Gaz à effet de serre à Paris : stop ou encore?

greenstore.ma

La France pourrait être condamnée par la Cour européenne de justice pour non application des Plans de Protection de l’Atmosphère (PPA) en raison des dépassements des limites de microparticules PM10 dans plusieurs villes de l’Hexagone dont Paris. En clair, il y a trop de gaz à effet de serre dans l’air à Paris. Pour y remédier, la France bénéficie de délais afin de prendre des mesures et stabiliser son comportement en accord avec la directive sur la qualité de l’air. Delphine Batho, ministre de l’Ecologie, s’est prononcée sur le sujet sans pour autant donner un calendrier précis des mesures qui seront prises afin que la France redevienne un « bon élève » de l’Europe.

Causes des émissions des gaz à effet de serre à Paris

2013, déclarée année de l’air en Europe, rend la situation davantage alarmante vu le niveau de pollution à Paris malgré des règles existantes. De plus, les liens que l’OMS a établis entre la pollution atmosphérique et la santé humaine confirment la nécessité d’intensifier les politiques et les actions dans ce domaine. Après l’échec du dispositif de l’ancien gouvernement, zones d’actions prioritaires pour l’air (zapa), Delphine Batho parle désormais de repenser les moyens de transport existants, les politiques de mobilité et les moyens de chauffage domestique qui sont les principales sources d’émissions de dioxyde carbone dans l’air.

Réduire les émissions des gaz à effet de serre à Paris

Le transport routier est l’une des sources de pollution qui demande une gestion très encadrée car il implique une commutation de véhicules significative vers et hors de Paris quotidiennement. Le trafic urbain et son impact sur la qualité de l’air exigerait une mesure consistant à restreindre la circulation aux « véhicules les plus vertueux », d’où le retour de la pastille verte, mesure du gouvernement de Lionel Jospin, instaurée il y a 15 ans. Les taxes sur le diesel et l’essence pourraient être rééquilibrées selon Chantal Jouanno, sénatrice UDI, ancienne secrétaire d’État à l’Écologie. Afin de réduire la circulation automobile et routière, il y a une montée en puissance des solutions alternatives : la mise en service de nouvelles lignes de tramway et de métro pour inciter les individus à utiliser les transports en commun au détriment des véhicules particuliers, le covoiturage est mis en avant, le développement des véhicules électriques en ville avec l’autolib, les moyens de transports alternatifs de marchandises.

Par ailleurs, pourrait fortement et favorablement impacter le niveau des gaz à effet de serre, une politique volontariste en matière de rénovation thermique avec des diagnostic de performances énergétiques des logements ainsi que la construction de logements à haute performance énergétique, entre autres. Un exemple concret de l’implication des autorités de la ville de Paris est l’objectif d’effectuer la rénovation thermique de 200 écoles parisiennes d’ici 2014.

Mesures réelles des gaz à effet de serre à Paris

Afin d’identifier les sources géographiques et les concentrations en dioxyde de carbone (CO2), monoxyde de carbone (CO) et méthane (CH4) à Paris, la capitale a établi une collaboration avec Astrium, filiale spatiale du groupe aéronautique EADS qui déploiera un système de capteurs au sol et aérien autour de Paris. Le système est constitué de boitiers qui filtrent l’air et analyse sa composition à l’aide d’un laser. Les livrables se présenteront sous forme de « cartes de flux » qui recueillent les informations collectées sur l’année. Une première carte est attendue fin 2013. Cette démarche servira à mesurer l’impact des initiatives environnementales de l’Etat et s’inscrit dans l’initiative de la ville de Paris de réduire de 75% les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050.

Sur le plan individuel, il est également possible de mesurer sa consommation d’énergie sur le site de la Nationalgeographic ou son empreinte carbone sur Coachcarbone proposé par l’Agence Parisienne du Climat (APC).

Néanmoins, les résolutions du gouvernement français semblent être davantage une réponse pour éviter les sanctions de l’Union Européenne face au non-respect de la France des normes qui maintiennent la qualité de l’air, qu’un engagement sincère. Quoi que rien interdit de l’espérer. Mais il est impératif que l’ampleur de l’enjeu sanitaire de la situation soit également une préoccupation pour l’état car le bien-être des citoyens doit cohabiter avec les intérêts financiers du pays. Ceci dit, les parisiens  pourraient aussi se conformer à des comportements plus éthiques à l’égard de l’environnement pour contribuer à l’objectif national.

Sources : lefigaro.fr, batiactu.com

Autolib’, c’est parti !

Autolib’, le service d’autopartage francilien a été officiellement lancé aujourd’hui auprès du grand public. Deux cent cinquante citadines couleur « aluminium brossé » sont mises à disposition des Franciliens dans deux cent cinquante stations réparties dans 25 villes.

Près de trois cent cinquante testeurs ont essayé la petite voiture électrique durant ces deux derniers mois pour parfaire ses derniers réglages et mieux cerner les besoins des utilisateurs. Selon Morald Chibout, directeur général commercial marketing d’Autolib’, « les premiers retours sont positifs, la voiture est perçue comme spacieuse, non polluante, avec zéro bruit et zéro odeur ». L’intérieur du véhicule propose quatre vraies places et une habitabilité confortable. Il est même possible d’utiliser des sangles pour installer un siège bébé. Un GPS, un autoradio et un bouton pour être mis en contact avec un opérateur complètent son équipement.

« Elle ambitionne de révolutionner la manière de se déplacer en ville », indique t’on chez Bolloré, qui a entièrement conçu ce nouveau service à l’initiative de la Mairie de Paris. «Autolib’ est surtout une première mondiale dans une ville à l’échelle de la capitale ».

Philosophie du projet: inciter à renoncer à sa voiture en offrant l’usage ponctuel de véhicules disponibles, peu chers et « écolos ». Une voiture de ce type est à même de se substituer à cinq voitures privées, selon une étude municipale.

Dans l’avenir, les stations pourraient également intégrer des bornes solaires. L’une d’entre elle, équipée de panneaux photovoltaïques permettant de recharger les véhicules, est déjà en test dans l’entrepôt Autolib’ de Vaucresson (92).

 

Sources : bfmtv, directmatin

Villes: des « puits de carbones »

Une étude publiée récemment dans le Journal of Applied Ecology a montré que les espaces verts peuvent apporter leur contribution au stockage de carbone et faire des villes des « puits de carbone urbain ».

A la suite d’une observation de la ville de Leicester dans les Middle Highlands, au centre de l’Angleterre, abritant 300 000 habitants sur 73 km2, les scientifiques ont mesuré la capacité à absorber le CO2 des parcs, jardins, zones industrielles abandonnées, golfs, berges et accotements des routes et ont trouvé que 231 000 tonnes de carbone ont été captées par ces espaces.

