Le Royaume-Uni bientôt leader en matière de réduction des émissions de CO2

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Le premier ministre britannique David Cameron est en passe de tenir l’une de ses promesses de campagne : conduire un gouvernement plus écologique que jamais. En effet, des médias anglo-saxons tel The Guardian, nous indiquent que celui-ci devrait accepter aujourd’hui de mettre en œuvre le programme de réduction des émissions de CO2 le plus ambitieux au monde, d’ici à 2025. Il passerait ainsi outre les craintes exprimées par certains des membres de la coalition au pouvoir, qui souhaitaient voir développer un programme de réduction moins ambitieux, sur l’impact de telles mesures sur la croissance économique.

Ce programme de réduction des émissions de gaz carbonique vise à réduire leur niveau de 50% par rapport à celui relevé en 1990, à l’horizon 2025. Cette initiative a été saluée par le dirigeant de la WWF Royaume-Uni, Keith Allot. Ce dernier a en effet déclaré que le Royaume-Uni se posait avec cette décision en leader sur le dossier du changement climatique. M. Allot a également rappelé qu’aucun autre pays n’a mis en place des objectifs juridiquement contraignants en vue d’une réduction des émissions de CO2 pour les années 2020.

Le Royaume-Uni n’est pas novice en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Il avait en effet été le premier pays au monde à se doter d’une loi poursuivant cet objectif : le « Climate Change Act 2008 », en affichant alors l’objectif de réduire de 80% ses émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050, par rapport à 1990. Un portefeuille ministériel dédié à l’énergie et au changement climatique avait été créé à cette occasion, confié aujourd’hui à Chris Huhne.

Un lit en carton : humanitaire et durable ?

Un lit en carton, une idée saugrenue ? Voilà le pari relevé dans une école de commerce par Julien Sylvain qui s’est associé au designers du studio Nocc, Jean-Christophe Orthlieb et Juan pablo Naranjo afin de fabriquer un lit en carton ondulé destiné à l’hébergement temporaire d’urgence.

Conjuguer urgence humanitaire et environnement

En cas de catastrophes naturelles, l’humanitaire passe souvent au second plan. Dans l’urgence, les secours des organisations internationales sont amenés à déployer rapidement une logistique complexe, que le souci de l’environnement ne ferait peut-être que compliquer.

L’invention réside dans le lit en carton, nommé par ses créateurs Leafsupply. Le procédé de production « constitue à lui seul une innovation ». Grace à un partenariat avec un réseau de cartonneries très étendues Smurfit Kappa, la production des lits peut être réalisée à l’échelle la plus proche de la zone de la catastrophe.  Cela réduit le coût du transport et les émissions de dioxyde de carbone, diminuant ainsi la facture d’intervention et dynamisant l’économie locale.

Quatre caisses en carton standard, liées les unes aux autres sans colle ni sangle

En plus d’une réalisation rapide et économique, le carton est entièrement recyclable et biodégradable, « et le Leafbed peut s’enorgueillir d’un bilan carbone positif ! ». La rapidité de la production de carton permettrait de répondre à une situation de détresse humanitaire en quelques heures, alors qu’il faudrait des délais bien plus longs pour un lit de camp s’il est stocké loin des zones touchées.

Soumis à de nombreux tests de conditions extrêmes, les constructeurs ont pu éprouver sa résistance à la charge – jusqu’à 300 kilos – et à l’humidité ou aux hautes températures – il ne se délite pas, même à un taux d’humidité de 75% et un mercure à 40°C.

Autre point, l’ergonomie a été testée. Lors de test effectués dans des villages au Niger : 99% de satisfaits avaient été observés chez les personnes suivies.

La diffusion sur le principe Buy One Give One

Désireux d’élargir le public cible de leur produit, les concepteurs ont décidé que pour tout Leafbed acheté dans le commerce, Leafsupply s’engagerait à en fournir un gratuitement là où le besoin s’en fait sentir.

Il faut maintenant espèrer que le lit en carton ne devienne pas un simple objet markéting et ne perde son objectif humanitaire et écologique initial. En attendant, cette initiative pourrait s’avérer une véritable innovation afin d’héberger de manière économique et rapide les réfugiés des catastrophes…tout en préservant l’environnement malgré l’urgence.

Source: Durable.com

Une pratique positive, le défrichage écologique

La pratique du défrichage écologique est en plein essor dans le Nord de la France. Il s’agit d’une technique d’entretien des espaces verts qui emploie différents animaux, afin de réduire le recours aux machines ou produits polluants utilisés régulièrement. Et cette démarche clairement favorable pour l’environnement, peut aussi l’être pour les éleveurs et les collectivités qui la mettent en place.

Le quotidien Nord Eclair cite l’exemple d’une éleveuse professionnelle, Patricia Druelle, installée dans la commune d’Houplin-Ancoisne, qui met depuis deux ans ses quarante brebis et agneaux à disposition de la collectivité. Leur mission ? Défricher bénévolement un parc urbain situé à proximité d’une zone commerciale, entre les mois de mars et d’octobre. Bénévolement car l’éleveuse souligne qu’elle n’est nullement « un prestataire de services » de la collectivité. Les bénéfices sont dès lors réciproques, puisque la ville allège son budget d’environ « 15.000 € » et l’éleveuse économise le montant de la location de pâturages.

Une société dédiée à cette pratique a également été créée, Ecozoone. Celle-ci emploie un cheptel de 250 animaux en tout genre : chèvres, moutons, poneys, poules, canards, cochons, chevaux, lamas. Une telle diversité lui permet de recourir aux plus adaptés d’entre eux en fonction du terrain qu’il convient de défricher. Outre ses activités au service des collectivités, cette société loue aussi les services des animaux aux particuliers.

Sources : nordéclair.fr.