La Sierra Leone saluée par la LPO pour la protection de sa plus grande forêt

bébé hippo pygmé lejdd.fr

La Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) informe que la Sierra Leone protège le climat mondial en préservant sa plus grande forêt.

La LPO prend acte du fait que la Sierra Leone, Etat d’Afrique de l’Ouest situé entre la Guinée et le Libéria, « joue la carte de la prévention du changement climatique par la conservation de sa forêt la plus vaste, enfermant 13,6 millions de tonnes de carbone, la protection de l’un des habitats les plus menacés ainsi que les espèces sauvages de l’Afrique de l’Ouest ».

Le Président de Sierra Leone, Ernest Bai Koroma, a en effet officialisé le Parc National de la Forêt du Gola, le 3 décembre. Un beau geste, au moment où les pays les plus riches, comme le fait remarquer l’association, s’échinent à trouver un accord favorable à l’environnement à Durban…

La forêt du Gola « abrite des centaines d’espèces d’oiseaux, de chimpanzés et la population d’hippopotames pygmées la plus importante du monde ».

Pour en savoir plus, rdv sur le site de la LPO !

Les militants investissent COP 17

Des milliers de manifestants se sont rassemblés ce 3 décembre pour une marche dans les rues de Durban, dans le cadre de la journée mondiale d’action contre les changements climatiques (COP17). Ils demandent qu’un accord soit trouvé entre les Etats pour sauver la planète.

Ces militants écologistes mettent en avant le fait qu’il est indispensable qu’un accord soit conclu pour que, même en temps de crise, la lutte contre le réchauffement climatique se poursuive. « Sinon, ce sont les générations futures et l’Afrique qui vont en payer le prix fort ».

Le directeur international de Greenpeace, Kuomi Naidoo, souhaite que les pays de l’Union européenne et les grands émergents (Brésil, Afrique du Sud, Inde, Chine), fassent bloc et se mettent d’accord sur une seconde période d’engagement du protocole de Kyoto. « Ce qui risque de se passer à l’issue de la conférence de Durban, c’est que le protocole de Kyoto devienne une sorte de coquille vide, un accord qui ne soit pas légalement contraignant. Et à ce moment-là, on courrait à la catastrophe ».

 

Un appel à la mobilisation a d’ailleurs été passé par le mouvement Paysan International (La Via Campesina), invitant tous les mouvements paysans et organisations agricoles à manifester ce lundi 5 décembre dans les rues de Durban. Selon l’organisation, « la lutte contre le changement climatique est un combat contre le capitalisme néolibéral, contre l’accaparement des terres et la précarité foncière, contre la dépossession, contre la faim, contre pauvreté et inégalité.  Pendant la journée consacrée à l’agro-écologie et la souveraineté alimentaire, nous organiserons des manifestations pour porter notre protestation jusqu’à la conférence des pollueurs. Nous organiserons également des actions contre les multinationales qui sapent notre souveraineté semencière. »

Toutes ces initiatives culmineront dans une grande Assemblée des Opprimés qui se tiendra ce jour devant le siège de COP17.

Sources :  viacampesina.org   rfi.fr

Gabon : l’élite nationale détruit les mangroves

Dans le quartier huppé de « La Sablière » à Libreville, la construction de villas de hauts standings destinées à  la « jet set gabonaise », contribue à la destruction des mangroves.

La mangrove est un écosystème maritime incluant un groupement de végétaux principalement ligneux et ne se développant que dans la zone de balancement des marées appelée estran des côtes basses des régions tropicales. Ces milieux particuliers procurent des ressources importantes (forestières et halieutiques) pour les populations vivant sur les côtes. Les mangroves sont parmi les écosystèmes les plus productifs en biomasse de notre planète.

La dégradation rapide de certaines mangroves, dans le monde entier, est devenue préoccupante. En effet, elles constituent des stabilisateurs efficaces pour certaines zones côtières fragiles, contribuent à la résilience écologique des écosystèmes après les cyclones et tsunamis et font face aux effets du dérèglement climatique, incluant la montée des océans.

Au Gabon, la situation commence à devenir réellement problématique. Lors de la 17ème conférence des Nations Unies sur le climat à Durban (COP 17), le Président de la République, Ali Bongo Ondimba,  parlait du combat mené par le Gabon pour lutter contre le changement climatique et de son souci de préserver la biodiversité gabonaise.  Alors pourquoi laisser des agents immobiliers, animés par le seul souci de mener à bien de juteux projets immobiliers, saccager l’écosystème ?

 

Source : Le Post

Durban, un accord a minima a été trouvé pour un nouveau pacte mondial en 2015

Cop 17 s’est finalement achevée, à l’issu de deux nuits blanches consécutives de discussions, par un accord prévoyant d’établir d’ici à 2015 un pacte global de réduction des émissions de gaz à effet de serre, à l’origine du réchauffement climatique.

