Entreprendre l’écologie : où est passée l’Azerbaïdjan ?

Bien connue pour son indépendance énergétique rendue possible grâce à l’exploration et l’exploitation de ses champs pétrolifères situés au large de la capitale Bakou, l’Azerbaïdjan semble vouloir poursuivre son développement vers une économie plus verte. Ce pays sud-caucasien, qui s’est d’abord concentré sur son développement économique après son indépendance en 1991, s’attaque depuis les années 2000 aux questions environnementales qui le concernent. Néanmoins cet élan écologique national connaît un ralentissement depuis deux ans alors que l’Etat azérie continue de soutenir des projets environnementaux sur l’ensemble de son territoire.

L’écologie pas une nouveauté politique

Les autorités azéries ont lancé un programme environnemental en 2003 visant à promouvoir le développement durable socio-économique du pays et la restauration et l’expansion de ses forêts. Ce programme a ensuite été suivi par l’adoption de trois programmes d’Etat sur l’environnement. Il faut noter qu’il existe peu de pays ayant fait partie de l’Union Soviétique qui manifestent une volonté politique orientée vers la protection et/ou la dépollution de l’environnement. Mais la principale décision en matière d’environnement de l’Azerbaïdjan s’est opérée en 2006 lorsque le gouvernement a décidé de mettre en place un « plan pour l’amélioration de la situation écologique ». Qui dernier s’est étalé de 2006 à 2010.

L’aboutissement de toutes ces mesures a été récompensé en 2012 par l’obtention de l’Azerbaïdjan de la 2ème position des pays présentant les meilleurs indicateurs d’éco-développement, d’après le classement de l’indice de performance environnementale (IPE) de l’Université de Yale. Ce classement prend en compte 132 entités souveraines et met en avant la santé et l’état de l’écosystème, ainsi que les efforts et progrès qui sont réalisés par les pays dans le domaine du développement durable. Malgré cette publicité méritée, l’engouement et la volonté politique du pays pour lutter contre la pollution semble s’être enrayée.

Relancer la machine écologique azérie

Après une période très engagée dans la lutte contre la dégradation de ces espaces naturels l’Azerbaïdjan donne moins de signe clair en faveur de la transition écologique. Pourtant, ce pays est très attaché à la diversité naturelle qui le compose. Il possède plus de 120 zones protégées. Autre signal préoccupant, le pays ne milite pas en faveur d’une transition énergétique nationale ni pour la lutte mondiale contre le réchauffement climatique. Pourtant, le pays est pionnier en matière de lutte contre la pollution, cette dernière ayant frappé de plein fouet la biodiversité azérie sous l’ère soviétique.

Ce pays pourrait-il devenir un modèle pour les pays en développement qui souhaitent s’engager sur le chemin d’une transition vers une économie verte ? Rien n’est moins sûr. Cependant, l’Azerbaïdjan souhaite tendre vers une utilisation rationnelle de ses ressources naturelles. L’Etat aspire également à s’attaquer au problème de dégradation des sols, à la baisse de ses réserves forestières et à la réglementation jugée inadéquate de l’industrie et du logement. Les enjeux pour se pays sont également sanitaires compte tenu de pollution des sols et du déclin inquiétant des réserves de poissons que le ministère de l’écologie et des ressources naturelles tente de juguler. Il n’apparaît pas totalement déraisonnable de penser que le pays pourrait profiter de l’élan politique et social créé par la conférence internationale sur le climat de Lima, qui vient juste de s’achever, pour proposer des mesures écologiques plus ambitieuses.

L’air : le marché de demain

Modèle de distributeur d’oxygène, Dehli, Inde

La notion de bien commun, notamment au regard des questions environnementales, est de plus en plus utilisée de nos jours. Les enjeux écologiques relatifs à la pollution ont relancé ce débat sur le bien commun.
Il y a même aujourd’hui un véritable marché de produits relatifs au bien commun, comme le marché des droits à polluer.
Ce bien, commun à tous, peut donc s’acheter, se vendre voire faire l’objet de spéculation.

Le cas de l’air est intéressant
A vouloir trop se développer, des villes comme Beijing ou Mexico sont devenues si polluées que les divers gouvernements envisagent d’y installer des distributeurs d’oxygène.
C’est l’un des débats qui existent dans la société indienne d’aujourd’hui. Dehli est si polluée que la municipalité devrait installer prochainement des distributeurs d’oxygène un peu partout dans la ville. Et ces distributeurs seront payants !
La ville de Mexico, très touchée par ce phénomène (la ville est à plus de 2,240m au-dessus du niveau de la mer), étudie la possibilité de recourir à l’un de ces mécanismes.
Un peu plus humoristique, un artiste chinois militant a vendu aux enchères un bol d’air pur, venant de Provence, pour la somme de 5 250 Yuans, environ 600 euros !

