Cameroun : du biocarburant à partir du lisier

Les éleveurs ruraux au Cameroun sont en passe de devenir un exemple à suivre en matière de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre. En effet, afin de pallier la pénurie d’électricité sévissant dans le pays, un programme gouvernemental a été mis en place afin d’aider les fermiers à transformer le fumier de leurs animaux en biocarburants. Cette initiative permet non seulement d’apporter aux professionnels une source de revenus supplémentaires, mais aussi d’apprendre à mieux appréhender les problématiques liées à l’environnement et au changement climatique.

« Nous ne nous rendions pas compte de la destruction causée à l’environnement par le fumier en décomposition. Maintenant, nous avons appris qu’il rejette des tonnes de méthane, qui est un gaz très dangereux », déclare Juliana Mengue, une fermière veuve de 46 ans vivant au Nord-ouest du Cameroun.

Il est aujourd’hui prouvé scientifiquement que le méthane provenant du fumier a un impact non négligeable sur le changement climatique. Les efforts pour infléchir son émission à travers le monde se concentrent principalement sur la transformation de ce gaz en biocarburant et sur le changement du régime alimentaire des animaux élevés afin qu’ils en produisent moins.

Jean Kuete, le ministre camerounais de l’agriculture, a déclaré que les efforts sur le biocarburant constituent une des composantes d’un ensemble d’initiatives gouvernementales concentrées sur l’amélioration des conditions de vie des fermiers et leurs communautés.

« La technologie de production d’énergie à base de biocarburant est assez peu coûteuse  et permet ainsi aux éleveurs de l’utiliser sans une assistance financière importante ».

Selon de nombreux éleveurs, ces nouvelles technologies ont apporté des changements significatifs à leurs conditions de vie ainsi qu’à celles de leurs communautés. Afin d’installer un digesteur de fumier dans sa ferme, l’éleveur doit s’acquitter de la somme de 15 000 francs CFA, soit un quart de son prix, le reste étant pris en charge par le ministère de l’Agriculture et le groupe Heifer International qui s’est associé au projet.

Pour produire leur biocarburant, les fermiers collectent le lisier de leur bétail qui sera ensuite mélangé avec de l’eau. Cette mixture est laissée en décomposition  et le méthane s’y échappant est alors stocké dans le digesteur qui a une capacité de 18 mètres cube. A la fin du processus de décomposition, le fumier est enlevé, séché, puis transporté dans les champs locaux pour être utilisé comme fertilisant.

Micheal Mbu, un autre pionnier de la biogestion qui élève des porcs, des chèvres et des vaches, affirme que la simplicité du procédé est à la portée de n’importe quel fermier et peut lui assurer une véritable source de revenus complémentaires.

« J’ai connecté le méthane à dix cuiseuses avec deux pompes qui assurent une fourniture constante en essence. Avec ça, j’ai de l’énergie pour faire de la farine à pain et à pâtisserie. J’ai monté ma petite affaire qui emploi aujourd’hui cinq personnes ».

Eugène Ejolle Ehabe, membre du gouvernement en charge de la recherche et du développement pour l’agriculture, a déclaré dans un entretien que la production de biocarburant à partir de fumier et autres déchets pourrait, en étant appliquée à l’échelle nationale, endiguer les énormes pertes en bois et ainsi améliorer significativement le développement.

Il a noté que seulement un cinquième des ménages ruraux avait accès à l’électricité et seulement 40% des ménages urbains. Chaque année au Cameroun, des milliers d’arbres sont coupés, le bois restant la principale source d’énergie dans les milieux ruraux.

« La production de biocarburant pourrait réduire les émissions de gaz à effet de serre, la déforestation et ainsi aider à préserver les forêts et la fertilité des sols » a-t-il déclaré.

Sources :  trust.org   bonaberi

Sénégal : accès à l’énergie solaire à Mérina Dakhar

Après avoir installé l’eau courante dans 114 villages sur les 115 que compte la communauté rurale de Mérina Dakhar qui compte 31 476 habitants, le conseil rural veut relever le défi de l’éclairage public en misant sur l’accès à l’énergie solaire.

