La BAD et WWF : ensemble pour l’environnement en Afrique

L’accord a été signé le 20 juillet lors d’une rencontre à Genève. La Banque africaine de développement (BAD) et le Fonds mondial pour la conservation de la nature (WWF) ont décidé de conjuguer leurs efforts sur les questions d’économie verte et de développement en Afrique. L’initiative  relève d’enjeux majeurs car le continent connaît une croissance économique et démographique rapide, et que la pression sur les ressources et le climat monte…

« Leur capacité à  répercuter les voix de l’Afrique »

Le partenariat a plusieurs perspectives, les dirigeants des deux institutions veulent souligner les liens croissants entre protection de l’environnement et développement durable. Ils estiment qu’il est devenu essentiel de traiter les questions telles que l’adaptation climatique et les mesures d’atténuation de l’impact du changement climatique, la biodiversité et les écosystèmes.

« Cet accord de coopération ne repose pas sur l’intérêt financier, mais en réalité sur le potentiel des synergies et les avantages comparatifs des deux organisations, ainsi que leur capacité à répercuter la voix de l’Afrique », a déclaré Donald Kaberuka, le président de la BAD.

La BAD a récemment acquis de l’influence grâce au triplement de son capital. Elle est devenue ainsi la plus importante institution multilatérale de financement du développement en Afrique, notamment pour assurer le développement durable et équitable du continent.

Tandis que WWF est la plus grande organisation non gouvernementale sur l’environnement, et qu’elle est active en Afrique depuis sa fondation, il y a 50 ans. WWF collabore avec les gouvernements, les entreprises et les collectivités locales pour la protection de l’environnement et le développement durable dans le monde entier.

Vers une action concrète

La BAD et WWF se concentreront de prime abord sur les questions les plus urgentes pour parvenir à la durabilité. Le partenariat  portera au début sur « trois domaines :

– le développement de partenariats gagnant-gagnant avec les économies émergentes et le renforcement de la coopération sud-sud ;

– le renforcement du partage du savoir et des produits du savoir au profit de la croissance verte et du développement durable ;

– la collaboration sur l’énergie ainsi que sur la gestion des ressources en eau et le changement climatique ».

La gestion de l’urgence

La priorité des deux organisations est à la réalisation d’actions concrètes, « pratiques et innovantes ».

Par exemple, les deux dirigeants envisagent la création d’une publication collaborative qui fera l’inventaire de la biodiversité de l’Afrique et son empreinte écologique, tout en préparant le Sommet 2012 de la terre Rio+20.

Leur partenariat devrait aussi leur permettre de gagner en influence lors des prochaines négociations sur le changement climatique prévues à Durban, en Afrique du Sud, en décembre 2011.

C’est donc par une note qui se veut positive et constructive que la gouvernance environnementale en Afrique va désormais assister aux prochains sommets internationaux et prendre en charge les nouveaux défis environnementaux et climatiques. « Nous avons confiance que notre partenariat avec la BAD produira des résultats concrets pour toutes les populations africaines et pour les écosystèmes dont dépend leur avenir », conclut Jim Leape, directeur général de WWF International.

Sources: mediaterre, legriot, africanmanager

Covoiturage : se réunir et créer une philosophie

D’abord réunis au sein d’une fédération de covoiturage – Feduco depuis 2008 -, les quatre grands sites de covoiturage – Roulez malin, covoiturage.fr, Ecolutis et Covivo – s’assemblent aujourd’hui pour mutualiser leurs offres et former une base de données plus complète.

L’objectif de ce partage de données est de créer une véritable philosophie du covoiturage et faire de ce moyen de déplacement une solution communautaire efficace. Aujourd’hui, les sites sont encore cloisonnés : une offre postée sur plateforme précise, par exemple dédiée au département Nord, ne sera pas transmise sur les plateformes des départements limitrophes. En facilitant l’accès aux offres, les responsables des différents sites espèrent voir le nombre d’inscrits augmenté et ce mode de locomotion favorisé.

La mutualisation va être engendrée grâce à un protocole de communication ouvert et un système 100% décentralisé, baptisé RDEX (Ridesharing Data EXchange). « C’est simplement du développement informatique », note Marc Grojean, cofondateur et président de Covivo, « c’est surtout la première pierre d’un protocole national que l’on souhaite rendre ensuite européen ».

Le but n’est pas de former un cartel des plus grands sites. Les dirigeants se disent ouverts à la collaboration avec les autres acteurs locaux ou nationaux, grands ou petits. Trois ou quatre autres opérateurs français d’envergure pourraient rapidement rejoindre l’initiative, comme Comuto ou Green Cove.

Cela va pousser les entreprises du covoiturage à faire la différence non autour du volume de leurs offres mais bien d’après la valeur ajoutée créée autour des services à l’usager, l’accompagnement, le conseil ou encore le volet technique de leur plateforme. « Cela doit renforcer l’innovation », conclut Marc Grojean.

Relayée par les réseaux sociaux et les nouvelles techniques Internet, cette association des acteurs du covoiturage tend à promouvoir un mode de transport plus flexible et plus écologique.

Source: greenunivers, cartech.fr