Burkina Faso : des chenilles pour lutter contre la malnutrition

Chenilles de karité sur un marché du Burkina

Un projet conduit au Burkina Faso en matière de lutte contre la malnutrition, basé sur des chenilles, est également un exemple d’innovation sociale. Le média de toutes les solidarités, Youphil.com, consacre un article à cette belle initiative.

Ce projet, baptisé Faso Prot, est né d’un constat : l’abondance des chenilles de karité dans l’Ouest du Burkina Faso permettrait de lutter durablement contre la malnutrition. Rappelons ici que la malnutrition touche « environ 50% des enfants dans ce pays d’Afrique de l’Ouest ». Fort de constat, les conducteurs du projet ont donc décidé « d’exploiter ce produit d’une grande valeur nutritive, déjà consommé et exploité dans la région entre juillet et septembre, et de le déployer sur tout le territoire burkinabé ». Le projet est particulièrement implanté dans la région de Bobo-Dioulasso.

Qui porte ce projet ?

L’université : Institut International d’Ingenierie de l’Eau et de l’Environnement (Fondation 2iE), à Ouagadougou

Les Porteurs de Projet : Kahitouo Hien, Douyiri Christophe Mandi, Dr Moussa Ouedraogo

Les Mentors : Elodie Hanff (2IE) et Gaëtan Baudry (Fondation de Rotschild) 

Le projet en 90 secondes

Le projet a été Finaliste à Berkeley – Prix de l’Impact Social à Berkeley, dans le cadre du concours Global social venture competition (GSVC) qui réunit « des projets d’entreprises provenant de grandes écoles dans le monde ». Ce prix lui a permis de récolter 10 000 dollars, une somme non négligeable pour le projet « encore en essai en laboratoire » qui devrait être lancé avant la fin de l’année.

Pourquoi des chenilles ?

Les chenilles de karité, parfois appelées chitoumous, « sont deux fois moins chères que la viande et contiennent trois fois plus de protéines ». Le rapport qualité/prix de ces mets est donc tout à fait attractif. Le produit sera vendu séché, conformément à son mode de consommation habituel, « mais aussi réduit en poudre (enrichie en vitamines et minéraux) à intégrer dans l’alimentation ».

Kahitouo Hien, coresponsable du projet, explique que « cette poudre de chenille ne vise pas à résoudre une urgence, mais à prévenir la malnutrition. Elle intervient en amont des crises alimentaires ». En effet, le produit est consommable toute l’année.

Un projet durable

C’est « surtout l’impact social positif de ce projet qui le rend durable ». En effet, c’est localement que la récolte des chenilles sera organisée, en milieu rural, auprès de « 2000 femmes » pour la « première année ». Le revenu de ces femmes et le niveau des familles seront donc logiquement accrus.

Quel est le rôle des ONG ?

Le produit, qui contribue « à pérenniser l’alimentation des populations pauvres du Burkina Faso de façon durable », étant « adapté aux habitudes alimentaires locales », n’intéresserait pas encore les ONG qui se concentrent avant tout sur les situations de crise.

Kahitouo Hien explique avoir contacté des ONG telles que Médecins Sans Frontières, l’Unicef, Action contre la faim, entre autres. Ces dernières, qui ne seraient pas encore positionnées sur l’intervention en amont des crises humanitaires, soutiendraient toutefois la démarche. Elles accompagneraient Faso Prot en termes de recherche et développement.

Ce projet d’agro-business, innovant, « pourrait se développer à terme dans les pays voisins où les habitudes alimentaires sont similaires » : au Mali notamment, qui aurait « bien besoin de solution pour prévenir la crise alimentaire qui guette ».

Source : Youphil.com

Le Bhoutan : premier pays 100% bio

continent-asiatique.com

Le Bhoutan, royaume de l’Himalaya, pourrait bien devenir le premier pays 100% bio. Contrairement à nous qui mesurons le Produit Intérieur Brut, le Bhoutan évalue la richesse de son pays en termes de Bonheur National Brut. Une quête intéressante, qui lui vaut d’être admiré par certains quand d’autres s’inquiètent de cette dictature. Effectivement, reconnaissons que le bonheur est un sentiment tout à fait subjectif. Remarquez, la richesse et le bonheur tacitement imposés par le modèle occidental matérialiste est discutable aussi. Donc quitte à choisir un « diktat », autant qu’il soit sain & bio !

Rappels sur le Bhoutan

Ce royaume, à majorité bouddhiste, est situé entre la Chine et l’Inde. Il s’agit d’un pays d’Asie du Sud sans accès à la mer. Notre ami Wikipedia nous informe qu’ « il est situé dans l’est de la chaîne de l’Himalaya, enclavé entre l’Inde au sud, à l’est et à l’ouest, avec laquelle il partage 605 km de frontières terrestres, et la Chine (région autonome du Tibet) au nord avec 470 km de frontières. Sa superficie est 46 500 km2 et mesure environ 300 km dans sa plus grande longueur est-ouest, et 170 km dans le sens nord-sud ». Préservé, ou renfermé, selon les points de vue, le territoire est longtemps resté fermé au monde extérieur. Pendant ce temps-là, s’y est développée une approche peu commune du développement économique, autour de la protection de l’environnement et du bien-être. Un pays nature & spa ?

Incroyable mais vrai, rappelons la France et la Grande-Bretagne notamment ont publiquement soutenu, aux Nations Unies, ce modèle de développement mesurant le bonheur au lieu du Produit Intérieur Brut (PIB).

Rendez-vous compte, au Bhoutan, « la télévision était interdite jusqu’en 1999 afin de préserver la culture ancestrale des influences étrangères ». Récemment, les autorités auraient imposé « un jour piéton, le jeudi, pour interdire les voitures en ville ». Qui n’a jamais rêvé de ça à Paris ou ailleurs ?

Parvenir au 100% bio d’ici 10 ans

Nouvel objectif pour le royaume, parvenir au 100% bio pour les aliments de base d’ici 10 ans. L’ambition affichée est de « supprimer progressivement les produits chimiques agricoles » pour les pommes de terre, le blé, les fruits. Sweet.

Pema Gyamtsho, ministre de l’Agriculture, a affirmé à l’AFP lors d’un entretien téléphonique, que « le Bhoutan a décidé de s’engager dans une économie verte à la lumière de l’extraordinaire pression que nous exerçons sur la planète ». Il a ajouté que « si l’on pratique l’agriculture intensive, cela implique l’utilisation de nombreuses substances chimiques, ce qui ne correspond pas à notre croyance bouddhiste qui nous demande de vivre en harmonie avec la nature ».

Il s’agit d’une déclaration d’autant plus percutante que le pays « est peuplé de 700 000 habitants dont deux tiers dépendent de l’agriculture dans les villages éparpillés dans les plaines fertiles du sud, les montagnes reculées ou les vallées encaissées du nord du pays ».

Un marché lucratif

Les belles déclarations du ministre sont-elles dénuées d’intérêts financiers ? La question se pose évidemment, le marché mondial du bio étant estimé « à 44,5 milliards d’euros en 2010 » d’après l’Institut de recherche sur l’agriculture biologique et la Fédération internationale des mouvements de l’agriculture biologique (IFOAM).

