L’appel des religions à la protection de l’environnement

Dans le cadre de l’Interfaith Center for Sustainable Development (Centre inter-religieux pour le Développement durable), de Jérusalem en Israël, les chefs locaux du christianisme, du judaïsme et de l’islam ont lancé une campagne pour la protection de l’environnement basée sur les préceptes de leurs religions.

Un retour au « pragmatisme »…

Réchauffement climatique, acidification des océans et crise des espèces trouvent aujourd’hui des manifestations extrêmes. Personne ne peut plus ignorer l’urgence de prendre position et d’agir pour l’environnement afin d’éviter « le pire ». Les trois religions ont compris que sans une planète viable, aucun message « divin » n’aura d’échos.

Aussi c’est avec justesse que l’évêque catholique romain William Shomalie a remarqué que « si la Terre est polluée, cela touchera aussi bien les musulmans que les chrétiens et les juifs ».

Les « grandes » religions se disent naturellement vouées à sensibiliser leur fidèles aux grandes thématiques actuelles, or elles avaient jusqu’à peu laissé le domaine de « green » sur la touche. C’en est fait  avec le coup d’envoi de cette campagne de protection de l’environnement.

Parler de l’implication des religions pour l’environnement  n’est pas nécessairement du prosélytisme. Alors qu’André Malraux prophétisait que « le XXIe siècle sera spirituel ou ne sera pas »,  et qu’aujourd’hui le ton est donné au développement durable, que reste-t-il ? Les pratiques les plus archaïques et destructrices de l’environnement persistent et les religions restent « un formidable vecteur de mobilisation » et ont une « audience considérable ». Un bon cocktail ?

…toujours voué à être diffusé…

Les trois monothéismes envisagent l’année prochaine d’organiser une conférence internationale pour « former leurs représentants respectifs aux problèmes de l’environnement ». La conférence aurait lieu en parallèle du sommet de Rio en 2012. Le but n’est pas de proposer une solution totalement alternative mais plutôt complémentaire.

Les religions investies ont l’intention de sensibiliser tant leurs croyants que « ceux du bouddhisme et de l’hindouisme aux problèmes écologiques dans la perspective de la foi », explique le rabbin David Rosen.

…« pour éviter le danger d’une crise climatique majeure »

Le dernier communiqué du centre inter-religieux pour le développement durable, qui s’appuie sur la Genèse,  appelle « les fidèles de toutes les religions à lutter contre l’effet de serre » et « de presser les dirigeants politiques à œuvrer en ce sens ». D’autant que les groupes de pression conservateurs de la Terre Sainte sont tout particulièrement puissant et « maintiennent leur (gigantesque) auditoire dans le déni vert ».

Recherche d’un renouveau d’audience ou non, cette initiative religieuse n’est pas à minorer. Elle peut faire sourire, elle peut rendre perplexe mais c’est un moyen d’inciter une part non négligeable d’individus dans le monde. A défaut d’avoir été convaincus par des arguments rationnels, les chefs religieux appellent leurs croyants à agir alors avec leur foi. Aussi preuve d’une ouverture, certains proposent que le centre inter-religieux trouve une entente avec l’Alliance of Religions and Conservation (ARC), créée en 1995, qui encourage des actions menées par des groupes religieux avec des ONG de protection de la nature et qui, comme lui, prône l’union sacrée.

Source: zegreenweb, bluewin

Apple lance son programme de recyclage en France

La marque à la pomme se lance dans le recyclage de ses produits avec une toute nouvelle rubrique en ligne, qui vous propose de racheter vos appareils Apple de façon éco-responsable.

« IRecyclage » a été lancé au mois d’août aux Etats-Unis et vient d’arriver en Europe. Ce programme permet  de retourner chez Apple vos Mac, Macbook, iPhone, iPad ou iPod usagés contre un virement effectué sur votre compte bancaire. Ce service est assuré par DataServ qui, après une estimation du montant de votre appareil, vous fera une proposition de rachat.

