CPE : économiser 40% de ses dépenses énergétiques en copropriété

Une copropriété d’une soixantaine de logements à Neuilly-sur-Marne, en Seine-Saint-Denis, vient de signer le premier contrat de performance énergétique (CPE) en copropriété en collaboration avec Nexity et Bouygues Construction. Ce nouvel outil juridique est considéré par le Grenelle de l’environnement comme un levier essentiel pour financer la réhabilitation thermique des bâtiments existants.

Un CPE vise à confier à un opérateur la définition et la mise en œuvre d’un programme d’économies d’énergie dans un bâtiment en échange d’une garantie de performance. La nouveauté juridique par rapport aux contrats énergétiques classiques tient alors aux pénalités financières que prévoit le contrat en cas de non réalisation des objectifs. Pendant huit mois, les travaux de rénovation engagés porteront sur le système de chauffage de l’immeuble et son isolation thermique. De quoi rendre la propriété conforme au label BBC Rénovation et ainsi réduire la consommation énergétique de ses habitants d’environ 40%. « De plus, les travaux de rénovation et la mise en conformité avec les normes environnementales bonifieront la valeur des appartements dans le cas d’une éventuelle revente », promet le communiqué.

Ce projet innovant a reçu le soutien de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) et de la Région Ile-de-France. De plus, dans le cadre d’un partenariat avec le Crédit Foncier, les copropriétaires éligibles peuvent bénéficier d’un éco-prêt à taux zéro pour les travaux restant à leur charge.

Source : ddmagazine.com

4ème édition du forum international de Dakar sur la responsabilité sociétale des entreprises

« Gouvernance RSE : l’enjeu Carbone dans les stratégies énergétiques des entreprises en Afrique de l’Ouest », tel est la ligne directive du « Forum International de Dakar sur la responsabilité sociétale des entreprises » qui se tiendra du 29 au 31 mai 2012.

Créée en 2008 et soutenue par des entreprises socialement engagées et des partenaires publics, RSE Sénégal est une initiative qui vise à promouvoir la RSE au Sénégal et en Afrique de l’Ouest à travers des activités de plaidoyer (Forum), et l’accompagnement des entreprises dans la mise en place de leurs démarches. L’initiative RSE Sénégal a ainsi contribué à la mise en place du programme RSE Guinée lancé en octobre 2011.

Cette 4ème édition sera marquée par la présence de hauts représentants du Canada en tant que pays ami du Sénégal reconnu pour leur engagement dans la promotion de la RSE et des énergies renouvelables.

Dans un contexte ouest africain marqué par des déficits dans la fourniture d’électricité qui pénalisent autant la productivité des entreprises que la vie communautaire, « économiser l’énergie, mettre en œuvre des solutions énergétiques alternatives et mieux gérer l’impact sur l’environnement et les changements climatiques », constituent dès lors des défis majeurs dans les politiques et stratégies de RSE des entreprises. Sous ce registre, une place importante devrait être accordée à l’enjeu « Carbone ».

Les trois précédentes éditions avaient permis de réunir des décideurs du Sénégal, de l’Afrique de l’Ouest, du Canada et d’Europe concernés par les questions en lien avec la RSE – millieux des affaires, autorités nationales et institutions internationales, société civile, syndicats de travailleurs ou encore milieux académiques – offrant ainsi aux participants une opportunité d’échanger sur la RSE et de nouer des contacts d’affaires.

Source : forumsenegal

 

Et si on arrêtait de se lancer des fleurs ?

 

Un article intéressant a été publié par la journaliste Catherine Bernard sur la plate forme Slate.fr.

