L’extinction de l’espèce de dauphin la plus rare au monde ?

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« Cinq dauphins au large de la ville d’Hamilton « ,

Source :http://a401.idata.over-blog.com

 

L’extinction des dauphins Maui, la plus rare au monde, est-elle proche ? En effet, il ne reste plus que 55 cétacés adultes (identifiés à ce jour) de cette espèce qui vit uniquement au large de l’île du Nord de la Nouvelle-Zélande.

 

Alors que les défenseurs de la vie sauvage mettent la pression sur Wellington pour éviter qu’il disparaisse à jamais, le Maui est à l’ordre du jour de la réunion du comité scientifique de la Commission baleinière internationale, qui s’est tenue le 15 juin 2014 à Jeju, en Corée du Sud. La réunion n’a malheureusement pas permis de résoudre la question. L’ONG très active Sea Shepherd, fondée par Paul Watson en 1977, vient de lancer une action de mobilisation contre les pécheurs et les industries extractives qui prospectent dans le secteur.
De petite taille (170 cm au maximum), gris et blanc, le dauphin Maui tient son nom d’un demi-dieu polynésien. Au regard du nombre réduit de survivants, les experts estiment probable son extinction d’ici 2030 au plus tard si aucune mesure d’urgence n’est prise. Cette espèce de dauphin n’a été observée que dans les eaux peu profondes en bordure de la côte occidentale de l’île du Nord. Sachant que la période de gestation de la femelle varie de deux à quatre ans, les risques de disparition définitive de cette espèce de dauphin pourraient-être imminents.

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Source : http://www.lets-face-it-dolphins.com

 

Les filets de pêches et l’immobilisme du gouvernement, principaux coupables
Cinq de ces cétacés sont tués tous les ans par les pêcheurs, lors de prises accidentelles, selon Liz Slooten, professeur de zoologie à l’Université d’Otago (Dunedin en Nouvelle-Zélande), citant un rapport d’experts commandité par le gouvernement. « Ces dauphins sont au bord de l’extinction. Si on ne fait pas quelque chose tout de suite, jamais ils ne survivront », prévient-elle. Selon Wellington, les filets maillants, ces filets de nylon de plusieurs kilomètres de long, fixés verticalement et laissés dans l’eau pendant de longues périodes, sont la principale cause de disparition des dauphins. Par ailleurs, plusieurs associations de défense de la biodiversité suspectent l’exploitation minière des fonds sous-marins d’être l’une des raisons de l’extinction progressive de l’animal, y compris la surveillance sismique. Ces missions ont repris en 2014 avec l’attribution par la Nouvelle-Zélande d’une licence d’exploration pétrolière à un consortium d’entreprises et ce, malgré la catastrophe écologique datée d’octobre 2011, lors de laquelle un cargo s’était échoué au large des côtes du pays, provoquant une importante marée noire.
L’an dernier, quelques restrictions ont été prises en matière de filets maillants et de pêche au chalut, dans la zone de vie des dauphins Maui. Mais le gouvernement néo-zélandais a refusé de les interdire complètement, comme le recommandait la Commission baleinière internationale. Il a préféré ouvrir une enquête pour la mise en place d’un programme de sauvegarde, qui doit évaluer les risques pour les dauphins et ceux encourus par « les communautés de pêcheurs si la pêche est interdite ».
L’enquête a pris fin en novembre. Aucune mesure n’a été annoncée par le gouvernement, accusé par les écologistes d’immobilisme et de défendre les intérêts des lobbys pétroliers. « Le temps est un facteur essentiel avec des populations aussi basses, leur nombre peut chuter d’un coup », s’inquiète Karli Thomas, membre de Greenpeace. «Nous craignons que le gouvernement fasse trainer les choses jusqu’à un point de non-retour. Attendre qu’on n’en parle plus, faute de survivant, n’est pas une solution».

 

L’image de la Nouvelle-Zélande écornée
Sur la côte de l’île nord néo-zélandaise, les pêcheurs démentent être la cause de la disparition du mammifère marin. Ils se voient comme le bouc émissaire des défenseurs de l’environnement. «En 25 ans, il n’y a eu qu’un seul dauphin Maui pêché par accident», assure Keith Mawson, un représentant de l’industrie de la pêche de la région. «Vous pouvez éliminer tous les droits de pêche le long de la côte ouest, ça ne garantira pas la survie du dauphin », a-t-il rappelé.
L’affaire du dauphin Maui nuit à l’image de la Nouvelle-Zélande, réputée pour sa nature sauvage et intacte. Le pays, qui vante ses paysages « 100% purs » dans les campagnes touristiques à travers le monde, doit agir rapidement, estime la Société pour les mammifères marins. « Les gens viennent ici parce qu’ils savent que nous sommes respectueux de la nature, c’est l’image que nous cherchons à promouvoir », rappelle Phil McCabe, qui possède une agence de tourisme.
L’inaction de Wellington risque de lui valoir une image d’hypocrite, renchérit Liz Slooten, la zoologue de l’université d’Otago. « Les Japonais n’ont pas manqué de noter que nous les critiquons pour la pêche à la baleine mais nous ne bougeons pas le petit doigt pour sauver nos propres dauphins de l’extinction ».
L’organisation non gouvernementale World Wildlife Foundation a par ailleurs lancé le 20 mai 2014 une campagne baptisée « The Last 55 » pour appeler le gouvernement néo-zélandais à interdire totalement la pêche au filet et au chalut le long des côtes de l’île du Nord où vivent ces cétacés. Bien que leur objectif soit identique, leur action est différente de Sea Shepherd, car le groupe est bien plus modéré dans ses modalités d’action.

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Source : www.wwf.org

Droit de l’environnement : des Etats généraux prévus en mai

Aujourd’hui, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, a annoncé que seraient organisés en mai des Etats généraux dédiés au « droit de l’environnement », dans le cadre d’un grand chantier de modernisation de cette discipline.

Dans quel contexte auront lieu ces Etats généraux ?

Le ministre a indiqué, lors de la présentation du premier conseil des ministres de l’année du programme de travail du gouvernement pour le premier semestre, que le chantier de la modernisation du droit de l’environnement était « attendu par de nombreux acteurs industriels et décideurs publics locaux ».

Les sujets écologiques seront fréquemment  à l’agenda public dans les mois qui viennent avec le débat national sur la future politique énergétique, ouvert fin novembre pour plusieurs mois et avec l’objectif de parvenir à une loi de programmation dès l’automne 2013.

En matière de biodiversité, une loi-cadre est prévue, ainsi que la création d’une Agence de la biodiversité et l’élaboration d’une fiscalité plus écologique, sans oublier la réforme du code minier. Enfin, se poursuivra la discussion sur la proposition de loi sur les tarifs de l’énergie déposée par le député Brottes, rejetée par les sénateurs en octobre dernier. Cette proposition ambitionne notamment d’instaurer un bonus-malus sur la facture d’énergie des ménages. Rappelons que l’électricité vient d’augmenter de 2,5%, ce qui va peser sur le pouvoir d’achat de nombreuses familles.

