Une résolution pour 2014 : valoriser nos déchets

recyclage des déchets

L’année 2013 a fait place à 2014, l’heure est donc aux résolutions pour cette nouvelle année. Sortons donc de nos préoccupations égocentrées, ayons d’autres ambitions que la perte de poids, essayons d’ajuster notre consommation à nos aspérités sociales et environnementales. Pourquoi ne pas décider de valoriser nos déchets ?

En octobre 2013, la sortie en salle du film « Super Trash », dont la bande-annonce avait été mise en ligne sur Youtube en juillet 2013, a marqué les esprits, à juste titre.

Autre fait marquant de l’année 2013, le lancement en février, de l’Institut de l’économie circulaire à Paris. Lors de son inauguration, François Michel Lambert, Président de l’Institut de l’économie circulaire et Député des Bouches du Rhône, partait du constat quasi-unanime que le système économique linéaire consistant à « extraire, fabriquer, consommer puis jeter est à bout de souffle ».

En effet, il est temps de « faire des déchets des uns les ressources des autres ». La valorisation des déchets, en électricité verte par exemple, constitue une option bénéfique à plus d’un titre. Non seulement le déchet est recyclé, mais l’énergie produite est une électricité verte.

Certaines initiatives en la matière sont prises, comme en témoigne l’activité de Tiru, entreprise spécialiste de la valorisation énergétique des déchets, présidée par Jean-Pierre Frémont, titulaire d’un doctorat de l’Université de Paris I Panthéon Sorbonne, membre de la section économique du Conseil économique, social et environnemental (CESE).

A l’heure de la transition énergétique, alors que notre mix énergétique évoluera tôt ou tard vers une part d’énergie verte plus importante, qu’attendons-nous ? Le recyclage donne une nouvelle vie aux déchets. Valorisés en énergie, ils poursuivent leur vie dans notre circuit économique sous la forme d’énergie. La transformation des biens de consommation ou de leurs résidus pour réintégrer le système économique de notre société est le processus indispensable à l’avènement d’un nouveau modèle économique, social et environnemental durable. Nous y tendons alors soutenons le activement !

Certes, l’énergie la moins polluante est celle que nous ne consommons pas. Mais sans vouloir être dans la radicalité, parce que vivre sans électricité paraît invraisemblable aujourd’hui, la valorisation des déchets en électricité verte est une clef pour l’avenir. Celui de notre environnement, donc le nôtre.

Pays-Bas : La gestion des poubelles soumise aux restrictions budgétaires

Sources: Fotosearch

Afin de réaliser une économie de 25 millions d’euros dans son budget, la municipalité d’Arnhem, au Pays-Bas, a décidé de supprimer 650 poubelles sur les 1300 existantes en dehors du centre-ville.

La plate-forme de renseignements Crow [organisme à but non lucratif de formation, d’information et de conseil] conseille dans une notice sur la gestion des poubelles de les placer tous les 25 mètres. En deçà de ce seuil, et les autorités en sont conscientes, la masse de déchets jetés par terre risque d’augmenter nettement.

Margreet van Gastel, adjointe au maire chargée de l’aménagement, de l’environnement et des affaires foncières d’Arnhem, y voit cependant l’occasion de favoriser l’ « autonomie » des habitants. “Il est incompréhensible que l’on jette des détritus dans la rue et que l’on s’attende à ce qu’un autre les ramasse. A quoi sommes-nous en train de jouer ?” demande-t-elle.

Cette décision invite les citoyens des Pays-Bas à réfléchir, notamment sur le rôle du service publique dans la gestion de la propreté : serait-ce si étonnant après-tout de voir un particulier balayer la rue qu’il habite ?

La sensibilisation à l’environnement n’en est pas moins nette : « des applications pour téléphones portables faciliteront le signalement à la municipalité de détritus non ramassés via une simple photo » décrit le journal néerlandais, De Volkskrant.

 

La gestion des déchets de plus en plus complexe

Pour les mêmes raisons qu’à Arnhem, la commune française de Nay, dans les Pyrénées-Atlantiques, a décidé qu’à partir de la semaine prochaine, les déchets du centre de la municipalité ne seront plus collectés en porte à porte mais en points de regroupement collectifs. Les priorités données à l’éducation ou à l’aide sociale obligent les communes à revoir leur budget et à réduire des frais de gestion de voies publiques.

