Pour sauver la planète, arrêtons de manger…

Selon des chercheurs français, une alimentation riche en fruits et légumes est bonne pour la santé mais semble ne pas avoir d’impact favorable sur l’environnement. Au contraire, ce mode d’alimentation pourrait même augmenter l’impact carbone de notre bol alimentaire.

Des chercheurs de l’Inra (Institut national de la recherche agronomique) et du Cirad (Centre de coopération international en recherche agronomique pour le développement) viennent de publier une « réflexion stratégique » sur les possibilités d’une alimentation durable.

Nicole Darmon et Louis-Georges Soler, de l’Inra, se sont particulièrement attardés sur l’impact carbone de l’alimentation française. Selon Madame Darmon « la vision selon laquelle les produits végétaux sont bons pour la santé et l’environnement alors que les produits animaux seraient à la fois mauvais pour l’environnement et la santé apparaît simpliste et nécessite d’être reconsidérée ».

Jusqu’à aujourd’hui, on estimait que pour réduire l’impact carbone de son alimentation, il suffisait de réduire sa consommation de viande rouge en provenance des ruminants. En effet, la production intensive de viande a une influence environnementale sur les réserves et la qualité de l’eau, sur la biodiversité et sur la consommation énergétique. « Ce sont des aliments dont la production entraîne le plus d’émissions de gaz à effet de serre par calorie » rappellent les chercheurs. L’élevage compte pour 80% des émissions de gaz à effet de serre agricole.

L’étude qui a été menée a permi aux chercheurs de tirer une estimation de l’impact carbone de l’alimentation habituellement consommée en France. Il apparaît que la gente masculine a un impact carbone supérieur à l’alimentation des femmes (4,7 kg équivalent de CO2 par jour pour les hommes vs 3,7 kg pour les femmes), ceci  est en particulier dû au fait que l’homme a des besoins énergétiques supérieurs. En définitive, il se nourrit plus et surtout, il consomme davantage de viandes rouges et de charcuterie.

Certes, les femmes mangent moins de viande mais compensent cette absence relative en consommant davantage de produits ayant, peut-être un faible impact environnemental (yaourts, fruits, légumes, féculents…), mais en plus grande quantité.

En résumé, il faut réduire sa consommation de viande rouge car une vache élevée, c’est X tonnes de CO2, Y hectolitres d’eau et quantité de méthane (due aux flatulences). Il ne faut plus consommer de poisson gras comme le thon rouge qui est en voie d’extinction, victime de la surpêche. Evitez également de manger du cabillaud (dont les populations se déciment) mais aussi d’autres poissons carnassiers qui sont intoxiqués aux métaux lourds. Et enfin, réduisez la quantité de fruits et de légumes de votre bol alimentaire afin de réduire l’impact carbone de votre alimentation.

En résumé, pour sauver la planète, ne mangez plus…

L’étude est consultable à cette adresse.