Pour suivre les débats sur l’évolution du droit de l’environnement, consulter le blog de l’excellent avocat en droit de l’environnement, Arnaud Gossement.

Source : 20minutes.fr

La Commission européenne tire un bilan mitigé du sixième programme d’action pour l’environnement

 

http://www.siol.net/eu

Alors que le sixième programme d’action pour l’environnement (PAE) de l’Union européenne arrivera sous peu à échéance, la Commission européenne vient d’adopter le 31 août, un bilan des dix années d’existence de ce dispositif, adopté en 2002 par le Conseil et le Parlement européen, qui fixe le cadre global pour la politique européenne en matière d’environnement.

Celui-ci a connu plusieurs réussites, exposées par la Commissaire européen à l’environnement, Janez Potočnik. Il s’agit par exemple de l’extension du réseau Natura 2000, qui selon ses dires, « couvre désormais près de 18% du territoire de l’UE ».

Mais ce bilan note aussi que « des progrès restent à faire » et ce notamment « dans la mise en œuvre des objectifs fixés et des règles établies au niveau de l’UE et dans l’amélioration de la protection de la biodiversité et de la qualité du sol et de l’eau ». Janez Potočnik souligne ainsi qu’ « une meilleure mise en œuvre des règles de l’UE par les États membres est nécessaire afin de combler le fossé entre les ambitions législatives du 6e PAE et ses résultats finaux ».

Il nous apprend en outre qu’un vaste débat public sera lancé prochainement afin de définir les orientations que prendra la future politique de l’Union en matière d’environnement, qu’il veut « ambitieuse » et tournée vers une croissance intelligente et durable.

 

Sources : enviro2b.com, actu-environnement.com

 

PNUE : protéger les eaux en haute mer

Source: Antoine STANISIERE sur artactif.com

 

Si les eaux territoriales sont soumises à la protection des Etats, les eaux internationales ou hautes-mers sont sous la tutelle des autorités internationales. Un récent rapport du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), intitulé « Perspectives Environnementales Mondiales », conclut que les trois quarts de cette zone sont exploités au-delà de leur capacité maximale par le secteur de la pêche maritime.

Une étude précédant ces conclusions – celui du congrès du Programme international sur l’Etat des Océans (Ipso) – dénonçait également la surpêche de cette zone, la pollution détruisant des habitats entiers, acidifiant les eaux et l’augmentation de température des océans.

Ce panel scientifique concluait qu’au cours du demi-milliard d’années écoulées, cinq extinctions de masses sont survenues après des calamités naturelles, au cours desquelles plus de 50% des espèces existantes ont disparu.

Le PNUE dénonce une faiblesse dans l’application des engagements pris dès le sommet de la Terre, à Rio au Brésil, en 1992. Les eaux de hautes mers sont protégées mais la pression de la pêche détériore la biodiversité sous-marine. La surpêche s’explique d’après Achim Steiner, vice secrétaire de l’ONU et directeur du PNUE, par les subventions des Etats à leur industrie maritime : « il y a deux fois plus de navires de pêche industrielle présents pour capturer du poisson que les océans ne peuvent en supporter ». A la fragmentation des juridictions nationales de préservation des océans, s’ajoute l’apparente surdité des gouvernements aux cris alarmants de leurs propres experts. Tous les pays exploitent mais aucun ne gèrent au final.

Une série de résolutions de l’Assemblée Générale des Nations Unies depuis 2004, a permis d’élaborer un régime de protection de la biodiversité dans les profondeurs marines. Mais les résultats restent limités. Il faut repenser la gouvernance des océans et le processus de mise en œuvre des engagements. A ce sujet,  les gouvernements se réuniront à New York à la fin du mois de juin, pour préparer le sommet de Juin 2012 de Rio, et se concentreront notamment sur la problématique des océans.

Il devient nécessaire d’adopter des mesures au niveau international pour la conception et la gestion des régions marines protégées dans les eaux internationales, décrit le rapport de la PNUE. L’agence onusienne estime que 110 milliards de dollars d’investissements sont nécessaires dans les prochaines années pour gérer la pêche et amener les fonds marins de « récupérer

Le monde ne peut plus se permettre de retarder la restauration de la santé et la richesse des océans. Le demi-milliard de personnes qui dépendent d’une industrie de pêche en bonne santé, et le milliard qui dépendent du poisson comme principale source de protéines, ne peuvent attendre la communauté internationale, encore 20 ans, pour agir.

Sources: mediaterre, actualites-news-environnement.com, romandie, lefigaro, radio-canada

Développement durable : les plantes grimpantes pour des murs végétalisés

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La création de murs végétalisés à partir de plantes grimpantes est un bon exemple de démarche, facile et utile, à suivre en faveur du  développement durable. Les bienfaits des murs verts sont nombreux et franchement, il n’est pas trop compliqué de favoriser l’épanouissement de plantes grimpantes, elles poussent presque toutes seules!

Les bénéfices des façades végétales sont multiples :

Pour l’environnement : régulation de la température ; filtration les particules de poussière ; réduction de gaz à effet de serre ; réduction de la quantité et amélioration de la qualité des eaux de ruissellement.

Pour nous tous : amélioration de la qualité visuelle de l’espace aménagé en milieu urbain ; amélioration du confort des occupants en procurant une isolation sonore ; sensibilisation à l’importance des espaces verts en milieu urbain.

Pour le bâtiment : isolation thermique ; protection empêchant les pluies d’atteindre directement le mur et absorption également une partie de l’humidité ambiante ; protection de l’enveloppe du bâtiment des rayons solaires ultra violets, des températures élevées et des fluctuations journalières de température.

A Montréal, le Centre d’écologie urbaine développe, depuis plusieurs années maintenant, des « outils éducatifs et de sensibilisation dans le but de lutter collectivement contre les îlots de chaleur urbains ». C’est dans ce contexte qu’il a lancé le guide Les plantes grimpantes : une solution rafraîchissante accompagné d’un beau diaporama. Les communes françaises pourraient sans doute s’en inspirer ?!

crédits : Centre d'Ecologie urbaine de Montréal

Et puis pourquoi attendre l’action des élus ? Si vous le pouvez, n’hésitez pas à vous lancer et à planter vous-même les plantes qui décoreront les façades de votre domicile !

Marche à suivre pour faire pousser vos plantes grimpantes :

Pour la plantation en extérieur, une fois l’endroit de la plantation choisir, il faut creuser « un trou trois fois plus grand que la racine de la plante, dans le sol ». Pensez à plonger « les racines dans de l’eau un instant pour leur assurer une bonne hydratation ». Ensuite, il suffit de les enfouir « dans le trou, en prenant bien soin de l’incliner légèrement vers l’endroit où vous voudrez que la plante se développe ». Si vous estimez cela utile, « un paillage servira à recouvrir la surface, cela permettra de garder plus longtemps l’humidité du sol ».  Le plus important, à ce stade, est de « garder la terre bien humide, mais pas trop, pour que la plante puisse se développer ».