Les zones urbaines ne sont d’ordinaire jamais prises en compte comme source de photosynthèse. L’étude montre que leur contribution peut être significative.

Bien sûr les espaces verts dans les villes ne peuvent faire oublier l’impact néfaste de la pollution urbaine sur le réchauffement climatique. Aussi les « puits de carbone » ne seront certainement pas suffisants pour compenser les énormes émissions de carbone des activités humaines et du monde. Mais cela laisse à réfléchir. Alors qu’environ 4 % de la surface terrestre est urbanisée, et que la population mondiale s’élève à sept milliards aujourd’hui, pour croitre à près de 9,5 milliards d’individus d’ici à 2050, il va devenir essentiel de favoriser les dispositions des villes à absorber le carbone, en encourageant par exemple les jardiniers à planter des arbres plutôt que des pelouses ou des arbustes.

Le réchauffement climatique influe de plus en plus rapidement sur les forêts françaises

Un colloque a réuni jeudi dernier à Paris des chercheurs de l’Institut national de la recherche agronomique, du CNRS (INRA) et de plusieurs universités. Ce rassemblement a permis de dévoiler une étude sur l’impact du réchauffement climatique sur les forêts françaises.

« Il y a 10 ou 15 ans, on pensait que l’impact du réchauffement climatique serait bénéfique à la forêt. » L’augmentation de la concentration de CO2 dans l’atmosphère laissait espérer un impact positif sur la croissance des arbres et un rendement plus important des massifs forestiers. Le constat des chercheurs aujourd’hui est moins optimiste. Les scientifiques ont expliqué que « au mieux nous irons vers une stabilisation, au pire vers une diminution de la production de nos forêts ».

Les études présentées durant le colloque n’avaient pas pour objectif de définir « la carte des forêts françaises de demain », mais bien de quantifier l’amplitude des changements rencontrés au cours du XXIème siècle.

Les scientifiques affirment que le  principal danger qui menace les forêts réside dans les sécheresses qui devraient se multiplier et s’aggraver suite au réchauffement de la planète. En conséquence de ces périodes sans pluie, les forêts souffriront d’un manque d’eau qui causera leur régression. Certaines régions comme par exemple le Sud et le Sud-Ouest de l’hexagone seront touchées dans un futur proche (vers 2050).

Les espèces méditerranéennes, comme le chêne vert (Quercus ilex), devraient remonter vers le nord. Quand au pin sylvestre (Pinus sylvestris), l’espèce diminuera considérablement dans tout l’Ouest, voire disparaîtra. « L’augmentation des températures sera particulièrement néfaste pour cette espèce, impactant fortement la respiration de l’arbre », indique Paul Leadley, du laboratoire d’écologie systématique et évolution de l’Université d’Orsay (ESE).

Selon les chercheurs, les forestiers devront donc s’adapter en fonction des espèces, de la région et du milieu local. Un colloque international sur les forêts et les changements climatiques se tiendra en mai 2012 à Tours.

Sources : immoxygene, journal de l’environnement

Paris s’étouffe

Selon le bilan annuel d’Airparif, rendu public hier, trois millions de Franciliens ont été exposés à des niveaux de pollution atmosphérique élevés en 2011. Les températures et le trafic routier expliquent en partie cette forte exposition aux particules fines, au dioxyde d’azote et à l’ozone, néfastes pour la santé mais aussi pour l’environnement.

Selon Airparif, les conditions météorologiques enregistrées tout au long de 2011 ont été favorables à des niveaux élevés de pollution, « légèrement inférieurs à 2010 ». Il n’en demeure pas moins que plus d’un Francilien sur quatre a été exposé à un air qui ne respecte pas la réglementation sur les particules fines. Les épisodes de pollution ont été nombreux l’an dernier, mais « peu intenses », précise le rapport.

« Le dépassement a pu atteindre jusqu’à quatre fois la norme en vigueur sur le boulevard périphérique », précise Karine Léger, adjointe au directeur d’Airparif. Sur l’ensemble des stations franciliennes, celles qui ont enregistré les dépassements journaliers les plus nombreux sont celle de l’autoroute A1 (Saint-Denis), du périphérique à Auteuil, de la RN 2 à Pantin et des Champs-Elysées.

Pour tenter d’endiguer les épisodes de pollution, un arrêté interpréfectoral pris en octobre 2011 permet aux autorités de prendre dans l’urgence des mesures contraignantes. Si la pollution s’étend sur plus de trois jours, le préfet peut désormais interdire la circulation des poids-lourds, voir imposer la circulation alternée pour les particuliers. En 2012, le premier « seuil » de dépassement pourrait être déclenché une cinquantaine de fois.

Ces gaz ou particules, particulièrement irritants et agressifs, pénètrent plus ou moins loin dans l’appareil respiratoire et peuvent induire des effets respiratoires ou cardiovasculaires. Par ailleurs, les effets des polluants atmosphériques se conjuguent également avec ceux des particules biologiques présentes dans l’air, parmi elles, les pollens et les moisissures. La pollution de l’air est ainsi suspectée d’exacerber les allergies polliniques : les pollens seraient plus agressifs sous l’influence des polluants atmosphériques qui, de plus, fragilisent les voies respiratoires et les rendent plus réceptives aux pollens.

Les effets de cette pollution sur l’environnement peuvent se ressentir à différentes échelles géographiques. Sur les matériaux, elle induit de la corrosion due au dioxyde de soufre, des noircissements et encroûtement des bâtiments par les poussières issues en grande partie de la combustion des produits pétroliers, ainsi que des altérations diverses en association avec le gel, l’humidité et les micro-organismes. Sur les végétaux, de fortes concentrations de certains polluants peuvent conduire à des nécroses visibles sur les plantes. La pollution de l’air peut également entrainer une réduction de la croissance des plantes, même sans dommages visibles, par exemple une baisse de la production agricole de certaines céréales, ou une résistance amoindrie des plantes à certains agents infectieux.

Source : metrofrance.com   airparif.asso.fr

L’impact environnemental d’une petite mousse

Nous vous parlions il y a une quinzaine de jours  de l’expérimentation nationale d’affichage environnemental mise en place par le Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable.

L’appel à candidature avait suscité une forte mobilisation puisque 230 entreprises se sont portées volontaires pour tester ce nouveau dispositif. 168 ont finalement été sélectionnées. De la PME artisanale aux champions mondiaux de la distribution, ces entreprises sont représentatives de secteurs d’activité très diversifiés : alimentaire, habillement  ou encore équipement électrique.

