WWF : une baleine sur la Tamise

La semaine dernière, les habitants de la capitale anglaise on pu assister à un spectacle des plus insolites en observant une baleine de 11 mètres descendre la Tamise. Cet événement, à l’initiative du WWF avait pour but de faire prendre conscience de la situation critique dans laquelle se trouve la baleine grise occidentale, une des espèces de cétacés les plus menacées de la planète.

Avec à peine 130 individus dont seulement 26 femelles en âge de procréer, la baleine grise occidentale fait partie des nombreuses espèces en voie d’extinction. Cette fragile population doit faire face à une nouvelle menace, le projet d’exploitation de pétrole et de gaz Sakhaline 2, qui dispose déjà de deux plateformes de forage au large de l’île de Sakhaline, en Russie Orientale. Sakhaline Energy, l’entreprise à l’initiative de ce projet, a d’ores et déjà l’intention d’en implanter une troisième, qui ne faisait en aucun cas partie de l’étude d’impact environnementale réalisée préalablement à la réalisation des plateformes initiales.

Le problème est que la baleine grise occidentale vient se nourrir dans les eaux au large de l’île Sakhaline durant les mois d’été et d’automne. Elle est le seul mammifère marin à se nourrir des petits invertébrés qu’elle dérange en agitant les fonds marins et en les filtrant à travers ses fanons. Les eaux peu profondes dans les abords de l’île sont le seul endroit où les mères peuvent apprendre à leurs petits la technique nécessaire pour trouver leur nourriture. Si ce projet aboutit, il y aura un risque de pollution sonore, de marée noire, de pollution chimique et de collision entre une baleine et un navire.

Le WWF appelle les bailleurs de fond européens de ce projet – BNP Paribas, Crédit Suisse et Standard Chartered – à s’opposer à cette nouvelle construction et à demander à ce que le projet soit limité au deux plateformes déjà existantes. « La baleine grise occidentale est au bord de l’extinction. L’édification d’une troisième plateforme ouvre dangereusement la voie à de nouveaux projets d’exploitation de gaz et de pétrole dans cette région. Le WWF demande aux banques de prendre des mesures et de s’opposer à cette initiative avant qu’il ne soit trop tard pour les baleines en sursit », a déclaré Colin Butfield, chef de campagne au sein de l’ONG.

Du 12 au 14 février 2012, un groupe de 11 experts indépendants, le Western Gray Whale Advisory Panel (WGWAP), dont la tâche essentielle est de trouver des solutions pour limiter l’impact des opérations de forage sur les baleines, se réunira avec les bailleurs de fonds et Sakhalin Energy.

La semaine dernière, sur la rive sud de la Tamise, les londoniens ont pu voir passer une baleine de 11 mètres. Dans le même temps, des exemplaires du « Daily Whale », un journal édité par le WWF, étaient distribués dans les stations de métro. Au travers de cette campagne, le WWF invite le public à encourager les banques à refuser l’implantation de cette nouvelle plateforme en signant la pétition en ligne sur le site dédié, www.thelast130.org .

 

Source : WWF

Google : voyage au cœur des océans

Google va enrichir son outil cartographique et ainsi permettre à ses utilisateurs de plonger dans les fonds marins australiens, avec le projet Catlin Seaview Survey. Plus de 50 000 images seront disponibles sur Google Earth, Google Maps ou encore de site le partage de vidéos YouTube.

L’Université du Queensland, grâce au sponsoring de l’assureur Catlin Group et à un partenariat avec Google, lance Catlin Seaview Survey. L’objectif de cette étude est de permettre aux scientifiques de mesurer l’impact du réchauffement climatique sur la grande barrière de corail. Des plongeurs équipés de la SVII Camera, une caméra missile qui permet de capter le paysage à 360°, sont en train de parcourir les fonds marins afin d’en tirer les meilleurs clichés.

Mais Catlin Seaview Survey ne s’adressera pas qu’aux spécialistes. Il va permettre à des millions d’internautes de pouvoir explorer les fonds marins, à l’instar du service Street View, déjà proposé par le géant de Mountain View. Il faudra cependant attendre jusqu’en septembre 2012 afin de pouvoir effectuer ce grand plongeon virtuel. Il est néanmoins d’ores et déjà possible de se rendre sur le site Internet Catlin SeaView Survey pour avoir un aperçu du projet.


Sources : 01net.com   journaldugeek.com

Australie : la pêche durable version high tech

L’association « Sustainable Seafood Guide » vient de mettre au point une application disponible sur iPhone qui va très certainement ravir les consommateurs australiens désireux d’acheter des produits issus de la pêche durable.