Depuis plus de 20 ans, l’Europe et la France voient leurs émissions de CO2 diminuer alors que les pays émergents  comme la Chine ou l’Inde enregistrent une très forte progression des leurs. L’Europe, en bon petit soldat,  a alors la fâcheuse tendance à se positionner en tant qu’exemple à prendre en termes de bonnes pratiques environnementales. Mais…

La journaliste alerte sur le fait que ces chiffres sont à prendre avec précaution. En France, par exemple, les émissions de CO2 ne concernent que les productions réalisées sur le territoire national. Elles  incluent les produits exportés mais négligent les importations. « En tenant compte de ce facteur – et à partir des chiffres d’émissions de 2005 –  les services statistiques de l’Etat français ont ainsi calculé que le solde des émissions de CO2 des échanges extérieurs de la France était de 135 Mt, qui viennent donc s’ajouter aux 410 Mt émises sur le territoire national. Et si aucune statistique d’évolution de ce chiffre n’est pour l’instant disponible, il y a fort à parier que nous « importon » une partie croissante de notre CO2, une tendance que la désindustrialisation accélérée de la France risque fort d’accentuer ». 545 Mt, nous sommes déjà plus éloignés des 410 Mt annoncés au départ…

Catherine Bernard insiste sur le fait que l’enjeu du développement durable n’a peut être pas réellement été assimilé par la population. Il est vrai que si l’on se fie aux différents sondages publiés, l’opinion deviendrait de plus en plus sensible aux thématiques de développement durable et de responsabilité environnementales. Dans l’absolu, il semblerait que cette tendance ne soit pas toujours mise en pratique.

« Pourquoi inventer des ampoules à faible consommation si on les laisse allumées toute la journée ? Ou investir dans des chaudières à très fort rendement et isoler drastiquement les maisons puisque les ménages en profitent pour augmenter le thermostat ? »

Catherine Bernard prend l’exemple d’une étude réalisée par le constructeur de maisons basse consommation d’énergie (BBC) Trecobat. Ses clients ont certes effectué des économies non négligeables sur leurs factures de chauffage (passées de 1 152 à 739 euros), mais 59% d’entre eux ont avoué en profiter pour augmenter le thermomètre à 20-22°C en journée, contre une recommandation à 19°C. Ces clients ont, en effet, réduit leurs émissions de gaz à effet de serre mais pas autant qu’ils auraient pu.

Est-il vraiment rentable, pour l’environnement, de proposer des services de véhicules  auto-partagés et ainsi pousser des usagers à ne plus prendre les transports en commun ? Il en va de même pour d’autres investissements soi-disant « verts »  comme par exemple, la construction d’un tramway, certes électrique, quand on connait la dépense énergétique engagée durant plusieurs années par la construction de ce dernier. Un simple couloir réservé aux  bus ne serait-il pas plus « green » ?

« L’effet rebond », c’est le terme utilisé par les experts pour définir cet effet pervers. « Plus la consommation d’un produit ou service devient économe en énergie, et plus sa consommation devient accessible, entraînant une augmentation du pouvoir d’achat et donc de la consommation (de ce produit ou d’un autre). Avec bien souvent à la clé, une augmentation des émissions de gaz à effet de serre ».

Le chemin s’annonce encore tortueux avant d’arriver à la construction d’un équilibre entre développement humain et préservation de l’environnement. Invoquer la sauvegarde de la planète est une chose mais n’est-ce pas avant tout  l’humanité qui aurait besoin d’être sauvée  ?

L’article de Catherine Bernard est consultable à cette adresse.

L’heure verte

A l’occasion du passage à l’heure d’hiver la nuit dernière, le Ministère du Développement durable a rappelé l’intérêt écologique de cette mesure. A 3 heures du matin, tous les européens ont reculé leur montre de 60 minutes.

Petits rappels :

En 1911, la France adopte l’heure donnée par la petite ville de Greenwich. En 1916, afin de réaliser des économies d’énergie, il est décidé d’ajouter une heure par rapport à celle-ci durant les mois d’été. Mais en 1940, sous l’occupation allemande, la France se voit contrainte d’adopter le timing de Berlin et avance alors sa montre de deux heures l’été, et d’une heure l’hiver par rapport à celle des habitants de Greenwich. A la fin de la seconde guerre mondiale,  l’hexagone est finalement revenu à l’heure de 1916.

Mais en 1973, le « choc pétrolier » fait augmenter spectaculairement le prix de l’électricité. C’est pourquoi, Valéry Giscard d’Estaing décide d’instaurer le passage à l’heure d’été. Il a pour objectif d’effectuer des économies d’énergie, en faisant coïncider au mieux les heures d’activité et les heures d’ensoleillement pour limiter l’utilisation de l’éclairage artificiel.