Ces inquiétantes orientations ne sont pas généralisées à l’ensemble du territoire français. Les conseils municipaux restent sensibles aux enjeux environnementaux. Ainsi la ville d’Angoulême démarre aujourd’hui une semaine « pour une ville plus propre » et prévoit déjà l’installation de 30 nouvelles poubelles aux endroits appropriés, s’adaptant ainsi aux nouvelles pratiques, la prise des repas dans la rue par exemple.

Pourtant la gestion des déchets pose encore problème, sans mentionner les troubles qui secouent les villes italiennes, la France est touchée par quelques débordements. Les cas de poubelles à ciel ouvert au sud de Paris ou près de Toulouse sont des exemples parlant. La restriction budgétaire réduit les moyens de municipalité pour gérer les détritus de leurs citoyens et de leurs entreprises.

Le sujet est grave. Si on ne protège plus l’environnement des activités humaines, cela va endommager la planète et dégrader la santé même des individus. Les économies réalisées sur la réduction du nombre de poubelles pourraient créer de nouveaux coûts. Et ceux là pourraient ne pas être réductibles…

 

Sources:  Courrier International, le 20minutes,  sudouest.fr, charentelibre.fr, myeurop.info,  bfmtv,

Tri sélectif, la Russie peine à faire le ménage

Crédits : www.objectifplanete.fr

Au XXIème siècle en France, l’absence d’un système de tri de nos déchets nous paraîtrait sans doute absurde. Au pays d’Eugène Poubelle, qui avait déjà prévu en 1884, la collecte sélective, le tri a été mis en place en 1974, et fait parti depuis de nos réflexes du quotidien.

Cependant, certains pays parmi les plus développés sont encore à la traîne en la matière. La Russie est l’un d’eux. Cette situation est d’ailleurs mise en lumière par un article publié par le site internet « la Russie d’aujourd’hui », intitulé « les déchets stimulent l’action civique ». Celui-ci met en lumière la passivité des autorités politiques russes en matière de gestion durable des déchets. Mais il nous présente également une raison d’espérer que ce grand pays rejoigne un jour le club des pays pratiquant le tri.

En effet, quelques groupes de volontaires rassemblés sous la bannière du MBN – « marre des déchets » – référencé par Greenpeace, organisent régulièrement depuis 2004 des actions ciblées et concrètes de collecte et de tri des déchets.  Parmi les plus importantes, on retrouve la mise à disposition, pour les habitants de Saint Pétersbourg, de conteneurs de tri sélectif. La municipalité ne souhaitant pas assurer le ramassage, c’était alors les volontaires eux-mêmes qui s’en chargeaient après un appel des concierges, lorsque les bacs étaient pleins.

La dernière initiative en date a été menée à l’initiative d’une jeune moscovite, Nastia Vichniakova. Orientée vers le MNB par Greenpeace, après avoir vainement tenté de faire appel aux autorités politiques locales, celle-ci a mené à bien une opération de nettoyage d’un parc public, collectant 230 sacs d’ordures sur place.

Phénomène encourageant, ce type de mobilisation et les volontaires qui y participent se multiplient depuis la fondation de la MBN en 2004. Mais nul ne sait encore si la Russie mettra un jour en place un système de tri sélectif généralisé.

Puma va proposer à ses clients des sacs biodégradables à base de farine de maïs

Alors que les groupes Nike et Adidas sont actuellement pointés du doigt par Greenpeace en raison de la pollution des fleuves chinois par leurs fournisseurs, la firme allemande Puma fait preuve d’innovation et agit pour la protection de l’environnement.

Elle vient en effet de présenter un sac, qui sera désormais fourni dans ses magasins, réalisé entièrement à base de farine de maïs, et donc parfaitement biodégradable. Au lieu d’être stocké, laissé en liberté dans la nature, ou utilisé en tant que sac poubelle, celui-ci pourra être jeté dans un simple bac à compost, duquel il disparaitra sous trois mois. Une autre solution pour le moins originale pour le faire disparaitre sera de le plonger dans une eau chaude à 65°C. En remuant le mélange durant trois minutes, seule la teinture rouge du sac restera présente, elle aussi respectueuse de l’environnement bien entendu. L’eau pourra dès lors servir à l’arrosage des plantes une fois refroidie.

