Alsace : de l’énergie produite à partir de choucroute !

vive la choucroute

Bourse.lefigaro.fr a mis en ligne aujourd’hui un article étonnant sur l’énergie fabriquée en Alsace à partir de Choucroute ! Ne riez pas c’est très sérieux. Une station d’épuration locale traite le jus de choux pour le transformer en biogaz. Ce procédé permet de produire l’équivalent de la consommation d’énergie de 1500 personnes.

Comment est produite cette énergie à base de choucroute ?

Conçue et construite par Degrémont et exploitée par la Lyonnaise des Eaux, qui appartient au groupe Suez Environnement, la station de l’Ehn a été spécialement installée sur la commune de Meistratzheim, près de Krautergersheim, dans le Bas-Rhin, la capitale autoproclamée de la choucroute.

Le jus des choux est donc acheminé par camion sur ce site. Il est ensuite analysé avant d’être déversé dans une tour de méthanisation haute de 25 mètres. Les composés organiques sont dégradés, traités, par des bactéries qui les transforment en biogaz. Les déchets résiduels liquides rejoignent ensuite la filière de traitement des eaux usées urbaines, située sur le site même.

Daniel Karcher, directeur de l’entreprise régionale grand Est de Lyonnaise des Eaux, explique que :

–          « Le site peut traiter 30.000 m3 de jus de choucroute par an, soit l’équivalent de la pollution de 140.000 habitants. La production n’est pas homogène sur l’année puisqu’elle s’étale entre août et février ».

–          « Le biogaz produit par méthanisation du jus de choux est d’une excellente qualité puisqu’il contient 85% de biométhane à la sortie ».

–          « Ce gaz est utilisé dans la fabrication d’électricité et de chaleur. La chaleur est essentiellement utilisée pour le chauffage des locaux, du digesteur, du méthaniseur et pour le sécheur de boue. L’électricité est vendue à Électricité de Strasbourg, filiale d’EDF ».

Mais qui finance ce projet d’électricité choucroutesque ?

Le site industriel, présenté comme « plateforme environnementale » estimée à 23 millions d’euros, est financé par le Syndicat intercommunal (Sivom), l’Agence de l’eau Rhin-Meuse, le Conseil général du Bas-Rhin, le Fonds européen de développement régional (Feder) et la Région Alsace. Les consommateurs d’électricité participent également via la redevance d’assainissement qu’ils paient déjà, tout comme les producteurs de choucroute garnie.

Apparemment, les choucroutiers sont ravis. Jean-Luc Meyer, « gérant de la principale choucrouterie de la zone », se réjouit de réaliser des économies sur les frais de transport, parce qu’avant, il devait apporter le jus jusqu’à Strasbourg. En termes d’image aussi, il voit des bénéfices : « on passe d’un statut de pollueur à une image qui est plus associée au développement durable et ça, c’est bon pour la profession ». Pour lui, la choucroute devient « éco responsable ». Attention tout de même, le greenwashing n’est pas loin.

Source : bourse.lefigaro.fr

Nos bébés sont de véritables usines à biogaz

crédits : fotosearch.fr

 

C’est le genre d’affirmation qui fera sourire n’importe quel jeune parent. Et pourtant, l’idée est là. Celle-ci a germé dans l’esprit d’ingénieurs de Suez Environnement, qui sont parvenus à modéliser en laboratoire un concept de recyclage des couches en vue de produire du biogaz. Ce travail qui leur aura pris deux années, a été financé à hauteur de 40% par l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).

Le procédé consiste ainsi « à broyer les couches usagées pour isoler les différentes matières qui la composent » détaille un ingénieur de l’entreprise dans une interview réalisée par le quotidien le Parisien. Un ingénieur de Sita France, société spécialisée dans la collecte et la valorisation des ordures, ajoute qu’ « une fois isolés, les plastiques pourraient être réutilisés pour fabriquer d’autres plastiques, et les déchets organiques servir à la production de biogaz, d’électricité ou de chaleur » par le biais d’un processus de fermentation.

Outre une production d’énergie, ce procédé pourrait aussi mettre un coup d’arrêt à la prolifération des textiles sanitaires dans nos décharges. Le quotidien indique ainsi qu’un million de tonnes de couches seraient jetées chaque année, s’ajoutant aux lingettes et autres mouchoirs, « soit 9% de nos déchets ménagers », alors qu’un bébé consomme approximativement 6.000 couches au cours de ses deux premières années de vie.

Source : le Parisien.