Quelle plante grimpante choisir ?

Le choix est large, donc il s’agit avant tout d’une histoire de goût. Les plantes peuvent être « caduques, persistantes (céanothes, camélias), avec des couleurs vives comme la vigne vierge, le concha, parfumées comme le chèvrefeuille, à floraison généreuse comme la clématite. Des exemples de plantes grimpantes ligneuses peuvent vous plaire : glycine, bignone, chèvrefeuille, et d’autres nécessitent d’être replantées, car elles sont herbacées : pois de senteur, coloquinte, ipomée. L’orientation du mur compte pour beaucoup dans l’accommodation de ces végétaux : si le mur est dirigé au nord, le jasmin d’hiver peut être envisagé. Au sud, l’ipomée ou le solanum se développeront facilement. L’est est propice pour le chèvrefeuille ou la vigne vierge, et l’ouest est bénéfique pour la glycine, les rosiers grimpants ou les bignones ».

Comment les entretenir ?

L’entretien des plantes grimpantes n’est pas difficile. Elles nécessitent simplement « quelques tailles, surtout lorsqu’elles dévient de leur trajectoire, et un peu de nettoyage comme la taille legère de rameaux en automne est aussi utile ».  Ne prenez pas la peine d’ajouter à la plantes des fertilisants, sauf si le sol l’exige, c’est-à-dire, s’il est vraiment pauvre.

Pour la taille, « une plante qui fleurit au printemps ne se taille pas en hiver, pour préserver les jeunes pousses. En revanche, pour les plantes à floraison estivale, celle-ci est taillée en hiver pour donner encore plus de fleurs. Certaines plantes ligneuses ont besoin d’être espacées, n’hésitez pas à sacrifier quelques branches ».

La principale mise en garde concerne évidemment la toiture et les gouttières. Attention à bien enlever les feuilles mortes pour qu’elles n’obstruent pas les chemins d’écoulement normal des eaux de pluie. N’hésitez pas, à « guider et de soutenir certaines plantes, dont la glycine, de façon à ce qu’elles ne s’enroulent pas autour des gouttières et de la tuyauterie ».

Les plantes grimpantes, parfaites pour des murs végétalisés, représentent une solution facile et pas cher pour améliorer notre environnement!

Sources : horticulteurs.net, ecologieurbaine.net

Pacifique : les requins bouffés par l’homme

Copyright 2012 CorbisCorporation

Une équipe internationale de scientifiques a publié vendredi, aux États-Unis, les résultats alarmants issus du recensement de populations de requins de récifs du Pacifique, ou requins gris. Elles seraient en baisse de 90%, surtout dans les zones à forte densité humaine, où la pêche intensive est courante. Un scientifique résume ce phénomène par cette phrase: « en bref, les humains et les requins ne cohabitent pas! »

Situation critique pour les requins

Selon certaines estimations, les populations de grands prédateurs se sont effondrées ces trente dernières années, avec près de 30 à 70 millions de requins tués chaque année par l’homme, le plus souvent pour répondre à la demande des consommateurs asiatiques, très friands d’ailerons de requins, jugés aphrodisiaques. Ce phénomène résulte donc de la pêche intensive, mais aussi de prises accidentelles par les pêcheries industrielles, et la pêche de loisir.

Cette hécatombe touche essentiellement les espèces de requins océaniques, dont le requin blanc. En ce qui concerne les requins de récifs, un manque de statistiques empêchait jusqu’ici les scientifiques et chercheurs de déterminer avec précision l’état des populations. Les recherches menées récemment, dont les résultats sont publiés en ligne dans la revue Conservation Biology, montrent que les populations de requins de récifs ont fortement diminué « surtout autour des îles très peuplées ». Marc Nadon, principal auteur de l’étude et chercheur au Joint Institute for Marine and Atmospheric Research (JIMAR) à l’Université de Hawaii, ajoute que « la baisse y dépasse les 90% comparativement aux requins évoluant à proximité des récifs coralliens et îles isolées ».

Un impact humain dévastateur

Ces résultats sont le fruit d’une investigation menée sur six ans – entre 2004 et 2010 – consistant en des plongées sous-marines afin d’évaluer la vie des grands prédateurs et d’identifier les menaces directes dont ils sont victimes. Les plongeurs ont effectué plus de 1600 sorties autours de 46 îles et atolls du Pacifique, ce qui leur a permis d’obtenir des données comparatives entre les milieux fortement peuplés et ceux plus isolés. De plus, cette méthode a rendu plus simple le recensement des populations de requins dans cette vaste zone océanique qu’est le Pacifique.

Les informations ainsi recueillies sur l’état des populations de requins, ont permis aux scientifiques de les combiner avec d’autres données à caractère « sociétal », comme des informations sur l’habitat humain et les populations humaines, la situation géographique des îles, la température des océans… Toutes ces données ont montré que l’homme a un impact dévastateur sur son environnement direct. Marc Nadon explique que « autour de chaque zone très peuplées dans le Pacifique où nous avons effectué des recensements comme les principales îles hawaïennes, l’Archipel des Mariannes et les îles Samoa sous administration américaine, les nombres de requins de récif étaient extrêmement bas comparativement aux eaux autour d’autres îles dans les mêmes zones mais plus isolées des humains ».

Les résultats de cette étude montrent qu’il ne reste que 10% de requins gris de récifs dans les zones peuplées du Pacifique. D’où l’importance de surveiller les populations marines, mais également les comportements humains, trop souvent néfastes pour l’environnement. Il s’agit de faire comprendre aux habitants de ces îles leur impact sur la faune et la flore sur le long terme et la nécessaire obligation de modifier leurs actions vis-à-vis de la nature, avant la disparition d’espèces menacées.

Source: Goodplanet.info

Ile de Pâques : tourisme durable et biodiversité

Le gouvernement chilien souhaite pallier la menace de l’attrition de la biodiversité de l’île de Pâques en encourageant le tourisme durable. Pâques est probablement le lieu le plus isolé du monde. Située dans l’Océan Pacifique à 3 700 km de Santiago du Chili (pays dont elle dépend) et à 4 300 km de Tahiti, l’île est particulièrement connue pour ses statues monumentales, les Moais.

Depuis 1995, le patrimoine exceptionnel de l’île est protégé et inscrit au Patrimoine mondial de l’Humanité par l’UNESCO.

 Des parcs ou réserves naturelles, parfois surveillés, enserrent les zones des vestiges. La communauté Rapa Nui veille jalousement sur les traces de son histoire et constitue un pouvoir parallèle au gouvernement officiel chilien.

Malgré cet isolement et le pouvoir parallèle octroyé aux Rapa Nuis, l’île souffre d’un afflux de visiteurs particulièrement dommageable pour son écosystème, pourtant, tout à fait exceptionnel. Pâques abrite une importante population d’oiseaux de mer tel que des frégates, des goélands ou encore des sternes noirs, une espèce qui ne compte plus qu’une poignée de spécimens.