HEINEKEN France, première entreprise nationale en chiffre d’affaires, de fabrication et de commercialisation de bières, participe à ce dispositif. Durant un an, l’entreprise va tester l’intérêt des consommateurs pour ce type d’information.

HEINEKEN a choisi d’évaluer les impacts sur l’environnement d’une bière en bouteille de verre de 25 cl en matière :

–          d’émissions de gaz à effet de serre en gramme équivalent CO2 / 100 ml

–          d’utilisation des ressources naturelles, soit le pourcentage de matière recyclée utilisée et le pourcentage de recyclabilité de l’emballage.

Ainsi durant une année, les consommateurs de bière HEINEKEN retrouveront les informations suivantes sur le produit :

 

Ces données sont issues d’une analyse du cycle de vie (ACV). Cette analyse, conduite par Bio Intelligence Service,  consiste à étudier les impacts sur l’environnement de chaque étape de la vie du produit/emballage, de l’extraction des matières premières jusqu’à son traitement en fin de vie (mise en décharge, incinération, recyclage, etc).


En ce qui concerne notre bière de 25 cl, voici les différents éléments pris en compte :

–          Etape agricole : la production des matières premières agricoles et la transformation de l’orge en malt

–          Fabrication : la production de la bière à partir des matières premières agricoles et flux liés à l’utilisation de l’énergie.

–          Production des emballages : L’extraction des matières premières d’emballages primaires, secondaires et tertiaires et la fabrication de ceux-ci.

–          Transport : Sont pris en compte, le transport intra-entrepôts, le transport des salariés, le transport du consommateur de son domicile au lieu d’achat et  la collecte des déchets d’emballages primaires vers le lieu de traitement de fin de vie.

 

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à vous rendre sur le site du brasseur à cette adresse.

 

Sources : locavorespirit, Heineken France

La taxe carbone, une nouvelle tentative en 2013?

l'UE veut mettre en place une taxe carbone minimum pour les 27 pays

La Commission européenne envisagerait sa mise en place en 2013

C’était l’une des mesures phares du Grenelle de l’environnement et il s’agissait alors de taxer les énergies polluantes. A force d’exceptions, elle a fini par être éclipsée par le Conseil constitutionnel en décembre 2009. Désormais, c’est l’Union européenne qui remet le projet de loi sur la table. Le commissaire européen à la fiscalité, Algirdas Šemeta, a annoncé lundi un projet de directive européenne qui va mettre en place une taxe carbone minimum dans les 27 pays de l’UE.

 

Comment va-t-elle fonctionner?

Semblable dans son fonctionnement à la TVA, cette taxe doit, si elle est votée, entrer en vigueur le 1er janvier 2013: chaque Français la paiera un peu à chaque achat. Contrairement à la «contribution carbone» de Sarkozy, et à ce qui se fait dans les autres états membres, il ne s’agit plus taxer le volume de C02 émis, mais de mettre en rapport ce volume de CO2 avec la quantité d’énergie que peut produire une matière première. Par exemple, le charbon qui produit beaucoup de CO2 par rapport à l’énergie qu’il produit serait beaucoup plus taxé. Enfin, seuls les secteurs les plus polluants seront visés: les transports, le bâtiment, et l’agriculture.

Combien coûte-t-elle?

A sa mise en place, la tonne de CO2 coûtera 20 euros. Un coût minimal imposé par l’Union Européenne. Mais chaque Etat membre sera libre d’augmenter ce tarif. Ce coût minimum augmentera jusqu’en 2018.

Le diesel plus taxé que l’essence

La taxe sera essentiellement visible sur les prix à la pompe. Benoît Hartmann, porte-parole de l’association France Nature Environnement, explique que «les prix à la pompe seront plus chers d’environ 10%. Surtout, le diesel sera plus taxé que le super-sans-plomb, parce qu’il pollue plus.»

L’électricité peu concernée

L’électricité, comme les autres énergies, serait taxée. Mais les Français le verront peu sur leur facture pour deux raisons. D’une part, l’électricité consommée en France produit peut de CO2. Selon les chiffres d’EDF en 2010, quand un Français consomme un kWh, il émet 45g de carbone, là où lamoyenne européenne se situe à 346g. L’énergie nucléaire, à l’origine de 80% du courant hexagonal, est faiblement productrice de CO2, contrairement, par exemple, au charbon des Allemands. Concrètement, chaque Français devra payer en moyenne 7 à 8 euros de plus par an. D’autre part, l’électricité consommée en France comprend aussi l’énergie qu’utilisent les entreprises et les infrastructures. Autant d’énergie que le particulier ne paie pas directement.

Un projet incertain?

La commission doit proposer mercredi un document afin de permettre aux 27 de discuter du projet. Mais des pays comme le Royaume-Uni ou l’Irlande y sont d’ores et déjà opposés. Sur le fonds, les Anglais ont déjà mis en place une taxe carbone, qui coûte 24 euros la tonne. C’est sur la forme que le projet pourrait être remis en cause. Certains états souhaitant faire de cette taxe leur chasse gardée.

Source : 20 minutes.fr

La Nasa retrace l’histoire du réchauffement climatique en vidéo

Pour ceux qui doutent encore du réchauffement climatique, la NASA vient de réaliser une vidéo de 26 secondes retraçant l’évolution de la température sur terre au cours de ces 130 dernières années. Surprenant et angoissant.

Cette animation, réalisée par le laboratoire de la Nasa Goddard Institute for Space Studies (GISS), révèle une nette augmentation de la température depuis la fin des années 1970, renforcée dans les années 2000. Les couleurs rouges représentent des températures supérieures à la moyenne de la période de référence (1951-1980), quant aux couleurs bleues, elles, représentent des températures inférieures.

Les données proviennent des relevés d’un millier de stations météo dans le monde, des observations satellitaires de la température de la surface de la mer et des mesures effectuées par la station de recherche de la NASA en Antarctique.

L’année 2011 se classe 9ème année la plus chaude au niveau planétaire. « Même avec les effets rafraîchissants d’une forte influence de la Nina et une activité solaire faible ces dernières années, 2011 a été une des dix années les plus chaudes enregistrées », indique James Hansen, directeur du GISS.

L’agence spatiale américaine confirme que la hausse des températures est largement soutenue par l’augmentation des concentrations des gaz à effets de serre dans l’atmosphère, particulièrement du dioxyde de carbone, produit par l’activité humaine. La concentration de CO2 dans l’atmosphère à aujourd’hui dépassé 390 parties par million, contre 285 en 1880.