Leur utilisation permettra au groupe de réduire ses déchets de 192 tonnes par an, tout en économisant durant le même laps de temps 293 tonnes de papier. Et la firme n’en est pas à son coup d’essai, puisqu’elle propose à ses clients depuis la fin de l’année 2010 des sacs réutilisables en lieu et place des habituelles boites à chaussure. Ces efforts devraient sans doute porter leurs fruits au niveau de ses ventes à l’heure où les consommateurs s’intéressent de plus en plus à l’éthique des marques qu’ils achètent.

Sources : gentside.com, zegreenweb.com.

UE : la commission préserve les ressources naturelles

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La commission européenne souhaite préserver les ressources naturelles en les exploitant le plus possible. Cela paraît paradoxal, mais c’est bien en faveur de l’environnement que se positionne ainsi l’Union européenne. Outre l’aspect environnemental de cet élan, il s’agit aussi de favoriser une transition économique absolument nécessaire si l’Union ne veut pas perdre son dynamisme et sa compétitivité déjà ralentis.

La commission européenne réfléchit depuis hier à réduire le gaspillage des ressources et à améliorer leur recyclage. Dans le cadre des stratégies et des objectifs que les Etats membres de l’UE devront tous mettre en place pour  transformer l’économie européenne d’ici 2050, figure la rationalisation de l’utilisation des ressources naturelles.

D’après le site spécialisé sur l’actualité européenne, euractiv.fr, le commissaire européen à l’Environnement, Janez Potočnik (Slovène), aurait motivé cette inflexion de la commission en expliquant qu’il s’agit là d’un défi mondial, et que certains pays d’Asie ont déjà une avance remarquable sur nous : « recycler et réutiliser les ressources est un défi mondial, pas européen. Le Japon et la Corée l’ont déjà pris en compte. Le dernier plan quinquennal chinois l’a également montré ».

La commission – qui représente tout de même l’exécutif européen – rappelle un constat déjà ancré dans les esprits (on l’espère !) mais qu’il est toujours bon de réaffirmer : « des ressources naturelles clés comme les matières premières, les métaux, l’énergie, la biodiversité et l’eau ont été utilisées pour faire fonctionner l’économie comme si elles étaient inépuisables ». Evidemment, ça ne peut plus durer…

Les secteurs pour l’instant visés par cette réflexion sont ceux de : « l’alimentation », « la construction », « les transports ». Rien que pour eux trois, les matières premières utilisées représenteraient plus de 70% des dégâts sur l’environnement.

Quatre types de ressources sont à préserver en priorité selon Janez Potočnik : « l’eau », « l’air », « le sol », « les ressources marines ».

La commission compte donc faire en sorte que « les marchés, les prix, les taxes et les subventions » représentent mieux « les coûts réels de l’utilisation de la ressource ». Pour ce faire, elle envisage de :

  • mettre en place des « incitations économiques » avec « le développement de produits verts » ;
  • d’encourager les initiatives telles que « le design écologique, les éco-labels, ou les marchés publics verts » ;
  • récompenser les « investissements efficaces » ;
  • exercer « une pression » accrue sur les prix, par une hausse de la TVA sur certains produits, même si les politiques fiscales relèvent des Etats, et non l’UE. Mais peut-être qu’une telle mesure constituerait un premier pas vers une fiscalisation européenne… ;
  • mettre en place « une méthode commune pour mesurer et comparer les empreintes environnementales des entreprises » ;
  • « considérer le déchet comme une ressource » ;
  • « renforcer le marché des matières premières secondaires et la demande pour des matériaux recyclés » ;
  • « supprimer progressivement les subventions qui ont un impact négatif sur l’environnement » ;
  • « aider les industries à réinvestir dans les technologies vertes ».

Espérons que ces bonnes intentions seront suivies d’effet.

Politique de développement durable : l’Etat et les collectivités plus timides que les entreprises ?

Lorsque l’on parle de politique de développement durable, il nous vient tout de suite à l’esprit l’exemple d’une entreprise vantant le bilan carbone de son usine pilote, ou la politique d’achats esponsables imposée à ses services généraux. Dernièrement, c’est IKEA qui annonce la publication de son premier rapport de développement durable dématérialisé sous la forme d’une vidéo interactive hébergée sur Youtube et d’un PDF pour les plus sérieux ! L’histoire ne dit pas quelle est l’empreinte carbone des fermes de serveurs de Google et Youtube…

Mais si l’on cherche des exemples concrets dans les administrations centrales de l’Etat, il est difficile de s’y retrouver et de comprendre la continuité des actions annoncées… Déficit de communication après le coup d’éclat du Grenelle de l’Environnement ? Par exemple qu’en est-il de la politique de fret ferroviaire ? En effet, Jean-Louis Borloo avait présenté en 2009 des objectifs ambitieux afin de réduire la part de transport de marchandises par camions en France. Si l’on consulte le site de l’Ademe, nous apprenons que la dernière réunion sur le sujet s’est tenue le 7 juillet 2010.