Depuis la fin des années 1960 et la construction par les Américains de l’aéroport de Hanga Roa, tout semble même avoir été entrepris pour qu’il le soit davantage. L’île de Pâques, à peine plus grande que celle d’Oléron, en Charente-Maritime, voit débarquer chaque année par moins de cinquante mille visiteurs. Ces flux migratoires incessants s’expliquent par l’inconséquence de Santiago, qui après avoir limité l’accès à environ six mille visiteurs par an, a autorisé l’implantation d’hôtels de luxe. Les vols et les croisières se sont par ailleurs multipliés, ce qui a également fortement contribué à menacer l’ordre naturel établi.

Néanmoins, les autorités chiliennes ont récemment décidé d’en faire une destination pilote en matière de tourisme durable.

Il s’agit de la troisième destination pilote du pays mise en place par le Programme National de Tourisme Durable. Avec cette initiative, SERNATUR (Service National du Tourisme) chercher à impulser le développement durable de l’île, tout en se différenciant d’autres destinations concurrentes au niveau national et international. Un gage de qualité pour les touristes, qui seront ainsi sensibilisés à l’impact écologique de leur passage.

Pour ce faire, habitants et acteurs économiques de l’île cherchent à coordonner leurs actions. La gestion globale du tourisme dans la zone, la généralisation du recyclage ou encore la préservation des lieux sont quelques une des pistes de travail qui seront étudiées. Sur le plan de l’énergie, le recours aux énergies renouvelables, solaires et éoliennes, sera ainsi développé.

Ce plan visera également à valoriser et sauvegarder le riche écosystème environnant. Pour ce faire, les parcs nationaux sont appelés à se développer. Récemment, un projet visant à créer la plus grande réserve marine du monde a été proposé dans le but de conserver l’exceptionnelle biodiversité existante dans la zone.

Sources : chile-exepcion  zegreenweb

Abeilles : des marques au secours des butineuses

La disparition inquiétante des colonies d’abeille à travers le monde semble émouvoir plusieurs acteurs de la grande distribution. Monoprix, Innocent ou encore le centre commercial Le Millénaire à Aubervilliers, jouent les sauveurs de l’insecte butineur.

Les packagings de la désormais célèbre marque de smoothies Innocent, voient en ce moment la vie en jaune et noir en arborant un logo représentant une petite abeille. La marque a signé un partenariat avec la Société Centrale d’Apiculture (SCA) en s’engageant à construire des ruches. A chaque achat, et ce, du 21 mars à la fin du mois d’avril, le client « adopte » une abeille. Après 80 000 packs de 25 à 75 cl achetés, une ruche sera construite. Chaque consommateur aura même le droit à un certificat d’adoption, un site dédié ouvrira ses portes à compter du 1er mars.

Le centre commercial Le Millénaire à Aubervilliers vient, quant à lui, de procéder à l’installation de six ruches sur son toit, en collaboration avec le programme « Abeilles, Sentinelle de l’Environnement ». Les deux partenaires, Icade Immobilier et Klépierre Ségécé, poursuivent leur engagement respectif dans une démarche éco-responsable.

De son côté, Monoprix débute la commercialisation de son propre miel, produit sur les toits de ses magasins de l’avenue des Ternes et de la porte de Châtillon. L’installation de 18 ruches au mois de mai dernier ont déjà permis la production de 1 000 pots. L’idée d’installer des ruches sur les toits des magasins Monoprix est née de plusieurs constats : les abeilles sont les premières victimes des insecticides et des pesticides utilisés en agriculture intensive, c’est pourquoi, les températures clémentes, la diversité des plantations ainsi que les méthodes de culture sans pesticides, font de la ville un véritable refuge pour les butineuses.

Marketing opportuniste ou véritable engagement responsable, une chose est sûre, Paris est en phase de devenir une véritable « bees city ». Rappelons que la capitale compte déjà plus de 300 ruches, les plus connues sont situées au pars Georges Brassens dans le 15ème arrondissement, au jardin du Luxembourg et sur les toits de l’opéra Garnier.

 

Source : .e-marketing.fr

Paris veut faire de la place à la nature

La capitale constitue un véritable écosystème, « la ville abrite 2 000 types de plantes sauvages ou spontanées et de nombreuses espèces animales qui auraient les moyens de s’en aller mais choisissent de rester » indique Philippe Jacob, de l’Agence d’écologie urbaine de Paris, une structure qui dépend de la municipalité.

Pourtant, lorsque l’on interroge les Parisiens au sujet des espèces animales qui peuplent la capitale, les premiers mots qui leur viennent à l’esprit sont plutôt « pigeons, rats, moineaux et cafards ».

La plus belle ville de monde abrite 2 000 types de plantes et de nombreuses espèces animales.  Les associations et les jardiniers recensent pas mois de 9 espèces d’orchidées sauvages et  les pelouses abritent une étonnante biodiversité. « Depuis 2001, la municipalité n’utilise plus de pesticides pour traiter les espaces verts et a laissé s’épanouir des espaces en friches. Cette politique favorise le développement de la petite faune », constate la journaliste Nassera Zaïd, coauteur du guide Paris nature (éditions Lonely Planet, 2011).

Avec un peu d’attention, les Parisiens peuvent observer des hérissons se promenant dans certains parcs, des orvets dans le bois de Vincennes ou encore une chouette hulotte planant autour du clocher de l’Eglise Saint-Paul.

Pour préserver et enrichir cette biodiversité, la Ville de Paris a élaboré un plan d’actions en concertation avec les habitants. Cette démarche interactive et innovante a permis de mettre au point un livre blanc. Le Plan Biodiversité a été définitivement adopté au cours du Conseil de Paris du mardi 15 novembre 2011.

Au même titre que la lutte contre le changement climatique, la sauvegarde de la biodiversité est devenue un enjeu majeur du XXIème siècle. Dans la continuité de sa politique menée depuis 2001, en faveur du développement durable, la Ville de Paris souhaite devenir  un acteur novateur et ambitieux. Elle est d’ailleurs l’une des premières grandes métropoles européenne à se doter d’un Plan Biodiversité.

La présence d’arbres et d’espaces verts participe à la lutte contre les îlots de chaleur, à la fixation des polluants, et valorise les quartiers. La végétation et la présence d’animaux suscitent curiosité et dialogue ; à ce titre elles sont un vecteur de lien social et contribuent au bon fonctionnement de la cité. Elles renforcent aussi la conscience environnementale des citadins.

 Le livre blanc qui répertorie 95 propositions visant à améliorer la biodiversité dans la capitale est consultable à cette adresse.