A titre d’exemple, un iPhone 4 16GB dont l’écran est cassé, mais toujours fonctionnel, sera racheté 160,50 euros. Un MacBook Core 2 Duo 2.4 GHz 13,3’’ en parfait état sera, quant à lui, estimé aux alentours de 208 euros.

Toutes les informations sur ce nouveau programme sont disponibles sur le site d’Apple,  à cette adresse.

Voici d’ailleurs une vidéo intéressante, rappelant l’importance du recyclage des appareils high-tech, dont les composants sont particulièrement nocifs s’ils ne sont pas retraités.

Source : journaldugeek.com

Football vs écologie ?

 

Alibaba.com

La Fédération de football française s’est déclarée responsable de faire du football un sport plus citoyen. Cela nécessite, entre autre, de le rendre plus « écolo ».

Le football est encore loin d’être un champion de l’écologie

L’impact sur l’environnement du football est énorme. 2 millions de licenciés, des millions de téléspectateurs sont dénombrés. Aussi équipement sportifs, ainsi que les pratiques sociales et environnementales sont régulièrement dénoncées par les associations de défense de l’environnement.

Le transport des différents acteurs a un impact majeur, que ce soit pour la pratique du football ou pour un événement donné. Chaque week-end, on estime que 3 millions de kilomètres, soit 80 fois le tour de la Terre, seraient ainsi parcourus pour permettre la pratique du football.

Autres sources de nuisance à l’environnement : l’arrosage des terrains constituent un poste majeur pour les collectivités. Les « quelques 30.000 terrains en gazon naturel » français consomment 100 millions m3 d’eau, selon la Fédération du football, soit la consommation annuelle de près de 2 millions de Français.

Quels remèdes ?

Les rencontres sportives font parties intégrante de la pratique du football. Aussi certains acteurs proposent de développer les compétitions au niveau local aux dépens des championnats nationaux ou régionaux au niveau amateur et généraliser le co-voiturage, déjà répandu chez les amateurs, comme le fait le PSG en le promouvant auprès de ses supporteurs.

Sensible à l’environnement, le club de Saint-Etienne, chercher à « compenser » les déplacements de son équipe professionnelle en finançant des projets « propres » dans des pays du Sud.

D’autre part, le développement des gazons synthétiques pourrait réduire la facture d’eau. En effet, une étude récente aurait montré qu’une pelouse artificielle, qui nécessite de l’eau au moment de sa fabrication, consomme 63 fois moins d’eau qu’un gazon naturel sur son cycle de vie.

L’installation des gazons synthétiques s’est concrétisée à Nancy et Lorient tandis que Châteauroux s’est décidé pour cette année. Nabil El Yaagoubi, en charge du stade dans le club lorrain note que l’installation d’un synthétique a permis de « faire passer la facture de fuel de 70.000 euros à zéro ».

Enfin, les fabricants des équipements de football cherchent à modifier le lien négatif entre le sport et l’environnement. Nike fournit des maillots produit à partir de bouteilles plastique recyclées et de coton « bio » – environ 1,5 million de bouteilles auraient ainsi évité l’incinération – tandis qu’ Adidas a promis de passer exclusivement au coton « écolo » et équitable d’ici 2018.

La fédération de football française, comme les autres fédérations dans le monde, touchent une population très importante. Que les clubs montrent l’exemple en terme d’éco-geste représentent certainement un moyen de sensibilisation à ces enjeux devenus cruciaux.

Source: geo.fr, lexpress.fr, letemps

Initiative bretonne rarissime pour l’environnement

Sept villages bretons ont décidé de prendre leur environnement rural en main. Décidés à en finir avec leurs excédents de lisier et à donner un coup de fouet à leur activité économique, à sept, ils ont décidé d’adopter un plan territoire 100% énergies renouvelables et locales d’ici 2030, une démarche rarissime en France.