Selon de nombreux scientifiques, le taux maximal acceptable de CO2 qui peut être envoyé dans l’atmosphère ne peut dépasser 350 parties par million…

Source : ecologie.blog.lemonde.fr

Les militants investissent COP 17

Des milliers de manifestants se sont rassemblés ce 3 décembre pour une marche dans les rues de Durban, dans le cadre de la journée mondiale d’action contre les changements climatiques (COP17). Ils demandent qu’un accord soit trouvé entre les Etats pour sauver la planète.

Ces militants écologistes mettent en avant le fait qu’il est indispensable qu’un accord soit conclu pour que, même en temps de crise, la lutte contre le réchauffement climatique se poursuive. « Sinon, ce sont les générations futures et l’Afrique qui vont en payer le prix fort ».

Le directeur international de Greenpeace, Kuomi Naidoo, souhaite que les pays de l’Union européenne et les grands émergents (Brésil, Afrique du Sud, Inde, Chine), fassent bloc et se mettent d’accord sur une seconde période d’engagement du protocole de Kyoto. « Ce qui risque de se passer à l’issue de la conférence de Durban, c’est que le protocole de Kyoto devienne une sorte de coquille vide, un accord qui ne soit pas légalement contraignant. Et à ce moment-là, on courrait à la catastrophe ».

 

Un appel à la mobilisation a d’ailleurs été passé par le mouvement Paysan International (La Via Campesina), invitant tous les mouvements paysans et organisations agricoles à manifester ce lundi 5 décembre dans les rues de Durban. Selon l’organisation, « la lutte contre le changement climatique est un combat contre le capitalisme néolibéral, contre l’accaparement des terres et la précarité foncière, contre la dépossession, contre la faim, contre pauvreté et inégalité.  Pendant la journée consacrée à l’agro-écologie et la souveraineté alimentaire, nous organiserons des manifestations pour porter notre protestation jusqu’à la conférence des pollueurs. Nous organiserons également des actions contre les multinationales qui sapent notre souveraineté semencière. »

Toutes ces initiatives culmineront dans une grande Assemblée des Opprimés qui se tiendra ce jour devant le siège de COP17.

Sources :  viacampesina.org   rfi.fr

« Se décloisonner l’esprit » pour lutter contre le réchauffement climatique

Le président des Maldives lors de la conférence du 12 octobre au ministère du développement durable

En visite officielle en France les 12 et 13 octobre, le Président de la République des Maldives, Mohamed Nasheed, a soutenu une vision proactive de la lutte contre le réchauffement climatique. Directement concerné par la montée du niveau de la mer, le point culminant des Maldives s’établissant à 3 mètres au-dessus du niveau de la mer, la transition vers une économie décarbonée est un enjeu vital pour cet atoll de plus de 1.000 îles flottant dans l’océan indien.

L’annonce d’un double partenariat

Lors de la conférence de presse organisée au Cabinet ministériel de la ministre de l’Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, le 12 octobre, M. Nasheed a expliqué sa vision de la lutte contre le réchauffement climatique : « réinitialiser les manières de faire » et « se décloisonner l’esprit » pour repenser l’économie et « se repenser » dans une optique soutenable. Le Plan de neutralité carbone des Maldives s’inscrit dans cette dynamique préférant aux attributions d’aides au développement la mise en place de partenariats innovants et de financements de projets environnementaux existants. Par cette action, Mohamed Nasheed espère faire des Maldives un laboratoire actif du développement économique d’un pays par les énergies renouvelables et l’innovation environnementale. Symboliquement, cette initiative se traduit par l’ambition d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2020.

La ministre de l’Environnement et le président maldivien ont déclaré partager « l’urgence » de « trouver des mécanismes économiques et politiques ». A cet effet, Nathalie Kosciusko-Morizet a annoncé le soutien de la France au projet du Président Nasheed et ce dernier a indiqué que son pays adhérait à l’initiative franco-kenyane visant la promotion de l’accès aux énergies propres dans les pays en voie de développement. Ces partenariats s’inscrivent également dans la préparation de la Conférence internationale de Durban (28 novembre-11 décembre 2011) sur le climat.

Un engagement sur le financement innovant poursuivi après la conférence

Pour poursuivre ce raisonnement novateur sur le financement innovant, la Baronne Ariane de Rothschild, vice-président de la compagnie financière la Holding Edmond de Rothschild SA, a annoncé qu’un dîner de travail serait tenu le 12 octobre au soir en l’honneur du président maldivien. Mohamed Nasheed expliquait lors de la conférence avec Nathalie Kosciusko-Morizet n’être « pas venu chercher des financements » mais bien des « engagements dans l’avenir » sur « de nouveaux enjeux économiques ». Cette vision sera approfondie à l’occasion du dîner : la Compagnie Benjamin de Rothschild, le ministère de l’Environnement, le Conseil Économique, Social et Environnemental, des représentants industriels français, des experts économiques et environnementaux, des représentants des institutions internationales et des membres du corps diplomatique échangeront des idées en vue d’un accompagnement pour les financements environnementaux innovants.

La recherche des nouvelles manières de raisonner économiquement pour un financement innovant n’est pas restreint à la seule initiative des Maldives, qui selon Mohamed Nasheed est un « prélude à ce qui va se passer » dans le monde, mais se présente comme un laboratoire à l’échelle mondiale pour « nouer des partenariats de longue date pour l’avenir. »


Maldives: Pour une économie sans carbone en 2020 par Youphil

Australie: L’environnement au coeur d’un débat entre stars et politiques

Source: Fotosearch

L’Australie est le plus important pays émetteur de gaz à effet de serre par habitant. Julia Gillard, premier ministre travailliste, a décidé d’imposer la taxe carbone d’ici le mois de juillet 2012.

Mais l’opposition des conservateurs compromet ce projet – rappelons que les travaillistes ne possèdent pas la majorité au parlement australien. Ces derniers soulèvent le risque d’une hausse importante des factures d’électricité des ménages et craignent que certains citoyens deviennent insolvables.

L’actrice Cate Blanchett a pris position lors d’une campagne télévisée pour encourager les citoyens australiens à soutenir la taxe. Sincère ou non, la vedette s’est vue violemment critiquée par les conservateurs. Ils fustigent son attitude déconnectée de la réalité car en plus de posséder une fortune de 53 millions de dollars, elle vit le plus souvent à Hollywood et n’est pas soumise à cette taxe. Cependant,  le parti conservateur australien lui-même est formé tant de sceptiques que de partisans à l’idée de changement climatique. Finalement, la polémique concerne surtout l’influence médiatique de l’actrice aux dépens de celle des politiques.

