Agenda : atelier de concertation pauvreté-environnement en Centrafrique

Ce mardi 19 juillet 2011 s’ouvre, sous la présence du ministre de l’Environnement et de l’Ecologie, François Naouyama, l’atelier national de concertation Pauvreté-Environnement avec le concours technique et financier du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), à Bangui.

L’objectif premier est la rédaction de documents nouveaux et récents sur la question de la pauvreté. Cependant le ministre a réitéré, après avoir longuement son soutien à l’initiative, tout en insistant sur l’importance d’y intégrer une dimension environnementale. Pour lui, « il s’agit de rendre les actions environnementales plus efficaces au profit de nos populations démunies ».

Il souligne la nécessité d’améliorer l’articulation entre les deux domaines. Ainsi pendant quatre jours, une quarantaine de délégués du ministère de l’Environnement et de l’Ecologie et de représentants des ONG nationales œuvrant dans le domaine de l’environnement vont se pencher sur  les questions environnementales ;  entre autres sur l’impact économique tel que la dégradation des terres. L’atelier doit aussi émettre un profil de pauvreté en République Centrafricaine.

La gouvernance africaine est un point clé aujourd’hui. La sécheresse sur la Corne d’Afrique en Somalie est le vibrant témoignage qu’environnement et pauvreté ne s’excluent pas. De la préservation de l’environnement : des sols et des sources dépend la vie de milliers d’Africains. Donner un visage à la misère des populations devrait permettre ainsi d’apporter des réponses concrètes aux besoins …

Sources: afriquehebdo, acap-cf

La lutte contre la désertification s’organise au haut niveau

Le 20 septembre s’est tenu le premier forum de haut niveau de l’ONU consacré à la lutte contre la désertification et la sécheresse.

Une Convention « à la traîne », en comparaison aux conventions sur les changements climatiques ou la diversité biologique, alors que le sujet est plus que jamais un enjeu d’actualité. En effet, les périodes de sécheresse sont deux fois plus nombreuses que dans les années 1970. Une désertification qui fait que chaque année, 12 millions d’hectares de terres cultivables disparaissent, soit une superficie qui pourrait produire 20 millions de tonnes de céréales, alors que dans le même temps la population mondiale et les besoins de production alimentaire croissent de manière importante.  Le président de l’Assemblée générale de l’ONU, Nassir Abdulaziz Al-Nasser, du Qatar, a expliqué que « pas moins du quart de la masse terrestre de la planète frise la dégradation et la désertification […] Le coût économique, social et humain de la désertification est considérable. »

Deux milliards de personnes sont concernées par ce phénomène et ses impacts. Mais l’attention a surtout été attirée sur la crise qui sévit actuellement dans la Corne de l’Afrique, montrée en exemple pour illustrer les pires conséquences possibles de la dégradation des terres et de la désertification. 13 millions de personnes y souffrent de malnutrition aiguë, en grande partie à cause des mauvaises récoltes liées à la sécheresse et à une piètre gestion des terres.

Au-delà de l’enjeu de survie alimentaire de ces populations, la lutte contre la désertification est interdépendante des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, a avertit : « s’il n’est pas mis fin au phénomène de la désertification, ses impacts risquent d’annihiler nos efforts de lutte contre la pauvreté ainsi que ceux déployés en faveur de la réalisation des OMD et du développement durable. »

Cette situation d’urgence a motivé les participants à prendre des mesures de nature à favoriser l’utilisation durable des terres. M. Rajiv Shah, qui représentait les États-Unis à cette session, a déclaré : « lutter contre la désertification par le biais de la gestion des terres et du développement agricole d’une manière qui s’inscrive dans la durée est l’un des outils les plus efficaces à notre disposition pour prévenir les crises provoquées par les pénuries de vivres et les carences alimentaires. »

Source : mediaterre.org (ici et )