Nadia Scialabba, spécialiste de l’agriculture biologique pour la FAO (ONU), explique que le marché de l’alimentation bio et ses prix plus élevés attirent les petits pays. Pour preuve, le seul concurrent du Bhoutan pour l’instant pour être « 100% bio » est « la petite île autogérée de Niue, dans le Pacifique Sud, peuplée de 1300 habitants, qui ambitionne un « 100% bio » d’ici 2015-2020. Nadia Scialabba résume que le marché est en effet possible « pour de très petits pays qui ne sont pas compétitifs en quantité, mais qui voudraient l’être en qualité ».

Peter Melchett, de la Soil Association, organisme britannique plaidant pour les cultures biologiques, prévoit que cette politique du « tout bio » permettra de fournir au pays la réputation d’une alimentation de grande qualité biologique, ce qui lui donnera, sur le long court, « un avantage sur le marché et la possibilité de pratiquer des prix élevés ».

Source : lematin.ch

L’appel des religions à la protection de l’environnement

Dans le cadre de l’Interfaith Center for Sustainable Development (Centre inter-religieux pour le Développement durable), de Jérusalem en Israël, les chefs locaux du christianisme, du judaïsme et de l’islam ont lancé une campagne pour la protection de l’environnement basée sur les préceptes de leurs religions.

Un retour au « pragmatisme »…

Réchauffement climatique, acidification des océans et crise des espèces trouvent aujourd’hui des manifestations extrêmes. Personne ne peut plus ignorer l’urgence de prendre position et d’agir pour l’environnement afin d’éviter « le pire ». Les trois religions ont compris que sans une planète viable, aucun message « divin » n’aura d’échos.

Aussi c’est avec justesse que l’évêque catholique romain William Shomalie a remarqué que « si la Terre est polluée, cela touchera aussi bien les musulmans que les chrétiens et les juifs ».

Les « grandes » religions se disent naturellement vouées à sensibiliser leur fidèles aux grandes thématiques actuelles, or elles avaient jusqu’à peu laissé le domaine de « green » sur la touche. C’en est fait  avec le coup d’envoi de cette campagne de protection de l’environnement.

Parler de l’implication des religions pour l’environnement  n’est pas nécessairement du prosélytisme. Alors qu’André Malraux prophétisait que « le XXIe siècle sera spirituel ou ne sera pas »,  et qu’aujourd’hui le ton est donné au développement durable, que reste-t-il ? Les pratiques les plus archaïques et destructrices de l’environnement persistent et les religions restent « un formidable vecteur de mobilisation » et ont une « audience considérable ». Un bon cocktail ?

…toujours voué à être diffusé…

Les trois monothéismes envisagent l’année prochaine d’organiser une conférence internationale pour « former leurs représentants respectifs aux problèmes de l’environnement ». La conférence aurait lieu en parallèle du sommet de Rio en 2012. Le but n’est pas de proposer une solution totalement alternative mais plutôt complémentaire.

Les religions investies ont l’intention de sensibiliser tant leurs croyants que « ceux du bouddhisme et de l’hindouisme aux problèmes écologiques dans la perspective de la foi », explique le rabbin David Rosen.

…« pour éviter le danger d’une crise climatique majeure »

Le dernier communiqué du centre inter-religieux pour le développement durable, qui s’appuie sur la Genèse,  appelle « les fidèles de toutes les religions à lutter contre l’effet de serre » et « de presser les dirigeants politiques à œuvrer en ce sens ». D’autant que les groupes de pression conservateurs de la Terre Sainte sont tout particulièrement puissant et « maintiennent leur (gigantesque) auditoire dans le déni vert ».

Recherche d’un renouveau d’audience ou non, cette initiative religieuse n’est pas à minorer. Elle peut faire sourire, elle peut rendre perplexe mais c’est un moyen d’inciter une part non négligeable d’individus dans le monde. A défaut d’avoir été convaincus par des arguments rationnels, les chefs religieux appellent leurs croyants à agir alors avec leur foi. Aussi preuve d’une ouverture, certains proposent que le centre inter-religieux trouve une entente avec l’Alliance of Religions and Conservation (ARC), créée en 1995, qui encourage des actions menées par des groupes religieux avec des ONG de protection de la nature et qui, comme lui, prône l’union sacrée.

Source: zegreenweb, bluewin

Développement durable : les plantes grimpantes pour des murs végétalisés

plante grimpante fleurie

La création de murs végétalisés à partir de plantes grimpantes est un bon exemple de démarche, facile et utile, à suivre en faveur du  développement durable. Les bienfaits des murs verts sont nombreux et franchement, il n’est pas trop compliqué de favoriser l’épanouissement de plantes grimpantes, elles poussent presque toutes seules!

Les bénéfices des façades végétales sont multiples :

Pour l’environnement : régulation de la température ; filtration les particules de poussière ; réduction de gaz à effet de serre ; réduction de la quantité et amélioration de la qualité des eaux de ruissellement.

Pour nous tous : amélioration de la qualité visuelle de l’espace aménagé en milieu urbain ; amélioration du confort des occupants en procurant une isolation sonore ; sensibilisation à l’importance des espaces verts en milieu urbain.

Pour le bâtiment : isolation thermique ; protection empêchant les pluies d’atteindre directement le mur et absorption également une partie de l’humidité ambiante ; protection de l’enveloppe du bâtiment des rayons solaires ultra violets, des températures élevées et des fluctuations journalières de température.

A Montréal, le Centre d’écologie urbaine développe, depuis plusieurs années maintenant, des « outils éducatifs et de sensibilisation dans le but de lutter collectivement contre les îlots de chaleur urbains ». C’est dans ce contexte qu’il a lancé le guide Les plantes grimpantes : une solution rafraîchissante accompagné d’un beau diaporama. Les communes françaises pourraient sans doute s’en inspirer ?!

crédits : Centre d'Ecologie urbaine de Montréal

Et puis pourquoi attendre l’action des élus ? Si vous le pouvez, n’hésitez pas à vous lancer et à planter vous-même les plantes qui décoreront les façades de votre domicile !

Marche à suivre pour faire pousser vos plantes grimpantes :

Pour la plantation en extérieur, une fois l’endroit de la plantation choisir, il faut creuser « un trou trois fois plus grand que la racine de la plante, dans le sol ». Pensez à plonger « les racines dans de l’eau un instant pour leur assurer une bonne hydratation ». Ensuite, il suffit de les enfouir « dans le trou, en prenant bien soin de l’incliner légèrement vers l’endroit où vous voudrez que la plante se développe ». Si vous estimez cela utile, « un paillage servira à recouvrir la surface, cela permettra de garder plus longtemps l’humidité du sol ».  Le plus important, à ce stade, est de « garder la terre bien humide, mais pas trop, pour que la plante puisse se développer ».

Quelle plante grimpante choisir ?

