Le supermarché communautaire

Inspiré d’un concept venu de Brooklyn à New-York, The People’s Supermarket est un supermarché d’un nouveau genre basé à Londres. Ouvert en juin 2010 aux 72 – 78 Lamb’s Conduit Street, il fonctionne sur le même principe que l’AMAP et regroupe 350 membres qui en sont à la fois les gestionnaires et les propriétaires. L’objectif de cette coopérative est de vendre des produits à des prix équivalent qu’à ceux pratiqués par les enseignes de la grande distribution tout en répondant aux mieux aux attentes des habitants du quartier (bio, éthique, locavorisme…).

En échange d’une contribution annuelle de 25 livres, les membres décident ainsi des produits qui y sont commercialisés, des fournisseurs ou encore des horaires du magasin. Une des principales originalités de cette grande surface communautaire réside dans le fait que chaque membre peut bénéficier de 10% de réduction sur tout le magasin en échange de quatre heures de bénévolat mensuel au sein de l’enseigne.

The People’s Supermarket  s’engage également dans une démarche d’insertion professionnelle en participant  à un programme gouvernemental de « community service ». A travers ce programme, l’enseigne s’engage à  former des jeunes de 18 à 25 ans à la recherche d’un emploi et ainsi favoriser leur insertion dans la vie active mais aussi leur redonner confiance en eux.

Ce nouveau modèle de distribution pourrait bien être à l’origine d’une nouvelle relation entre enseignes et consommateurs.

Sources :   oeilbylaser.com  thepeoplessupermarket.org

La poulette en appart’

Avoir une poule en plein Paris ? L’idée peut paraître absurde mais cette initiative pourrait bien se démocratiser d’ici quelques années.  En effet, l’élevage de poules en ville se développe de plus en plus dans l’Hexagone et un nombre grandissant de citadins décident d’adopter un ou deux gallinacés à leur domicile. Outre le fait de pouvoir récolter des œufs frais tous les matins, il paraîtrait que ces petites bêtes à plumes auraient un appétit féroce pour les restes de cuisines, une poule pourrait consommer jusqu’à 200 kg de déchets organiques par année.

Selon Le Monde, les jardineries Truffaut ont vendus plus de 20 000 poussins et poules pondeuses ou d’ornement à des particuliers en 2011. « L’activité basse-cour a augmenté de plus de 50% cette année », précise Pierre-Alain Oudart, chef de produit. « Elle connait un grand succès dans tous nos magasins en zone périurbaine ». Cela se confirme à Toulouse, Aubagne et Amiens, mais également autour de la capitale, aux abords du Stade de France, à Saint-Denis (93).

En deux années d’existence, l’entreprise alsacienne Eco-poules a écoulé suffisamment de poulaillers en kit pour abriter 30 000 gallinacés : « Nous nous attendions à toucher des milieux plus ruraux », observe son fondateur Stanislas de Beaumont. « Mais c’est en ceinture parisienne que nous avons le plus de clients. Et 80% de nos ventes se réalisent sur Internet ».

Cette tendance nous vient, comme beaucoup d’autres, des Etats-Unis. Les grandes villes américaines, comme New York, Chicago et San Francisco, ont été les premières à changer leur règlement pour autoriser l’élevage de poules en villes. Comme le stipule Hélène Crié-Wiesner dans son ouvrage American Ecolo, « dans les années 1930, les gens survivaient tant bien que mal en cultivant des potagers et en récoltant leurs œufs ». Crise économique et prise de conscience environnementale obligent, ce modèle va redevenir de rigueur. « La culture américaine conventionnelle voyait le foyer domestique comme une unité de consommation. Les homemakers préfèrent, quant à eux, que leur foyer soit une unité de production ».

Les cocottes en ville, véritable intérêt ou phénomène de mode ? Une chose est sûre, si vous décidez d’adopter une poule, mieux vaut avoir une cour privative ou un petit jardin. L’animal à plumes a besoin de picorer, il lui faut donc un minimum d’espace avec de la terre à disposition, on évitera donc de l’installer sur le balcon.