Sources : paris.fr, direct matin

WWF : 1.000 espèces découvertes en Nouvelle-Guinée

La planète peut se réjouir, malgré la prédation des activités humaines, la nature résiste. En Pentagonie Nouvelle-Guinée, la biodiversité est l’une des plus riches du monde. Dans un récent rapport intitulé « Final Frontier », l’organisation World Wild Life (WWF) a révélé la découverte de 1.060 nouvelles espèces.

 

Grenouille à crocs, serpent aveugle et dauphin à la tête arrondie…

…Ces charmantes créatures font partie des plus de 1.000 espèces découvertes. Si la Nouvelle-Guinée représente moins de 0,5% des terres du globe, elle héberge entre 6 à 8% des espèces recensées dans le monde et les deux-tiers ne se retrouvent que sur cette île.

Des dizaines de papillons – dont un spécimen de plus de 30 cm d’envergure – et d’invertébrés ont été découverts au rythme de deux par semaine entre 1998 et 2008. « Cette diversité est telle qu’il est courant de faire de nouvelles découvertes encore aujourd’hui », résume Neil Stronach, responsable du WWF pour la Mélanésie occidentale.

 

Paradis terrestre mis en danger par l’homme

Le Dr Eric Verheij, Directeur du WWF en Mélanésie, se félicite de ces bonnes nouvelles mais souligne la menace de l’exploitation forestière, de l’exploitation minière, du commerce de la faune, de la conversion en terres agricoles et en particulier de celle liée à la production d’huile de palme qui menace sérieusement l’ensemble des forêts tropicales de la planète.

Ses activités mettent en danger les espèces et libèrent d’énormes quantités de gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère qui accélèrent le changement climatique. Des études indépendantes montrent que « le taux de déboisement des forêts accessibles à l’exploitation forestière industrielle est en hausse de 3,4 % par an, un taux beaucoup plus élevé que par le passé ». La Chine, achèterait près de 82 % des exportations de bois annuelles de PNG, ce qui représente un volume total de deux millions de mètres cubes dont 70% seraient exploités illégalement.

Ces découvertes montrent que les espoirs ne sont pas vains. La nature résiste mais il est nécessaire de ne pas se reposer sur elle et chercher à réduire les activités humaines nuisibles au développement des espèces.

 

Sources: zegreenweb, 20minutes, europe1, panda.org

Le crabe royal migre en Antarctique : nouvelle menace sur la biodiversité

Une migration « prévue » par les scientifiques

Le biologiste Sven Thatje avait prévu la migration des crabes des eaux profondes vers les eaux peu profondes de l’Antarctique depuis plusieurs années. Mais son équipe américano-suédoise n’a observé ce phénomène que cet hiver à bord du brise-glace suédois Oden. Elle essaye de comprendre où, quand, à quelle vitesse cette migration se produit et surtout, s’il s’agit d’une migration pérenne.

Le crabe royal vit habituellement dans les eaux profondes qui bordent l’Alaska, la Russie, la Nouvelle-Zélande, le Chili ou l’Argentine. Or, cette espèce n’avait pas pu survivre jusqu’à présent en Antarctique car il faisait trop froid. Ainsi, beaucoup de créatures du fond des mers comme les moules, les étoiles de mer et les oursins n’ont pas développé de défense contre les crabes depuis 40 millions dernières d’années. Selon Sven Thatje, « les espèces de l’Antarctique sont tout à fait uniques, c’est le résultat de dizaines de millions d’années d’évolution isolée ».

 

Le réchauffement climatique fait chuter « la barrière de magnésium »

Lorsque l’eau est trop froide, les crabes ne peuvent pas se débarrasser du magnésium de leur sang. Le magnésium est un minéral commun dans l’eau de mer et s’ils ne peuvent pas s’en débarrasser, il cause un effet narcotique qui les empêche de se déplacer. Mais, les eaux et l’air autour de la péninsule arctique se sont réchauffés depuis les années 1950.

Quelques scientifiques vont jusqu’à avancer que la barrière de magnésium pourrait bientôt chuter puisque le changement climatique mondial affecte continuellement la faune et la flore des régions polaires. D’autres scientifiques comme David Barnes, écologiste marin du British Antarctic Survey, relativise en ce que les changements de température d’eau de mer affectent la surface mais ne seraient pas assez significatifs pour affecter les espèces du fond des mers.

D’un autre côté, il reconnaît que le changement climatique affecte l’Antarctique et cause des problèmes pour les manchots et les phoques qui dépendent des surfaces glacées pour se nourrir et s’abriter. Il admet que cela créé une source d’inquiétude : la tolérance ou l’adaptation des animaux à ses changements dans un court laps de temps va être « délicate »…

Source : The Washington Post

Les crustacés d’eau douce, ces indicateurs de la qualité des eaux

Les crustacés d’eau douce sont menacés en France métropolitaine. C’est la conclusion d’un travail de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et du Muséum national d’Histoire naturelle. Or cela indique que la qualité des eaux n’est plus au rendez-vous…

Un état des lieux des crustacés d’eau douce a été dressé par l’UICN et le Muséum national d’Histoire naturelle après trois ans de travail. Les 576 espèces résidant en France métropolitaine ont été étudiées et il s’avère que près de 28 % d’entre elles sont menacées.

Les écrevisses les plus fragiles

Les espèces les plus menacées sont les écrevisses : les aménagements des rivières dégradant leur environnement et la maladie mortelle, la peste des écrevisses, répandue par une écrevisse américaine introduite – qui en outre entre en compétition avec les espèces endémiques – impactent très fortement les populations d’écrevisses françaises.

En haut du triste podium, l’écrevisse à pattes blanches est ainsi classée comme espèce « vulnérable », l’écrevisse à pattes rouges « en danger » et l’écrevisse des torrents « en danger critique ». Les écrevisses sont très sensibles à la pollution chimique de l’eau et sont donc des indicateurs de la qualité de l’eau. Dans le Var par exemple, alors que le plan de lutte contre l’invasion du moustique-tigre bat son plein, l’utilisation de produits chimiques dans les plans d’eau afin de détruire des nymphes de moustiques est aussi source de mortalité pour le petit crustacé Chirocephalus spinicaudatus, classé « en danger critique » …

La solution en amont

La solution la plus évidente est de protéger les milieux de la pollution et des aménagements car la seule sensibilisation ne suffit pas. De telles actions seraient bénéfiques à toute biodiversité des milieux protégés : pensons à la zone interdite autour de la centrale de Tchernobyl, qui après 25 ans, est devenue, malgré la radioactivité,  florissante de biodiversité. Sans aller à une interdiction totale de l’activité humaine dans les zones concernées, de études d’impact poussées devraient être réalisées avant la réalisation de projets en abord des points d’eau, rivières ou fleuves, ou impactant la ressource hydrique.

