés poissons était affecté par une hausse du gaz carbonique dans l’eau, ils avaient plus de mal à trouver les récifs de coraux ou à détecter l’odeur d’un poisson prédateur, les poissons perdaient également leur instinct pour tourner à droite ou à gauche, un facteur crucial lorsqu’ils évoluent en groupe ».

Philip Munday a souligné que quelques 2,3 milliards de tonnes de CO2 d’origine humaine se dissolvent dans les océans de la planète chaque année, provoquant un changement dans la composition chimique de l’environnement marin.

Source : AFP

Les abeilles en détresse

L’équipe de Ressources et environnement a déjà consacré plusieurs articles concernant l’inquiétante disparition des colonies d’abeilles à travers le monde. Ces malheureux insectes qui semblent être attaqués de toute part par des phénomènes divers et variés sont pourtant indispensables à la préservation de notre écosystème. Selon une étude récemment publiée par Ipsos, la population française semble désormais bien consciente des problèmes touchant  le secteur apicole.

Une prise de conscience

88% des Français sont désormais conscients de la disparition massive des abeilles en France. Dans l’opinion, ce sont surtout les insecticides et pesticides utilisés pour le traitement des cultures qui en seraient les premiers responsables, loin devant le développement de l’agriculture intensive. Autre facteur de fragilisation des colonies d’abeilles : l’invasion par le frelon asiatique Vespa Velutina dont 60% des Français auraient entendu parler.

77% de la population hexagonale s’accorde pour dire que le nombre d’apiculteurs régresse par rapport aux décennies passées. L’image des apiculteurs qui entretiennent des colonies d’abeilles est fortement valorisée : 89% des Français les considèrent comme des acteurs engagés dans la protection de l’environnement. Enfin, le programme « Abeille, Sentinelle de l’Environnement » de l’UNAF qui vise à encourager les collectivités et les entreprises à la défense de l’abeille en implantant des ruches dans les villes semble avoir déjà marqué les esprits : 82% des personnes interrogées pensent que ce type d’action participe de manière efficace à la sauvegarde des abeilles.

Une nouvelle menace

On savait les abeilles menacées par les pesticides, le fameux frelon asiatiques ou encore la dégradation des espaces naturels…  Des chercheurs américains de l’université de San Francisco viennent de découvrir une nouvelle menace susceptible d’être à l’origine de la disparition massive de ces petites butineuses.

Apocephalus borealis est une simple mouche qui a la fâcheuse habitude d’infester les ruches en déposant ses œufs dans l’abdomen des abeilles domestiques. Une fois infectées par ces parasites, les abeilles abandonnent leurs ruches pour se rassembler près des sources de lumière ayant perdu tout sens de l’orientation. « Nous avons observé que les abeilles infectées ne pouvaient plus tenir sur leurs pattes qu’elles ne cessaient d’étendre pour les dégourdir avant de tomber… agissant comme des zombies » explique Andrew Core, principal auteur de cette rechercher publiée mardi dans la revue scientifique « PloS One ».

Après avoir pénétré à l’intérieur de son hôte et avant de le dévorer de l’intérieur, le parasite libérerait des substances provoquant un changement de comportement de l’insecte infecté. « On a déjà observé des vers parasites présents à l’intérieur de grillons qui les poussaient à se jeter à l’eau » précise Claire Villemant, maître de conférences au Muséum d’histoire naturelle.

A priori, il y a peu de chance que cette mouche californienne puisse un jour faire des ravages en dehors des Etats-Unis. Il est par ailleurs possible que ce parasite profite de l’affaiblissement des abeilles par d’autres facteurs. En effet, des analyses génétiques ont confirmé que les abeilles infestées étaient souvent porteuses d’un virus qui déformes les ailes et d’un champignon microscopique d’origine asiatique.

Sources :  Ipsos, leparisien

Energies renouvelables : nuisibles pour l’environnement ?

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La Californie s’investie avec enthousiasme dans  les énergies renouvelables : fleurissent les panneaux solaires et les éoliennes sur les étendues autrefois désertiques. Le parc éolien croît avec rapidité, les oiseaux de la région en pâtissent.

Eolienne tueuse des « rois du ciel »

Les estimations sont de mauvaise augure pour l’ « or vert » : 440 000 volatiles seraient tués chaque année par les turbines éoliennes aux Etats-Unis. La Californie établie d’ailleurs un triste record. Les aigles dorés, une espère menacée et protégée avec zèle par les autorités fédérales, sont victimes des fermes éoliennes. Six aigles dorés ont été tués, en une année, par les 90 turbines du tout nouveau site de la Pine Tree Wind Farm, gérée par le Department of Water and Power (DWP) de la ville de Los Angeles. Le 2 aout, l’organisme fédéral US Fish and Wildlife Service ont annoncé le déclenchement d’une enquête pour comprendre les raisons d’une telle surmortalité. Par ailleurs, un rapport des consultants de BioResource établit à 1 595 le nombre d’oiseaux morts à Pine Tree, essentiellement des oiseaux chanteurs migrateurs, des cailles et des alouettes (ce chiffre inclue les morts naturelles et les victimes de prédateurs).