Un partenariat entre la communauté rurale de Mérina Dahkar, l’association italienne « Energie pour le Développement de Pontassieve » de la région de Florence, l’Agence Régionale du Développement  de Thiès et la SENELEC, a débouché sur l’électrification des places de onze villages grâce à l’énergie solaire.

Une fois le transfert de technologie acquis auprès des partenaires italiens, la communauté rurale s’est approchée de la SENELEC qui lui a offert 60 poteaux. L’Agence Régionale du Développement  a, quant à elle, contribué à l’achat des batteries. Grâce à la conjugaison de ces efforts, les onze villages de cette contrée du Cavor sont sortis de l’obscurité.

Les villages sont désormais équipés de deux panneaux de 230 watts montés sur des toits, soit 460 watts pour capter l’énergie solaire transformée en courant et emmagasinée dans des batteries. L’allumage et l’arrêt des lampadaires sont alors programmés à l’aide d’un boitier. Outre le fait que ce dispositif renforce la sécurité au sein des villages, il permet aux habitants de se réunir le soir et aux élèves de travailler et réviser en toute quiétude,  jusqu’à l’heure où la lumière s’éteint, aux environ de 23h.

« Pendant l’hivernage, le risque d’être mordu par un serpent en faveur de l’obscurité est amoindri et nous pouvons désormais envoyer nos enfants à la boutique la nuit » déclare une habitante de Loucouk Mbaye.

Les populations ont exprimé le besoin de bénéficier de cette technologie photovoltaïque dans leurs concessions, mais aussi au niveau de leur forage afin de pouvoir s’adonner à la culture maraîchère et accroître leurs revenus.

Face à l’enthousiasme suscité chez les populations, Fabrio Chelli, le chef de la délégation italienne qui s’est rendue sur place, a fait part de sa satisfaction devant les résultats obtenus. Une autre convention entre les différents partenaires a par ailleurs été signée.

Source : mediaterre.org

La CEET a lancé officiellement son projet d’extension électrique dans les cinq régions du Togo

La Compagnie Energie Electrique du Togo a procédé, le 23 décembre, au lancement de son vaste projet de renforcement et d’extension du réseau de distribution de l’énergie électrique dans les cinq régions du Togo.

La CEET est une société d’Etat qui a été créée le 20 mars 1963 afin d’assurer la production et la distribution de l’énergie au Togo. La société dispose d’une vingtaine de centrales de production réparties sur l’ensemble du territoire et plus de 4 000 km de réseau moyenne et basse tension.

L’objectif du projet lancé ce vendredi est de parvenir à réduire les baisses de tension afin de lutter contre l’insécurité. Les travaux vont coûter 14 milliards de FCFA (franc des Colonies Françaises d’Afrique et aujourd’hui franc de la Communauté Financière Africaine), financés à hauteur de 10 milliards par la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) sous forme de prêt.

La CEET entend par ces projets améliorer son service de distribution de l’énergie électrique afin de résoudre les nombreux problèmes de branchements anarchiques des compteurs sur le territoire.

Il s’agit également de parvenir à construire 370 km de réseau aérien de basse tension et l’aménagement de postes de réhabilitation électrique à Lomé et à Kara ainsi que la modernisation d’un centre thermique de secours à Dapaong.

Pour le directeur général de la CEET, Mawussi KAKATI, ce vaste programme électrique permettra d’accorder le branchement de compteur à 4 000 clients en 2 ans.

Le ministre des Mines et de l’Energie Noupokou DAMIPI a témoigné sa gratitude à la CEET et exprimé la volonté du Gouvernement togolais qui est celui d’avoir un taux de couverture électrique nationale de 50% en 10 ans.

Source : icilome

 

Les militants investissent COP 17

Des milliers de manifestants se sont rassemblés ce 3 décembre pour une marche dans les rues de Durban, dans le cadre de la journée mondiale d’action contre les changements climatiques (COP17). Ils demandent qu’un accord soit trouvé entre les Etats pour sauver la planète.

Ces militants écologistes mettent en avant le fait qu’il est indispensable qu’un accord soit conclu pour que, même en temps de crise, la lutte contre le réchauffement climatique se poursuive. « Sinon, ce sont les générations futures et l’Afrique qui vont en payer le prix fort ».