En philosophie, ce bien commun est abordé dans la République de Platon, où les gardiens de la cité ne devaient rien posséder, hormis les objets de première nécessité. Ces derniers devaient partager l’habitat, les possessions matérielles et les repas. Il y avait donc une préoccupation morale et politique.
Le droit romain a affiné ces notions. Le bien commun se définit par une chose que l’on ne peut posséder. Il y existe quatre différentes catégories : les choses sacrées, propriété de dieu. Les choses publiques, appartenant à l’Etat ou la cité ; les choses privées, relatives au droit privé et les choses communes, qui n’ont pas de propriété, comme la mer. Saint Thomas d’Aquin ajoute à ces notions l’idée de participation. C’est en prenant part au bien commun que l’individu fait preuve de bonté. Le bien commun politique vise l’autarcie en vue du bien commun universel, l’honnestas, le salut éternel de chacun.

Comment aujourd’hui protéger ce bien commun, cette propriété collective, lorsque pour des questions d’équilibre budgétaire, les gouvernements bradent les services publiques ou engloutissent les ressources naturelles ?

Dans l’écrasante majorité des Etats, le gouvernement soumis par de nombreux flux d’intérêts financiers globaux, dissipe les biens communs en les vendant à tour de bras, dans la nécessité de payer ses dettes de jeu.
L’Etat trop dépensier se désengorge de ses obligations en privatisant, pour justifier qu’il ne peut subventionner l’ensemble de ces biens communs. Ces biens communs obtenus se forment dans le cadre de luttes, souvent défaites mais toujours émancipatrices, menées pour leur défense dans le monde entier. Dans bien des cas, les véritables ennemis sont justement ces Etats qui devraient en être les gardiens fidèles. Ainsi l’expropriation des biens communs en faveur des intérêts privés (des multinationales, par exemple) est-elle souvent le fait de gouvernements placés dans une dépendance croissante (et donc en position de faiblesse) à l’égard des entreprises qui leur dictent des politiques de privatisation, de « consommation » du territoire et d’exploitation. Les situations grecque et irlandaise sont de ce point de vue particulièrement emblématique. Autrement dit, plus on est endetté, plus on privatise.
La tradition occidentale moderne s’est développée dans le cadre de la dialectique Etat – propriété privée, à un moment de l’histoire où seule cette dernière semblait avoir besoin de protections face à des gouvernements autoritaires et omnipotents. De là proviennent les garanties constitutionnelles que sont l’utilité publique, le domaine réservé à la loi (qui garantit au législateur le monopole de certaines questions, excluant les interventions des autres pouvoirs d’Etat sous forme de décrets ou de règlements) et l’indemnisation. Mais maintenant que le rapport de forces entre Etat et secteur privé a évolué, la propriété publique a elle aussi besoin de protections et de garanties de long terme. Or celles-ci sont difficiles à concevoir à l’intérieur du cadre traditionnel, qui restreint la chose publique à l’Etat. Voilà pourquoi la protection libérale classique ne suffit plus.

Aujourd’hui, et malgré les travaux de l’économiste et politologue américaine Elinor Ostrom sur la gestion des biens communs, prix Nobel en 2009, la situation s’est aggravée.
La logique de mondialisation amène dans cette nouvelle guerre économique de nouveaux acteurs et de nouveaux enjeux. Cette concurrence acharnée entraîne, pour les agents économiques et dans une perspective néolibérale, à chercher de nouvelles sources de revenus. Les biens communs constituent ce nouveau champ du possible vers de nouvelles rémunérations.
Cycle vicieux ou pervers : c’est en voulant accélérer son développement économique que certains Etats ont créés de véritables marchés de bien communs. A trop vouloir chercher des débouchés économiques pour leur développement, les Etats ont cherchés de nouvelles sources de bénéfices. Les biens communs ont constitués en ce sens une nouvelle source de rentabilité.
A vouloir trop se développer, le bien commun est devenu un véritable marché.