Sources : Le Monde,  biosphere

Le locavorisme a la cote

Comme bien d’autres mouvements, le locavorisme a fait son apparition sur la Côte Ouest américaine, à San Francisco. Le terme locavore a été utilisé pour la première fois en 2005, lors de la Journée mondiale de l’environnement et désigne une personne consommant de la nourriture produite dans un rayon allant de 150 à 400 kilomètres autour de son domicile. Le locavore souhaite limiter les émissions de CO2 issus de son alimentation. Il remet en question la mondialisation, l’agriculture intensive, l’uniformisation de la production ainsi que l’appauvrissement de l’économie locale et ce, dans un souci de respect de l’environnement.

Depuis 2006, ce phénomène a pris de l’ampleur et s’étend désormais à la scène écologique internationale.

En Europe, le phénomène « Locavore » se retrouve sous la forme des AMAP (Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne) constituées par un ou plusieurs producteurs de fruits et légumes vendant leurs produits directement au consommateur final sans passer par les intermédiaires de la grande distribution. La France compte aujourd’hui environ 1 200 AMAP contre 250 en 2007.

Les Français de plus en plus adeptes

Selon un sondage réalisé par BVA pour Metro Cash & Carry France, les produits locaux attirent de plus en plus le consommateur. En effet, 53% des Français se déclarent sensible à l’origine des produits alimentaires qu’ils achètent et près d’un sur deux achète ou consomme régulièrement des denrées fabriquées localement. Parmi les valeurs de Locavorisme mises en avant par les sondés, le goût reste un argument de poids, plébiscité par 45% d’entre eux. Ils sont 42% à penser que l’approvisionnement local favorise également la création d’emplois dans leur région et 38% à en faire un gage de sécurité alimentaire.

Le « consommer local » a donc de beaux jours devant lui et de plus en plus d’initiatives sont mises en place dans les différentes régions de l’Hexagone afin d’accélérer son développement, comme par exemple l’Eco-Centre de Crolles, qui était le sujet d’un des articles publié par Ressources et Environnement en octobre.

La Coop de France Aquitaine envisage d’ailleurs la création d’une Maison de l’agriculture et de l’agroalimentaire à l’horizon 2013 – 2014. Cette structure s’inspirerait du modèle « Eataly », crée à Turin en 2007 et s’appuierait sur la démarche « slow food » afin de créer un supermarché proposant des aliments diversifiés uniquement produits dans un rayon n’excédant pas les 250 kilomètres.

Sources : BVA, locavorespirit

Les Pages Jaunes voient la vie en vert

Nous sommes des millions à consulter chaque mois les pages jaunes. Disponible depuis 1996, la version numérique de ce service est devenue incontournable. Le site Pagesjaunes.fr se positionne d’ailleurs à la 5ème place des sites français à la plus forte audience.  L’entreprise vient de passer au vert en lançant son service de marquage éco-responsable.

Une opportunité inédite pour les professionnels de faire connaître leur démarche sociétale et environnementale et un service clé en main pour les internautes qui expriment de nouvelles attentes et besoins en matière de consommation responsable.

Selon une étude menée en amont par le groupe et l’institut BVA, 2/3 des Français intègrent des critères environnementaux et sociaux dans leurs démarches au quotidien mais seulement 33% savent où trouver ce type d’information. L’étude a également montré qu’un internaute sur deux serait intéressé par un site internet permettant de trouver des professionnels et services éco-responsables.

Avec ce nouveau marquage des professionnels, PagesJaunes s’engage ainsi à promouvoir les entreprises écologiquement investies et à répondre aux préoccupations des consommateurs en les informant de manière claire et précise. Les internautes pourront ainsi voir d’un coup d’œil si le professionnel répond à la charte éco-responsabilité mise en place par le groupe grâce à une petite feuille verte située à côté du nom de l’entreprise.

Sont référencés :

  • Les professionnels titulaires d’un des 36 labels et/ou marquages sélectionnés par un comité d’expert indépendant.
  • Les professionnels ayant formulé un déclaratif de leur engagement en terme de développement durable. Le dossier est alors soumis à un examen effectué par un comité d’experts indépendants (Tristan Lecompte, fondateur d’AlterEco et président de Pure Project, Elisabeth Laville, fondatrice d’Utopies et Sylvain Lambert, responsable du département Développement Durable de PricewaterhouseCoopers).

A ce jour, près de 20 000 pros sont référencés comme étant éco-responsables sur pagesjaunes.fr. L’entreprise souligne que la mise en valeur de ces bonnes pratiques est gratuite, contrairement à certains labels.

Sources :

Vert Com’ Durable   PagesJaunes