Les inquiétudes sont justifiées. L’enquête signe la première démonstration de l’impact néfaste des énergies alternatives sur l’environnement qu’elle est censée préserver de prime abord. Si l’enquête fédérale aboutit à une charge, le site éolien de Pine Tree, qui fournit la ville de Los Angeles en énergie renouvelable, serait la première industrie éolienne accusée d’atteinte à l’environnement.

Le « versant noir » de l’or vert en justice

Quel que soit l’aboutissement de l’enquête la poursuite de la stratégie verte menée par la Californie risque d’être soumise à de nombreux compromis. L’Etat s’est pourtant fixé l’atteinte du seuil de 35 % d’énergies renouvelables d’ici 2020.

Plus encore, cette enquête pose une nouvelle question fondamentale : l’énergie du vent est-elle forcément durable, et pour qui, exactement ?

L’affaire risque de faire jurisprudence pour les énergies « propres » qui révèleraient le « versant noir » de cet or vert. De nombreux sites éoliens font d’hors et déjà l’objet d’une surveillance fédérale pour leur atteinte similaire aux écosystèmes. D’autant que le bruit de ces nouvelles technologies ennuient les résidents des zones où elles sont implantées car « bruit particulièrement énervant des turbines, qui, nuit et jour, a remplacé le chant des grillons ». La pollution visuelle n’est pas sans agacer une partie de la population.

« Il est temps de considérer ce problème avec le sérieux qu’il mérite, et les énergies alternatives, solaire et éolienne, doivent adapter leurs pratiques, soutient Travis Longcore, président de la société Audubon de Los Angeles, qui se consacre à la préservation des espèces animales et végétales, d’autant que ce n’est que le début d’une industrialisation verte intensive dans la région. »

La question reste entière : comment protéger à la fois la planète et tous ses oiseaux ?

Source: Le Monde

Tibet : Un programme de protection pour le plateau du Qinghai

Jeudi 23 juin, un vaste programme de protection de l’environnement et l’écosystème du plateau Qinghai-Tibet a été publié par le Conseil des Affaires d’Etat pour les 20 prochaines années. Selon un communiqué publié sur le site du ministère de la protection de l’Environnement, « le plateau Qinghai-Tibet doit relever de sérieux défis liés à son environnement naturel complexe et fragile et à la structure économique déséquilibrée de la région ». Le nouveau projet joue également un rôle important pour l’écologie, la stabilité aux frontières et la solidarité interethnique.

Un programme en trois phases

La feuille de route est composée de trois étapes :

–         L’une avant 2015, la dégradation et la pollution de l’écosystème devraient être stoppées avec efficacité ;

–         En 2020, la région devrait sans réserve adopter un modèle de développement équilibré, qui se concentre sur la croissance économique et la protection des écosystèmes, avec une amélioration globale de la qualité de l’environnement ;

–         Enfin en 2030, la restauration d’écosystèmes sains devrait être en place.

Un environnement complexe et fragile

Selon les écologistes, autrefois intact, le plateau Qinghai-Tibet a été fragilisé par de nombreux facteurs :

–         La désertification liée aux activités intensives de l’homme, comme l’exploitation minière, le surpâturage ou la dégradation forestière pour la construction de logements ;

–         La dégradation écologique aggravée par le réchauffement climatique qui soulève un risque de sécheresse ;

–         La dégradation des forêts primitives par la population locale afin de créer des logements ;

–         La cueillette de champignons rares pour la médecine chinoise de Yarsagumba…

Wen Guodong, le secrétaire adjoint du Parti de la préfecture, explique que plus de la moitié des prairies sont endommagées, et plus de 46 % de la terre souffre de pertes en sol et en eau.

Le programme a également listé 10 zones de protection prioritaires

La préfecture autonome tibétaine de Yushu définit six zones de protection : le Tibet, le Qinghai, le Sichuan, le Yunnan, le Gansu et le Xinjiang ; des régions spéciales où les ressources naturelles sont abondantes. Quatre autres zones concernent la Montagne et les trois grands fleuves qui tirent leur source au cœur du plateau.

L’action est d’autant plus urgente que suite au séisme de 2010, une partie de la population s’est concentrée dans les villes de la région, créant une importante pression démographique sur les ressources et l’environnement fragile.

Lu Zhi, professeur de biologie de la conservation à l’Université de Pékin précise qu’il est primordial de permettre aux habitants de participer aux programmes de protection et de leur fournir des moyens de subsistance durables afin qu’ils ne dépendent plus des ressources naturelles.