Le choix est large, donc il s’agit avant tout d’une histoire de goût. Les plantes peuvent être « caduques, persistantes (céanothes, camélias), avec des couleurs vives comme la vigne vierge, le concha, parfumées comme le chèvrefeuille, à floraison généreuse comme la clématite. Des exemples de plantes grimpantes ligneuses peuvent vous plaire : glycine, bignone, chèvrefeuille, et d’autres nécessitent d’être replantées, car elles sont herbacées : pois de senteur, coloquinte, ipomée. L’orientation du mur compte pour beaucoup dans l’accommodation de ces végétaux : si le mur est dirigé au nord, le jasmin d’hiver peut être envisagé. Au sud, l’ipomée ou le solanum se développeront facilement. L’est est propice pour le chèvrefeuille ou la vigne vierge, et l’ouest est bénéfique pour la glycine, les rosiers grimpants ou les bignones ».

Comment les entretenir ?

L’entretien des plantes grimpantes n’est pas difficile. Elles nécessitent simplement « quelques tailles, surtout lorsqu’elles dévient de leur trajectoire, et un peu de nettoyage comme la taille legère de rameaux en automne est aussi utile ».  Ne prenez pas la peine d’ajouter à la plantes des fertilisants, sauf si le sol l’exige, c’est-à-dire, s’il est vraiment pauvre.

Pour la taille, « une plante qui fleurit au printemps ne se taille pas en hiver, pour préserver les jeunes pousses. En revanche, pour les plantes à floraison estivale, celle-ci est taillée en hiver pour donner encore plus de fleurs. Certaines plantes ligneuses ont besoin d’être espacées, n’hésitez pas à sacrifier quelques branches ».

La principale mise en garde concerne évidemment la toiture et les gouttières. Attention à bien enlever les feuilles mortes pour qu’elles n’obstruent pas les chemins d’écoulement normal des eaux de pluie. N’hésitez pas, à « guider et de soutenir certaines plantes, dont la glycine, de façon à ce qu’elles ne s’enroulent pas autour des gouttières et de la tuyauterie ».

Les plantes grimpantes, parfaites pour des murs végétalisés, représentent une solution facile et pas cher pour améliorer notre environnement!

Sources : horticulteurs.net, ecologieurbaine.net

Soutenir l’effort de réduction des dettes publiques et protéger l’environnement, deux objectifs complémentaires

Comme chaque année depuis maintenant quatorze ans, plusieurs associations au premier rang desquelles Friends of the Earth, publient aux Etats-Unis un rapport consacré à l’identification des dépenses, subventions ou niches fiscales grevant le budget américain et dont la suppression serait bénéfique pour l’environnement. En cette période de crise des finances publiques, un tel travail mérite d’être mis en lumière et pourrait faire des émules.

Le magazine du développement durable nous en apprend plus sur ce sujet. Il précise ainsi que les associations engagées pour cette étude travaillent sur la base de documents comptables officiels, directement mis à disposition par l’administration fédérale américaine. Ce qui nous donne une idée du sérieux de la démarche. Suivant leurs conclusions, l’Etat fédéral américain pourrait réaliser une économie de plusieurs centaines de milliards de dollars sur une période de cinq ans.

Elles suggèrent notamment la suppression pure et simple des aides destinées aux énergies fossiles qui permettent aux industriels du secteur de bénéficier de certaines exemptions de taxe. Cette mesure permettrait de faire rentrer dans les caisses de l’Etat près de soixante milliards de dollars.

Elles estiment ensuite nécessaire de stopper l’effort de recherche coûteux entrepris en vue du développement d’une technologie de capture et de séquestration du carbone, qualifié de « quête sans fin pour faire du charbon une énergie propre », et qui plus est « potentiellement dangereuse ».

Enfin, elles militent pour un abandon du soutien au secteur de l’énergie nucléaire. Celui-ci bénéficie en effet d’aides multiples de la part de l’Etat américain, allant de subventions à la recherche & développement à des garanties de prêt, en passant par des exonérations fiscales. Elles évaluent sur ce point l’économie potentielle à cinquante milliards de dollars pour une période de cinq ans, de 2012 à 2016.

Le bilan du premier éco-quartier français

En novembre 2009, dans le cadre de la première conférence nationale sur la Ville Durable, la ZAC de Bonne à Grenoble s’est vu attribuer le premier prix national des Eco-quartiers de France. Pour le jury qui devait départager pas moins de 160 projets, cette première cité écologique française représentait « un quartier durable exemplaire, porteur d’excellence globale, répondant aux enjeux du développement durable et illustrant l’esprit du Grenelle de l’environnement. » Mais, trois années après l’arrivée de ses premiers habitants, un rapport met en cause le bilan énergétique de ce quartier modèle.

Le projet :

En 2001, 8,5 hectares avaient été réquisitionnés pour la construction de l’éco-quartier de Bonne. Le projet était ambitieux : 850 logements neufs – dont 40% de logements sociaux –  15 000 m2 de commerces, 6 000 m2 de bureaux, des restaurants, un hôtel, une école primaire de quinze classes, une résidence étudiantes d’une centaine de studios et 5 hectares de parc urbains.

Les besoins en chauffage des bâtiments avaient pour objectif de consommer près de 4 fois moins que la consommation moyenne. En effet, tous sont isolés par l’extérieur et équipés de menuiseries performantes qui limitent les ponts thermiques. La zone commerciale est dotée de 1 000 m2 de panneaux photovoltaïques produisant 110 MWh d’électricité et un bâtiment à énergie positive – produisant plus d’énergie qu’il n’en consomme – accueille des bureaux. Quant à l’école primaire, elle est entièrement construite en bois. La ZAC de Bonne avait tout pour devenir un exemple à suivre en matière de bâtiment basse consommation (BBC).


A-t-on placé la barre trop haut ? :

Le Monde a dévoilé ce jeudi, les résultats d’une étude réalisée par le bureau d’études Enertech. Ce cabinet spécialisé dans l’optimisation énergétique du bâtiment a révélé un bilan très éloigné des ambitions énergétiques affichées par les concepteurs du projet.

L’enquête met en avant des surconsommations de chauffage de 5% à 70% supérieures à l’objectif assigné au sein de 438 des 900 logements familiaux de l’éco-quartier. Même constat pour l’eau chaude sanitaire et les services généraux, dont les consommations respectives dépassent parfois très largement les objectifs fixés (17 et 10 kWh/m2/an).

Pour expliquer ces écarts entre besoins estimés et réalité, concepteurs et exploitants du projet pointent globalement le fait que, « en France, la culture du bâtiment basse consommation n’a pas encore totalement intégré les esprits des acteurs de la chaîne. Ni les différentes étapes de la conception et de la gestion de ces logements, causant ainsi des malfaçons et des problèmes d’appropriation à tous les niveaux d’intervention. »

Pourtant, selon Olivier Sidler, le directeur d’Enertech : « ces cibles sont réalistes. En Allemagne, les objectifs énergétiques  au sein des éco-quartiers de ce type sont placés plus bas encore et ils sont parfaitement respectés. Nous avons compris pourquoi certaines choses n’ont pas marché et nous en avons tiré des enseignements qui valent de l’or. »

Le ministère de l’Environnement, quant à lui, estime que les résultats de cette étude « ne sont pas une surprise » et ne remet pas en cause le projet. « Grenoble était dans une logique d’anticipation, il y a une période de rodage inhérente », ajoutent les conseillers de Nathalie Kosciusko-Morizet.