Cet accord apporte une suite au protocole de Kyoto – qui impose aux pays industrialisés, à l’exception des Etats-Unis qui ne l’ont pas ratifié, de réduire leurs émissions de six substances responsables du réchauffement, dont le CO2 – après 2012 et permet ainsi d’éviter un nouvel échec. L’heure était donc au soulagement pour les représentants des différents Etats.

Ce consensus devra avoir une force légale mais ne sera pas « juridiquement contraignant », contrairement à ce que les Européens demandaient. Pour l’heure, le texte adopté à Durban se contente d’acter la création d’un groupe de travail qui aura pour objectif d’identifier « les solutions pour éliminer le fossé qui existe entre les promesses d’engagements de réduction d’émissions faites d’ici 2020 et les efforts qu’il faudrait réaliser pour maintenir la hausse moyenne des températures en dessous de 2°C ».

L’Union Européenne a tout de même salué ce dimanche la « percée historique » réalisée à COP 17. « La stratégie européenne a fonctionné », s’est d’ailleurs félicité Connie Hedegaard, la commissaire européenne en charge du climat.

L’ONG Oxfam a vivement critiqué l’issue de cette réunion, jugeant que les négociateurs avaient « évité de peu un effondrement » du processus en se mettant d’accord sur « le strict minimum possible ».

Susann Scherbath, des Amis de la Terre Europe, dénonce quant à elle,  l’absence de nouveaux engagements concrets : « une nouvelle fois, les négociations climatiques ont échoué à faire de réels progrès pour lutter contre le changement climatique. Durban est un jeu d’illusion sans objectifs réels ».

 

 

Sources : Le Monde  La Tribune

Les négociations sont serrées à Durban

COP 17 prend la tournure d’un dialogue de sourds. Les Etats semblent se trouver dans une impasse et réussir à conclure un compromis satisfaisant les exigences de chacun s’annonce difficile. L’Europe s’active, la Chine semble vouloir faire preuve de bonne volonté, l’Inde reste inflexible, quant aux Etats-Unis, ils campent sur leurs positions.

 

Etats-Unis :

En plus d’être le deuxième plus gros émetteur de CO2 de la planète après la Chine, les Etats-Unis sont le seul pays industrialisé à n’avoir jamais ratifié le protocole de Kyoto. Les USA tiennent donc un rôle primordial au coeur des négociations tenues à Durban.

Le problème est que le pays refuse de prendre la moindre décision sans engagements similaires des pays émergents, au risque de paraître comme responsable d’un éventuel blocage des négociations.

« J’ai le sentiment que les délégations commencent à perdre patience avec les Etats-Unis », indique Jennifer Morgan, directrice du programme Climat et Energie au sein du World Resources Institute (WRI).

Chine :

Su Wei, le négociateur en chef pour la Chine, se dit prêt à des concessions mais pas autant que ce que voudrait l’Union européenne.

La première période du protocole de Kyoto n’engageait pas l’Empire du Milieu à respecter des engagements chiffrés en matière de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre. Mais l’Europe refuse de payer indéfiniment et exige qu’un mécanisme de réduction obligatoire des émissions soit déterminé et signé avant 2015.

« Ces conditions vont au-delà de ce qui a été décidé auparavant, notamment dans la feuille de route de Bali signée en 2007. Ce sont des conditions qui manquent d’équité envers les pays en voie de développement. Cependant, la Chine est prête à négocier avec l’Union européenne (…) Nous souhaitons qu’un accord pour prolonger le protocole de Kyoto soit trouvé. C’est la pierre angulaire de toute la politique internationale sur le climat. », indique Su Wei.

L’Inde :

Par le passé, l’Inde et la Chine ont eu des partis-pris assez similaires quant à leurs prises de positions lors des négociations sur le climat. Ce ne sera pas le cas pour COP 17.

En effet, la ministre de l’Environnement qui a la charge des négociations au nom de l’Inde veut que son pays reste inflexible sur ses exigences. Le pays exige une continuation du protocole de Kyoto avec la même exonération d’objectifs de réduction d’émissions  chiffrées pour les pays en développement, et ce, sans aucun engagement pour la période post-2020. L’Inde n’a donc absolument pas changé de prise de position depuis la conférence de Cancùn.