Thomas Huxley, énonce dans son plus célèbre ouvrage Le meilleur des mondes que la terre ne pouvait intéresser le capitalisme, car elle ne produit rien ! Malheureusement cette idée est dépassée. Il suffit de voir le marché du photovoltaïque mondial, détenu avec une majorité écrasante par la Chine, qui génère des bénéfices avec de la production d’électricité solaire. Ce bien commun, développé en tant que marché, peut-être utile. A condition d’œuvrer pour le bien commun !
Selon Amartya Sen, prix Nobel d’économie, qui fait un lien direct entre croissance et bien commun : « La croissance d’une nation devrait être mesurée à l’aune des progrès réalisés chaque année en matière d’environnement et à la progression de la quantité de nourriture qu’on a pu mettre à disposition des plus pauvres ».
Il semblerait donc, en vendant l’oxygène, que des pays comme le Mexique ou l’Inde s’orientent vers une « décroissance » et non une « croissance ».

Hidalgo / NKM : quelle écologie pour 2014 à Paris ?

univers-nature.com

Les élections municipales auront lieu les 23 et 30 mars 2014. La campagne parisienne a commencé il y a un moment, avec son lot de rebondissements plus ou moins importants. Mais qu’en est-il des propositions des deux principales candidates en matière de politique écologique ? Anne Hidalgo, première adjointe du maire actuel, Bertrand Delanoë, et Nathalie Kosciusko-Morizet, principale rivale investie par l’UMP, ont toutes deux formulé des propositions claires. Elles se rejoignent sur deux points mais se distinguent par d’autres. Voici un état des lieux proposé aujourd’hui par univers-nature.com

Les propositions communes à Anne Hidalgo et Nathalie Kosciusko-Morizet sont les suivantes :

–          Abolir le diesel du parc automobile municipal pour contribuer à la réduction de la fréquence des pics de pollution de l’air parisien. Rappelons que le déclenchement des « alertes à la pollution » est basé sur les moteurs diesel, responsables d’un tiers des émissions de particules fines.

–          Faire de la « Petite ceinture de Paris » une voie verte : cette voie ferrée, toute autour de l’enceinte de la ville, devrait être réhabilité en espaces verts et piétonniers. Comment ne pas défense cette idée dont la réalisation est déjà entamée ? Les premiers tronçons sont déjà ouverts…

Les propositions propres à NKM sont les suivantes : vélo / espaces verts / navettes électrique à Boulogne

–          Faire de la ceinture ferrée une « boucle cyclable » qui permettrait de faire le tour de la ville à vélo.

–          Construire 3000 places de stationnement sécurisées pour vélos par an.

–          Rouvrir et agrandir les squares fermés.

–          Verdir autant que possible les espaces de bitume.

–          Instaurer des navettes électriques dans le bois de Boulogne.

Les propositions d’Anne Hidalgo : basées sur un rapport commandé à Serge Orru, ancien directeur du WWF :

–      Création de 100 hectares de toitures et façades végétalisées, utilisées comme refuge de biodiversité. Notons que 30% de ces toitures seront consacrés à la production de fruits et légumes. On ne sait pas s’ils seront certifiés « bio » mais ils auront au moins le mérite d’être produits au plus proche de leur lieu de consommation.

–          Planter chaque année 20 000 arbres, avec un objectif de 500 000 arbres dans la capitale en 2020.

–          Expérimentation : création d’une rue entièrement végétalisée.

Voilà… Paris sera toujours étriquée au sein des portes périphériques mais peut-être sera-t-elle plus verte, plus respirable… Déplorons toutefois l’absence de propositions en matière de lutte contre la pollution sonore.

Présidentielle. L’écologie oubliée ?

Photo: letegramme.com

L’écologie, thème central de la présidentielle de 2007 suite au Pacte écologique lancé par la Fondation Nicolas Hulot, serait-elle un sujet oublié de la campagne présidentielle 2012 ? Energie, biodiversité, agriculture, développement renouvelable, autant de sujets qui ne sont pas les premières préoccupations des candidats. France Nature Environnement, fédération de 3000 associations pour la protection de l’environnement, avait interpellé les candidats en janvier dernier sur les thématiques écologiques, elle dresse aujourd’hui un bilan mitigé.

Fer de lance de la campagne : la crise économique

L’écologie n’est pas absente des programmes, certaines propositions ont été faites, notamment sur la sortie du nucléaire. L’énergie est le seul point commun des divers discours énoncés jusqu’ici. Selon Bruno Gentil, le président de FNE « on a un peu parlé d’écologie, mais pas beaucoup ». En regard de la situation actuelle, le sujet principal des politiques est devenu la crise économique, laissant ainsi l’environnement loin derrière les principales préoccupations de la campagne.