Affaire à suivre…

Source : le Monde

Semaine Européenne de la Réduction des Déchets 2011

La troisième édition de la Semaine Européenne de la Réduction des Déchets (SERD) bat actuellement son plein et ce, jusqu’au  27 novembre. Cette année, 34 territoires organisateurs dans 20 pays européens se mobilisent pour que cette édition surpasse le succès des deux précédentes.

Cet événement européen est issu de la Semaine Française  de la Réduction des déchets. Sa coordination à l’échelle de l’Europe implique cinq autorités publiques nationales et régionales : l’ADEME (coordination du projet), le réseau européen ACR+ (secrétariat), l’ARC (Cat   alogne), l’IBGE (Région Bruxelles-Capitale) et enfin le LIPOR (Porto).

L’objectif de la Semaine est de sensibiliser à la nécessité de réduire la quantité de déchets générée et donner des clés pour agir au quotidien aussi bien à la maison, au bureau ou à l’école car le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas. 

La prévention des déchets consiste donc à agir pour ne pas produire de déchets – ou du moins les minimiser – en consommant mieux (consommation de produits peu emballés, écolabellisés), en produisant mieux (production de produits éco-conçus), en prolongeant la durée de vie des produits (réparation et don) et en jetant moins (en faisant par exemple son propre compost).

Parce que « tout le monde peut agir ! », la SERD s’adresse aussi bien aux administrations et collectivités, aux associations, qu’aux scolaires et au grand public.

A noter que l’édition 2010 a représenté un franc succès. Au cours de cette semaine, ce ne sont pas moins d’une trentaine d’autorités publiques en Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Irlande, Italie, Portugal, Slovénie qui ont permis l’organisation de plus de 4 346 actions dans 24 pays (dont 1 960 menées sur le territoire français, soit plus de 49% d’actions labellisées par rapport à 2009).

Cinq grands thèmes d’actions communes sont attendus pour cette troisième édition :

1 ) La prévention des déchets de papier par l’organisation d’actions « 0 papier »

2 ) La réduction du gaspillage alimentaire

3 ) La réparation / le réemploi de produits

4 ) La réduction du suremballage

5 ) La journée de nettoyage « Clean Up Day »

Nouveauté 2011 : il est possible de consulter en ligne l’ensemble des actions SERD qui ont été labellisées depuis la première édition. Certaines actions 2011 sont déjà en ligne.

Une page facebook est également accessible permettant à chaque participant de mettre son action en avant.

Sources : réduisons nos déchets

Politique de développement durable : l’Etat et les collectivités plus timides que les entreprises ?

Lorsque l’on parle de politique de développement durable, il nous vient tout de suite à l’esprit l’exemple d’une entreprise vantant le bilan carbone de son usine pilote, ou la politique d’achats esponsables imposée à ses services généraux. Dernièrement, c’est IKEA qui annonce la publication de son premier rapport de développement durable dématérialisé sous la forme d’une vidéo interactive hébergée sur Youtube et d’un PDF pour les plus sérieux ! L’histoire ne dit pas quelle est l’empreinte carbone des fermes de serveurs de Google et Youtube…

Mais si l’on cherche des exemples concrets dans les administrations centrales de l’Etat, il est difficile de s’y retrouver et de comprendre la continuité des actions annoncées… Déficit de communication après le coup d’éclat du Grenelle de l’Environnement ? Par exemple qu’en est-il de la politique de fret ferroviaire ? En effet, Jean-Louis Borloo avait présenté en 2009 des objectifs ambitieux afin de réduire la part de transport de marchandises par camions en France. Si l’on consulte le site de l’Ademe, nous apprenons que la dernière réunion sur le sujet s’est tenue le 7 juillet 2010.

En revanche, c’est à l’échelle micro locale que l’on trouve les illustrations les plus concrètes d’initiatives durables qui ont souvent été impulsées bien avant le Grenelle. Il suffit d’ouvrir un journal de presse régionale (PQP) pour s’en rendre compte : part grandissante des produits bio ou issus de producteurs locaux dans les cantines scolaires, gestion raisonnée des ressources en eau dans les communautés d’agglomérations, construction de bâtiments publics Haute Qualité Environnementale (HQE). Prenons deux cas concrets – dans un syndicat intercommunal et dans les hôpitaux publics – rencontrés ces derniers jours dans la presse.

L’usine d’incinération des déchets ménagers de Lumunoc’h chauffe des serres horticoles

La chaleur de l’usine d’incinération des déchets ménagers du Syndicat intercommunal d’incinération des déchets du Pays de Quimper (Sidepaq) permet de chauffer aujourd’hui 50 000 m2 de serres. Les élus du pays rappellent que le projet de valorisation de la chaleur résiduelle date de 5 ans déjà. Remise aux normes antipollution, l’usine est mieux acceptée par la population. Autre atout, la production  d’eau à 52 °C sur un an équivaut à une économie équivalente à 1 542 tonnes de pétrole.

Les Hôpitaux de Paris primés pour leur politique d’achat éco-responsable

Chaque année, un comité de pilotage regroupant les fédérations hospitalières des secteurs public, privé et associatif (FHF, Fehap, FHP, FNCLCC), le ministère de la Santé, celui du Développement Durable, l’Ademe et des professionnels du secteur de la santé remettent les Award du Développement Durable à l’Hôpital (DDH), prix récompensant les actions responsables menées dans les établissements hospitaliers.

Pour l’édition 2011, l’AP-HP a reçu un Award dans la catégorie « achats durables ». L’institution a été récompensée pour sa stratégie d’achat responsable ou éco-responsable intégrant des critères de développement durable dans les cahiers des charges de ses appels d’offres. L’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris estime que  « c’est un bon marqueur de la politique de management durable qui oblige à mesurer très en amont les incidences d’une décision de gestion sur le moyen et le long terme (…). Dès lors, la notion de cycle de vie invite-t-elle les acheteurs à intégrer dans la sélection des offres des critères liés à la fabrication du produit et/ou à l’origine des matériaux (recyclage…), à son exploitation (consommation d’énergie…) et sa fin d’utilisation (valorisation…). La question des emballages et de leurs incidences sur les déchets qui mobilise aujourd’hui les acheteurs prend ainsi toute son importance. »

Ce sont deux exemples parmi d’autres, mais qui montrent que les choses avancent dans les services publics et les collectivités, avec ou sans l’impulsion de l’Etat. Cependant, on en parle moins que les initiatives des grandes entreprises, aux moyens de communications incomparables. Vous savez ce qu’on dit :  « C’est celui qui en parle le moins…« 

Sénégal : la Banque mondiale attribue 85 millions de dollars au développement durable

fondazioni4africa.org

Alors que l’Europe est au bord de la faillite, à défaut de la crise de nerfs (quoique), la Banque mondiale vient d’annoncer qu’elle accorderait un appui budgétaire de 85 millions de dollars à l’Etat du Sénégal en faveur du développement durable. Perso, je suis contente pour eux, et j’espère que les sommes promises seront réellement attribuées et sciemment utilisées !