Inutile de préciser, qu’à ce jour, la conclusion d’un accord entre les Etats s’annonce une fois de plus laborieuse…

Sources :  greenetvert, maxisciences

 

Ce que la France défend à Durban

La stratégie de la France dans les négociations de Durban consistera principalement à contribuer à l’application des accords qui ont été décidés politiquement à Cancùn. Serge Lepeltier, l’ambassadeur Français en charge des négociations sur le changement climatique, estime que la France et l’Europe sont en mesure d’arracher une prolongation du protocole de Kyoto après 2012. « Kyoto ne peut pas exister de façon isolée, il est nécessaire d’élaborer un nouvel instrument juridique recouvrant les actions et les engagements de tous les principaux émetteurs ».

Interview de Serge Lepeltier, ambassadeur en charge des négociations climatiques, sur les enjeux de la conférence

Source : Ministère du développement durable

OCCUPY s’invite à Durban

« Une justice climatique, pas de marchés carbone », tel est le slogan du mouvement « Occupy Cop17 » qui s’est  invité à la 17ème conférence de la convention cadre sur le climat des Nations unies. Une première assemblée générale s’est tenue hier devant le centre de conférence officiel de Durban.

Pour les organisateurs de ce mouvement, qui entend dénoncer la direction prise par les négociations climatiques, « En terme de justice climatique et ce, dans toutes les assemblées tenues dans le monde entier, les besoins des 99% de personnes qui n’y participent pas ne sont pas entendus. Les entreprises privées occupent nos places et des gouvernements corrompus par l’influence des entreprises prétendent nous représenter. Les structures qui ont permis que famines, inondations, ouragans et massacres s’accroissent sans relâche. Sont appelés à participer, tous ceux qui veulent que l’actuel mode de vie des 1% de la population mondiale ne crée plus d’injustice sur le futur des 99%. »

Ce rassemblement se fera sous haute surveillance afin d’éviter tout débordement. Le Ministre Sud-Africain de la Police, Nathi Mthethwa, a indiqué vendredi dernier que 2 500 policiers seraient déployés pour protéger la conférence onusienne, soulignant que « la police ne tolérera aucun acte criminelle déguisés en manifestations ».

Ce campement s’inscrit dans la logique des mouvements d’Indignés anticapitalistes nés en Espagne en mai dernier. Très actifs sur les réseaux sociaux, ces mouvements s’inspirent du printemps arabe, en particulier des révolutions tunisienne et égyptienne. Au Etats-Unis, les indignés militent sous l’intitulé «Occupy Wall Street » qui a débuté le 17 septembre dernier à la suite des appels de la fondation Adbusters et du collectif Anonymous à protester contre Wall Street.

Sources : occupycop17, libération, mediapart

Ouverture de COP 17 à Durban

 

 

La 17ème conférence  des parties à la convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique (COP) s’ouvre aujourd’hui  dans la ville de Durban, en Afrique du Sud . Ce sommet, qui se tiendra jusqu’au 9 décembre, réunis 195 pays et est censé préparer la suite du protocole de Kyoto, signé en 2007.

Après le succès de Cancùn en 2010, COP 17 constitue une nouvelle étape importante quant aux négociations sur le climat. La communauté internationale n’étant toujours pas parvenue à mettre en place un nouveau régime de lutte contre le changement climatique qui limite le réchauffement du climat en dessous du seuil dangereux des 2°C par rapport à l’ère pré-industrielle.  Les dernières avancées scientifiques rappellent pourtant la nécessité de réduire de moitié les émissions mondiales d’ici 2050.

Le changement climatique produit déjà des effets désastreux particulièrement marqués dans les pays les plus pauvres. Le secrétaire de l’ONU Ban Ki-Moon assure qu’il n’est plus possible de « demander aux plus pauvres et aux plus vulnérables de payer le prix du changement climatique ». Durban doit permettre de consolider les mesures actuellement  insuffisantes afin de répondre au défi de l’adaptation au changement climatique.

COP 17 est en quelque sorte le sommet  de la dernière chance pour construire rapidement un nouveau protocole de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Cependant, les négociations s’avèrent compliquées. En effet, la Chine, premier émetteur mondial de CO2, refuse toujours de signer tout accord pour préserver son « droit au développement ». Les Etats-Unis, deuxième pays émetteur de la planète – qui n’a jamais ratifié Kyoto – n’avanceront pas si la Chine ne débloque pas la situation, la Russie et le Japon sont du même avis. Quant à l’Union européenne, elle affirme ne rien vouloir ratifier sans engagement de réduction des Etats-Unis. Il est donc fort peu probable que la signature d’un traité effectif dès 2013 se fasse en Afrique du Sud.

Enfin, Durban devrait concrétiser les engagements pris lors des derniers rounds de négociation. Le cas de la question des financements de long terme sera de nouveau aborder, sur ce sujet, un travail important a déjà été accompli  au-delà du cadre strict de la Convention climat, notamment dans le cadre du G20 qui s’est tenu à Cannes les 3 et 4 novembre dernier.

Source : France Diplomatie