Le désintérêt pour l’écologie ne se cantonne pas à la sphère politique. En effet, un sondage IFOP réalisé au mois d’avril, révèle que seulement 27% des Français « jugent que la protection de l’environnement est « tout à fait prioritaire ». Contre 71 % pour le chômage ». Si l’on juge que les thèmes de campagne doivent répondre aux préoccupations des électeurs, la question environnementale ne doit toutefois pas être mise au rebus.

Propositions : l’importance du nucléaire

Tous les candidats parlent de développement durable, mais dans l’ensemble tous restent peu précis, flous. Ils ne se prononcent pas clairement pour la mise en place de mesures environnementales et n’apportent pas de réelles solutions. Peu se mobilisent pour une transition énergétique franche, qui signifierait une économie d’émission de CO2 dans l’atmosphère et la sortie du nucléaire. Concernant l’agriculture biologique et les OGM, les candidats ne remettent pas en cause les engagements pris au Grenelle de l’environnement « comme la réduction de 50% de l’usage des pesticides d’ici 2018 » et « 20% de surface agricole pour l’agriculture biologique en 2020 ». Quant à la préservation de la biodiversité, le sujet est très peu abordé par les candidats.

La sortie du nucléaire est restée la question la plus débattue lors de la campagne. Les diverses propositions montrent que tous les présidentiables se sont tous prononcés sur ce dossier. Sur son site, Greenpeace propose une carte interactive reprenant la position des différents candidats :

–          Eva Joly sera « la candidate de la sortie du nucléaire », qu’elle prévoit pour 2030.
–          Philippe Poutou déclare qu’ « il faut transformer radicalement le secteur énergétique et décider immédiatement de la sortie du nucléaire ». Le candidat voudrait sortir du nucléaire d’ici une décennie.
–          Pour François Bayrou : « il se posera dans ce laps de temps [2050], à la fois la question des fermetures des centrales en fin de vie, et celle de leur renouvellement. »
–          Jean-Luc Mélenchon : « nous proposerons un débat public national immédiat ».
–          Selon Nicolas Sarkozy « sortir du nucléaire reviendrait à se couper un bras ».
–          « La sortie du nucléaire, je n’y suis pas favorable », déclare François Hollande.
–         Pour Nicolas Dupont-Aignan « le nucléaire est aujourd’hui est forme d’énergie dont il est impossible de se passer à court terme ».

Un bilan mitigé

Malgré le « grand oral » soumis aux candidats par FNE, il n’y a pas eu lors de la campagne de paroles percutantes ou de réelles solutions concernant l’environnement. Nicolas Hulot a présenté dernièrement son inquiétude « devant la disparition des enjeux environnementaux de la campagne 2012 ». Selon lui « la vraie crise, celle qui va saper tous nos acquis démocratiques, économiques, sociaux, c’est la crise écologique, si on n’y prend pas garde ». A une semaine du premier tour, les propositions restent peu nombreuses et les avis non tranchés. C’est pour cela que le Réseau Action Climat-France composé de Greenpeace, WWF France, Amis de la Terre, Réseau Action Climat, Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme, France Nature Environnement, interpellent les candidats à l’élection présidentielle dans une lettre par laquelle ils demandent un débat consacré à l’énergie et à l’environnement. Il se déroulerait entre les deux tours de l’élection et mettrait les deux candidats face aux ONG qui les questionneraient sur des thèmes comme l’énergie, l’agriculture ou la biodiversité, sur lesquels ils souhaitent des engagements clairs.

Source : LeMonde.fr

La qualité et l’accessibilité du droit britannique de l’environnement passées au crible

L’organisation UKELA (The UK Environmental Law Association), dont l’objectif principal est de favoriser une meilleure compréhension du droit de l’environnement au Royaume-Uni ainsi que de soutenir la protection de l’environnement, vient de publier un rapport préliminaire d’étude sur les failles de la législation britannique.

Ce rapport annonce le lancement d’une vaste consultation, visant notamment à recueillir l’opinion d’avocats spécialisés, mais aussi de représentants de l’industrie, du gouvernement, des ONG ainsi que des milieux universitaires, afin de proposer à terme certaines modifications des normes en vigueur pour lui permettre de gagner en qualité. Il souligne en effet que certaines dispositions issues du droit anglais de l’environnement sont si complexes qu’elles se révèlent difficilement applicables.