Le directeur international de Greenpeace, Kuomi Naidoo, souhaite que les pays de l’Union européenne et les grands émergents (Brésil, Afrique du Sud, Inde, Chine), fassent bloc et se mettent d’accord sur une seconde période d’engagement du protocole de Kyoto. « Ce qui risque de se passer à l’issue de la conférence de Durban, c’est que le protocole de Kyoto devienne une sorte de coquille vide, un accord qui ne soit pas légalement contraignant. Et à ce moment-là, on courrait à la catastrophe ».

 

Un appel à la mobilisation a d’ailleurs été passé par le mouvement Paysan International (La Via Campesina), invitant tous les mouvements paysans et organisations agricoles à manifester ce lundi 5 décembre dans les rues de Durban. Selon l’organisation, « la lutte contre le changement climatique est un combat contre le capitalisme néolibéral, contre l’accaparement des terres et la précarité foncière, contre la dépossession, contre la faim, contre pauvreté et inégalité.  Pendant la journée consacrée à l’agro-écologie et la souveraineté alimentaire, nous organiserons des manifestations pour porter notre protestation jusqu’à la conférence des pollueurs. Nous organiserons également des actions contre les multinationales qui sapent notre souveraineté semencière. »

Toutes ces initiatives culmineront dans une grande Assemblée des Opprimés qui se tiendra ce jour devant le siège de COP17.

Sources :  viacampesina.org   rfi.fr

Semaine internationale de l’eau : « L’eau dans le monde urbain »

La Semaine internationale de l’eau, qui s’est ouverte lundi 22 août à Stockholm,  a pour thème « L’eau dans le monde urbain ». La journée mondiale de l’eau 2011 (le 22 mars) était déjà sous le signe de l’urbanisation.

Un thème plus que d’actualité. A l’heure où l’urbanisation se développe rapidement et se fait pour une grande partie sous forme de bidonvilles, l’approvisionnement en eau de la population urbaine devient une priorité et un véritable défi.

 

1/5 de la population mondiale n’a pas accès à l’eau

La moitié de la population mondiale vit désormais en ville. Si la proportion de pauvres augmente rapidement dans les zones urbaines, en revanche, les investissements dans les infrastructures d’accès à l’eau et d’assainissement ne suivent pas ce rythme. «Ces zones urbaines sont le foyer de 830 millions de personnes manquant souvent de services basiques en termes d’approvisionnement en eau et d’installations sanitaires», a déclaré Gunilla Carlsson, ministre suédoise à l’aide internationale, lors de la séance d’ouverture de la conférence. Et la situation ne s’améliore pas, au contraire, les pénuries d’eau vont frapper une proportion croissante de la population mondiale urbaine. «1,6 milliard de personnes vivent dans des zones déjà en proie à une pénurie d’eau et on pourrait rapidement arriver à 2 milliards si rien ne change», souligne un rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue).  D’autant que le changement climatique tend à raréfier la ressource en eau.

Au-delà du manque d’infrastructures dans les zones pauvres, ce sont également les modes de vie urbains qui entrainent une augmentation de consommation d’eau voire du gaspillage. Déjà 60% des villes européennes surexploitent leurs ressources en eau tandis qu’en Afrique subsaharienne plus de la moitié des habitants des villes ont un accès largement insuffisant à l’eau potable.

Une situation aggravée en Afrique

L’ONU a choisi cette semaine pour publier L’Atlas de l’eau en Afrique. L’occasion de rappeler que d’ici 2100, un habitant sur trois habitera en Afrique et que la part urbaine de la population africaine ne cesse de croitre. Selon ce document,  «la croissance de la population urbaine africaine a eu lieu en grande majorité dans les taudis périurbains, la capacité des réseaux d’approvisionnement en eau a été largement dépassée, et la couverture en eau courante a globalement baissé».