L’inscription du réchauffement climatique au cœur d’un débat strictement politique est la réaffirmation de son importance mais peut aussi la réduire à une simple rhétorique. Et quelque soit la légitimité de la jeune femme pour s’exprimer ainsi, voilà une piqure de rappel à tous les citoyens sur les enjeux environnementaux.

Source: Le Figaro, The Guardian, Romandie

Viande artificielle : nourrir le monde et sauver la planète ?

Source: sequovia.com

 

Il y a déjà quelques années que l’idée de cultiver de la viande en laboratoire est soumise au public. Des chercheurs hollandais de l’université d’Eindhoven, aux Pays-Bas, s’attèlent à reproduire ses bienfaits en protéines, son aspect et éventuellement son goût.

La viande cultivée est une viande produite in vitro dans une culture de cellules, plutôt que dérivée d’un animal. Les cellules produites peuvent être récoltées, assaisonnées, cuisinées et consommées en tant que viande traitée, sans os, tels que saucisses, hamburgers ou  nuggets de poulet.

Aujourd’hui, la viande artificielle est à nouveau au menu du jour puisque les experts de l’Université d’Oxford ont publié le 17 juin dans la revue « Environmental sciences and technology », les conclusions de leur étude : la culture de la viande en laboratoire génère une quantité d’émissions de gaz à effet de serre bien plus petite que la production d’élevage conventionnelle.

Première commercialisation d’ici 5 ans

De plus en plus, les populations de pays émergents – d’Inde ou de Chine – peuvent se permettre d’ajouter de la viande à leur régime alimentaire. L’un des premiers objectifs de la culture en laboratoire serait de nourrir toute la planète. Les défenseurs du projet évoquent aussi la possibilité de préserver de l’eau et l’énergie. D’autant que les coûts de production seraient bien moins importants.

Hanna Tuomisto, l’une des chercheuses, prédit que si plus de ressources sont placées dans la recherche, les premières commercialisations de la viande cultivée pourraient être disponibles d’ici moins de cinq ans.

« Nous ne sommes pas en train de dire que nous pourrions, ou voudrions nécessairement, remplacer la viande conventionnelle par sa contrepartie cultivée dès maintenant. […] Simplement, la viande de culture est potentiellement un moyen de mettre de la viande sur la table plus efficace et respectueux de l’environnement » ajoute-t-elle.

Des recherches financées par PETA

Le soutien est présent. Les premiers pas de l’étude ont été développés par l’organisation à but non lucratif « New Harvest » dont le but était de trouver une alternative à la viande. Les premiers résultats de leur recherche ont été présentés lors d’une conférence en 2010. L’Association de défense du droit des animaux (PETA) fournit également des fonds à la recherche.

Cependant, la viande de synthèse montre, d’après l’étude, quelques implications complexes. Les chercheurs citent l’exemple de la production de viande de poulet qui consomme plus d’énergie si elle est réalisée en laboratoire qu’en élevage. Aussi précise que soit l’étude, elle ne montre pas les effets plus négatifs du transport ou de la réfrigération des aliments.

Les nouveaux arguments fournis à la recherche pour créer in vitro de la viande renouvelle le débat sur la scène publique. Peut-on croire à ce procédé révolutionnaire, capable de réduire la faim et le réchauffement climatique ? Peut-on être surs que les découvertes réalisées dans les pays développés seront diffusés dans les pays pauvres ?

Politique de développement durable : l’Etat et les collectivités plus timides que les entreprises ?

Lorsque l’on parle de politique de développement durable, il nous vient tout de suite à l’esprit l’exemple d’une entreprise vantant le bilan carbone de son usine pilote, ou la politique d’achats esponsables imposée à ses services généraux. Dernièrement, c’est IKEA qui annonce la publication de son premier rapport de développement durable dématérialisé sous la forme d’une vidéo interactive hébergée sur Youtube et d’un PDF pour les plus sérieux ! L’histoire ne dit pas quelle est l’empreinte carbone des fermes de serveurs de Google et Youtube…

Mais si l’on cherche des exemples concrets dans les administrations centrales de l’Etat, il est difficile de s’y retrouver et de comprendre la continuité des actions annoncées… Déficit de communication après le coup d’éclat du Grenelle de l’Environnement ? Par exemple qu’en est-il de la politique de fret ferroviaire ? En effet, Jean-Louis Borloo avait présenté en 2009 des objectifs ambitieux afin de réduire la part de transport de marchandises par camions en France. Si l’on consulte le site de l’Ademe, nous apprenons que la dernière réunion sur le sujet s’est tenue le 7 juillet 2010.

En revanche, c’est à l’échelle micro locale que l’on trouve les illustrations les plus concrètes d’initiatives durables qui ont souvent été impulsées bien avant le Grenelle. Il suffit d’ouvrir un journal de presse régionale (PQP) pour s’en rendre compte : part grandissante des produits bio ou issus de producteurs locaux dans les cantines scolaires, gestion raisonnée des ressources en eau dans les communautés d’agglomérations, construction de bâtiments publics Haute Qualité Environnementale (HQE). Prenons deux cas concrets – dans un syndicat intercommunal et dans les hôpitaux publics – rencontrés ces derniers jours dans la presse.

L’usine d’incinération des déchets ménagers de Lumunoc’h chauffe des serres horticoles

La chaleur de l’usine d’incinération des déchets ménagers du Syndicat intercommunal d’incinération des déchets du Pays de Quimper (Sidepaq) permet de chauffer aujourd’hui 50 000 m2 de serres. Les élus du pays rappellent que le projet de valorisation de la chaleur résiduelle date de 5 ans déjà. Remise aux normes antipollution, l’usine est mieux acceptée par la population. Autre atout, la production  d’eau à 52 °C sur un an équivaut à une économie équivalente à 1 542 tonnes de pétrole.

Les Hôpitaux de Paris primés pour leur politique d’achat éco-responsable

Chaque année, un comité de pilotage regroupant les fédérations hospitalières des secteurs public, privé et associatif (FHF, Fehap, FHP, FNCLCC), le ministère de la Santé, celui du Développement Durable, l’Ademe et des professionnels du secteur de la santé remettent les Award du Développement Durable à l’Hôpital (DDH), prix récompensant les actions responsables menées dans les établissements hospitaliers.