L’organisation suggère différentes mesures pour régler en profondeur ce problème. Elle propose tout d’abord d’utiliser la Chambre des Lords comme une chambre spécialisée dotée d’un mandat visant à la consolidation du droit de l’environnement et d’établir ensuite une Commission du droit de l’environnement, dont les missions seraient les suivantes :

–          Examiner les contradictions possibles entre les nouvelles lois environnementales et le droit existant

–          Proposer de nouveaux textes de loi

–          Evaluer la mise en œuvre des lois existantes

–          Représenter le Royaume-Uni auprès des institutions européennes.

Enfin, elle envisage certaines pistes de recherche sur le thème de la transparence de cette législation, du rôle futur des principes environnementaux dans le royaume, ou encore de leur cohérence vis-à-vis de la législation préexistante afin d’éviter toute contradiction.

La Halle fait rimer écologie et économies

Dès aujourd’hui et ce jusqu’au 17 décembre 2011, l’enseigne La Halle s’associe pour la sixième année consécutive au Relais, association d’entreprises membre d’Emmaüs France, afin de faire rimer économies et écologie.

221 magasins ouvrent ainsi leurs portes afin de collecter les vêtements, accessoires ou encore le linge de maison dont les particuliers n’ont plus l’usage. En contrepartie, et ce pour favoriser le succès de la démarche, l’enseigne leur offrira des bons d’achat, dont le montant sera calculé sur la base du poids de leurs dons : 5 € pour 3 kg. Ces vêtements seront recyclés, ou bénéficieront d’une nouvelle vie.

Une telle démarche devrait permettre de créer de nouveaux emplois « d’insertion et durables » au sein de l’association d’entreprises, dédiés au tri et au recyclage des textiles.

Notons que l’association Emmaüs dont elle est membre, collecte toujours les dons de particuliers réalisés à titre gracieux, auxquels elle offre une nouvelle vie, et qui lui permettent chaque année de favoriser l’emploi de personnes en difficulté. Sa branche « économie solidaire et insertion » regroupe à ce jour 2.818 bénévoles et a collecté 107.000 tonnes de marchandise.

Jeu vidéo sur les énergies renouvelables : n’y aurait-il pas une contradiction ?

Alternator

Sachant qu’il faut de l’électricité, de l’énergie donc, pour jouer à tout jeu vidéo, toute personne censée peut se demander s’il n’y aurait pas une contradiction à promouvoir les énergies renouvelables par le biais d’un jeu vidéo.

Ensuite, réflexion faite, toute personne peut se faire la remarque suivante : ce jeu promeut les énergies renouvelables, et non les économies d’énergies. Donc, soit.

Alternator, c’est son nom, est un jeu vidéo développé en partenariat avec Screen Australia et ABC TV, qui fait l’apologie des énergies vertes. Il s’agit plus précisément d’un jeu de course. Les joueurs évoluent dans un « future proche ». Ils y conduisent donc « de petits bolides » fonctionnant uniquement avec des énergies renouvelables.

Le jeu prend clairement partie en faveur du développement des véhicules électriques, à condition que l’électricité soit produite à partir d’installations renouvelables. Comme tous les jeux de courses, évidemment, l’objectif est de « réaliser les meilleurs temps possibles sur un parcours ».

Les joueurs prennent alors un rôle d’ « eco-gamers », terme utilisé sur zegreenweb. En plus d’avoir un parcours à réaliser en un temps record, ils doivent également se donner les moyens de doter leurs véhicules de davantage de puissance.

Comment faire ?

Au cours du jeu, ils doivent tout simplement « récupérer divers agréments comme des panneaux solaires ou des mini-éoliennes pour pouvoir accroître la puissance » du véhicule. Logique.

L’ « Eco-game » s’inscrit dans la mouvance des « Serious game »

Alternator, considéré comme étant directement connecté à l’écologie, fait partie des « Serious games », qui ont une vocation aussi ludique qu’éducative. Ce type de jeu se développe de plus en plus, sur les ordinateurs mais également sur Internet. Le support « jeu vidéo » est conçu, de plus en plus, comme un moyen de sensibiliser les citoyens sur telle ou telle problématique, écologique, sociale, politique, économique ou professionnelle.

Le jeu vidéo favoriserait donc la citoyenneté. Qu’en pensez-vous ?

Huit associations interpellent Hollande et Sarkozy

fne

Huit associations environnementale, à savoir les Amis de la Terre, la Fondation Nicolas Hulot, France Nature Environnement, Greenpeace, Humanité et Biodiversité, la Ligue pour la protection des oiseaux, le Réseau Action Climat France et le WWF, ont invité Nicolas Sarkozy et François Hollande à « venir parler d’écologie sur le plateau d’I-Télé à une heure de grande écoute », d’ici le 6 mai, jour du second tour de l’élection présidentielle.