Indépendamment, l’organisme de surveillance environnementale chinois a lancé une étude à l’échelle nationale sur plus de 80 installations de traitement de la pollution des sociétés cotées en bourse qui rejettent des métaux lourds polluants.

La protection de l’environnement délicat du plateau Qinghai-Tibet montre une prise de conscience des autorités du Tibet et de Chine qui n’attendent pas l’état de non-retour pour commencer à agir…

Réchauffement climatique : Seconde expédition en arctique pour la Nasa

La nouvelle expédition de la Nasa – agence spatiale américaine – vers l’Arctique pour une étude de l’impact du changement climatique sur les glaces polaires a été lancée. Nommée ICESCAPE (Impacts of Climate on Ecosystems and Chemistry of the Arctic Pacific Environment), la mission a entrainé une cinquantaine de scientifiques de toute discipline à bord du navire des Gardes-Côtes « Cutter Healy » qui a appareillé de Dutch Harbor, en Alaska, le 25 juin.

Succédant à une mission de 2010, les scientifiques espèrent « que cette seconde expédition permettra de récolter davantage de données sur les processus physiques faisant remonter les nutriments des eaux profondes à la surface de l’océan » décrit Kevin Arrigo, de l’Université Stanford à Palo Alto (Californie), principal responsable scientifique de la mission.

La mission 2010 avait permis de connaitre le rythme de développement et les réactions du phytoplancton. 2011 devra confirmer ces données et les préciser.

En plus d’être à la base de la nourriture de la plupart des poissons, le phytoplancton, formé d’organismes microscopiques, joue un rôle déterminant dans la fixation du carbone minéral (CO2) qui se trouve dans l’océan. Les scientifiques ont pu observer que les effets du réchauffement climatique se sont amplifiés, en témoignant notamment de la réduction de la superficie et de l’épaisseur de la glace recouvrant l’Océan Arctique. Ils veulent savoir à présent comment ce changement affecte l’écosystème océanique et la faune marine.

Source: 20minutes.fr

Un écosystème découvert en Antarctique

Crédits photographiques: Richard Ling

Des étoiles de mer géantes ou des éponges colorées sont les espèces qui ont pu être observées début 2010 lorsqu’un iceberg de 96 mètres de long est entré en collision avec le glacier Mertz à l’Est de l’Antarctique, provoquant des fissures dans l’océan austral.

Cela a été l’occasion pour les scientifiques d’observer tout un écosystème auparavant emprisonné sous des centaines de mètres de glace.

A l’heure actuelle, l’océan est inondé par une floraison intense de phytoplancton. Malgré l’absence de lumière naturelle, l’eau riche en éléments nutritifs a soutenu la prolifération de la vie marine. Les étoiles de mer seraient de la taille d’un enjoliveur selon Martin Riddle, l’un des principaux chercheurs de l’expédition scientifique.

Une expérience naturelle sur les effets du réchauffement climatique

L’épaisse couche de phytoplancton a fleuri en raison de l’augmentation de la lumière du soleil et de l’abondance des poussières de fer libérées par la fonte du glacier qui alimentent les petits organismes. Selon Steve Rintoul, un océanographe en Tasmanie, c’est « une sorte d’expérience naturelle où le vêlage du glacier n’a pas été causé par le changement climatique. Il s’agit d’un évènement naturel, la nature a fait l’expérience pour nous ».

Bien qu’il soit naturel, il pourrait encore avoir des effets importants globaux sur la météo, la circulation océanique et la vie marine. L’une des principales raisons de l’expédition scientifique était d’étudier comment l’écosystème peut répondre à ces changements à grande échelle et mener des expériences pour aider les scientifiques à mieux comprendre le changement climatique.

La diminution de la salinité pourrait réduire la circulation des courants océaniques

La plus grande inquiétude à propos de cet évènement reste la diminution rapide de la salinité de l’eau dans la région en raison de la fonte de la glace qui flotte dans les eaux les plus chaudes. La réduction de la salinité combinée à l’augmentation de la température de l’océan pourrait considérablement affecter la circulation thermohaline future autour de l’Antarctique car les environs du glacier Mertz constituent l’une des principales zones d’eau salée dense de l’Antarctique.

A mesure que la salinité diminue et que la température augmente, l’eau devient moins dense. Cela signifie que les courants de circulation qui apportent l’eau froide riche en éléments nutritifs des profondeurs de l’océan pourraient diminuer, ce qui aurait des conséquences inquiétantes pour la vie marine tout autour de l’Antarctique, et éventuellement dans le reste des océans.

La diversité de l’écosystème observé pourrait donc être de courte durée et l’on ne peut qu’espérer que les informations collectées aideront à soutenir l’Australie qui milite pour la création une zone de protection marine dans la région de Mertz.