La quantité d’eau disponible par personne en Afrique est bien inférieure à la moyenne mondiale et diminue. Avec 15 pour cent de la population mondiale, l’Afrique compte seulement 9 pour cent des ressources renouvelables en eau. Une rareté de l’eau aggravée par les conditions climatiques, le changement climatique, la forte croissance démographique, la situation socio-économique et les choix politiques.

L’approvisionnement en eau potable : un défi à relever

La rareté de l’eau est lourde de conséquences pour les populations. Les pénuries d’eau représentent la deuxième cause de mortalité infantile et contribuent à la mortalité des mères. L’eau est également vitale pour assurer la sécurité alimentaire de la population. Selon le rapport du Pnue, si l’on maintient les mêmes pratiques agricoles, les régimes alimentaires actuels et si l’urbanisation croissante se poursuit, « la quantité d’eau nécessaire à l’agriculture (…) qui est de 7.130 kilomètres cubes aujourd’hui, augmentera de 70 à 90% pour nourrir neuf milliards de personnes d’ici à 2050 ».

Cette semaine internationale de l’eau est non seulement l’occasion de faire prendre conscience de la rareté de l’eau mais aussi d’appeler à la mobilisation pour un meilleur approvisionnement en eau. «Plus que jamais, nous avons besoin de nouvelles technologies et de politiques», a rappelé la ministre suédoise.

Le commissaire européen chargé du développement, Andris Piebalgs, a mis l’accent sur l’importance de faire de l’eau « un droit international pour tous ». Il a également réaffirmé l’engagement de l’UE sur l’accès à l’eau potable dans le cadre des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) des Nations Unies (pour rappel, l’eau et l’assainissement représentent l’un des 4 OMD) et plus exactement son objectif qui consiste à réduire de moitié, d’ici 2015, la proportion privée d’un accès durable à un approvisionnement en eau potable et à des services d’assainissement de base.

Durant cette semaine,les experts exploreront les meilleures solutions pour répondre à la demande croissante en eau des municipalités, de l’agriculture, des industries, des entreprises de distribution d’énergie et des foyers, en équilibre avec les ressources naturelles. Les infrastructures devront être résistantes aux catastrophes et la gestion de l’eau plus intelligente pour empêcher que les sécheresses, les inondations et la pollution ne menacent davantage la sécurité des aliments, de l’eau et de l’énergie.

La Commission européenne estime que parmi les OMD, même si l’assainissement laisse encore à désirer, l’accès à l’eau est l’un de ceux qui ont le plus de chance d’être atteints, et particulièrement en ville.  » Les villes offrent des économies à grande échelle ainsi que d’excellentes opportunités de développement d’une infrastructure efficace, pour une réutilisation accrue de l’eau et des déchets, et pour une utilisation plus efficace de l’eau et de l’énergie « .

A l’issue de la Semaine, les participants publieront une déclaration destinée à apporter des idées et un soutien à la conférence de Rio de Janeiro sur le développement durable, organisée par les Nations unies en juin 2012, 20 ans après le sommet de la Terre. Le rendez-vous suédois permettra également aux participants de préparer une conférence sur l’eau, l’énergie et la nourriture, qui aura lieu à Bonn (Allemagne) en novembre 2011, et le Forum de l’eau à Marseille (France) en mars 2012.

 

 

 

Afrique : moins 40% de biodiversité en 40 ans

Selon le rapport 2012 sur l’empreinte écologique de l’Afrique publié, le 1er juin, à Arusha, en Tanzanie, révèle que la biodiversité a chuté de 40% en Afrique, en 40 ans. Ce document a été produit par la Banque africaine de développement (BAD) et le Fonds mondial pour la nature, plus connu sous le sigle WWF.

Le rapport, qui propose des recommandations en matière d’empreinte écologique de l’Afrique, suggère que « les infrastructures vertes pour la sécurité écologique du continent pourraient avoir des impacts sociaux et économiques majeurs si elles sont prises en charge par les décideurs et les investisseurs ».

Jim Leape, directeur général de WWF, affirme que « notre infrastructure écologique » à savoir, « les écosystèmes terrestres, d’eau douce et marins », est « aussi capitale pour le développement humain que les infrastructures industrielles et sociales telles que les routes, les écoles, les hôpitaux et l’approvisionnement en énergie ».