Les Français attendent des propositions en matière d’écologie

Les questions environnementales sont des préoccupations sociales et économiques réelles des Français. Les sujets relatifs à la santé, à l’agriculture, au prix de l’énergie, nucléaire comme renouvelable, à la biodiversité, à l’eau, bref, les questions relatives à l’environnement intéressent et les citoyens que nous sommes ont besoin de position claire et assumée chez les candidats.

 Comme le soulignent de récents sondages, « la crise écologique demeure une priorité pour la majorité de nos concitoyens, qui ne sentent pas suffisamment associés aux décisions prises en la matière ».

–         66 % des Français estiment qu’on ne parle pas assez de politique énergétique dans la campagne (OpinionWay/WWF, mars 2012).

–           55 % des Français souhaitent que le prochain président de la République tienne autant compte de la crise économique que de la crise écologique (Harris Interactive/Fondation Nicolas Hulot, avril 2012).

–      84 % des Français estiment ne pas être suffisamment consulté sur le nucléaire et l’énergie (CSA/Greenpeace, mars 2012).

Il est donc naturellement attendu du prochain président de la République qu’il réponde aux attentes des Français sur ces sujets, de façon concrète « pour lutter contre la crise climatique, protéger la biodiversité, faire face à la raréfaction des ressources naturelles et entamer les indispensables transitions énergétique et agricole ».

Le principe

Les huit associations investies sur les problématiques environnementales précitées « invitent François Hollande et Nicolas Sarkozy à venir préciser les solutions qu’ils proposent aux Français lors d’une émission qui sera diffusée en direct sur I-télé ».
Concrètement, « en prime time, d’ici au second tour, chaque ONG posera une question, les deux candidats répondront tour à tour et exposeront leurs propositions. Un droit de réponse sera ensuite réservé à l’ONG ».

L’Impériale fait son come back green à Londres

Six ans après l’arrêt de sa circulation, le mythique autobus à étage fait un retour en fanfare dans les rues de la capitale anglaise. Londres a obtenu il y a une dizaine de jours la première livraison d’une nouvelle flotte d’autobus hybrides, censé être le plus écologique de sa catégorie.

Cette nouvelle version du « Routemaster » préserve l’essentiel : le fameux rouge pompier et son petit escalier en colimaçon. Mais surtout,  le retour de la plateforme arrière permettant aux usagers de monter ou de descendre entre les arrêts.

La principale innovation de cette nouvelle génération réside sous la carrosserie. Ces bus rouges, construits en Irlande du Nord par Wrightbus, sont équipés de moteurs Diesel hybrides d’une performance à toute épreuve. Un récupérateur d’énergie de freinage alimente une batterie au lithium-phosphate et un moteur électrique. Le système réduit à 28 litres aux 100 kilomètres sa consommation de carburant, soit 40% de moins que les bus diesel non hybrides. Les émissions de CO2 passent à 750g/km, contre 1 200g/km pour les bus diesel.

Les premiers exemplaires de cette nouvelle version rouleront dès février prochain sur la ligne 38 au départ de Victoria Station. Selon Tranport for London, la flotte devrait atteindre 300 bus au début 2012 sur les 7 500 unités du réseau.

Seule ombre au programme pour les usagers, l’entrée en vigueur des nouveaux tarifs 2012. Autant dire qu’être utilisateur des transports publics londoniens est en phase de devenir un luxe. Avec un tarif 3,5 fois supérieur  à celui de la RATP, le «pass » annuel multizones londonien  le plus cher coûte la modique somme de 3 900 euros contre 1 129 euros pour un Navigo 5 zones. Donc certes, les bus de la capitale anglaise sont beaucoup plus « Rock and Roll », mais à ce prix, mieux vaut s’offrir une promenade en bateaux mouches.

Sources : slate, naturavox

NKM : son plan national d’adaptation au changement climatique

Si on entend déjà les juilletistes et sceptiques pester contre les menaces de réchauffement climatique alors qu’ils souffrent d’un temps pluvieux, les autorités environnementales françaises cherchent à préparer la France à vivre avec quelques degrés de plus.

Au programme de la semaine, la réunion annuelle du Giec – groupe d’experts internationaux sur le climat – à partir du mardi 19 février tandis que la ministre de l’environnement, Nathalie Kosciusko-Morizet, présentera mercredi 20 juillet le plan national d’adaptation au changement climatique, le premier du genre en Europe.