Hier, à Dakar, le vice-président de la Banque mondiale pour la région Afrique, Makhtar Diop, a déclaré que l’objectif pour le pays était de « trouver des solutions à long terme pour le secteur énergétique ».

C’était la première visite de ce dernier au Sénégal depuis sa prise de fonction, le 6 mai. Il a été reçu par le chef de l’Etat, Macky Sall, le premier ministre Abdoul Mbaye, et le ministre de l’Economie et des Finances, Amadou Kane.

Il aurait déclaré : « j’ai longuement échangé avec les autorités sénégalaises sur plusieurs questions (…), mais en ce qui concerne le secteur de l’énergie, nous avons convenu de trouver des solutions durables. C’est pourquoi la Banque mondiale s’est engagée à financer le Sénégal à hauteur de 85 millions de dollars ».

Dans le cadre d’une conférence de presse, le vice-président de l’institution financière pour le continent africain, qui est aussi ancien ministre sénégalais de l’Economie et des Finances, aurait ajouté : « cet accord permettra de ne plus avoir de solutions à court terme (…). Nous savons que les difficultés liées à l’énergie sont récurrentes. Il est important maintenant de résoudre la question sur long terme ».

Important, il a bien souligné que tous les maillons du secteur de l’énergie doivent être considérés pour que des réponses définitives soient données aux problématiques énergétiques dans le pays. Plus précisément, il a expliqué qu’ « il faut prendre en compte le sous-secteur de la distribution, des installations du réseau et surtout de la production. Nous avions constaté qu’il y avait un effet de rattrapage permanent dû aux solutions à court terme ».

On ne manquera pas donc de suivre l’évolution du secteur énergétique sénégalais dans les mois à venir !

Et parce qu’il serait dommage de ne pas profiter de cette occasion, je vous quitte en musique, avec l’actuel ministre sénégalais de la Culture et du Tourisme, le grand Youssou Ndour, et la superbe Rokia Traoré, fille de diplomate, chanteuse, auteur-compositeur-interprète, et guitariste malienne avant tout…

Afrique : moins 40% de biodiversité en 40 ans

Selon le rapport 2012 sur l’empreinte écologique de l’Afrique publié, le 1er juin, à Arusha, en Tanzanie, révèle que la biodiversité a chuté de 40% en Afrique, en 40 ans. Ce document a été produit par la Banque africaine de développement (BAD) et le Fonds mondial pour la nature, plus connu sous le sigle WWF.

Le rapport, qui propose des recommandations en matière d’empreinte écologique de l’Afrique, suggère que « les infrastructures vertes pour la sécurité écologique du continent pourraient avoir des impacts sociaux et économiques majeurs si elles sont prises en charge par les décideurs et les investisseurs ».

Jim Leape, directeur général de WWF, affirme que « notre infrastructure écologique » à savoir, « les écosystèmes terrestres, d’eau douce et marins », est « aussi capitale pour le développement humain que les infrastructures industrielles et sociales telles que les routes, les écoles, les hôpitaux et l’approvisionnement en énergie ».

L’ONG fait pression pour permettre d’urgence « un accès adéquat et équitable à l’eau, aux combustibles et à la nourriture dans les décennies à venir ». Jim Leape « exhorte » donc « les décideurs à agir en conséquence ».

WWF présente ses propositions pour une Afrique durable

Avec ce clip, l’association montre comment l’Afrique peut mobiliser des solutions qui protègent la nature, soutiennent les communautés locales et fait avancer l’économie.

Le rapport sur l’empreinte écologique de l’Afrique met l’accent sur le « maintien du capital naturel de l’Afrique, comme fondement du développement durable et inclusif ». Il est « destiné à alimenter la réflexion sur un développement plus écologique en Afrique et à rallier l’action des décideurs et des investisseurs ». Cela n’est pas un hasard s’il a été publié le 1er juin. Ce rapport est à lire au regard des discussions préparatoires de Rio+20 qui aura lieu au Brésil du 20 au 22 juin. Espérons que des décisions fermes soient prises en faveur du développement durable, au sens large !

Pour la BAD, il en va de la sécurité de l’environnement, mais aussi du bien être humain et d’un accroissement de la compétitivité pour l’Afrique.

Pour télécharger le rapport, c’est ici
Source : News.abidjan.net

Un réseau social pour le développement durable : wiser.org

Fort de ses 65 000 membres et traduit dans plusieurs langues, WiserEarth se définit comme un réseau social pour le développement durable. Fédérer une communauté autour des grands enjeux liés à l’environnement, c’est permettre à tous ceux qui se sentent concernés d’investir un espace de partage pour un meilleur champ d’action. Afin d’échanger ses idées avec des associations, étendre son réseau et rester informé, WiserEarth met également à disposition un annuaire des ONG à travers le monde. L’idée d’un réseau spécialisé contrairement aux généralistes engage le militant, le professionnel et l’amateur éclairé dans une dynamique collaborative plus concertée.

L’inspiration et l’engagement sont alors suscités au gré des conversations, des idées échangées. Un fil d’actualité propose de répertorier tous les événements à proximité de chez soi, et favorise ainsi les rencontres au niveau local.  Wiser.org se veut un réseau de découverte, de connexion, de partage, et d’action avec comme principal moteur, le gout de s’investir pour un monde meilleur.

Pour plus d’informations, www.wiser.org

Source : Linux-Pratique-Essentiel Avril-Mai 2012

Australie : la pêche durable version high tech

L’association « Sustainable Seafood Guide » vient de mettre au point une application disponible sur iPhone qui va très certainement ravir les consommateurs australiens désireux d’acheter des produits issus de la pêche durable.

Cette version électronique du guide australien sur  les produits de la mer estampillés « pêche durable » arrive au bon moment. En effet, l’inquiétude sur l’appauvrissement des ressources halieutiques de l’océan pacifique est palpable dans la région. Les petits pays insulaires voient leur économie menacée et certains experts prévoient une chute catastrophique des ressources marines dans les prochaines décennies.

Cette application, pour le moment gratuite, permet aux consommateurs de recevoir des informations sur la surpêche et ses conséquences sur la biodiversité marine. Rappelons que 80% des réserves de poissons dans le monde sont sur-exploitées.

En préférant les produits de la mer répondant aux critères de développement durable, les consommateurs contrôlent mieux la façon dont le poisson est pêché et élevé.

Source : greenetvert.fr  sustainableseafood.org

Stations de ski et développement durable ne font pas bon ménage

Chaque année, des millions de skieurs envahissent les quelques milliers de stations aux quatre coins de l’Europe. A elles seules, les Alpes abritent plus de 600 stations qui disposent de plus de 10 000 rampes de télésièges et qui consomment une quantité phénoménale d’eau et d’énergie pour faire de la neige artificielle. Quel est l’impact de cette industrie florissante sur les fragiles écosystèmes montagneux ? 