Indispensables crustacés

Bien que les écrevisses soient les fers de lance de la communication de l’UICN, puisque ce sont de relativement grosses espèces, il faut considérer que la plupart des crustacés menacés sont microscopiques et méconnus du grand public. Ce qu’il faut retenir, c’est que ces animaux jouent le même rôle que les insectes sur terre : ils « contribuent à filtrer l’eau et à contrôler la prolifération des algues ». Ils constituent aussi les premiers maillons de la chaîne alimentaire et les faire disparaître serait synonyme de désastre écologique, peut-être même plus que celle des grands animaux qui touchent pourtant plus le public ; n’oublions pas que toutes les espèces ont leur place dans les écosystèmes, que nous devons préserver, car nous, l’espèce humaine, avons conscience de nos actions et portons donc la responsabilité de l’avenir de la biodiversité.

Source : revue de presse UICN.

Singapour : plus de requin dans les supermarchés

La plus grande chaîne de supermarchés de Singapour, NTUC Fairprice, a annoncé aujourd’hui son intention de retirer de ses rayons les produits à base d’ailerons de requin dont raffolent les Asiatiques mais qui, selon les défenseurs des animaux, menacent grandement l’espèce. En effet, chaque année, des centaines d’espèces de requins sont pêchées  dans le monde afin d’approvisionner les pays asiatiques en ailerons et nageoires. Selon la WWF, en 2010, plus de 180 espèces de requins étaient menacées, contre 15 en 1996.

« Il s’agira du dernier Nouvel An chinois durant lequel les clients pourront acheter des produits à base d’ailerons de requin dans nos magasins », a déclaré Seah Kian Peng, directeur général de FairPrice, en référence au Nouvel An lunaire qui aura lieu le 23 janvier. La vente des ailerons de requins cessera officiellement dans la chaîne de supermarchés à la fin du mois de mars.

Cette décision fait suite à des centaines de plaintes reçues après la diffusion d’un message publicitaire à l’occasion du Nouvel An chinois. Cette publicité appelait les plongeurs sous-marins, grands défenseurs des requins, à « aller se faire voir ».  Une campagne a par la suite été orchestrée en vue de boycotter la chaîne.

 

Source : AFP

Le puma américain a rejoint la liste des espèces disparues

Les services américains de la pêche et de la faune, U.S. Fish & Wildlife Service ont confirmé officiellement l’extinction du puma américain (puma concolor), également appelé cougar.

Le couguar de l’est, un puma originaire d’Amérique du Nord était considéré en danger critique d’extinction depuis 1973. Pourtant, son existence était déjà remise en question à l’époque, tant le nombre d’individus était infime. Surnommé le « chat fantôme »  par des scientifiques qui n’avaient jamais vraiment pu l’observer depuis les années 1930, il est désormais classé comme espèce éteinte. La disparition de cette sous-espèce serait  imputable à la diminution des zones habitables et à la chasse.

Une autre sous-espèce de pumas sauvages figurerait sur la liste des animaux menacés, celle de la panthère de Floride, dont la population ne compte plus que 120 à 160 animaux dans le sud-ouest de la Floride, selon les services américains.

 

Le pesticide Cruiser interdit, des abeilles sauvées !

Le gouvernement français s’est prononcé pour l’interdiction du pesticide Cruiser OSR, du groupe Suisse Syngenta. Ce produit est utilisé pour les cultures de colza et accusé de participer du déclin des abeilles. Des millions d’entre elles pourraient être sauvées. La décision du gouvernement est d’ailleurs saluée par les écologistes investis sur ce terrain, ainsi que par les apiculteurs, premiers concernés par la disparition des colonies d’abeilles.

Aujourd’hui, le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll a donc déclaré avoir averti le groupe qui commercialise Cruiser qu’il envisageait de retirer son autorisation de mise sur le marché.

Cette décision intervient alors que l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a remis un avis, demandé en mars par le ministre du gouvernement précédent, concernant « l’impact néfaste sur les abeilles d’une des molécules actives du Cruiser, le thiaméthoxam, démontré par deux études récentes ».

Il ressort que « les abeilles qui consomment du nectar contenant cette molécule à faible dose seraient susceptibles de troubles de comportement affectant leur capacité à revenir à leur ruche ». Le ministre a expliqué que cela pourrait contribuer au déclin des colonies concernées.

Le gouvernement a saisi la Commission européenne sur ce sujet « pointant le caractère nectarifère de la plante ».

Une approche originale des chercheurs

L’approche des chercheurs a été saluée par l’Anses. Ils ont « suivi les déambulations des abeilles en apposant sur elles des puces à radio-identification ». Cela leur a permis de « constater qu’à une dose sublétale », en dessous de la dose mortelle, « le thiamethoxam avait un effet néfaste sur leur retour à la ruche ».

Syngenta, la FNSEA et la filière française des huiles et protéines végétales silencieux

Contacté par l’AFP, le groupe n’a pas réagi dans l’immédiat. Il avait contesté de récentes conclusions, estimant qu’elles étaient fortement éloignées de la réalité. La FNSEA et la filière française des huiles et protéines végétales n’ont pas encore fait de commentaire.

Défenseurs de l’environnement et apiculteurs satisfaits

Le député PS Gérard Bapt, aurait lâché un « c’est super ! » Il avait demandé l’interdiction du pesticide dans une lettre ouverte aux ministres de l’agriculture et de l’environnement. La fédération d’associations environnementales France Nature Environnement félicite le gouvernement d’avoir fait « un pas dans la bonne direction ».

Ces acteurs souhaitent maintenant que « tous les types de Cruiser, utilisé aussi pour le maïs, les pois et les betteraves, soient interdits, et plus largement encore toute la famille des néonicotinoïdes, à laquelle appartient aussi le Gaucho ».

Source : AFP

La journée mondiale de l’environnement

Source: monquotidienautrement.com

 

Dimanche s’ouvre la journée mondiale de l’environnement qui est organisée le 5 juin de chaque année depuis 1972 par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE).

 

 

L’objectif de la JME[1] est de :

  • Donner un visage humain aux problèmes environnementaux;
  • Amener les peuples à devenir les agents actifs du développement durable et équitable;
  • Promouvoir la compréhension du fait que les communautés sont incontournables dans les changements d’attitudes en ce qui concerne les problèmes environnementaux;
  • Défendre le partenariat qui assurera à toutes les nations et les peuples d’apprécier un futur plus sûr et plus prospère.

Le thème « Les forêts, la nature à votre service » cherche à mettre ce sujet au centre des priorités mondiales.

Le PNUE veut rappeler l’importance de la forêt et de ses fonctions vitales. Elle est nommée « le poumon de la terre » car elle absorbe de grandes quantités de dioxyde de carbone. La déforestation et la dégradation des forêts sont ainsi responsables de près de 20% des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

Les forêts sont un moyen de préserver l’environnement car elle est protège de nombreux écosystèmes : en abritant 300 millions de personnes et accueillant 80% de la biodiversité terrestre

Un hôte un peu spécial.

Les journées ont lieu en Inde pour la première fois. Si le directeur exécutif du PNUE, Achim Steiner s’est félicité que, « de plus en plus, (l’Inde soit) à la tête d’initiatives favorisant la transition vers une économie verte », il est important de rappeler que le pays avec sa population de 1,2 milliard de personnes, continue de faire pression sur les ressources des forêts en particulier dans les zones densément peuplées, où les cultures et le surpâturage contribuent à la désertification.

