Puma va proposer à ses clients des sacs biodégradables à base de farine de maïs

Alors que les groupes Nike et Adidas sont actuellement pointés du doigt par Greenpeace en raison de la pollution des fleuves chinois par leurs fournisseurs, la firme allemande Puma fait preuve d’innovation et agit pour la protection de l’environnement.

Elle vient en effet de présenter un sac, qui sera désormais fourni dans ses magasins, réalisé entièrement à base de farine de maïs, et donc parfaitement biodégradable. Au lieu d’être stocké, laissé en liberté dans la nature, ou utilisé en tant que sac poubelle, celui-ci pourra être jeté dans un simple bac à compost, duquel il disparaitra sous trois mois. Une autre solution pour le moins originale pour le faire disparaitre sera de le plonger dans une eau chaude à 65°C. En remuant le mélange durant trois minutes, seule la teinture rouge du sac restera présente, elle aussi respectueuse de l’environnement bien entendu. L’eau pourra dès lors servir à l’arrosage des plantes une fois refroidie.

Leur utilisation permettra au groupe de réduire ses déchets de 192 tonnes par an, tout en économisant durant le même laps de temps 293 tonnes de papier. Et la firme n’en est pas à son coup d’essai, puisqu’elle propose à ses clients depuis la fin de l’année 2010 des sacs réutilisables en lieu et place des habituelles boites à chaussure. Ces efforts devraient sans doute porter leurs fruits au niveau de ses ventes à l’heure où les consommateurs s’intéressent de plus en plus à l’éthique des marques qu’ils achètent.

Sources : gentside.com, zegreenweb.com.

Du plastique totalement biodégradable dans l’eau

Après cinq années d’étude et de recherche et une semaine après avoir reçu la certification OK Biodegradable Water, Bio-on, l’entreprise spécialisée dans la fabrication de biomatériaux – notamment de bioplastiques – présente la première application réelle de son nouveau bioplastique entièrement biodégradable dans l’eau.

Photo: Wikimédia

Un principe novateur

Bio-on vise à développer et produire des plastiques naturellement biodégradables composés principalement de betteraves à sucre et de cannes à sucre. Elle s’est lancée, en 2007, dans un projet de recherche et développement industriel sur les biotechnologies, que récompense aujourd’hui l’obtention de l’homologation « biodégradable dans l’eau ». L’innovation tient dans le procédé de détournement de ses matières premières qui sont les résidus des sucres alimentaires traités, essentiellement utilisés dans la production de biocombustibles.

Ce procédé s’appuie sur la fermentation et la purification des matières alimentaires. Pour la première fois dans le monde « le PHA (polyhydroxyalcanoate) est obtenu à partir de mélasse ou de jus de canne à sucre intermédiaires, ou de ses sous-produits, et non d’huiles ou d’amidons de céréales comme la majorité des biopolymères aujourd’hui présents sur le marché ». Suite aux nombreuses recherches faites sur les biomatériaux, les laboratoires ont développés un procédé unique de fabrication de biopolymères totalement respectueux de l’environnement. Selon Bio-on, le bioplastique PHA est en mesure de se dégrader sans laisser de résidus, après 10 jours passé dans l’eau douce ou dans l’eau de mer.

Une mise en valeur industrielle

Dans l’avenir, le but est d’utiliser ce bioplastique dans la fabrication à grande échelle de produits plastiques de grande consommation à bas prix. En effet, le procédé d’obtention du biopolymère à partir de matières premières peu coûteuses garantit son bon rapport qualité/prix.

C’est la société FLOS qui, le 18 avril, a dévoilé en exclusivité, un modèle de lampe innovante 100% biodégradable dans l’eau, développé grâce à la biotechnologie PHA. L’icône du lancement de la commercialisation de ce bioplastique révolutionnaire est la célèbre lampe Miss Sissi, dessinée par Philippe Starck en 1991, jusqu’ici réalisée en polycarbonate, matière plastique la plus répandue dans l’industrie. L’administrateur délégué de Bio-on, Marco Astorri, déclare être fier « de présenter en avant-première mondiale le premier produit de design réalisé par notre bio-polymère PHAs avec FLOS, une marque prestigieuse et connue dans le monde ».

La continuité des projets

La collaboration entre les deux entreprises présage de nouvelles productions à grande échelle d’objets en bioplastique, ainsi que le développement toujours plus poussé de biotechnologies issues de déchets agricoles et industriels. Piero Gardini, président et administrateur délégué de FLOS insiste particulièrement sur l’importance de maintenir la recherche sur les nouveaux matériaux 100% biodégradables, sans impacts pour les sols et l’environnement. Il défend l’idée que les polymères « constituent une révolution totale dans le rapport produit de masse et environnement. »

Les résines de PHA peuvent être destinées à plusieurs types de produits tels que les poudres, le latex, les gels, les crèmes, certains vêtements, des objets décoratifs ou usuels, les emballages, entre autres. La question aujourd’hui est de savoir si les industriels convaincront et si les consommateurs adhèreront à l’utilisation de produits en bioplastique. L’avenir semble toutefois s’annoncer prometteur.

Source: Enerzine.com

La robe en mégots, nouvelle mode ?

crédits : fotosearch.fr

C’était un pari osé, il est en passe d’être tenu. Flore Garcia-Bour, une jeune parisienne de 26 ans s’est récemment lancé le défi de confectionner une robe… en mégots de cigarettes. Son objectif ? Sensibiliser les fumeurs afin qu’ils évitent à l’avenir de reproduire un geste devenu pour eux un réflexe : écraser nonchalamment leur mégot sur un trottoir. Celui-ci est en effet loin d’être biodégradable, puisqu’il met entre dix-huit mois et douze ans pour disparaître.

Ainsi, les journées de Flore sont désormais rythmées par une collecte auprès des principaux « points chauds » parisiens, tels les entrées de cinéma ou de bureaux. Les mégots ainsi glanés rejoignent ensuite dans la soirée son atelier, pour y être nettoyés et parfumés, avant d’être cousus. La robe quant à elle devrait être prête pour ce dimanche.

Outre son objectif de sensibilisation, Flore souhaite également lever des fonds pour un projet mené par l’association Cœur de forêt, pour la reforestation au Pérou. Les détails de son initiative peuvent être consultés sur son blog : www.lemegotdefi.com.