Premier évènement, la semaine du Giec permet à ses 250 experts de se rencontrer afin de mettre en commun leurs conclusions et synthèses. Ce sous-groupe d’experts est chargé d’évaluer les aspects scientifiques du changement climatique (fonctionnement de l’effet de serre, cycle du carbone, variations climatiques du passé, etc.).

Mercredi, Nathalie Kosciusko-Morizet, lors de son annonce, proposera une série de mesures destinées à préparer la France de la fin du siècle à vivre avec 2 à 3 °C de plus en moyenne par an. Oui, la France n’est pas le pays du monde le plus menacé par les effets du changement climatique mais la raréfaction des pluies et la baisse de l’enneigement peuvent causer des tords dans de nombreux domaines comme le tourisme, la santé, l’agriculture…

« Le CO2 est la base de la nourriture des plantes » : la pollution a parfois du bon

Depuis les années 1950 et jusqu’en 2003, la forêt française n’avait jamais été aussi productive grâce aux émissions croissantes de CO2 qui nourrit la végétation, mais aussi aux dépôts de pollution azotée issue de l’industrie ou des transports, qui constituent un excellent engrais.

Cependant qu’il s’agisse de l’activité sylvicole ou agricole, la nature n’apprécie pas les conditions extrêmes. Les conditions de sécheresse menacent chacun des domaines. « Il faut favoriser la capacité d’adaptation des nouvelles générations d’arbres à leur environnement futur » en mélangeant les espèces, décrit Michel Vennetier, chercheur en écologie forestière au Cemagref.

Pour la santé des forêts, les autorités proposent d’insister sur la prévention contre les incendies et d’autre part la préservation contre les parasites.

« En matière agricole, les impacts du changement climatique ne sont pas univoques et varient énormément en fonction du type de culture », assure ainsi Nadine Brisson, directrice de recherche de l’unité Agroclim de l’Inra.

« Le changement climatique ne sera pas une catastrophe pour l’agriculture, à condition de se préparer », affirme cependant la scientifique. Des leviers existent : améliorer génétiquement les variétés ; substituer une partie du maïs par du sorgo, cultivé en Afrique – qui remplit les mêmes usages mais résiste mieux à la sécheresse ; avancer les semis… et, s’il le faut, relocaliser certaines cultures.

Canicules et allergies à ménager pour préserver la santé

A la suite des fortes canicules de 2003 puis 2006, on a pu constater de nombreuses améliorations dans la prévention des effets sur les personnes les plus fragiles. Ainsi, le comportement des personnes sensibles aux fortes chaleurs tend à se modifier sur le long terme en évitant par exemple les expositions aux heures chaudes…

Les spécialistes de la santé alertent aussi sur la multiplication probable et déjà observée des allergies. « Les plantes vont produire plus tôt davantage de pollen qui, du fait de la chaleur et de la pollution, contiendra davantage d’allergènes », énumère Jean-Pierre Besancenot.

A propos des maladies parasitaires, les experts de la santé évoquent l’évolution de la leishmaniose, une maladie transmise via les chiens par de tout petits moucherons et très présente dans le pourtour méditerranéen.

Plus au nord et moins au sud : la répartition des touristes pourrait également être modifiée

Le tourisme blanc doit s’adapter à la baisse des quantités de neiges et proposer des activités alternatives dans les stations de moyenne montagne. Tandis que les littoraux aménagés sont menacés par la montée du niveau de la mer – notamment sur les plages du littoral méditerranéen et aquitain. Pour l’Outre-mer, la préoccupation principale concerne la disparition progressive de la barrière de corail dont dépend une grande part de l’activité touristique.

Les professionnels du tourisme invitent à étaler les vacances sur une plus longue période – de juin à septembre – afin de répondre aux besoins et d’éviter les concentrations démographiques qui nuisent à la santé de l’environnement.  « Les reports de consommation touristique ne devraient pas se faire sur des hivers annoncés plus pluvieux, remarque cependant Ghislain Dubois, universitaire à Saint-Quentin dans les Yvelines. En revanche, l’automne et le printemps devraient être des saisons agréables. »

Il ajoute que les  professionnels du tourisme devraient recentrer leur offre sur une clientèle de proximité plutôt que sur celle brésilienne ou chinoise qui va subir tôt ou tard la hausse du prix des transports.