En revanche, c’est à l’échelle micro locale que l’on trouve les illustrations les plus concrètes d’initiatives durables qui ont souvent été impulsées bien avant le Grenelle. Il suffit d’ouvrir un journal de presse régionale (PQP) pour s’en rendre compte : part grandissante des produits bio ou issus de producteurs locaux dans les cantines scolaires, gestion raisonnée des ressources en eau dans les communautés d’agglomérations, construction de bâtiments publics Haute Qualité Environnementale (HQE). Prenons deux cas concrets – dans un syndicat intercommunal et dans les hôpitaux publics – rencontrés ces derniers jours dans la presse.

L’usine d’incinération des déchets ménagers de Lumunoc’h chauffe des serres horticoles

La chaleur de l’usine d’incinération des déchets ménagers du Syndicat intercommunal d’incinération des déchets du Pays de Quimper (Sidepaq) permet de chauffer aujourd’hui 50 000 m2 de serres. Les élus du pays rappellent que le projet de valorisation de la chaleur résiduelle date de 5 ans déjà. Remise aux normes antipollution, l’usine est mieux acceptée par la population. Autre atout, la production  d’eau à 52 °C sur un an équivaut à une économie équivalente à 1 542 tonnes de pétrole.

Les Hôpitaux de Paris primés pour leur politique d’achat éco-responsable

Chaque année, un comité de pilotage regroupant les fédérations hospitalières des secteurs public, privé et associatif (FHF, Fehap, FHP, FNCLCC), le ministère de la Santé, celui du Développement Durable, l’Ademe et des professionnels du secteur de la santé remettent les Award du Développement Durable à l’Hôpital (DDH), prix récompensant les actions responsables menées dans les établissements hospitaliers.

Pour l’édition 2011, l’AP-HP a reçu un Award dans la catégorie « achats durables ». L’institution a été récompensée pour sa stratégie d’achat responsable ou éco-responsable intégrant des critères de développement durable dans les cahiers des charges de ses appels d’offres. L’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris estime que  « c’est un bon marqueur de la politique de management durable qui oblige à mesurer très en amont les incidences d’une décision de gestion sur le moyen et le long terme (…). Dès lors, la notion de cycle de vie invite-t-elle les acheteurs à intégrer dans la sélection des offres des critères liés à la fabrication du produit et/ou à l’origine des matériaux (recyclage…), à son exploitation (consommation d’énergie…) et sa fin d’utilisation (valorisation…). La question des emballages et de leurs incidences sur les déchets qui mobilise aujourd’hui les acheteurs prend ainsi toute son importance. »

Ce sont deux exemples parmi d’autres, mais qui montrent que les choses avancent dans les services publics et les collectivités, avec ou sans l’impulsion de l’Etat. Cependant, on en parle moins que les initiatives des grandes entreprises, aux moyens de communications incomparables. Vous savez ce qu’on dit :  « C’est celui qui en parle le moins…« 

Les déchets du tsunami gangrènent l’univers marin des Etats-Unis

Depuis quelques semaines sur les côtes américaines et canadiennes, les promeneurs découvrent chaque jour plus de déchets. Des dizaines de milliers d’entre eux les ont déjà atteintes gangrénant l’univers marin des Etats-Unis. Ces Déchets, d’origine japonaise, sont des résidus charriés par les vents et les courants marins suite au tsunami du 11 mars 2011 qui a déferlé sur le Japon et, qui menacent aujourd’hui la biodiversité.

Photo: paperblog.fr

Prolifération d’espèces invasives

Les autorités concernées savent qu’elles vont bientôt, et durant un temps illimité, faire face à une situation inédite. Elles doivent mettre en place des mesures en internes et sensibiliser le public, pour procéder à un immense nettoyage des côtes polluées, voire de la mer. Tâche qui sera, comme chacun sait, pénible et sans fin, les déchets du tsunami, enfermés dans la mer intérieure du Japon, convergeant irrémédiablement vers l’Amérique du Nord.

