Nos bébés sont de véritables usines à biogaz

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C’est le genre d’affirmation qui fera sourire n’importe quel jeune parent. Et pourtant, l’idée est là. Celle-ci a germé dans l’esprit d’ingénieurs de Suez Environnement, qui sont parvenus à modéliser en laboratoire un concept de recyclage des couches en vue de produire du biogaz. Ce travail qui leur aura pris deux années, a été financé à hauteur de 40% par l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).

Le procédé consiste ainsi « à broyer les couches usagées pour isoler les différentes matières qui la composent » détaille un ingénieur de l’entreprise dans une interview réalisée par le quotidien le Parisien. Un ingénieur de Sita France, société spécialisée dans la collecte et la valorisation des ordures, ajoute qu’ « une fois isolés, les plastiques pourraient être réutilisés pour fabriquer d’autres plastiques, et les déchets organiques servir à la production de biogaz, d’électricité ou de chaleur » par le biais d’un processus de fermentation.

Outre une production d’énergie, ce procédé pourrait aussi mettre un coup d’arrêt à la prolifération des textiles sanitaires dans nos décharges. Le quotidien indique ainsi qu’un million de tonnes de couches seraient jetées chaque année, s’ajoutant aux lingettes et autres mouchoirs, « soit 9% de nos déchets ménagers », alors qu’un bébé consomme approximativement 6.000 couches au cours de ses deux premières années de vie.

Source : le Parisien.

Tri sélectif, la Russie peine à faire le ménage

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Au XXIème siècle en France, l’absence d’un système de tri de nos déchets nous paraîtrait sans doute absurde. Au pays d’Eugène Poubelle, qui avait déjà prévu en 1884, la collecte sélective, le tri a été mis en place en 1974, et fait parti depuis de nos réflexes du quotidien.

Cependant, certains pays parmi les plus développés sont encore à la traîne en la matière. La Russie est l’un d’eux. Cette situation est d’ailleurs mise en lumière par un article publié par le site internet « la Russie d’aujourd’hui », intitulé « les déchets stimulent l’action civique ». Celui-ci met en lumière la passivité des autorités politiques russes en matière de gestion durable des déchets. Mais il nous présente également une raison d’espérer que ce grand pays rejoigne un jour le club des pays pratiquant le tri.

En effet, quelques groupes de volontaires rassemblés sous la bannière du MBN – « marre des déchets » – référencé par Greenpeace, organisent régulièrement depuis 2004 des actions ciblées et concrètes de collecte et de tri des déchets.  Parmi les plus importantes, on retrouve la mise à disposition, pour les habitants de Saint Pétersbourg, de conteneurs de tri sélectif. La municipalité ne souhaitant pas assurer le ramassage, c’était alors les volontaires eux-mêmes qui s’en chargeaient après un appel des concierges, lorsque les bacs étaient pleins.

La dernière initiative en date a été menée à l’initiative d’une jeune moscovite, Nastia Vichniakova. Orientée vers le MNB par Greenpeace, après avoir vainement tenté de faire appel aux autorités politiques locales, celle-ci a mené à bien une opération de nettoyage d’un parc public, collectant 230 sacs d’ordures sur place.

Phénomène encourageant, ce type de mobilisation et les volontaires qui y participent se multiplient depuis la fondation de la MBN en 2004. Mais nul ne sait encore si la Russie mettra un jour en place un système de tri sélectif généralisé.

Pearl Qatar : un nouveau projet de gestion de déchets pour le français Nicollin

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Le groupe Nicollin, 3ème opérateur français de la gestion des déchets, cherche des relais de croissance au Maghreb et dans les pays du Golfe. Plus précisément, le groupe investi dans la collecte des ordures ménagères, déchets industriels, tri sélectif, propreté urbaine et nettoyage industriel, cherche de nouveaux contrats en Algérie et au Qatar.

Pour le Qatar, l’entreprise montpelliéraine « vient de créer une société commune avec des investisseurs libanais, baptisée AMB Nicollin ». Cette structure franco-libanaise espérerait décrocher, « la gestion des déchets de l’île touristique de Pearl Qatar » située au nord de Doha. Près de 40 000 habitants y sont attendus…

Il faut savoir que « le marché de la collecte des ordures ménagères et de la gestion des déchets est un juteux business […] Mieux encore, ce qui rapporte vraiment gros, c’est la gestion des décharges ».

En Algérie, Nicollin « a répondu à un appel d’offres pour le ramassage des ordures ménagères lancé par la Ville de Tizi-Ouzou, capitale de la Grande Kabylie ».

La firme française a déjà une expérience au Maghreb. Au Maroc, « en 2003, la société marocaine SOS-NDD spécialisée dans la gestion des déchets s’est associée au groupe français Nicollin pour constituer Nicollin Maroc environnement (NME) pour remporter le contrat d’assainissement de la commune de Yacoub Mansour à Rabat ».

Cela illustre que des petits opérateurs peuvent désormais rivaliser avec les multinationales.

 

Source : France-moyenorient.com

La robe en mégots, nouvelle mode ?

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C’était un pari osé, il est en passe d’être tenu. Flore Garcia-Bour, une jeune parisienne de 26 ans s’est récemment lancé le défi de confectionner une robe… en mégots de cigarettes. Son objectif ? Sensibiliser les fumeurs afin qu’ils évitent à l’avenir de reproduire un geste devenu pour eux un réflexe : écraser nonchalamment leur mégot sur un trottoir. Celui-ci est en effet loin d’être biodégradable, puisqu’il met entre dix-huit mois et douze ans pour disparaître.

Ainsi, les journées de Flore sont désormais rythmées par une collecte auprès des principaux « points chauds » parisiens, tels les entrées de cinéma ou de bureaux. Les mégots ainsi glanés rejoignent ensuite dans la soirée son atelier, pour y être nettoyés et parfumés, avant d’être cousus. La robe quant à elle devrait être prête pour ce dimanche.

Outre son objectif de sensibilisation, Flore souhaite également lever des fonds pour un projet mené par l’association Cœur de forêt, pour la reforestation au Pérou. Les détails de son initiative peuvent être consultés sur son blog : www.lemegotdefi.com.