OMI : entrée en vigueur d’une nouvelle régulation sur la pollution marine dans l’Antarctique

Soucieuse de réduire la pollution dans l’océan Antarctique, l’Organisation maritime mondiale (OMI) a déclaré dans un communiqué que la nouvelle régulation permettant de lutter contre la pollution dégagée par les navires transitant dans la région de l’Antarctique entrait en vigueur, hier, le 1er août.

Des amendements à la Convention internationale pour la prévention de la pollution par les navires (MARPOL) détaillent la densité spécifique de pétrole brut qui ne devrait pas être utilisée par les navires sillonnant l’Antarctique. En dessous de cette densité fixée, le carburant est considéré comme de moindre qualité. Ainsi « les navires de commerce comme ceux de passagers auront besoin de changer de carburant lorsqu’ils transitent par la zone de l’Antarctique », explique l’OMI, lorsque ces cargos navigueront avec du carburant de qualité inférieure.

La Convention prévoit aussi une zone nord-américaine de contrôle des émissions (ECA), dans laquelle les émissions d’oxydes de soufre, d’oxydes d’azote et d’autres produits provenant des navires seront soumises à des contrôles plus sévères que les limites qui sont actuellement appliquées.

La pollution a un impact considérable sur les glaciers des pôles. La revue scientifique Nature Climate Change a révélé d’ailleurs récemment que les polluants piégés dans les glaces se volatilisaient dans l’air à cause du réchauffement climatique, alimentant l’effet de serre… L’entrée en vigueur de cette mesure marque donc une étape concrète pour réduire les émissions de gaz polluants nuisibles à l’environnement.

La climatisation des soldats américains en Afghanistan coûte plus cher que la Nasa !

Source: gizmodo.fr

 

D’après les révélations d’un général à la retraite Steve Anderson, responsable de la logistique en Irak sous le commandement du général Petraeus, les Etats-Unis dépensent 20 milliards de dollars par an uniquement pour climatiser les tentes et les préfabriqués en Irak et en Afghanistan – soit plus que le budget annuel de la Nasa.

Le coût de la guerre est élevé : l’importance du montant de l’approvisionnement des soldats en eau, en alimentation, en munitions et en carburant – venus du Pakistan, à 1000km des campements – est déjà connue. Le montant dépensé pour rafraichir les troupes l’est beaucoup moins ! Si l’Afghanistan est une terre très froide en hiver, elle est très chaude en été. Pour climatiser les tentes des soldats, cela coûte en carburant …et en vie humaine. En effet, d’après une étude de l’institut pour une politique environnementale de l’armée américaine (Aepi selon l’acronyme anglais), un soldat est tué tous les 24 convois de carburant lors des attaques d’insurgés.

Le ministère de la Défense est le plus gros consommateur d’essence du Pentagone. Selon l’ancien général, la solution serait de projeter la mousse de polyuréthane sur les tentes. Un devis d’un montant de 95 millions de dollars (67 millions d’euros) a été rédigé pour développer ce type d’isolation, qui permettrait d’économiser 1 milliard de dollars (700 millions d’euros).  Si la solution pourrait permettre au Ministère de réduire sa facture et de réduire l’impact de la climatisation sur l’effet de serre, la décision n’a pas encore été généralisée car elle exigerait la mobilisation de soldats pour être appliquée…

Source: journal de l’environnement, courrierinternational, goodplanet, gentside, grist.org

Moyen-Orient : la pollution ou la guerre ?

Source: thefirstpost.co.uk

 

De part et d’autre du Moyen-Orient, la pollution atmosphérique tue. Le constat est grave. L’Agence nationale de protection de l’environnement en Afghanistan note que la mauvaise qualité de l’air fait plus de victimes à Kaboul que la guerre. Selon elle, 3000 personnes mourraient chaque année à cause de la pollution de l’air à Kaboul, en comparaison, 2777 civils ont été tués dans l’ensemble du pays en 2010.

Les troubles atmosphériques sont aussi alarmants à Beyrouth, au Liban, décrit une équipe conjointe de chercheurs de l’Université Saint-Joseph (USJ) et de l’Université américaine de Beyrouth, sous l’égide du Conseil national pour la recherche scientifique – et  grâce à un financement de la région Île-de-France.

L’étude – réalisée en 2008 et 2010 – montre ainsi qu’en moyenne annuelle, « la concentration de dioxyde d’azote (NO2) dans l’air a dépassé les 53 microgrammes par mètre cube en 2009 et 58 µg/m3 en 2010, sachant que la teneur maximale admise par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) est de 40 µg/m3 », explique Maher Abboud, professeur de chimie à l’USJ et membre de l’équipe de recherche.

Les causes de la pollution sont pour chacune des villes l’usage de voitures vétustes, le carburant de mauvaise qualité utilisé pour chauffer maisons et usines – les  déchets brûlés par les habitants à Kaboul et le manque d’urbanisation à Beyrouth.

Partout les urgences des hôpitaux sont de plus en plus fréquentées par les patients atteints de maladies cardio-pulmonaires. « Nous savons que la mortalité journalière hausse avec le degré de pollution » ajoute le Dr Marie-Louise Coussa-Koninski, chef du service de pneumologie à l’hôpital Rizk (Liban).

Ces constats sont finalement des appels à la réaction des autorités publiques pour réguler et réglementer les secteurs polluants tels que l’automobile ou l’urbanisme. Le cas afghan est un comble. La guerre qui tiraille le pays depuis 30 ans n’a pas permis de conduire des politiques de protections environnementales. Belligérants ou non, toute la population est à la fois victime et bourreau de ses voisins. La réaction des autorités sanitaires est certainement une première étape au changement, faut-il maintenant, pour les gouvernements avoir les moyens de réaliser ce changement…