L’ONG fait pression pour permettre d’urgence « un accès adéquat et équitable à l’eau, aux combustibles et à la nourriture dans les décennies à venir ». Jim Leape « exhorte » donc « les décideurs à agir en conséquence ».

WWF présente ses propositions pour une Afrique durable

Avec ce clip, l’association montre comment l’Afrique peut mobiliser des solutions qui protègent la nature, soutiennent les communautés locales et fait avancer l’économie.

Le rapport sur l’empreinte écologique de l’Afrique met l’accent sur le « maintien du capital naturel de l’Afrique, comme fondement du développement durable et inclusif ». Il est « destiné à alimenter la réflexion sur un développement plus écologique en Afrique et à rallier l’action des décideurs et des investisseurs ». Cela n’est pas un hasard s’il a été publié le 1er juin. Ce rapport est à lire au regard des discussions préparatoires de Rio+20 qui aura lieu au Brésil du 20 au 22 juin. Espérons que des décisions fermes soient prises en faveur du développement durable, au sens large !

Pour la BAD, il en va de la sécurité de l’environnement, mais aussi du bien être humain et d’un accroissement de la compétitivité pour l’Afrique.

Pour télécharger le rapport, c’est ici
Source : News.abidjan.net

L’Afrique a soif

La forte croissance démographique  sur le continent africain oblige les Etats à augmenter leurs investissements afin de garantir un meilleur accès à l’eau potable. « La ressources existe, le problème réside dans les infrastructures », explique François Ombanda, directeur général de la Société d’énergie et d’eau du Gabon. En effet, sur les 5 400 milliards de mètres cubes d’eau que recèle le continent, seulement 4%  est utilisé.

Selon un rapport conjoint de l’Organisation Mondiale de la Santé et du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), en 2008, l’approvisionnement en eau de la population était de 31% en Afrique subsaharienne et de 60% en Afrique du Nord. « Il est nécessaire d’accroître les investissements pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) », indique Sering Jallow, directeur du département eau et assainissement à la Banque africaine de développement (BAD). Ces OMD prévoient de réduire de moitié le nombre d’habitants dépourvus d’accès à l’eau d’ici 2015. « Seuls l’Afrique du Sud et peut-être le Sénégal atteindront ces objectifs. La démographie urbaine est galopante, c’est le principal défi des pays, se mettre à jour rapidement et anticiper l’avenir », précise Sylvain Usher, secrétaire général de l’Association Africaine de l’Eau (AAE).

En effet, la population africaine devrait ainsi augmenter de moitié entre 2010 et 2040, avec un pourcentage de citadins qui passerait de 44% à 57%. La Banque Mondiale et l’Association Africaine de l’Eau, préparent actuellement une étude sur une trentaine de capitales africaines, afin de déterminer comment les sociétés de distribution peuvent préparer les vingt à trente prochaines années. Les besoins domestiques en eau d’ici à 2040 devraient se situer entre 135 et 161 milliards de mètres cubes par an pour l’ensemble du continent.

Des progrès ont tout de même étaient effectués depuis ces dernières années, les sociétés de distribution semblent avoir amélioré leur mode de fonctionnement. « On constate que les dirigeants sont de mieux en mieux formés », relève Sylvain Usher. Les firmes cherchent en outre à bénéficier des retours d’expériences. «  Au sein de l’AAE, nous avons mis en place une plateforme de rencontre entre les différentes sociétés du continent. Elles peuvent aussi échanger leurs expériences sur tous les continents. L’objectif, in fine, est de favoriser les partenariats entre sociétés d’eau. »

Des principes semblent avoir été pris en compte, « les politiques de développement soutenues des gouvernements et les réformes qui en ont découlé ont visé à créer un environnement propice en améliorant l’efficacité, le redressement financier et l’augmentation des prestations de services », souligne l’expert de la BAD. Reste que « la mobilisation de ressources internes et externes afin de construire les infrastructures d’eau et d’assainissement, d’une part, et la capacité institutionnelle à gérer leur mise en œuvre et à les exploiter à des fins économiques et sociales, d’autre part, demeurent les principaux défis auxquels sont confrontés les pays d’Afrique subsaharienne », indique Sering Jallow.