En plus de détériorer le milieu naturel, ces déchets sont également ingérés par les espèces marines locales (oiseaux, poissons…), créant ainsi un énorme fléau et entraînant la mort de nombreux poissons. Cette pollution a donc des conséquences sur l’écosystème marin mais aussi sur les hommes, ces déchets favorisant la prolifération de certaines espèces invasives d’algues, de crabes et d’organismes marins divers.

Quelles conséquences pour la biodiversité ?

Cette pollution due aux déchets du tsunami se révèle très complexe et son impact « inquantifiable ». Selon le professeur John Chapman, spécialiste des espèces invasives à l’Oregon State University Hatfield Marine Science Center, « c’est un peu comme des flèches tirées dans le noir. Certaines d’entre elles pourraient atteindre leur cible », d’autant que James Carlton, professeur des sciences de la mer, estime que « environ 500 plantes et animaux invasifs étrangers » auraient déjà investi les eaux territoriales américaines, menaçant quelques 400 espèces en voie de disparition. Autant dire un vrai cauchemar pour l’écosystème dans sa globalité et la biodiversité locale.

Les déchets créés par le tsunami ne sont pas seulement du bois, du plastique ou des matériaux de construction. On trouve également parmi eux des barils « renfermant des produits chimiques » toxiques à redouter, des impacts sanitaires étant alors envisageables, selon Andrew Cohen, Directeur du Centre de recherche sur les bio-invasions de Richmond en Californie.

Quel avenir pour la biodiversité ?

Face à cet afflux désastreux de déchets et avant de vivre une situation environnementale sans précédent, « le seul moyen de défense, c’est la détection », déclare la chercheuse au NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) Mandy Lindeberg. Une raison supplémentaire de s’inquiéter en Amérique du Nord, les prévisions des climatologues qui annoncent pour l’avenir « une intensification et une multiplication des phénomènes climatiques extrêmes ».

A quoi s’entendre donc pour les années à venir ? Ce scénario catastrophe « d’un monde aquatique gangréné par des espèces exotiques invasives n’en semble pas moins relativement crédible à long terme ». Quel avenir pour la biodiversité marine ?

Source : ZeGreenWeb.com

Tortue : nouvelle victime de nos déchets !

Le samedi 9 juin, une tortue imbriquée mâle est morte suite à une occlusion intestinale due à l’ingestion de déchets issus de la pêche en mer, comme des fils de nylon et des cordes. L’organisme Kélonia, qui lui a prodigué des soins, indique que la quantité de déchets ingérée par cette tortue – prénommée Lémira par des apnéistes quelques semaines avant sa mort – avait de quoi remplir une petite bassine. 

Photo: fotopedia.com

Situation d’urgence !

C’est suite à l’appel d’urgence émanent d’un groupe de navigateurs situé au niveau du Cap de La Houssaye, à la Réunion, lieu où la tortue Lémira avait établi ses quartiers, que l’organisme Kélonia a secouru et pris en charge la tortue très affaiblie, malheureusement en vain.

Lémira était déjà connue par les services de protection des espèces grâce à une vidéo, datée du lundi précédent, dans laquelle on peut la voir nageant avec une autre de ses congénères. Après avoir visionné cette vidéo, les scientifiques de l’Observatoire des Tortues Marines ont souligné « un amaigrissement » de Lémira. Etat, qui samedi s’était nettement amplifié : elle avait été observée en surface dans l’incapacité de plonger à l’approche des bateaux. Le centre Kélonia a donc décidé de placer la tortue dans son centre de soins.

La tortue imbriquée ou tortue à écailles, très affaiblie a été radiographiée et mise sous perfusion, en vain. Une nécropsie a donc été prodiguée sur Lémira, confirmant « le diagnostic de la radio », selon l’Observatoire des Tortues Marines. L’organisme ajoute que « la tortue est morte d’un blocage du transit intestinal qui devait durer depuis plusieurs jours vu son état de maigreur (18,4kg pour 65,5 cm de longueur de carapace). » Blocage du à l’ingestion de grande quantité de cordes et de fil de nylon, déchets issus de la pêche en mer et laissés sur place.

La nécessité de sensibiliser les publics

Kélonia souligne que « ce triste évènement doit être l’occasion encore et toujours sensibiliser au problème des déchets plastiques qui impactent l’environnement et entraînent la mort de nombreux organismes marins ».