Ce principe a ensuite été adopté par l’ensemble des pays de l’Union européenne au début des années 1980. Pour faciliter les transports, les communications et les échanges au sein de l’UE, il a été décidé en 1998, d’harmoniser les dates de changement d’heure. Ainsi, pour l’ensemble des pays de la zone Europe, le passage à l’heure d’été intervient le dernier dimanche de mars à 2 heures du matin et le passage à l’heure d’hiver intervient le dernier dimanche d’octobre à 3 heures du matin.

Quelles économies ?

Selon le Ministère du Développement durable, le changement d’heure a permis d’économiser 440 GWh en éclairage durant l’année 2009, soit la consommation d’environ 800 000 ménages. Grâce à ces économies, la France a ainsi évité l’émission de 44 000 tonnes de CO2. En 2030, la réduction globale des émissions due au changement d’heure pourrait être de 70 000 à 100 000 tonnes de CO2.

C’est principalement en matière d’éclairage domestique que ce dispositif permet de gagner de l’énergie. « En hiver, avec une heure d’avance par rapport au soleil, on allume la lumière moins longtemps le matin. On économise aussi environ une heure d’éclairage le soir. Le reste du gain provient des usages thermiques comme le chauffage et la climatisation », explique Pascal Dupuis, responsable au service climat et efficacité énergétique à la direction de l’énergie. Mais selon lui, les ampoules à basses consommation – les seules qui seront en vente à partir de 2012 – pourraient remettre en cause la pertinence du dispositif.

Il est donc  possible que dans un futur proche, les politiques publiques posent la question de savoir si oui ou non le système mérite d’être conservé. « Le changement d’heure est une mesure symbolique » insiste Pascal Dupuis. « Elle rappelle la nécessité de la lutte antigaspillage et de l’importance de l’écologie citoyenne ».

Sources :

Ministère de l’écologie et du développement durable

le Parisien

 

 

Toits blancs : l’étonnante injonction de Bill Clinton

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L’ancien président des Etats-Unis, Bill Clinton brille actuellement pour ses nouvelles idées. Par une élocution dans les médias américains, le politicien a enjoint les autorités de la Ville de New York a repeindre les toits de la Grande Pomme de couleur blanche. Conscient de l’impact positif de ce geste sur le réchauffement climatique, il y voit aussi « le meilleur moyen de booster la création d’emplois ».

« Tous les toits noirs de New York devraient être blancs »

Son raisonnement est simple et pourrait engendrer des retombées très positives pour l’environnement grâce à l’albedo. L’albedo, « grandeur sans dimension, est le rapport de l’énergie solaire réfléchie par une surface à l’énergie solaire incidente. ». Compris en 0 et 1, plus il est élevé, plus il absorbe la lumière du soleil et diminue la température de la planète.  La fonte des glaciers réduit la surface réfléchissante des pôles,  peindre les toits en blanc pourrait contribuer à ralentir la hausse de température terrestre. Clinton déclare « regardez au sommet des toits qui couvrent les milliers d’immeubles américains, ils absorbent d’énorme quantité de chaleur quand il fait chaud. Ils exigent alors plus d’air climatisé pour rafraichir les pièces. […] Dans la plupart des villes, vous pourriez recouvrir le coût de la peinture et du chantier en une semaine ».

L’initiative pourrait apporter une réelle bouffée de fraicheur aux villes qui deviennent souvent des « îlots de chaleur urbain » – c’est-à-dire la hausse de chaleur dans les milieux à forte concentration urbaine. Le collectif « Projet Toits  Blancs » apporte son soutien à M. Clinton. L’organisme propose chaque année à des copropriétés et à des volontaires de peindre certains toits de la ville de New York chaque année. Pour cette nouvelle édition, ces représentants espèrent pourvoir tripler leur action grâce à la prise de position de l’ancien président.

Si le bénéfice en termes d’économie d’énergie est attendu,  cela pourrait être rentable aussi en soi en considérant qu’il y a environ 20% des chômeurs dans le domaine du bâtiment, et chômeurs non qualifiés aux Etats-Unis.

Cet appel fait sourire… mais pourquoi pas ?