Toits blancs : l’étonnante injonction de Bill Clinton

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L’ancien président des Etats-Unis, Bill Clinton brille actuellement pour ses nouvelles idées. Par une élocution dans les médias américains, le politicien a enjoint les autorités de la Ville de New York a repeindre les toits de la Grande Pomme de couleur blanche. Conscient de l’impact positif de ce geste sur le réchauffement climatique, il y voit aussi « le meilleur moyen de booster la création d’emplois ».

« Tous les toits noirs de New York devraient être blancs »

Son raisonnement est simple et pourrait engendrer des retombées très positives pour l’environnement grâce à l’albedo. L’albedo, « grandeur sans dimension, est le rapport de l’énergie solaire réfléchie par une surface à l’énergie solaire incidente. ». Compris en 0 et 1, plus il est élevé, plus il absorbe la lumière du soleil et diminue la température de la planète.  La fonte des glaciers réduit la surface réfléchissante des pôles,  peindre les toits en blanc pourrait contribuer à ralentir la hausse de température terrestre. Clinton déclare « regardez au sommet des toits qui couvrent les milliers d’immeubles américains, ils absorbent d’énorme quantité de chaleur quand il fait chaud. Ils exigent alors plus d’air climatisé pour rafraichir les pièces. […] Dans la plupart des villes, vous pourriez recouvrir le coût de la peinture et du chantier en une semaine ».

L’initiative pourrait apporter une réelle bouffée de fraicheur aux villes qui deviennent souvent des « îlots de chaleur urbain » – c’est-à-dire la hausse de chaleur dans les milieux à forte concentration urbaine. Le collectif « Projet Toits  Blancs » apporte son soutien à M. Clinton. L’organisme propose chaque année à des copropriétés et à des volontaires de peindre certains toits de la ville de New York chaque année. Pour cette nouvelle édition, ces représentants espèrent pourvoir tripler leur action grâce à la prise de position de l’ancien président.

Si le bénéfice en termes d’économie d’énergie est attendu,  cela pourrait être rentable aussi en soi en considérant qu’il y a environ 20% des chômeurs dans le domaine du bâtiment, et chômeurs non qualifiés aux Etats-Unis.

Cet appel fait sourire… mais pourquoi pas ?

La climatisation des soldats américains en Afghanistan coûte plus cher que la Nasa !

Source: gizmodo.fr

 

D’après les révélations d’un général à la retraite Steve Anderson, responsable de la logistique en Irak sous le commandement du général Petraeus, les Etats-Unis dépensent 20 milliards de dollars par an uniquement pour climatiser les tentes et les préfabriqués en Irak et en Afghanistan – soit plus que le budget annuel de la Nasa.

Le coût de la guerre est élevé : l’importance du montant de l’approvisionnement des soldats en eau, en alimentation, en munitions et en carburant – venus du Pakistan, à 1000km des campements – est déjà connue. Le montant dépensé pour rafraichir les troupes l’est beaucoup moins ! Si l’Afghanistan est une terre très froide en hiver, elle est très chaude en été. Pour climatiser les tentes des soldats, cela coûte en carburant …et en vie humaine. En effet, d’après une étude de l’institut pour une politique environnementale de l’armée américaine (Aepi selon l’acronyme anglais), un soldat est tué tous les 24 convois de carburant lors des attaques d’insurgés.

Le ministère de la Défense est le plus gros consommateur d’essence du Pentagone. Selon l’ancien général, la solution serait de projeter la mousse de polyuréthane sur les tentes. Un devis d’un montant de 95 millions de dollars (67 millions d’euros) a été rédigé pour développer ce type d’isolation, qui permettrait d’économiser 1 milliard de dollars (700 millions d’euros).  Si la solution pourrait permettre au Ministère de réduire sa facture et de réduire l’impact de la climatisation sur l’effet de serre, la décision n’a pas encore été généralisée car elle exigerait la mobilisation de soldats pour être appliquée…

Source: journal de l’environnement, courrierinternational, goodplanet, gentside, grist.org