Cette catastrophe touche d’autant plus le centre Kélonia qui, avec le soutien de l’Observatoire des Tortues Marines prévoit d’organiser le mercredi 13 juin, deux ateliers de sensibilisation pour le grand public, ainsi qu’une conférence avec Globice (Groupe Local d’Observation et d’Identification des Cétacées), sur « l’impact de ces déchets sur la faune marine et ce, dans le cadre des journées mondiales de Océans ».

Source : Linfo.re

Si les emballages comestibles pouvaient réduire nos déchets ?

Afin de réduire la pollution causée par les déchets plastiques, les scientifiques réfléchissent à la mise en place de nouvelles solutions. Même si l’idée peu paraître farfelue, les emballages comestibles pourraient remplacer les emballages classiques en plastique, très gourmands en pétrole et ainsi, de réduire nos déchets.

Photo: Terraeco.net
Une bouteille en forme d'orange contenant du jus d'orange.

Une réalité à ses débuts

L’objectif de réduire la consommation de plastique n’est pas récente. Des initiatives ont déjà été mises en place, comme notamment un emballage en peau de tomates pour contenir du gaspacho ou encore une bouteille de vin… en peau de raisin. Les recherches se tournent désormais vers la production de portions individuelles de thé, de café ou de soupe, qui seraient contenus dans de la cellophane soluble dans l’eau. Le principe est simple : laisser fondre et consommer.

Aujourd’hui, des scientifiques américains, dont fait partie  le docteur David Edwards, professeur à Harvard et inventeur du Whif (un inhalateur de chocolat), du Whaf (un générateur de saveur) et de l’Aeroshot (un pulvérisateur de caféine) participent à l’élaboration d’un nouvel emballage consommable. En collaboration avec une équipe de l’Indiana, il cherche à développer l’emballage comestible uniquement composé de produits naturels issus de légumes ou de fruits.  Ils viennent de mettre en place des emballages biodégradables d’un nouveau genre, solubles dans l’eau. Leur objectif est de concevoir des emballages consommables ayant le même goût que les produits emballés, ou ayant des propriétés anti oxydantes.

Vers moins de plastique

Mais de quoi est donc composé ce curieux emballage ? Après des années de recherches et de tests, les chercheurs sont arrivés à assembler du polymère biodégradable avec des particules de nourriture. Ce qui assure ainsi le côté « gustatif » du produit et sa fonction protectrice. L’emballage, qui a pour fonction principale de protéger l’aliment de l’oxygène contenu dans l’air – qui favorise la putréfaction de la nourriture – évite la toxicité des emballages classiques composés de bisphénol A – perturbateur endocrinien impliqué dans le diabète de type 2 – et, par sa composition naturelle, devient donc comestible.

Qu’en est-il de la question de l’hygiène lorsque tout un chacun peut toucher l’emballage alimentaire alors qu’il fait ses courses au supermarché ? Ici aussi les scientifiques de l’Université de Bourgogne donnent des réponses surprenantes : l’emballage sera doté « de propriétés antimicrobiennes », le rendant ainsi « actif » ou « intelligent » et donc propre à la consommation. Pour plus de sureté, il suffira aux consommateurs de nettoyer leurs produits sous l’eau, le polymère étant biodégradable dans l’eau.

Une solution miracle ?

Ces initiatives, aussi étranges soient-elles (a priori), semblent offrir des possibilités d’avenir plutôt prometteuses. Toutefois, elles ne peuvent être les seules solutions à retenir dans le combat mené contre la pollution liée aux déchets plastiques. Le mouvement vers la diminution des emballages alimentaires, la vente en vrac permettant de réduire le suremballage, ne doivent pas être abandonnés. Bien sûr, les emballages comestibles semblent être synonymes d’un recul voire d’une disparition de certains déchets plastiques, mais la question de leur généralisation n’est pas encore réglée.

Source : Bioaddict.fr

Stop aux mégots !

Dès cet été, jeter un mégot sur les trottoirs parisiens sera passible d’une amende de 35 euros. Cette sanction a été développée dans le cadre de la campagne « Paris met les pollueurs à l’amende », qui rappelle que « salir, c’est polluer ; et polluer est  une infraction ». La capitale mettra en place en 15 000 et 20 000 cendriers supplémentaires sur les poubelles. Certes, les cigarettes sont nocives pour la santé mais elles le sont aussi pour l’environnement. Chaque année, 72 milliards de mégots sont disséminés dans la nature. Or, ce sont des déchets non biodégradables qui polluent les villes, la flore et la faune, en particulier le milieu marin. Différentes solutions pour réduire leur impact sur l’environnement ont déjà  été proposées, sans grands résultats.

