La désertification : la vie animale part en poussière….

L’organisation mondiale de protection de l’environnement, WWF, a lancé une nouvelle campagne d’affichage pour dénoncer les effets directs de la désertification sur la vie animale.

Source WWF

L’ONG cherche à provoquer une prise de conscience à travers un esthétisme poussé à l’extrême

Cette campagne se compose de photos d’un visuel très réaliste qui mettent en scène un éléphant, un léopard et des perroquets dont les corps se réduisent en cendres…

L’ONG joue ici plus sur une esthétique que sur des images « choc » : une fois l’appréciation de la beauté de ces photos, le malaise parvient à faire son chemin dans nos esprits.

Il ne s’agit donc pas de provoquer le rejet ou le dégoût  du public mais de le sensibiliser au fait que la survie de ces animaux et  leur beauté sont bien menacées et qu’elles pourraient devenir plus qu’un souvenir…

On doit cette très belle campagne d’information au studio de création BBDO Madrid

 

WWF tire la sonnette d’alarme : 6000 espèces animales disparaissent chaque année due à la désertification.

Bien que ces images parlent d’elles-mêmes, elles sont dédiées à nous sensibiliser au phénomène de la désertification.

La désertification est un phénomène  qui a pour origine des variations climatiques et/ou les conséquences d’activités humaines.  L’une de ses causes  directes est l’exploitation intensive des terres et des ressources par l’Homme.  Cela a des retombées désastreuses pour les écosystèmes qui sont peu à peu détruits par une aridification de l’environnement, ce qui menace les espèces animales.

 

L’espèce humaine, la prochaine victime ?

La désertification constitue un problème d’environnement mais aussi un problème de développement pour l’Homme car elle affecte l’environnement local et le mode de vie des populations.

Une rencontre de haut niveau  s’est tenue sur ce sujet, le 17 octobre  dernier, en marge de la dixième session de la Conférence des parties (COP10) de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification .

Le message porté par les participants : « Les défis mondiaux tels que la pauvreté, la santé et les questions liées à l’environnement ne pourront pas être résolus sans le rétablissement de terres productives. »

Le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a déclaré que « si nous protégeons, restaurons et gérons convenablement les terres, nous pourrons faire face à de nombreux défis simultanément, tels que la pauvreté, la sécurité alimentaire et énergétique, la perte de la biodiversité, les changements climatiques, la migration forcée et l’instabilité géopolitique. »

« Ces questions sont liées. Les enjeux sont grands et nous devons donc travailler ensemble pour faire de l’utilisation intelligente des terres une pierre angulaire du développement durable », a-t-il ajouté.

 

Alors la désertification, priorité ou non pour vous?

 

Tibet : Un programme de protection pour le plateau du Qinghai

Jeudi 23 juin, un vaste programme de protection de l’environnement et l’écosystème du plateau Qinghai-Tibet a été publié par le Conseil des Affaires d’Etat pour les 20 prochaines années. Selon un communiqué publié sur le site du ministère de la protection de l’Environnement, « le plateau Qinghai-Tibet doit relever de sérieux défis liés à son environnement naturel complexe et fragile et à la structure économique déséquilibrée de la région ». Le nouveau projet joue également un rôle important pour l’écologie, la stabilité aux frontières et la solidarité interethnique.

Un programme en trois phases

La feuille de route est composée de trois étapes :

–         L’une avant 2015, la dégradation et la pollution de l’écosystème devraient être stoppées avec efficacité ;

–         En 2020, la région devrait sans réserve adopter un modèle de développement équilibré, qui se concentre sur la croissance économique et la protection des écosystèmes, avec une amélioration globale de la qualité de l’environnement ;

–         Enfin en 2030, la restauration d’écosystèmes sains devrait être en place.

Un environnement complexe et fragile

Selon les écologistes, autrefois intact, le plateau Qinghai-Tibet a été fragilisé par de nombreux facteurs :

–         La désertification liée aux activités intensives de l’homme, comme l’exploitation minière, le surpâturage ou la dégradation forestière pour la construction de logements ;

–         La dégradation écologique aggravée par le réchauffement climatique qui soulève un risque de sécheresse ;

–         La dégradation des forêts primitives par la population locale afin de créer des logements ;

–         La cueillette de champignons rares pour la médecine chinoise de Yarsagumba…

Wen Guodong, le secrétaire adjoint du Parti de la préfecture, explique que plus de la moitié des prairies sont endommagées, et plus de 46 % de la terre souffre de pertes en sol et en eau.

Le programme a également listé 10 zones de protection prioritaires

La préfecture autonome tibétaine de Yushu définit six zones de protection : le Tibet, le Qinghai, le Sichuan, le Yunnan, le Gansu et le Xinjiang ; des régions spéciales où les ressources naturelles sont abondantes. Quatre autres zones concernent la Montagne et les trois grands fleuves qui tirent leur source au cœur du plateau.

L’action est d’autant plus urgente que suite au séisme de 2010, une partie de la population s’est concentrée dans les villes de la région, créant une importante pression démographique sur les ressources et l’environnement fragile.

Lu Zhi, professeur de biologie de la conservation à l’Université de Pékin précise qu’il est primordial de permettre aux habitants de participer aux programmes de protection et de leur fournir des moyens de subsistance durables afin qu’ils ne dépendent plus des ressources naturelles.

Indépendamment, l’organisme de surveillance environnementale chinois a lancé une étude à l’échelle nationale sur plus de 80 installations de traitement de la pollution des sociétés cotées en bourse qui rejettent des métaux lourds polluants.

La protection de l’environnement délicat du plateau Qinghai-Tibet montre une prise de conscience des autorités du Tibet et de Chine qui n’attendent pas l’état de non-retour pour commencer à agir…