Rappelons qu’aujourd’hui, 300 millions d’Africains n’ont pas accès à l’eau potable. 15 milliards de dollars d’investissement annuels seraient nécessaires pour approvisionner toute la population.

Source : jeuneafrique.com

Cameroun : des centaines d’éléphants massacrés contre des armes

© Boubandjida Safari Lodge

Des braconniers ont réalisé un massacre sans précédent au Cameroun en abattant pas moins de 200 éléphants en six semaines dans le parc national de Bouba Ndjida, au Nord-est du pays.

D’après les Fonts Internationaux pour la Protection des Animaux (IFAW), ce carnage serait l’œuvre d’une bande de braconniers armés venant du Soudan. « Nous parlons ici d’un cas très sérieux de braconnage trans-frontalier, impliquant des braconniers armés qui déciment la vie sauvage pour faire de l’argent facile avec le commerce international de l’ivoire. Ces pillages sont courants durant la saison sèche dans cette région, mais l’ampleur de ce massacre est sans précédent », indique Gambo Haman, le gouverneur du nord du Cameroun.

Pas moins de 200 carcasses ont déjà été retrouvées dans le parc depuis janvier, mais les tirs actuels empêchant d’évaluer avec précision la situation, on s’attend à en retrouver davantage dans les zones du parc qui n’ont pas encore pu être inspectées.

De nombreux éléphanteaux orphelins ont été observés et pourraient rapidement mourir de faim ou de soif. Leur mort viendrait s’ajouter au lourd bilan de cette vague de braconnage.

Céline Sissier-Bienvenu, Directrice d’IFAW France et Afrique francophone explique que, « l’ivoire est exporté illégalement hors d’Afrique centrale et d’Afrique de l’ouest pour alimenter les marchés asiatique et européen. L’argent récolté finance ensuite l’achat d’armes qui serviront dans des conflits régionaux, tels que ceux en cours au Darfour, au Soudan et en Centrafrique ».

Le nombre d’éléphants restant au Cameroun est incertain. La dernière estimation, de 2007, estimait ce nombre entre 1000 et 5000 individus. IFAW est sur le point de lancer un programme de soutien à destination des rangers et des forces de l’ordre du Parc National tchadien de Sena Oura. L’objectif de ce dispositif est de mettre en place une stratégie coordonnée de sauvegarde des éléphants dans la région.

« Depuis 2009, IFAW finance des projets d’appui à la lutte anti-braconnage pour les autorités en charge de la conservation dans les pays d’Afrique centrale qui sont confrontés au grave défi de ce trafic cruel », poursuit Céline Sissier-Bienvenu. « Ce dont ces pays ont désormais besoin, c’est de l’engagement de la communauté internationale pour soutenir financièrement du personnel entrainé, hautement qualifié et motivé pour qu’il puisse remplir sa mission de protection des éléphants ».

IFAW est actuellement en phase de négociation avec le gouvernement africain avant d’envoyer le plus rapidement possible, son équipe sur le terrain.

Sources : goodplanet.info  notre-planete.info

4ème édition du forum international de Dakar sur la responsabilité sociétale des entreprises

« Gouvernance RSE : l’enjeu Carbone dans les stratégies énergétiques des entreprises en Afrique de l’Ouest », tel est la ligne directive du « Forum International de Dakar sur la responsabilité sociétale des entreprises » qui se tiendra du 29 au 31 mai 2012.

Créée en 2008 et soutenue par des entreprises socialement engagées et des partenaires publics, RSE Sénégal est une initiative qui vise à promouvoir la RSE au Sénégal et en Afrique de l’Ouest à travers des activités de plaidoyer (Forum), et l’accompagnement des entreprises dans la mise en place de leurs démarches. L’initiative RSE Sénégal a ainsi contribué à la mise en place du programme RSE Guinée lancé en octobre 2011.

Cette 4ème édition sera marquée par la présence de hauts représentants du Canada en tant que pays ami du Sénégal reconnu pour leur engagement dans la promotion de la RSE et des énergies renouvelables.