«Très tôt, on a pris conscience que si on voulait continuer à vivre dans ce territoire rural, il fallait se prendre en main tout seul»

Jacky Aignel, vice-président énergie de la communauté de communes du Mené (Côtes-d’Armor), primée pôle d’excellence rurale en 2010, raconte que l’idée de développer une filière fondée sur les énergies renouvelables naît au début des années 2000 à partir des réflexions d’agriculteurs s’inquiétant de leur impact environnemental et d’élus soucieux du développement économique local. « A l’époque, on nous prenait pour des barjots » rappelle-t-il.

Premier objectif de la démarche: 2013, plus de 20% de l’énergie consommée d’origine renouvelable

Les responsables du projet cherchent la diversification du bouquet énergétique et aussi du tissu économique et social afin de maintenir l’activité agricole dans ce micro-territoire de 165 km2  de 6.500 habitants. Les villages voudraient s’émanciper du fioul dont les cours sont élevés et volatiles.

La première installation d’une huilerie de colza-carburant a été inaugurée en 2007 à Saint-Gouéno. Par un processus de pressage à froid, les graines de colza donnent une huile pouvant alimenter les moteurs diesel des tracteurs, ainsi que des tourteaux pour le bétail. « Ceux-ci sont utilisés localement par des éleveurs de vaches laitières, qui n’ont plus besoin d’importer des tourteaux de soja du Brésil », se félicite Laurent Gaudicheau, directeur de la communauté de communes. « Il est plus intéressant de vendre cette huile pour acheter du fioul mais, pour autant, si le pétrole continue à flamber, notre outil sera prêt… », assure-t-il.

On observe aussi un réseau de chaleur mis en place dans deux autres communes et bientôt généralisé à toute la communauté, une nouvelle usine de méthanisation Géotexia, inaugurée en juin dernier, irriguant une plantation de saules pour le bois de chauffage. Les éleveurs porcins, eux, se sont engagés à ne pas augmenter leur cheptel. On évoque aussi un projet participatif de parcs éoliens d’une puissance totale de 25 mégawatts et un ensemble de 35 nouveaux logements ne générant pas de dépenses d’énergie pour les habitants.

L’initiative est un choix clair afin de continuer à vivre dans ce territoire rural. Les agriculteurs ont mis en route une boucle vertueuse, se félicite Dominique Rocaboy, agriculteur et président de la structure. Aussi d’un problème environnemental, on peut arriver à faire une économie basée sur la filière énergétique durable, analyse Laurent Gaudicheau à propos de l’initiation d’une trentaine d’éleveurs porcins qui apporte plus de 75.000 tonnes de déchets, lisiers et boues issues de la filière agroalimentaire.

Sources: AFP, journaldelenvironnement, nouvelobs, romandie

RIP, mon beau sapin

Tous les ans début janvier, la magie des fêtes de fin d’année s’estompe brutalement laissant progressivement nos rues se transformer en cimetière de conifères décrépits.

Quelle ingratitude, passé le 1er janvier, celui qui fût le point central de tous les émerveillements durant un mois devient un vulgaire félon que l’on abandonne lâchement au coin d’une rue sans une once de remord.

Au-delà de l’attachement qui lui a été porté, c’est également un acte civique de ne pas abandonner son sapin n’importe où. Ce malheureux, considéré comme un objet encombrant, ne sera pas ramassé par les éboueurs.

Pour inciter les Parisiens à faire un geste à la fois écologique et économique, la Ville de Paris met en place chaque année une opération de recyclage en proposant à chacun de déposer son sapin naturel dans des espaces spécialement aménagés. Recycler son sapin, c’est valorisé les déchets verts. Les conifères  seront ensuite transformés en broyat et utilisés comme paillage directement répandu sur les massifs des jardins parisiens ou serviront  à la fabrication de compost.

