Des plantes dans l’espace…

Source: orgone-design

 

 

Il y pourrait bien exister de la vie dans l’espace. Une petite culture de plante a pu pousser au bord de la Station Spatiale internationale – occupée en permanence par un équipage international qui se consacre à la recherche scientifique dans l’environnement spatial. Un reportage de la BBC révèle la découverte d’astronautes.

Les plantes ont besoin de conditions de vie précises et rigoureuses pour pousser en dehors de la sphère terrestre. Chaque variable compte que ce soit la qualité du terreau, l’engrais ou la quantité de lumière. Marcia Pirolli, une des chercheuses sur le projet, décrit l’importance de ce succès. La présence de plante permettra aux astronautes d’avoir de la nourriture fraiche mais aussi d’avoir apport positif sur le moral. Elle rappelle que « de nombreuses études ont prouvé l’apport positif des plantes sur le moral ».

Finalement cette découverte est l’embryon d’un projet plus ambitieux encore : transporter une énorme « maison verte » remplie de plantes sur la Lune pour en faire une culture industrielle.

A notre échelle, le projet pourrait avoir une portée majeure à savoir la production de plantes et végétaux sur le globe…

 

Sauvegarder nos ressources naturelles, un objectif rentable pour les entreprises

crédit flickr

Alors que les ressources en eau se raréfient, voici un modèle de développement qui devrait faire des émules. La Campbell Soup Company, entreprise basée aux États-Unis sur les rives du fleuve Delaware, a en effet depuis plusieurs années investi pour une meilleure gestion de l’eau dans sa chaine de production. Fabricante de produits alimentaires variés, allant de la soupe comme son nom l’indique, aux sauces en tout genre, elle en était à l’origine une grande consommatrice. Mais seulement 2% de l’eau qu’elle utilisait était alors intégrée dans ses aliments. Désormais, entre autres économies, cette entreprise réutilise par exemple l’eau qu’elle consomme pour chauffer une partie de ses locaux. Elle a pu en économiser près de 4 milliards de litres depuis 2008.

Un tel modèle de développement a un effet positif non négligeable sur l’environnement, mais ne se limite pas à cela. Il confère ainsi un avantage concurrentiel important à l’entreprise qui le met en place. En effet, comme nous l’indiquent les responsables de la Campbell Soup Company, « chaque projet d’efficacité de l’eau […] financé conduit à un retour sur investissement interne de 15-20% ». Leur objectif est d’ailleurs de réduire l’empreinte environnementale de leur entreprise de 50% à l’horizon 2020, engagement pris au sein d’un plan qui donne une grande importance la gestion efficace de l’eau. Et la Campbell Soup Company ne s’arrête pas là, puisqu’elle invite également ses fournisseurs à s’engager eux aussi en faveur d’une meilleure gestion de l’eau et du soutien aux agriculteurs.

Source : The Guardian.

Vers une réglementation pour les biodéchets

Source: le figaro.com

 

L’Europe s’inquiètent de la gestion des biodéchets.  La conscientisation politique des dangers des gaz à effet de serre incite les Etats à réglementer afin de les prendre en charge.

En France, après avoir définit la notion, les obligations réglementaires se précisent.

Les autorités législatives françaises basent leur décret par la définition des biodéchets comme « tout déchet biodégradable de jardin ou de parc, tout déchet alimentaire ou de cuisine issu notamment des ménages, des restaurants, des traiteurs ou des magasins de vente au détail, ainsi que tout déchet comparable provenant des établissements de production ou de transformation de denrées alimentaires, à l’exclusion des productions du secteur primaire. »

Les dispositions de l’article 204 de la loi Grenelle II prévoit qu’ « à compter du 1er janvier 2012, les « gros producteurs » de déchets fermentescibles seront tenus de les faire traiter en vue de faciliter leur retour à la terre sous forme d’amendements organiques. ». Dès 2012, toutes les entreprises produisant plus de 120 tonnes par an sont concernées. En 2016,  le règlement s’appliquera dès la production de 10 tonnes par an. Concrètement, les industriels de l’agroalimentaire (IAA), les restaurants de plus de 2.500 couverts par jour et les hypermarchés sont touchées.

L’objectif est de favoriser la valorisation agricole des biodéchets en fin de parcours. Dans la pratique, les entreprises devront définir une organisation interne, former leur personnel au tri, collecter les déchets dans des contenants adaptés et assurer l’entretien et la désinfection des contenants.