Les filtres des cigarettes ont été ajoutés à celles-ci dans les années 1950 pour, soi-disant, réduire le taux de goudron et de nicotine dans les cigarettes. On estime que 845 000 tonnes de mégots terminent en détritus chaque année. Aux Etats-Unis, les mégots représentent entre 28% et 33% du total des déchets ramassés. Contrairement à ce que pensent de nombreux fumeurs qui trouvent complétement normal de jeter leurs mégots n’importe où, ces derniers ne sont pas biodégradables. En effet, les mégots sont photodégradables, la matière première ne disparaît pas complétement mais se dilue au contact de l’eau ou du sol.

Ces filtres terminent souvent leur vie dans les océans, du fait du parcours des égouts, polluant les eaux. En effet, ces mégots ont absorbé une partie des 4000 substances nocives présentes dans la cigarette, dont la nicotine, l’éthylphénol, des résidus de pesticides, des métaux lourds, des gaz toxiques tels que l’ammoniaque et l’acide cyanhydrique… Autant de substances qui se retrouvent dans l’eau et menacent la faune et la flore. Une étude récente a montré qu’un seul mégot contenait suffisamment de poison pour tuer la moitié des petits poissons mis dans un litre d’eau en seulement 96 heures. De plus, les animaux marins peuvent ingérer les mégots, ce qui peut entrainer la mort ou en tout cas provoquer un faux sentiment de satiété et donc une sous-nutrition.

La culture du tabac est pratiquée dans plus de 125 pays. Environ trois quart de la production provient de pays en développement. En plus des pesticides, le traitement du tabac implique des dangers pour les travailleurs sous-payés.

Les chercheurs commencent à étudier de près la question, le programme de Recherche pour la lutte mondiale contre le tabac (RMCT) s’intéresse aux conditions de travail et aux effets de la culture du tabac sur la santé des ouvriers qui travaillent sur les grandes exploitations agricoles.

A priori, sensibiliser les fumeurs à cette pollution reste le meilleur moyen. De nombreuses initiatives, parfois insolites, ont d’ailleurs déjà été mises en place, à l’instar de la démarche de Flore Garcia Bour et de son «Mégot Défi ».

Sources :  stop-tabac.ch   notre-planete.info

Japon : des millions de tonnes de déchets – contaminés – à gérer

Le tremblement de terre du 11 mars 2011 et son tsunami de dizaines de mètres de haut, ont généré des millions de tonnes de déchets. Ces derniers émanent de la destruction de nombreux foyers ainsi que de l’effondrement de nombreuses infrastructures. Près d’un an après, la question de leur gestion reste posée.

L’enjeu du traitement de ces incroyables quantités de déchets est primordial à l’heure de la reconstruction. Comment retrouver un environnement « normal » alors que des volumes faramineux de matières hors d’état d’usage, encombre encore et toujours ?

Pourquoi le gouvernement japonais n’accélère pas les choses ?

Le ministre de l’Environnement nippon, Goshi Hosone, a récemment indiqué avoir pris « des dispositions supplémentaires, comme la construction de sites temporaires d’incinération » tout en précisant que cela ne suffirait pas.

Problématique, dans la province de Fukushima, « une bonne partie » – quelle proportion ? – de ces déchets est contaminée par des éléments radioactifs. Cela nourrit une inquiétude au sein des habitants de cette région qui craignent la dispersion de cette radioactivité lors du retraitement des déchets par incinération. Le gouvernement assure pourtant prévoir l’installation de « filtres très fins destinés à capturer les particules radioactives »… Oui, mais est-ce suffisant ? Qui peut répondre précisément ?

Pour l’instant, on filtre les détritus « très méticuleusement ». Une partie d’entre eux est traitée, l’autre « stockée en attendant les résultats des tests de radioactivité ». On notera les précautions prises pour les déchets identifiés comme « sans risque », dont les opérations d’incinérations font tout de même l’objet de « mesures de radioactivité » dans « quatre directions différentes ».