Pour l’édition 2011, l’AP-HP a reçu un Award dans la catégorie « achats durables ». L’institution a été récompensée pour sa stratégie d’achat responsable ou éco-responsable intégrant des critères de développement durable dans les cahiers des charges de ses appels d’offres. L’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris estime que  « c’est un bon marqueur de la politique de management durable qui oblige à mesurer très en amont les incidences d’une décision de gestion sur le moyen et le long terme (…). Dès lors, la notion de cycle de vie invite-t-elle les acheteurs à intégrer dans la sélection des offres des critères liés à la fabrication du produit et/ou à l’origine des matériaux (recyclage…), à son exploitation (consommation d’énergie…) et sa fin d’utilisation (valorisation…). La question des emballages et de leurs incidences sur les déchets qui mobilise aujourd’hui les acheteurs prend ainsi toute son importance. »

Ce sont deux exemples parmi d’autres, mais qui montrent que les choses avancent dans les services publics et les collectivités, avec ou sans l’impulsion de l’Etat. Cependant, on en parle moins que les initiatives des grandes entreprises, aux moyens de communications incomparables. Vous savez ce qu’on dit :  « C’est celui qui en parle le moins…« 

Stations de ski et développement durable ne font pas bon ménage

Chaque année, des millions de skieurs envahissent les quelques milliers de stations aux quatre coins de l’Europe. A elles seules, les Alpes abritent plus de 600 stations qui disposent de plus de 10 000 rampes de télésièges et qui consomment une quantité phénoménale d’eau et d’énergie pour faire de la neige artificielle. Quel est l’impact de cette industrie florissante sur les fragiles écosystèmes montagneux ? 

Les régions montagneuses sont particulièrement sensibles au changement climatique. Dans les Alpes par exempe, le réchauffement récent y a été près de trois fois supérieur à la moyenne planétaire. Actuellement, on considère que 90% des domaines skiables alpins de moyenne ou grande taille bénéficient d’un enneigement naturel suffisant au moins cent jours par an. Les 10% restants opèrent déjà dans des conditions précaires. Une hausse de la température de 1°C ou 2°C pourrait ramener le nombre de domaines skiables jouissant d’un enneigement fiable à 500 ou 400. La perspective d’une fréquence plus forte d’hivers sans neige est maintenant avancée comme une conséquence du réchauffement climatique pour les stations, et ce dans divers pays.

Le marché des sports d’hiver est totalement tributaire des conditions météorologiques et face à l’augmentation des jours de fermeture, les stations se doivent d’innover afin de continuer à attirer les touristes. Ces principales innovations sont d’ordre technologique et la stratégie la plus répandue consiste à la création de nouvelles pistes grâce à l’enneigement artificiel. Ces pratiques, considérées comme nécessaires par de nombreuses stations, ont un coût environnemental et économique considérable.

Le coût de l’enneigement artificiel représente un minimum de 140 000 euros par hectare. L’énergie constitue la plus grosse dépense mais l’impact le plus important d’un point de vue écologique est celui de l’eau. Selon la Commission Internationale pour la Protection des Alpes, 95 milliards de litres d’eau sont nécessaires pour couvrir de neige artificielle les 23 800 hectares de pistes de ski alpines.  En prélevant l’eau dans les rivières, les lacs et les bassins de retenue, cette technique affecte la vie aquatique et la distribution d’eau. La demande est si importante que certaines stations sont obligées de construire des lacs artificiels.

En ce qui concerne l’impact écologique des skieurs eux-mêmes, l’empreinte carbone la plus importante proviendrait des voyages. Une étude réalisée en 2007 par l’association Mountain Riders et l’ADEME montre que 73% des émissions de CO2 engendrées par les séjours au ski proviennent des voyages en avion. Afin d’accompagner les passionnés  des sports de glisse à réduire leur empreinte carbone, plusieurs initiatives ont été créées comme par exemple le site Snow Carbon ou encore Responsible Skiing.

Sources : duralpes.com   Courrier International.com

 

Le cerveau des poissons perturbé par le gaz carbonique dans les océans

Selon une étude australienne publiée la semaine dernière, la hausse des émissions de dioxyde de carbone causées par l’homme peut affecter le cerveau et les centres nerveux des poissons de mer. Cette publication, réalisée par le Centre d’Excellente pour l’Etude des Coraux et le Conseil australien de la recherche, démontre que les concentration de CO2 dans les océans prévues pour la fin de ce siècle vont interférer avec les capacités des poissons à entendre, sentir et échapper à leurs prédateurs.

Les chercheurs ont testé pendant plusieurs années les aptitudes des jeunes poissons évoluant dans des eaux de mer contenant de hauts niveaux de gaz carbonique dissous. « Il est désormais certain que ces populations enregistrent une perturbation notable de leur système nerveux central, ce qui amoindrit leurs chances de survie. Nous avons découvert qu’un taux élevé de gaz carbonique dans l’eau peut interférer directement avec les fonctions de neurotransmission des poissons, ce qui représente une menace directe et jusqu’alors inconnue pour la vie marine », a déclaré Philip Munday, un des scientifiques de l’équipe.

Une forte concentration de gaz carbonique dans l’eau de mer perturbe un récepteur clé du cerveau des poissons ce qui entraine des changements dans leur comportement et leurs capacités sensorielles. Lors des expériences, les chercheurs ont constaté que les bébés poissons souffraient plus de ces perturbations que leurs prédateurs.

« Nos travaux montrent que l’odorat des bébés poissons était affecté par une hausse du gaz carbonique dans l’eau, ils avaient plus de mal à trouver les récifs de coraux ou à détecter l’odeur d’un poisson prédateur, les poissons perdaient également leur instinct pour tourner à droite ou à gauche, un facteur crucial lorsqu’ils évoluent en groupe ».

Philip Munday a souligné que quelques 2,3 milliards de tonnes de CO2 d’origine humaine se dissolvent dans les océans de la planète chaque année, provoquant un changement dans la composition chimique de l’environnement marin.

Source : AFP

Un absorbeur de CO2 atmosphérique révolutionnaire

Une équipe de scientifiques californiens a mis au point un nouvel absorbeur de CO2 atmosphérique qui serait capable d’enlever de grandes quantités de dioxyde de carbone de l’air. Ce matériau, qui est en fait une forme de plastique, permettrait ainsi de mieux contrôler les émissions de gaz à effet de serre et limiter le changement climatique.

George Olah, qui a remporté le Prix Nobel de chimie en 1994, travaille depuis longtemps avec son équipe de scientifique sur la fabrication d’un carburant créé à partir de méthanol afin de pallier la probable pénurie des carburants fossiles. Monsieur  Olah et ses collègues s’intéressent  en parallèle au développement de batteries à base de fer, pouvant stocker l’excès d’électricité générée par des sources d’énergie renouvelable pour ensuite l’injecter dans le réseau électrique lors des périodes de forte demande.