 

Recycler son sapin contribue à améliorer le Bilan Carbone de la capitale en évitant les transports inutiles. Chaque année, de plus en plus de Parisiens adoptent ce geste éco citoyen et participent ainsi à réduire la quantité  des ordures ménagères incinérées.

Depuis 2007, l’opération a permis de collecter :

–          15 000 sapins en 2007-2008 sur 65 points de collecte

–          25 000 sapins en 2008-2009 sur 95 points de collecte

–          27 000 sapins en 2009-2010 sur 95 points de collecte

–          29 000 sapins en 2010-2011 sur 95 points de collecte

Cette année, les sapins pourront être déposés dans l’un des 100 points de collecte jusqu’au 22 janvier. Ils doivent pour cela  être dépourvus de décorations et non floqués.

La liste des lieux de dépôt est consultable au format pdf à cette adresse

Source : Mairie de Paris

 

 

Enquête : désamour entre les Français et le développement durable

Fotosearch.fr

L’agence de conseil en communication et en développement durable Comonlight a révélé dans un communiqué de presse les résultats d’une enquête menée en avril et mai 2011 sur l’évolution des rapports des Français au « développement  durable ».

 

Premier constat : « les Français ne sont, en majorité, pas prêts à adopter des gestes écocitoyens. »

Les chercheurs ont fait un constat détonnant : peu sensibles à la médiatisation croissante du sujet, les communications officielles et privées, les Français donne une maigre attention au « développement durable ». Cela s’illustre d’ailleurs chez les grandes entreprises et l’Etat qui accordent peu de confiance aux informations sur le développement durable, respectivement 16% et 37%.

Si 92% des Français estiment que « cela vaut la peine de s’engager dans des comportements éco-citoyens », leurs actes n’illustrent pas cette même adhésion. Les Français respectent en majorité le tri et le recyclage des déchets mais oublient tous les autres gestes du quotidien à réduire le gaspillage de l’eau, faire attention à la provenance d’un produit, rapporter les piles usagées…

Il semble que les gestes les plus faciles à mettre en œuvre sont ceux qui ne sont pas ou peu coûteux économiquement. Cependant, les Français réprouvent de réaliser les actes les moins « impliquants » comme de moins utiliser sa voiture ou de consommer moins de viande.  C’est à ce sujet que l’écart entre les comportements déclarés et les comportements perçus est flagrant, comme en témoigne cet exemple : « alors que 81% d’entre eux déclaraient en  2008 « ramasser un plastique ou un carton par terre », ils ne sont en 2011 que 5% à penser que les Français  « le font en majorité, régulièrement ou systématiquement. »

La surestimation de leur engagement individuel

Beaucoup de personnes ont conscience que leur engagement est modéré, déclarant alors que ce n’est pas eux d’agir, qu’ils manquent d’informations pour agir efficacement. Les Français refusent de remettre en cause leurs principaux choix de vie. Le cas des cadres est d’ailleurs paradoxal. Ils estiment avoir intégré le développement durable dans la plupart des gestes quotidiens, mais ce sont eux qui émettent le plus de CO2 : 8 580 kg  CO2 /an par cadre pour une moyenne nationale de 7 388 kg CO2 / an par individu.

Le phénomène s’explique peut-être par le manque d’attachement des Français au concept. Certes, ils ont compris son sens et ses manifestations mais ils sont, pour la plupart, déçus par le manque d’ambition de son application. Ils déplorent des politiques peu « durables » chez les promoteurs du concept, souvent réduites à des effets d’annonce.

Le développement durable n’est plus perçu comme un moyen de parvenir au bonheur mais plutôt comme une contrainte, ceci explique peut-être la faiblesse d’efforts réalisés.

Cette étude n’a pas de portée « accusatrice » mais vise à éveiller les spécialistes de la communication comme les ménages au gouffre entre leur discours et leurs gestes alors qu’ils sont 78% à penser que « les citoyens sont parmi les mieux placés pour agir efficacement en faveur d’un développement durable ».

Sources: médiaterre