A l’échelle européenne, les Etats européens respectent la directive européenne pour la reconversion des déchets biodégradables. Aujourd’hui le concept de centralisation pour le traitement des déchets est devenu familier pour tous.

La gestion des déchets est un problème d’ordre public. L’image des poubelles ingérées de Milan est forte dans les esprits. Ce règlement vise finalement à rendre les producteurs plus responsables. Oui, la gestion des déchets est réalisée à l’échelle collective mais à partir d’une certaine quantité de biodéchets, il est nécessaire de savoir les assumer. Les grands producteurs bénéficient alors des produits de leur activité et apprennent à gérer les désavantages qui en découlent.

Eau et agriculture : quel est l’impact du changement climatique ?

Source: Fotosearch

La période estivale amène sécheresse, pic de pollution et incendies. A chaque jour, son rapport. Hier, le 9 juin, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) publiait son dernier rapport « Changement climatique, eau et sécurité alimentaire ». Le papier se présente comme « une étude exhaustive des connaissances scientifiques actuelles sur les conséquences annoncées du changement climatique sur l’utilisation de l’eau dans l’agriculture ».

Au cours des prochaines décennies, le changement climatique aura un impact majeur sur les disponibilités en eau pour l’agriculture et sur la productivité des cultures, décrit la FAO. D’autant que la demande alimentaire mondiale va progresser de 70% d’ici 2050 et la production de viande devrait doubler…

 

L’agriculture pèse lourd dans la consommation d’eau mondiale

L’Organisation estime que les décideurs doivent développer l’utilisation des eaux souterraines disponibles afin d’atténuer les risques susceptibles d’affecter la production des agriculteurs. La FAO conseille de mettre en œuvre des systèmes efficaces de «comptabilité de l’eau » dans les pays en voie de développement et de changer leurs modèles culturaux pour pouvoir planter plus tôt ou plus tard. Cela permet d’optimiser l’irrigation. L’analyse des secteurs agricoles consommateurs permet d’agir de manière spécifique.

La production de céréales et de maïs consomme beaucoup. C’est cependant l’élevage de certaines espèces qui est le plus gourmand en eau.

 

Produit Unité Equivalent en eau en m3 par unité
Bovins Tête 4000
Moutons et chèvres Tête 500
Boeuf frais kg 15
Agneau frais kg 10
Volaille fraîche kg 6
Céréales kg 1,5
Agrumes kg 1
Huile de palme kg 2
Légumineuses, racines et tubercules kg 1

 

Les pays en voie de développement devraient veiller à mieux développer les procédures d’attribution d’eau aux parcelles agricoles, qui seraient à la fois «robustes et flexibles».

Ce conseil est fondé. Cependant, le problème mondial trouve une fois encore sa solution …chez les pays les plus pauvres. En temps normal (de non sécheresse), les rendements de production sont bien inférieurs à leur potentiel agro-climatique, faute de moyens et de techniques. La Banque mondiale estime qu’il faut investir environ 2,5 milliards de dollars (1,88 milliard d’euros) par an entre 2010 et 2050 pour réussir cette adaptation de l’agriculture Si le FAO les encourage à modifier leurs modèles, il faudra aussi qu’elle reste présente pour les supporter – notamment financièrement – vers cette transposition.

L’organisation développe une autre piste : favoriser des systèmes agroforestiers mixtes. Elle décrit que « tout en séquestrant le carbone, ces systèmes offrent des avantages supplémentaires, tels que l’ombre qui réduit la température du sol et l’évaporation, une protection accrue contre le vent et une meilleure conservation des sols ainsi qu’une meilleure rétention de l’eau ». Elle propose aussi de chercher à conserver l’humidité des sols, notamment la pratique du « labour zéro » ou « minimum » – la réduction du labourage des champs – ou la plantation de cultures ayant des racines profondes qui exploite l’humidité disponible dans le sol.

 

Ce nouveau rapport ne cherche pas à être alarmiste mais bien à proposer une interprétation de l’impact du changement climatique et des solutions pour réduire l’ampleur du problème. Ces conseils constituent les premiers pas vers une nouvelle orientation qui doit impliquer tant les producteurs de pays développés que les producteurs de pays en voie de développement….

 

Sources: afriquinfos.com, le journal de l’environnement, le CRI, Romandie