Ces batteries d’un nouveau genre utilisent l’oxygène contenu dans l’air. Cependant, si de faibles quantités de CO2 sont impliquées dans la réaction, cela a pour effet de la tuer. Après avoir réussi à développer des systèmes permettant d’absorber le CO2 à partir de solides poreux appelés zéolites, les scientifique se sont tournés vers le polyethyleneimine, un polymère bien meilleur marché que les zéolites.

En testant les capacités d’absorption en CO2 de ce nouveau matériau, les chercheurs se sont aperçus qu’à l’air humide, chaque gramme du matériel absorbait en moyenne 1,72 nanomoles de CO2. Il s’agit de l’un des niveaux le plus élevé jamais testé, d’après ce que l’équipe a indiqué le mois dernier dans le Journal of the American Society.

Le polymère pourrait aussi être utilisé pour construire des fermes massives d’arbres artificiels qui auraient pour objectif de réduire les concentrations atmosphériques de CO2 et de prévenir les pires ravages du changement climatique.

Sources : news-environnement  sciencemag

Eco innovation : Danone et SAP s’associent

Danone a décidé d’utiliser les solutions de développement durable SAP pour collecter, mesurer, analyser et réduire l’empreinte carbone de ses produits. Le leader français de l’agroalimentaire s’est fixé l’objectif ambitieux de diminuer de 30 % son empreinte environnementale en 2012.

Jusqu’à présent, l’évaluation de l’empreinte carbone de chacun des 35 000 produits du groupe s’effectuait sous Excel à l’aide de données collectées en partie « à la main ». L’empreinte carbone de chaque produit était également imprécise puisqu’elle reposait sur une approche par échantillonnage, tous les produits n’étant pas évalués individuellement.

Pour relever ce défi, Danone et SAP se sont associés afin de mutualiser leur savoir-faire et développer ensemble une solution inédite de mesure et de réduction de l’émission de CO2. « Des solutions existent sur le marché, mais aucune ne permet cette intégration de la mesure de l’empreinte carbone dans les systèmes opérationnels, tout au long du cycle de vie du produit et pour tous les produits », explique Jean-Marc Lagoutte, Directeur général des systèmes d’information de Danone. L’objectif de ce logiciel « ad hoc » est de fournir aux responsables opérationnels des informations concrètes afin de leur permettre d’analyser les options stratégiques et de prendre les décisions appropriées, qu’il s’agisse du développement des produits, de la sélection d’ingrédients, de choix géographiques d’approvisionnement, des modes de transport ou encore d’investissements. L’ensemble des données recueillies fournissent des résultats sous forme d’analyse multidimensionnelles, de rapports ou de tableaux de bords.

Cette nouvelle solution a été testée en avant première au sein de quatre divisions du groupe : l’eau et produits laitiers en Espagne, la division produits laitiers en Belgique et l’entreprise Stonyfield Farm aux Etats-Unis. Cette étape a rencontré un vif succès et 40 filiales seront équipées de la nouvelle solution d’ici la fin de l’année 2012. L’objectif de Danone est de généraliser cette solution à 100 de ses filiales à travers le monde en couvrant les quatre domaines d’activités du groupe : produits laitiers frais, eau en bouteille, alimentation infantile nutrition médicale.

Ce logiciel encre l’enjeu environnemental comme un élément essentiel de la stratégie et du développement de Danone  et lui permet également de conforter ses performances économiques. « Nous devions auparavant travailler à partir d’estimations et d’extrapolations. Désormais, avec les solutions de développement durable de SAP, nous pourrons mesurer automatiquement et en temps réel toutes les émissions de carbone de nos sources internes et de notre chaîne logistique », déclare Jean-Marc Lagoutte.

Danone a par ailleurs décidé de renoncer à conserver la propriété intellectuelle pourtant sur ce projet afin de permettre à d’autres entreprises de bénéficier de cette solution. Ce nouveau logiciel sera donc commercialisé à terme par SAP.

Sources : greenit   SAP

 

La Commission Européenne publie sa feuille de route énergétique

Comment parvenir à réduire les émissions polluantes de plus de 80 % d’ici 2050, sans nuire à l’approvisionnement en énergie et à la compétitivité ? Telle est la question à laquelle tente de répondre la Commission Européenne dans se feuille de route énergétique, publiée le 15 décembre dernier.

Cette feuille de route devrait permettre aux Etats membres d’effectuer les choix énergétiques qui s’imposent et d’installer un climat économique stable pour l’investissement privé, en particulier jusqu’à 2030. A travers 25 pages, le document décrit les conséquences d’un  système énergétique sans émission de carbone et les mesures nécessaires pour l’encadrer.

« Seul un nouveau modèle énergétique peut nous doter d’un système sûr, compétitif et durable. Nous disposons désormais d’un cadre européen définissant les orientations à prendre pour favoriser les investissements utiles », à déclarer Günther Oettinger, membre de la Commission européenne chargé de l’énergie.

Il est vrai que l’Union européenne se montre particulièrement engagée dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, elle est également la seule nation à vouloir « décarboner » son économie.

La feuille de route pour l’énergie à l’horizon 2050 recense un certain nombre d’éléments qui ont des retombées positives dans tous les cas de figure et permettent, de ce fait, de tracer quelques perspectives fondamentales :

–          la décarbonisation du système énergétique est techniquement et économiquement réalisable. Tous les scénarios de décarbonisation permettent la réalisation de l’objectif de réduction des émissions et peuvent se révéler moins coûteux, à terme, que la poursuite des politiques actuelles.

–          L’efficacité énergétique et les sources d’énergie renouvelables sont essentielles. Quel que soit le bouquet énergétique retenu, une meilleure efficacité énergétique et une augmentation importante de la part des énergies renouvelables sont nécessaires pour atteindre les objectifs en matière de CO2 d’ici à 2050. Les scénarii montrent également que l’électricité est appelée à jouer un rôle plus important qu’aujourd’hui. Le gaz, le pétrole, le charbon et le nucléaire figurent également dans tous les scénarii, en proportion variable, car ils permettent aux Etats membres de conserver de la souplesse dans le bouquet énergétique, à condition qu’un marché intérieur bien connecté soit réalisé à brève échéance.

–          Les investissements précoces sont moins coûteux. Les décisions d’investissement pour la mise en place des infrastructures nécessaires d’ici à 2030 doivent être prises maintenant, les infrastructures construites il y a 30 ou 40 ans devant être remplacées. Agir immédiatement permettrait d’éviter des changements plus coûteux dans vingt ans. L’évolution du secteur de l’énergie dans l’UE nécessite de toute façon une modernisation et des infrastructures beaucoup plus malléables, telles que des interconnexions transfrontalières, des réseaux d’électricité « intelligents », des technologies modernes à faible intensité de carbone pour la production, le transport et le stockage de l’énergie.