Les régions montagneuses sont particulièrement sensibles au changement climatique. Dans les Alpes par exempe, le réchauffement récent y a été près de trois fois supérieur à la moyenne planétaire. Actuellement, on considère que 90% des domaines skiables alpins de moyenne ou grande taille bénéficient d’un enneigement naturel suffisant au moins cent jours par an. Les 10% restants opèrent déjà dans des conditions précaires. Une hausse de la température de 1°C ou 2°C pourrait ramener le nombre de domaines skiables jouissant d’un enneigement fiable à 500 ou 400. La perspective d’une fréquence plus forte d’hivers sans neige est maintenant avancée comme une conséquence du réchauffement climatique pour les stations, et ce dans divers pays.

Le marché des sports d’hiver est totalement tributaire des conditions météorologiques et face à l’augmentation des jours de fermeture, les stations se doivent d’innover afin de continuer à attirer les touristes. Ces principales innovations sont d’ordre technologique et la stratégie la plus répandue consiste à la création de nouvelles pistes grâce à l’enneigement artificiel. Ces pratiques, considérées comme nécessaires par de nombreuses stations, ont un coût environnemental et économique considérable.

Le coût de l’enneigement artificiel représente un minimum de 140 000 euros par hectare. L’énergie constitue la plus grosse dépense mais l’impact le plus important d’un point de vue écologique est celui de l’eau. Selon la Commission Internationale pour la Protection des Alpes, 95 milliards de litres d’eau sont nécessaires pour couvrir de neige artificielle les 23 800 hectares de pistes de ski alpines.  En prélevant l’eau dans les rivières, les lacs et les bassins de retenue, cette technique affecte la vie aquatique et la distribution d’eau. La demande est si importante que certaines stations sont obligées de construire des lacs artificiels.

En ce qui concerne l’impact écologique des skieurs eux-mêmes, l’empreinte carbone la plus importante proviendrait des voyages. Une étude réalisée en 2007 par l’association Mountain Riders et l’ADEME montre que 73% des émissions de CO2 engendrées par les séjours au ski proviennent des voyages en avion. Afin d’accompagner les passionnés  des sports de glisse à réduire leur empreinte carbone, plusieurs initiatives ont été créées comme par exemple le site Snow Carbon ou encore Responsible Skiing.

Sources : duralpes.com   Courrier International.com

 

Un absorbeur de CO2 atmosphérique révolutionnaire

Une équipe de scientifiques californiens a mis au point un nouvel absorbeur de CO2 atmosphérique qui serait capable d’enlever de grandes quantités de dioxyde de carbone de l’air. Ce matériau, qui est en fait une forme de plastique, permettrait ainsi de mieux contrôler les émissions de gaz à effet de serre et limiter le changement climatique.

George Olah, qui a remporté le Prix Nobel de chimie en 1994, travaille depuis longtemps avec son équipe de scientifique sur la fabrication d’un carburant créé à partir de méthanol afin de pallier la probable pénurie des carburants fossiles. Monsieur  Olah et ses collègues s’intéressent  en parallèle au développement de batteries à base de fer, pouvant stocker l’excès d’électricité générée par des sources d’énergie renouvelable pour ensuite l’injecter dans le réseau électrique lors des périodes de forte demande.

Ces batteries d’un nouveau genre utilisent l’oxygène contenu dans l’air. Cependant, si de faibles quantités de CO2 sont impliquées dans la réaction, cela a pour effet de la tuer. Après avoir réussi à développer des systèmes permettant d’absorber le CO2 à partir de solides poreux appelés zéolites, les scientifique se sont tournés vers le polyethyleneimine, un polymère bien meilleur marché que les zéolites.

En testant les capacités d’absorption en CO2 de ce nouveau matériau, les chercheurs se sont aperçus qu’à l’air humide, chaque gramme du matériel absorbait en moyenne 1,72 nanomoles de CO2. Il s’agit de l’un des niveaux le plus élevé jamais testé, d’après ce que l’équipe a indiqué le mois dernier dans le Journal of the American Society.

Le polymère pourrait aussi être utilisé pour construire des fermes massives d’arbres artificiels qui auraient pour objectif de réduire les concentrations atmosphériques de CO2 et de prévenir les pires ravages du changement climatique.

Sources : news-environnement  sciencemag

Eco innovation : Danone et SAP s’associent

Danone a décidé d’utiliser les solutions de développement durable SAP pour collecter, mesurer, analyser et réduire l’empreinte carbone de ses produits. Le leader français de l’agroalimentaire s’est fixé l’objectif ambitieux de diminuer de 30 % son empreinte environnementale en 2012.

Jusqu’à présent, l’évaluation de l’empreinte carbone de chacun des 35 000 produits du groupe s’effectuait sous Excel à l’aide de données collectées en partie « à la main ». L’empreinte carbone de chaque produit était également imprécise puisqu’elle reposait sur une approche par échantillonnage, tous les produits n’étant pas évalués individuellement.

Pour relever ce défi, Danone et SAP se sont associés afin de mutualiser leur savoir-faire et développer ensemble une solution inédite de mesure et de réduction de l’émission de CO2. « Des solutions existent sur le marché, mais aucune ne permet cette intégration de la mesure de l’empreinte carbone dans les systèmes opérationnels, tout au long du cycle de vie du produit et pour tous les produits », explique Jean-Marc Lagoutte, Directeur général des systèmes d’information de Danone. L’objectif de ce logiciel « ad hoc » est de fournir aux responsables opérationnels des informations concrètes afin de leur permettre d’analyser les options stratégiques et de prendre les décisions appropriées, qu’il s’agisse du développement des produits, de la sélection d’ingrédients, de choix géographiques d’approvisionnement, des modes de transport ou encore d’investissements. L’ensemble des données recueillies fournissent des résultats sous forme d’analyse multidimensionnelles, de rapports ou de tableaux de bords.

Cette nouvelle solution a été testée en avant première au sein de quatre divisions du groupe : l’eau et produits laitiers en Espagne, la division produits laitiers en Belgique et l’entreprise Stonyfield Farm aux Etats-Unis. Cette étape a rencontré un vif succès et 40 filiales seront équipées de la nouvelle solution d’ici la fin de l’année 2012. L’objectif de Danone est de généraliser cette solution à 100 de ses filiales à travers le monde en couvrant les quatre domaines d’activités du groupe : produits laitiers frais, eau en bouteille, alimentation infantile nutrition médicale.

Ce logiciel encre l’enjeu environnemental comme un élément essentiel de la stratégie et du développement de Danone  et lui permet également de conforter ses performances économiques. « Nous devions auparavant travailler à partir d’estimations et d’extrapolations. Désormais, avec les solutions de développement durable de SAP, nous pourrons mesurer automatiquement et en temps réel toutes les émissions de carbone de nos sources internes et de notre chaîne logistique », déclare Jean-Marc Lagoutte.

Danone a par ailleurs décidé de renoncer à conserver la propriété intellectuelle pourtant sur ce projet afin de permettre à d’autres entreprises de bénéficier de cette solution. Ce nouveau logiciel sera donc commercialisé à terme par SAP.