Le PNUE  rend ainsi hommage aux programmes lancés par New Delhi pour la préservation des réservoirs d’oxygène du pays, qui subissent pourtant une énorme pression socio-économique.

Cette journée est un moyen de discuter et envisager des solutions à l’échelle mondiale. Cependant il est dommage de noter que l’événement n’a pas une importante couverture médiatique. Il est donc possible que les résolutions et solutions apportées obtiennent peu de répercussion politique sur la scène internationale. Essayons de voir vert plutôt que gris…

Les déchets du tsunami gangrènent l’univers marin des Etats-Unis

Depuis quelques semaines sur les côtes américaines et canadiennes, les promeneurs découvrent chaque jour plus de déchets. Des dizaines de milliers d’entre eux les ont déjà atteintes gangrénant l’univers marin des Etats-Unis. Ces Déchets, d’origine japonaise, sont des résidus charriés par les vents et les courants marins suite au tsunami du 11 mars 2011 qui a déferlé sur le Japon et, qui menacent aujourd’hui la biodiversité.

Photo: paperblog.fr

Prolifération d’espèces invasives

Les autorités concernées savent qu’elles vont bientôt, et durant un temps illimité, faire face à une situation inédite. Elles doivent mettre en place des mesures en internes et sensibiliser le public, pour procéder à un immense nettoyage des côtes polluées, voire de la mer. Tâche qui sera, comme chacun sait, pénible et sans fin, les déchets du tsunami, enfermés dans la mer intérieure du Japon, convergeant irrémédiablement vers l’Amérique du Nord.

En plus de détériorer le milieu naturel, ces déchets sont également ingérés par les espèces marines locales (oiseaux, poissons…), créant ainsi un énorme fléau et entraînant la mort de nombreux poissons. Cette pollution a donc des conséquences sur l’écosystème marin mais aussi sur les hommes, ces déchets favorisant la prolifération de certaines espèces invasives d’algues, de crabes et d’organismes marins divers.

Quelles conséquences pour la biodiversité ?

Cette pollution due aux déchets du tsunami se révèle très complexe et son impact « inquantifiable ». Selon le professeur John Chapman, spécialiste des espèces invasives à l’Oregon State University Hatfield Marine Science Center, « c’est un peu comme des flèches tirées dans le noir. Certaines d’entre elles pourraient atteindre leur cible », d’autant que James Carlton, professeur des sciences de la mer, estime que « environ 500 plantes et animaux invasifs étrangers » auraient déjà investi les eaux territoriales américaines, menaçant quelques 400 espèces en voie de disparition. Autant dire un vrai cauchemar pour l’écosystème dans sa globalité et la biodiversité locale.

Les déchets créés par le tsunami ne sont pas seulement du bois, du plastique ou des matériaux de construction. On trouve également parmi eux des barils « renfermant des produits chimiques » toxiques à redouter, des impacts sanitaires étant alors envisageables, selon Andrew Cohen, Directeur du Centre de recherche sur les bio-invasions de Richmond en Californie.

Quel avenir pour la biodiversité ?

Face à cet afflux désastreux de déchets et avant de vivre une situation environnementale sans précédent, « le seul moyen de défense, c’est la détection », déclare la chercheuse au NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) Mandy Lindeberg. Une raison supplémentaire de s’inquiéter en Amérique du Nord, les prévisions des climatologues qui annoncent pour l’avenir « une intensification et une multiplication des phénomènes climatiques extrêmes ».

A quoi s’entendre donc pour les années à venir ? Ce scénario catastrophe « d’un monde aquatique gangréné par des espèces exotiques invasives n’en semble pas moins relativement crédible à long terme ». Quel avenir pour la biodiversité marine ?

Source : ZeGreenWeb.com

Méditerranée : quand le plastique tue la biodiversité marine

Deux récentes études scientifiques, menées par les chercheurs de l’Expédition MED (Méditerranée en Danger),  ont révélé la présence de 290 milliards de micro-fragments de plastiques dans les eaux méditerranéennes. Micro-plastiques ayant la fâcheuse faculté de fixer les polluants persistants et de les transmettre à la chaîne alimentaire via le phytoplancton, tuant, de ce fait, la biodiversité marine et affectant les consommateurs.

Photo: envi2bio.com

Une mer de plastiques

Dans le cadre de MED, les chercheurs ont mené deux campagnes scientifiques, en 2010 et 2011, afin de surveiller la qualité de l’eau et de la vie marine en Méditerranée. Les  quelque 290 millions de micro-plastiques flottant découverts dans la partie méditerranéenne nord-occidentale apparaissent comme une menace pour la chaîne alimentaire, les déchets polluants étant ingérés par les poissons. Les chercheurs ont décelé environ 115 000 éléments ou fragments de micro-déchets par km² dans cette même zone, avec un maximum atteignant 892 000 éléments, selon l’analyse pratiquée sur les prélèvements. L’équipe de scientifiques, issus d’une dizaine de laboratoires universitaires européens, comme l’Ifremer, l’Observatoire de Villefranche-sur-Mer, et le CNRS, a publié ses résultats, en avril 2012, dans le périodique scientifique « Marine Pollution Bulletin ». Bruno Dumontet, responsable de l’expédition déclare que « les données confirment et valident les premières études liées à la campagne 2010 ».

Une véritable « soupe de plastique » composée de 60 à 80% de déchets véhiculant des espèces invasives, telles que des plantes exotiques mettant « en péril la biodiversité marine » – en plus des polluants persistants – à l’origine de la polymérisation de la mer Méditerranée, a été mise en lumière. Ces micro-plastiques de 0,3 à 5 mm de grandeur, de diverses compositions, tels que les filaments, le polystyrène, les films minces en plastique, issus de la fragmentation des emballages et de résidus industriels, comme des billes de polystyrène, peuplent cette faune très particulière. Roland Courteau, Sénateur de l’Aude, alarmé par la pollution en Méditerranée, pointe du doigt « la biodégradabilité des sacs plastiques » estimée à seulement 30% et propose dans un rapport gouvernemental 10 pistes pour sortir de cette situation d’ici 2030. A l’heure où le 7ème continent s’étend de plus en plus dans le Pacifique, les expéditions MED permettent de connaître les impacts des micro-plastiques  sur la biodiversité marine.

Dangereux impacts sur la chaîne alimentaire

L’expédition MED, menée d’août à septembre 2011, exploite des techniques poussées d’observation et de collecte du milieu marin. Pour affiner les relevés des outils de mesure traditionnels des courants, dans lesquels vivent les planctons, les scientifiques ont utilisé deux flotteurs équipés de balises Argos. En complément, 240 prélèvement du milieu ont été effectués, certains jusqu’à 100 mètres de fond, dont 80 étaient composés de micros plastiques, et 160 de myctophidés, ces petits poissons situés à la base de la chaîne alimentaire aquatique, qui se nourrissent exclusivement de zooplanctons.