–          Contenir la hausse des prix. Les investissements effectués dès aujourd’hui permettront de garantir les meilleurs prix à l’avenir. Les prix de l’électricité sont voués à augmenter jusqu’en 2030, mais ils peuvent reculer ensuite grâce à une diminution du coût d’approvisionnement, à des politiques d’économie d’énergie et au progrès technologique. Les coûts seront compensés par le volume élevé d’investissements durables effectués dans l’économie européenne, les emplois locaux qui en résulteront et la diminution de la dépendance à l’égard des importations.

–          Des économies d’échelle sont indispensables. Par rapport à la coexistence de régimes nationaux différents, une approche européenne se traduira par une baisse des coûts et une sécurité d’approvisionnement garantie. Elle passe par la réalisation d’un marché commun de l’énergie, dont l’achèvement est prévu en 2014.

La European Climate Foundation a favorablement accueilli la valeur analytique de cette feuille de route pour un secteur nécessitant une « planification à long terme ». Quant à l’ONG Greenpeace, elle estime que la feuille de route montre que « l’énergie propre issue des renouvelables ne coûtera pas plus aux contribuables que les énergies carbonée et nucléaire. L’organisation prévoit que la Commission sera tentée de surjouer sur le rôle de ces énergies « sales » en raison des positions polonaise et française, mais juge que la feuille de route montre que tout système énergétique moderne ne peut se passer d’ENR et d’efficacité énergétique, contrairement au charbon et nucléaire, qui relèvent du passé ».

L’intégralité du document est consultable à cette adresse à cette adresse

Les Danois en ont marre des taxes carbone !


Le Danemark a toujours été un pays très engagé dans la lutte contre le réchauffement climatique, c’est d’ailleurs un des pionniers en matière de taxe carbone, qui a été adoptée en 1993. L’Etat Danois s’est fixé comme objectif d’atteindre 100 % d’énergies renouvelables d’ici 2050. Mais cela s’accompagne d’une grosse pression fiscale à l’encontre des contribuables.

« Au Danemark, les énergies renouvelables servent malheureusement de prétexte pour accentuer la pression fiscale, que la politique énergétique du gouvernement ne fera qu’aggraver. C’est la tragédie de notre pays », s’insurge Torunn Amiel, un journaliste danois rédigeant pour le Courrier International.

Les Danois, fervents défenseurs de la cause environnementale, ont généralement bien accueilli les mesures prises en faveur de l’environnement et du climat. Mais leur bonne volonté se voit exploitée au plus haut point. Par exemple, les éoliennes, censées faire la transition vers des énergies plus douce, ont souvent été implantées sur des sites où elles provoquent un maximum de nuisances pour les habitants des environs. « Et, si par malheur ceux-ci se permettent de protester, ils sont montrés du doigts et taxés de manque de civisme par les autorités. Ceux qui sont favorables aux éoliennes habitent le plus souvent en ville, bien loin du bruit incessant, presque insupportable, de ces moulins géants », indique le journaliste.

Au Danemark, l’électricité est aujourd’hui plus chère que dans toute l’Europe, et les deux tiers de son prix consistent en taxes. A en croire le gouvernement, ces taxes devraient encore augmenter d’au moins 1 700 couronnes (près de 230 euros) par ménage au cours des prochaines années. L’Etat aggrave donc un peu plus la pression fiscale subie par les Danois qui sont, eux aussi, touchés par la crise économique mondiale. Le gouvernement insiste sur le principe de solidarité et estime que ces efforts permettront au pays de diminuer ses émissions de gaz à effet de serre. Cette intention est bien évidemment honorable, mais lorsque l’on sait que les émissions danoises ne représentent pas plus de 1 pour mille des émissions mondiales de gaz à effet de serre, il est intelligible de comprendre l’agacement de la population danoise.

Source : Courrier International

Le secteur de l’audiovisuel veut se mettre au vert

Même si l’audiovisuel est l’un des derniers secteurs à se mobiliser, il n’est jamais trop tard ! Le cinéma et la télévision ont décidé de faire attention à la dimension environnementale de leur chaîne de production. « Même les films qui donnent des leçons dans les festivals d’environnement sont loin d’être irréprochables », reconnaissent les professionnels lors de la présentation du programme Ecoprod la semaine dernière.

Le collectif Ecoprod a été lancé en 2009 par l’ADEME, le groupe de prévoyance Audiens dédié aux secteurs de la communication et des médias, la commission du film d’Ile-de-France, les diffuseurs TF1 et France Télévisions et la direction des entreprises (Direccte). A ce jour, le collectif a mis en ligne sur son centre de ressources, des fiches pratiques, un calculateur carbone (Carbon’Clap), des témoignages, des études et des chiffres clés. Ecoprod peut accompagner concrètement les productions qui souhaitent réduire leur empreinte écologique de la pré-production à la commercialisation.

C’est lors de la présentation annuelle de son programme la semaine dernière qu’Ecoprod a révélé le bilan carbone de la filière. Ce bilan a été effectué par le cabinet Carbone 4.

Le secteur dégage 1,1 million de tonnes de CO2 par an, l’équivalent de la vie quotidienne annuelle de 110 000 Français ou de 410 000 allers-retours Paris-New York en avion  (en seconde classe). Cela représente un six centième de l’empreinte carbone de la France. La plus forte pollution provient des trajets réalisés par les spectateurs pour aller au cinéma (350 000 tonnes). Selon des données du Centre National de la Cinématographie (CNC), 70% d’entre eux utiliseraient leur voiture pour se rendre jusqu’au multiplex pour voir un film. La production de longs métrages et de fictions télévisées est, quant à elle, à l’origine d’un quart des émissions. « Dans la production des films et des fictions télévisées, le tournage représente 70 % de l’impact », précise Emmanuelle Paillat, ingénieur chez Carbone 4.

Sur le terrain, certains acteurs (producteurs, gestionnaires de plateaux…), s’organisent déjà pour entamer une démarche Ecoprod. Pour la production du téléfilm de « La victoire au bout du bâton », tournée à Marseille, France Télévisions et Alchimic Films ont choisi de confier le développement des pellicules à un laboratoire local afin d’éviter les allers-retours avec Paris. Le visionnage des rushs s’est, quant à lui, effectué sur Internet plutôt que sur des DVD.

Sources : les Echos  Ecoprod