Manifestement, la reconstruction, ce n’est pas pour demain…

Source : Enviro2b.com

« Prêt à jeter »

Arte a diffusé hier soir « prêt à jeter », un documentaire traitant de l’incitation à la consommation et plus précisément de l’obsolescence programmée. Fini les bas en nylon qui résistent à tout et les ampoules qui durent cent ans, un bon produit est un produit jetable.

Entre sur-production et non-gestion des déchets engendrés, ce documentaire de 75 minutes nous livre une vision concrète des bases de notre société de consommation.

Une invitation à la réflexion alors que cette économie « moderne », en mutation, transite du « prêt à jeter » à « recyclons en totalité ».

Deux rediffusions sont prévues :

Jeudi 26 janvier à 14h40

Samedi 28 janvier à 11H30

 

Source : Arte

Pearl Qatar : un nouveau projet de gestion de déchets pour le français Nicollin

constructionweekonline

Le groupe Nicollin, 3ème opérateur français de la gestion des déchets, cherche des relais de croissance au Maghreb et dans les pays du Golfe. Plus précisément, le groupe investi dans la collecte des ordures ménagères, déchets industriels, tri sélectif, propreté urbaine et nettoyage industriel, cherche de nouveaux contrats en Algérie et au Qatar.

Pour le Qatar, l’entreprise montpelliéraine « vient de créer une société commune avec des investisseurs libanais, baptisée AMB Nicollin ». Cette structure franco-libanaise espérerait décrocher, « la gestion des déchets de l’île touristique de Pearl Qatar » située au nord de Doha. Près de 40 000 habitants y sont attendus…

Il faut savoir que « le marché de la collecte des ordures ménagères et de la gestion des déchets est un juteux business […] Mieux encore, ce qui rapporte vraiment gros, c’est la gestion des décharges ».

En Algérie, Nicollin « a répondu à un appel d’offres pour le ramassage des ordures ménagères lancé par la Ville de Tizi-Ouzou, capitale de la Grande Kabylie ».

La firme française a déjà une expérience au Maghreb. Au Maroc, « en 2003, la société marocaine SOS-NDD spécialisée dans la gestion des déchets s’est associée au groupe français Nicollin pour constituer Nicollin Maroc environnement (NME) pour remporter le contrat d’assainissement de la commune de Yacoub Mansour à Rabat ».

Cela illustre que des petits opérateurs peuvent désormais rivaliser avec les multinationales.

 

Source : France-moyenorient.com

Orange, le WWF et Emmaüs International ensemble pour le recyclage

A partir du 31 mars auront lieu les « Journées du Recyclage » pendant trois jours, dans les 1 200 boutiques d’Orange en France métropolitaine, en partenariat avec le WWF et Emmaüs International, voilà l’information à retenir aujourd’hui sur francematin.info.

Bon à savoir, que vous soyez client Orange ou non, vous pouvez donc vous rendre dans les points de vente de l’opérateur (« boutiques Orange, Mobistore, PhotoServie et Photostation ») et y déposer les téléphones portables, batteries ou chargeurs que vous n’utilisez plus!

L’évènement, qui fête sa deuxième édition cette année, vise à « collecter 100 000 mobiles » et à « atteindre le millionième mobile recyclé depuis 2005 ». L’ambition de l’opérateur est de collecter un million de mobiles par an d’ici 2015.

Notons que sans une attitude « citoyenne » et « responsable » de la part de « salariés volontaires d’Orange » ainsi que de membres du WWF, cette opération ne pourrait avoir lieu. Les deux entités ont d’ailleurs renouvelé leur partenariat pour une durée de 3 ans.

Des « techniciens d’intervention volontaires » proposent même aux « clients » qui le souhaitent, de « collecter les mobiles à domicile ».

La finalité, outre le nécessaire recyclage des portables, consiste à reverser « l’intégralité des bénéfices des Journées du Recyclage » au « Projet Afrique » porté par Emmaüs International à travers les Ateliers du Bocage (ADB) ». Ce projet a permis, depuis mars 2010, « d’ouvrir au Burkina Faso d’abord, et au Bénin ensuite, deux centre de collecte de déchets de mobiles et de créer 10 emplois dans ces deux pays ».

Petit à petit, l’homme devient moins petit…

« Cette année, deux nouveaux ateliers verront le jour, à Madagascar (juin 2011) et au Mali (fin d’année 2011) ».

Pour les chiffres à retenir :

–         « 100 000 mobiles collectés en France permettent d’ouvrir 1 atelier et créer 5 emplois ».

Une initiative à laquelle participer et à relayer !