Sources : greenit   SAP

 

La poulette en appart’

Avoir une poule en plein Paris ? L’idée peut paraître absurde mais cette initiative pourrait bien se démocratiser d’ici quelques années.  En effet, l’élevage de poules en ville se développe de plus en plus dans l’Hexagone et un nombre grandissant de citadins décident d’adopter un ou deux gallinacés à leur domicile. Outre le fait de pouvoir récolter des œufs frais tous les matins, il paraîtrait que ces petites bêtes à plumes auraient un appétit féroce pour les restes de cuisines, une poule pourrait consommer jusqu’à 200 kg de déchets organiques par année.

Selon Le Monde, les jardineries Truffaut ont vendus plus de 20 000 poussins et poules pondeuses ou d’ornement à des particuliers en 2011. « L’activité basse-cour a augmenté de plus de 50% cette année », précise Pierre-Alain Oudart, chef de produit. « Elle connait un grand succès dans tous nos magasins en zone périurbaine ». Cela se confirme à Toulouse, Aubagne et Amiens, mais également autour de la capitale, aux abords du Stade de France, à Saint-Denis (93).

En deux années d’existence, l’entreprise alsacienne Eco-poules a écoulé suffisamment de poulaillers en kit pour abriter 30 000 gallinacés : « Nous nous attendions à toucher des milieux plus ruraux », observe son fondateur Stanislas de Beaumont. « Mais c’est en ceinture parisienne que nous avons le plus de clients. Et 80% de nos ventes se réalisent sur Internet ».

Cette tendance nous vient, comme beaucoup d’autres, des Etats-Unis. Les grandes villes américaines, comme New York, Chicago et San Francisco, ont été les premières à changer leur règlement pour autoriser l’élevage de poules en villes. Comme le stipule Hélène Crié-Wiesner dans son ouvrage American Ecolo, « dans les années 1930, les gens survivaient tant bien que mal en cultivant des potagers et en récoltant leurs œufs ». Crise économique et prise de conscience environnementale obligent, ce modèle va redevenir de rigueur. « La culture américaine conventionnelle voyait le foyer domestique comme une unité de consommation. Les homemakers préfèrent, quant à eux, que leur foyer soit une unité de production ».

Les cocottes en ville, véritable intérêt ou phénomène de mode ? Une chose est sûre, si vous décidez d’adopter une poule, mieux vaut avoir une cour privative ou un petit jardin. L’animal à plumes a besoin de picorer, il lui faut donc un minimum d’espace avec de la terre à disposition, on évitera donc de l’installer sur le balcon.

Sources : Le Monde,  biosphere

Et si on arrêtait de se lancer des fleurs ?

 

Un article intéressant a été publié par la journaliste Catherine Bernard sur la plate forme Slate.fr.

Depuis plus de 20 ans, l’Europe et la France voient leurs émissions de CO2 diminuer alors que les pays émergents  comme la Chine ou l’Inde enregistrent une très forte progression des leurs. L’Europe, en bon petit soldat,  a alors la fâcheuse tendance à se positionner en tant qu’exemple à prendre en termes de bonnes pratiques environnementales. Mais…

La journaliste alerte sur le fait que ces chiffres sont à prendre avec précaution. En France, par exemple, les émissions de CO2 ne concernent que les productions réalisées sur le territoire national. Elles  incluent les produits exportés mais négligent les importations. « En tenant compte de ce facteur – et à partir des chiffres d’émissions de 2005 –  les services statistiques de l’Etat français ont ainsi calculé que le solde des émissions de CO2 des échanges extérieurs de la France était de 135 Mt, qui viennent donc s’ajouter aux 410 Mt émises sur le territoire national. Et si aucune statistique d’évolution de ce chiffre n’est pour l’instant disponible, il y a fort à parier que nous « importon » une partie croissante de notre CO2, une tendance que la désindustrialisation accélérée de la France risque fort d’accentuer ». 545 Mt, nous sommes déjà plus éloignés des 410 Mt annoncés au départ…

Catherine Bernard insiste sur le fait que l’enjeu du développement durable n’a peut être pas réellement été assimilé par la population. Il est vrai que si l’on se fie aux différents sondages publiés, l’opinion deviendrait de plus en plus sensible aux thématiques de développement durable et de responsabilité environnementales. Dans l’absolu, il semblerait que cette tendance ne soit pas toujours mise en pratique.

« Pourquoi inventer des ampoules à faible consommation si on les laisse allumées toute la journée ? Ou investir dans des chaudières à très fort rendement et isoler drastiquement les maisons puisque les ménages en profitent pour augmenter le thermostat ? »

Catherine Bernard prend l’exemple d’une étude réalisée par le constructeur de maisons basse consommation d’énergie (BBC) Trecobat. Ses clients ont certes effectué des économies non négligeables sur leurs factures de chauffage (passées de 1 152 à 739 euros), mais 59% d’entre eux ont avoué en profiter pour augmenter le thermomètre à 20-22°C en journée, contre une recommandation à 19°C. Ces clients ont, en effet, réduit leurs émissions de gaz à effet de serre mais pas autant qu’ils auraient pu.

Est-il vraiment rentable, pour l’environnement, de proposer des services de véhicules  auto-partagés et ainsi pousser des usagers à ne plus prendre les transports en commun ? Il en va de même pour d’autres investissements soi-disant « verts »  comme par exemple, la construction d’un tramway, certes électrique, quand on connait la dépense énergétique engagée durant plusieurs années par la construction de ce dernier. Un simple couloir réservé aux  bus ne serait-il pas plus « green » ?

« L’effet rebond », c’est le terme utilisé par les experts pour définir cet effet pervers. « Plus la consommation d’un produit ou service devient économe en énergie, et plus sa consommation devient accessible, entraînant une augmentation du pouvoir d’achat et donc de la consommation (de ce produit ou d’un autre). Avec bien souvent à la clé, une augmentation des émissions de gaz à effet de serre ».

Le chemin s’annonce encore tortueux avant d’arriver à la construction d’un équilibre entre développement humain et préservation de l’environnement. Invoquer la sauvegarde de la planète est une chose mais n’est-ce pas avant tout  l’humanité qui aurait besoin d’être sauvée  ?

L’article de Catherine Bernard est consultable à cette adresse.

Les stratégies gagnantes en matière de Développement Durable

MacDonald’s, Auchan, Intermarché, Crédit Mutuel, PSA Peugeot Citroën et Microsoft sont les six entreprises distinguées par l’Observatoire du Développement Durable de l’Ifop. Cet observatoire révèle chaque année les scores des entreprises françaises qui ont connu les plus fortes progressions en matière d’engagement envers le Développement Durable.

L’un des principaux constats de cette édition 2011 est le recul de la thématique environnementale au rang des priorités citées par les Français ( – 9 points par rapport à 2010). Il n’y a pas pour autant d’effet de lassitude vis-à-vis du Développement Durable mais on observe une « migration des concepts environnementaux vers d’autres dimensions, notamment la responsabilité sociale. » Le public deviendrait de plus en plus sensible à cette thématique à l’heure où l’actualité est marquée par des fermetures et des délocalisations de sites. Les entreprises doivent donc désormais mettre un point d’honneur en matière de stratégies de prévention sociale et mettre en œuvre des actions qui impactent sur la sphère personnelle du grand public. Cette migration vers cette thématique de responsabilité sociale est illustrée avec les récentes initiatives de McDonald’s ou de Nos Régions ont du Talent de E. Leclerc, sur le soutien et la proximité avec les agriculteurs locaux.