Les analyses pratiquées sur les myctophidés ont révélé la présence de micro-débris de plastique dans l’estomac de ces derniers. Le point noir que soulèvent ici les scientifiques du MED est que les myctophidés sont la source principale de nourriture des poissons pélagiques, comme le thon, l’espadon ou encore l’anchois, que nous avons l’habitude de consommer. Pour le directeur de l’expédition, les impacts sur les organismes marins sont énormes, et les risques sanitaires réels. Il signale qu’ « un million d’oiseaux de mer et 100 000 mammifères marins “meurent de nos déchets chaque année“ ». Les risques pour l’humain sont également bien réels, puisque les micro-plastiques que nous ingérons peuvent être de type POP (polluants organiques persistants) et les polluants chimiques de type polyéthylène, polypropylène et polyphénols, qui affectent les organismes.

La « nécessité » de poursuivre les recherches

Suite aux résultats alarmants qu’ils ont obtenus, les scientifiques de l’expédition ont décidé « d’interpeller l’Union Européenne et ont lancé une pétition européenne visant à recueillir plus d’un million de signatures dans le cadre des initiatives citoyennes prévues par le Traité de Lisbonne ». Ils espèrent ainsi que la Commission européenne règlementera plus sévèrement « l’éco-conception des produits et de leurs emballages ».

Afin de prendre toute la mesure des dangers que recèle cette pollution et pour trouver des solutions pour limiter « cette catastrophe écologique en Méditerranée », les expéditions vont être poursuivies entre 2012 et 2014 dans l’ensemble du bassin méditerranéen, allant des côtes maghrébines, à la Lybie, en passant par les îles grecques. Les scientifiques insistent sur la « nécessité » de faire des études complémentaires pour évaluer les mécanismes de transfert des composés chimiques de plastiques aux zooplanctons, et mesurer l’impact des micro-plastiques sur l’environnement.

Source : Actu-Environnement.com

 

EAU : en 15 ans, 6% de zones humides en moins dans le monde

accueil-vendee.com

Selon une étude publiée le 26 avril dans la revue Geophysical Research Letters, réalisée par des chercheurs au CNRS et à l’Institut de recherche pour le développement (IRD), « 6% des marais et des tourbières du globe ont disparu au cours des 15 dernières années ». L’eau et le zones humides du monde se sont donc incroyablement raréfiées en 15 ans.

Pourquoi ?

Les auteurs de l’étude mettent en cause une problématique qui revient souvent et explique de nombreuses évolutions concernant nos ressources : la pression démographique. Elle serait telle, sur les zones riches en biodiversité et « essentielles au cycle de l’eau », qu’elle conduirait parfois à leur disparation, tout bonnement.

Carte mondiale des zones humides

Le 9 mai, le CNRS a communiqué sur la pression démographique sur les zones humides :

CNRS, 9 mai 2012

Les chercheurs ont donc combiné et analysé simultanément leurs observations entre 1993 et 2007 des images issues de différents satellites.

Leurs conclusions :

  • l’étendue des zones d’eau varie fortement au cours de l’année, mais aussi d’une année à l’autre, avec une forte modulation durant les épisodes El Niño ;
  • cette réduction de surface affecte en premier lieu les régions tropicales et subtropicales, ainsi que les régions qui ont connu les plus importantes augmentations de population au cours des deux dernières décennies ;
  • la pression démographique affecte ces zones en favorisant l’assèchement des marais pour l’urbanisation et l’augmentation des prélèvements d’eau dans ces zones humides.

Comprendre les zones humides pour lutter contre le réchauffement climatique

Les zones humides produisent un tiers du méthane atmosphérique, un gaz à effet de serre majeur. Elles influencent les échanges d’eau douce des continents vers la mer et modifient la météorologie locale en amplifiant l’évaporation.

Le CRNS explique donc que « mieux appréhender le fonctionnement des zones humides, leur variabilité et leur dynamique dans le temps s’avère indispensable pour évaluer les changements climatiques et pouvoir élaborer des recommandations en termes de gestion des ressources en eau».

Sources : Journaldelenvironnement.net

Des satellites pour surveiller les ecosystemes

Nous le savons, les satellites d’observation tournent autour de la Terre afin de surveiller l’environnement qui nous entoure. Ils permettent d’étudier de nombreux phénomènes naturels tels que l’évolution de la circulation océanique ou encore la profondeur de la calotte glaciaire. Aujourd’hui l’imagerie satellite, combinée à des études de terrain, permettrait de dresser avec précision des cartes de surveillance sur les écosystèmes en danger, comme c’est le cas en Afrique.

Photo: Wikimedia.org

Protéger la biodiversité

L’Afrique est un terrain privilégié pour surveiller l’écosystème. En effet, de nombreuses espèces sont confrontées aux modifications de l’environnement et la biodiversité y est – dans certains cas – menacée. Le réseau d’observation de la biodiversité des zones protégées africaines, en collaboration avec le Group on Earth Observations (GEO), veut démontrer que les observations de terrains couplées aux techniques de l’imagerie satellite permettent « d’évaluer la valeur des zones sensibles de la biodiversité ».

Ce projet de surveillance de la biodiversité s’applique donc à la faune africaine, c’est-à-dire qu’il permet de suivre plus de 280 espèces de mammifères, 381 familles d’oiseaux et 930 types d’amphibiens sur 741 sites jugés sensibles dans 50 pays africains. Le GEO, qui coordonne le projet, a passé en revue divers facteurs d’analyse que sont : les différentes espèces animales, les conditions économiques et sociales, la variable environnementale, et les a confronté aux données d’observations satellite déjà obtenues. Le groupe explique que « cette superposition d’informations fournit une évaluation complexe des multiples pressions exercées sur la biodiversité ».

Fournir une aide à la décision

Durant cette dernière décennie, le parc de satellites d’observation en orbite s’est considérablement étendu, avec plus de 40 infrastructures tournées vers la Terre. Toutefois, peu de satellites avaient encore étaient employés à une surveillance aussi complexe d’un écosystème. Le GEO explique que l’objectif de cette opération est de fournir un outil d’aide à la décision aux gouvernements, plus particulièrement en Afrique de l’Ouest. Ils peuvent ainsi comparer les résultats, fournis sous forme de graphiques, afin d’ « estimer jusqu’à quel point on peut concéder les sous-sols sans risquer de détruire à jamais la biodiversité ».

La mise en place de ce programme vise donc à sauvegarder les écosystèmes fragiles et souvent menacés, notamment par les exploitations minières et faire prendre conscience de l’importance de la richesse naturelle. Le but est d’attirer l’attention des autorités politiques sur la réalité des dangers encourus à faire disparaître la biodiversité, et de les aider à prendre des décisions économiques respectueuses de l’environnement.

Source : LesEchos.fr