Cette version électronique du guide australien sur  les produits de la mer estampillés « pêche durable » arrive au bon moment. En effet, l’inquiétude sur l’appauvrissement des ressources halieutiques de l’océan pacifique est palpable dans la région. Les petits pays insulaires voient leur économie menacée et certains experts prévoient une chute catastrophique des ressources marines dans les prochaines décennies.

Cette application, pour le moment gratuite, permet aux consommateurs de recevoir des informations sur la surpêche et ses conséquences sur la biodiversité marine. Rappelons que 80% des réserves de poissons dans le monde sont sur-exploitées.

En préférant les produits de la mer répondant aux critères de développement durable, les consommateurs contrôlent mieux la façon dont le poisson est pêché et élevé.

Source : greenetvert.fr  sustainableseafood.org

Le cerveau des poissons perturbé par le gaz carbonique dans les océans

Selon une étude australienne publiée la semaine dernière, la hausse des émissions de dioxyde de carbone causées par l’homme peut affecter le cerveau et les centres nerveux des poissons de mer. Cette publication, réalisée par le Centre d’Excellente pour l’Etude des Coraux et le Conseil australien de la recherche, démontre que les concentration de CO2 dans les océans prévues pour la fin de ce siècle vont interférer avec les capacités des poissons à entendre, sentir et échapper à leurs prédateurs.

Les chercheurs ont testé pendant plusieurs années les aptitudes des jeunes poissons évoluant dans des eaux de mer contenant de hauts niveaux de gaz carbonique dissous. « Il est désormais certain que ces populations enregistrent une perturbation notable de leur système nerveux central, ce qui amoindrit leurs chances de survie. Nous avons découvert qu’un taux élevé de gaz carbonique dans l’eau peut interférer directement avec les fonctions de neurotransmission des poissons, ce qui représente une menace directe et jusqu’alors inconnue pour la vie marine », a déclaré Philip Munday, un des scientifiques de l’équipe.

Une forte concentration de gaz carbonique dans l’eau de mer perturbe un récepteur clé du cerveau des poissons ce qui entraine des changements dans leur comportement et leurs capacités sensorielles. Lors des expériences, les chercheurs ont constaté que les bébés poissons souffraient plus de ces perturbations que leurs prédateurs.

« Nos travaux montrent que l’odorat des bébés poissons était affecté par une hausse du gaz carbonique dans l’eau, ils avaient plus de mal à trouver les récifs de coraux ou à détecter l’odeur d’un poisson prédateur, les poissons perdaient également leur instinct pour tourner à droite ou à gauche, un facteur crucial lorsqu’ils évoluent en groupe ».

Philip Munday a souligné que quelques 2,3 milliards de tonnes de CO2 d’origine humaine se dissolvent dans les océans de la planète chaque année, provoquant un changement dans la composition chimique de l’environnement marin.

Source : AFP

Un phoque dans la Dordogne

Phoque moine cap blanc mauritanie trenelvalerie.com

Un phoque a été aperçu à plusieurs reprises dans la Dordogne. Les eaux de la Dordogne ne sont pas celles de Mauritanie, ok…mais notre phoque a de quoi s’amuser et nous amuser aussi…quoique, c’est parce qu’il chercherait de quoi se nourrir que l’animal aperçu sur les berge du fleuve français début avril, près de Bergerac, remonte le courant.

En effet, l’internaute.com, qui rapporte l’information, assure que d’ordinaire, « les phoques vivent dans l’océan Atlantique et ou bien dans la Manche, à proximité des îles ». Il est donc plutôt étonnant de le retrouver à près d’une centaine de kilomètres de l’estuaire de la Gironde, comme en témoigne un pêcheur du Périgord, cité par ladepeche.fr :

« De loin, j’ai cru à un morceau de bois échoué sur la berge, mais au fur et à mesure que je me suis approché, ça ne faisait plus l’ombre d’un doute. C’était bien un phoque ».

Comment ne pas avoir ici une pensée ici pour la baleine égarée dans la Tamise au coeur de Londres en 2006.

Mais réjouissons nous. Notre phoque, discret mais attentivement surveillé par les autorités, ne risquerait rien. Au contraire. Sa présence dans la Dordogne serait un excellent signe de la qualité de l’eau du fleuve, qui n’est rappelons-le, pas l’élément naturel de l’animal.

Espérons tout de même qu’il retrouve son chemin vers l’océan…