L’ifop insiste également sur le fossé existant entre les aspirations du consommateur et la réalité de son pouvoir d’achat, « le consommateur n’est motivé à consommer « Développement Durable » que si les produits entrent en résonance avec ses attentes premières : le prix, l’économie, la santé, le goût du produit et la qualité. » Le grand public reste tout de même attaché à la qualité des emballages (recyclables ou biodégradables) et au bénéfice santé des produits.

En ce qui concerne le palmarès 2011, Martine Ghnassia – directrice du planning stratégique de l’Ifop – explique que « les entreprises qui ont été récompensées par notre troisième édition des Stratégies Gagnantes ont plusieurs points communs : elles ont fait du Développement Durable un enjeu central de leur stratégie d’entreprise. Elles ont su créer l’adhésion interne et associer à leurs démarches de Développement Durable les différentes parties prenantes (collectivités, associations) avant de prendre la parole auprès de leurs clients. Elles font des choix de combats dans le Développement Durable et s’y tiennent. Elles sont transparentes dans leur mode de communication en donnant à voir et à vérifier tout ce qu’elles promettent. Enfin, elles investissent des terrains de « proximité » qui ont la faveur des publics en cette période de crise, c’est-à-dire le terrain du social (emploi, conditions de travail…) et du local (maintien et développement de l’activité locale) ».

L’intégralité du compte rendu de cette 3ème édition des « Stratégies Gagnantes du Développement Durable » sont disponibles sur le site de l’Ifop.

Source :  e-marketing.fr

Les Pages Jaunes voient la vie en vert

Nous sommes des millions à consulter chaque mois les pages jaunes. Disponible depuis 1996, la version numérique de ce service est devenue incontournable. Le site Pagesjaunes.fr se positionne d’ailleurs à la 5ème place des sites français à la plus forte audience.  L’entreprise vient de passer au vert en lançant son service de marquage éco-responsable.

Une opportunité inédite pour les professionnels de faire connaître leur démarche sociétale et environnementale et un service clé en main pour les internautes qui expriment de nouvelles attentes et besoins en matière de consommation responsable.

Selon une étude menée en amont par le groupe et l’institut BVA, 2/3 des Français intègrent des critères environnementaux et sociaux dans leurs démarches au quotidien mais seulement 33% savent où trouver ce type d’information. L’étude a également montré qu’un internaute sur deux serait intéressé par un site internet permettant de trouver des professionnels et services éco-responsables.

Avec ce nouveau marquage des professionnels, PagesJaunes s’engage ainsi à promouvoir les entreprises écologiquement investies et à répondre aux préoccupations des consommateurs en les informant de manière claire et précise. Les internautes pourront ainsi voir d’un coup d’œil si le professionnel répond à la charte éco-responsabilité mise en place par le groupe grâce à une petite feuille verte située à côté du nom de l’entreprise.

Sont référencés :

  • Les professionnels titulaires d’un des 36 labels et/ou marquages sélectionnés par un comité d’expert indépendant.
  • Les professionnels ayant formulé un déclaratif de leur engagement en terme de développement durable. Le dossier est alors soumis à un examen effectué par un comité d’experts indépendants (Tristan Lecompte, fondateur d’AlterEco et président de Pure Project, Elisabeth Laville, fondatrice d’Utopies et Sylvain Lambert, responsable du département Développement Durable de PricewaterhouseCoopers).

A ce jour, près de 20 000 pros sont référencés comme étant éco-responsables sur pagesjaunes.fr. L’entreprise souligne que la mise en valeur de ces bonnes pratiques est gratuite, contrairement à certains labels.

Sources :

Vert Com’ Durable   PagesJaunes

Eduquer les jeunes pour construire un avenir durable

Le magazine de l’ADEME du mois d’août consacre un dossier à l’éducation des jeunes au développement durable.

L’ADEME (Agence de l’Environnement Et de la Maitrise de l’Energie) qui joue un rôle actif dans l’éducation au développement durable, verra celui-ci se renforcer avec la convention, en cours de signature, avec le ministère de l’Education nationale. Cet accord-cadre prévoit que l’Agence apporte « les connaissances et les compétences nécessaires propres au développement durable aux enseignants et aux cadres de l’Éducation nationale, à tous les niveaux et à toutes les filières ».

Une expertise nouvelle à laquelle doit être formé le personnel enseignant, afin de s’adapter à la présence de plus en plus importante du  développement durable dans l’enseignement. Les programmes scolaires de géographie et de sciences et vie de la Terre, de la primaire jusqu’au lycée, intègrent les diverses problématiques environnementales (gestion des ressources, protection de l’eau, énergie, pollution atmosphérique). Les diplômes intègrent également les questions de développement durable comme en témoigne la création de la mention complémentaire post-bac pro « spécialisation Énergies renouvelables », entrée en vigueur à la rentrée scolaire 2010 dans quelques établissements tests  ou encore le bac STI, qui devient STIDD (sciences et technologies de l’industrie et développement durable) à la rentrée 2011 pour les classes de première et, dès 2012, pour les terminales. Sans parler des formations spécialisées dans ce domaine qui voient le jour.

La sensibilisation au développement durable devant également se faire au-delà du temps scolaire, les animateurs du secteur socioculturel ou sportif (les fédérations sportives, les associations, le Centre d’information et de documentation jeunesse …) bénéficieront aussi de ces formations.

L’enseignement des enjeux écologique au sein de l’Education nationale n’est pas récent. Dès 1977, une circulaire donne naissance à l’éducation à l’environnement en France, devenue ensuite « Éducation à l’environnement et au développement durable » en 2004, puis officiellement désignée « Éducation au développement durable » par une circulaire de 2007.

Le grenelle de l’environnement et la traduction législative de ses engagements insiste sur l’importance de la dimension éducative dans la stratégie nationale de développement durable. Les jeunes qui vont construire le monde de demain sont une cible privilégiée de cette éducation. Comme l’explique Florence Clément, chargée de l’Information du grand public et de la sensibilisation des jeunes à l’ADEME, il  est nécessaire de «  donner aux citoyens de demain les clés pour agir. Nous ne bâtirons pas de société nouvelle sans éduquer les plus jeunes ! ».

Un discours qui fait écho à celui de Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU, qui appelle la jeunesse à s’engager  à changer le monde à l’occasion de la Conférence annuelle Simul’ONU (Simul’ONU est un dispositif clef de la stratégie du Groupe de l’action éducative des Nations Unies visant à sensibiliser les jeunes dans le monde à des questions importantes). Pour cette troisième édition, des étudiants des universités les plus prestigieuses devront échanger sur le thème  « Développement durable: promouvoir les progrès humains en harmonie avec la nature » et plus particulièrement sur l’impact des conflits armés sur le développement durable, sur les moyens de préserver la sécurité alimentaire mondiale et de faire de l’éducation un outil déterminant à la réalisation du développement durable et sur la question litigieuse des changements climatiques et celle des réfugiés climatiques.

Sources : ADEME, Nations Unies.