Eau et urbanisme : prévenir les conflits d’usage et revoir les constructions

« L’un des principaux défis à relever, si ce n’est le plus grand de tous, sera de faire converger une offre qui va diminuer avec une demande qui, déjà, par endroits, n’est pas satisfaite et va encore augmenter du fait du réchauffement climatique », concluait l’an dernier le groupe de travail chargé de faire des recommandations sur l’adaptation à la ministre de l’Ecologie. Les conflits d’usage entre consommation quotidienne, agricole ou industrielle risquent d’ailleurs de peser énormément sur les débats futurs.

L’un des objectifs du plan national d’adaptation présenté mercredi consiste en la réduction de 20 % de l’ensemble des consommations d’eau d’ici à 2020 par une utilisation raisonnée de l’irrigation dans l’agriculture, la réduction des fuites ou une meilleure réutilisation des eaux usées.

Par ailleurs, les constructions de nouvelles bâtisses doivent prendre en compte la sécheresse et la qualité des sols. En effet, les mauvaises argiles amènent le risque de ruissellements en cas de fortes pluies ou du phénomène de « retrait gonflement » qui provoquent la fissuration des maisons. Le risque d’« inondations » est en tête des préoccupations des pouvoirs publics, affirme le climatologue Jean Jouzel.

Ce plan présenté par le gouvernement témoigne de la volonté de celui-ci de prévenir les catastrophes liées au changement climatique, notamment d’ordre économique par exemple dans les domaines du tourisme ou de l’agriculture.

Tibet : Un programme de protection pour le plateau du Qinghai

Jeudi 23 juin, un vaste programme de protection de l’environnement et l’écosystème du plateau Qinghai-Tibet a été publié par le Conseil des Affaires d’Etat pour les 20 prochaines années. Selon un communiqué publié sur le site du ministère de la protection de l’Environnement, « le plateau Qinghai-Tibet doit relever de sérieux défis liés à son environnement naturel complexe et fragile et à la structure économique déséquilibrée de la région ». Le nouveau projet joue également un rôle important pour l’écologie, la stabilité aux frontières et la solidarité interethnique.

Un programme en trois phases

La feuille de route est composée de trois étapes :

–         L’une avant 2015, la dégradation et la pollution de l’écosystème devraient être stoppées avec efficacité ;

–         En 2020, la région devrait sans réserve adopter un modèle de développement équilibré, qui se concentre sur la croissance économique et la protection des écosystèmes, avec une amélioration globale de la qualité de l’environnement ;

–         Enfin en 2030, la restauration d’écosystèmes sains devrait être en place.

Un environnement complexe et fragile

Selon les écologistes, autrefois intact, le plateau Qinghai-Tibet a été fragilisé par de nombreux facteurs :

–         La désertification liée aux activités intensives de l’homme, comme l’exploitation minière, le surpâturage ou la dégradation forestière pour la construction de logements ;

–         La dégradation écologique aggravée par le réchauffement climatique qui soulève un risque de sécheresse ;

–         La dégradation des forêts primitives par la population locale afin de créer des logements ;

–         La cueillette de champignons rares pour la médecine chinoise de Yarsagumba…

Wen Guodong, le secrétaire adjoint du Parti de la préfecture, explique que plus de la moitié des prairies sont endommagées, et plus de 46 % de la terre souffre de pertes en sol et en eau.

Le programme a également listé 10 zones de protection prioritaires

La préfecture autonome tibétaine de Yushu définit six zones de protection : le Tibet, le Qinghai, le Sichuan, le Yunnan, le Gansu et le Xinjiang ; des régions spéciales où les ressources naturelles sont abondantes. Quatre autres zones concernent la Montagne et les trois grands fleuves qui tirent leur source au cœur du plateau.

L’action est d’autant plus urgente que suite au séisme de 2010, une partie de la population s’est concentrée dans les villes de la région, créant une importante pression démographique sur les ressources et l’environnement fragile.

Lu Zhi, professeur de biologie de la conservation à l’Université de Pékin précise qu’il est primordial de permettre aux habitants de participer aux programmes de protection et de leur fournir des moyens de subsistance durables afin qu’ils ne dépendent plus des ressources naturelles.

Indépendamment, l’organisme de surveillance environnementale chinois a lancé une étude à l’échelle nationale sur plus de 80 installations de traitement de la pollution des sociétés cotées en bourse qui rejettent des métaux lourds polluants.

La protection de l’environnement délicat du plateau Qinghai-Tibet montre une prise de conscience des autorités du Tibet et de Chine qui n’attendent pas l’état de non-retour pour commencer à agir…