Dans un contexte ouest africain marqué par des déficits dans la fourniture d’électricité qui pénalisent autant la productivité des entreprises que la vie communautaire, « économiser l’énergie, mettre en œuvre des solutions énergétiques alternatives et mieux gérer l’impact sur l’environnement et les changements climatiques », constituent dès lors des défis majeurs dans les politiques et stratégies de RSE des entreprises. Sous ce registre, une place importante devrait être accordée à l’enjeu « Carbone ».

Les trois précédentes éditions avaient permis de réunir des décideurs du Sénégal, de l’Afrique de l’Ouest, du Canada et d’Europe concernés par les questions en lien avec la RSE – millieux des affaires, autorités nationales et institutions internationales, société civile, syndicats de travailleurs ou encore milieux académiques – offrant ainsi aux participants une opportunité d’échanger sur la RSE et de nouer des contacts d’affaires.

Source : forumsenegal

 

Gabon : l’élite nationale détruit les mangroves

Dans le quartier huppé de « La Sablière » à Libreville, la construction de villas de hauts standings destinées à  la « jet set gabonaise », contribue à la destruction des mangroves.

La mangrove est un écosystème maritime incluant un groupement de végétaux principalement ligneux et ne se développant que dans la zone de balancement des marées appelée estran des côtes basses des régions tropicales. Ces milieux particuliers procurent des ressources importantes (forestières et halieutiques) pour les populations vivant sur les côtes. Les mangroves sont parmi les écosystèmes les plus productifs en biomasse de notre planète.

La dégradation rapide de certaines mangroves, dans le monde entier, est devenue préoccupante. En effet, elles constituent des stabilisateurs efficaces pour certaines zones côtières fragiles, contribuent à la résilience écologique des écosystèmes après les cyclones et tsunamis et font face aux effets du dérèglement climatique, incluant la montée des océans.

Au Gabon, la situation commence à devenir réellement problématique. Lors de la 17ème conférence des Nations Unies sur le climat à Durban (COP 17), le Président de la République, Ali Bongo Ondimba,  parlait du combat mené par le Gabon pour lutter contre le changement climatique et de son souci de préserver la biodiversité gabonaise.  Alors pourquoi laisser des agents immobiliers, animés par le seul souci de mener à bien de juteux projets immobiliers, saccager l’écosystème ?

 

Source : Le Post

Les négociations sont serrées à Durban

COP 17 prend la tournure d’un dialogue de sourds. Les Etats semblent se trouver dans une impasse et réussir à conclure un compromis satisfaisant les exigences de chacun s’annonce difficile. L’Europe s’active, la Chine semble vouloir faire preuve de bonne volonté, l’Inde reste inflexible, quant aux Etats-Unis, ils campent sur leurs positions.

 

Etats-Unis :

En plus d’être le deuxième plus gros émetteur de CO2 de la planète après la Chine, les Etats-Unis sont le seul pays industrialisé à n’avoir jamais ratifié le protocole de Kyoto. Les USA tiennent donc un rôle primordial au coeur des négociations tenues à Durban.

Le problème est que le pays refuse de prendre la moindre décision sans engagements similaires des pays émergents, au risque de paraître comme responsable d’un éventuel blocage des négociations.

« J’ai le sentiment que les délégations commencent à perdre patience avec les Etats-Unis », indique Jennifer Morgan, directrice du programme Climat et Energie au sein du World Resources Institute (WRI).

Chine :

Su Wei, le négociateur en chef pour la Chine, se dit prêt à des concessions mais pas autant que ce que voudrait l’Union européenne.

La première période du protocole de Kyoto n’engageait pas l’Empire du Milieu à respecter des engagements chiffrés en matière de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre. Mais l’Europe refuse de payer indéfiniment et exige qu’un mécanisme de réduction obligatoire des émissions soit déterminé et signé avant 2015.

« Ces conditions vont au-delà de ce qui a été décidé auparavant, notamment dans la feuille de route de Bali signée en 2007. Ce sont des conditions qui manquent d’équité envers les pays en voie de développement. Cependant, la Chine est prête à négocier avec l’Union européenne (…) Nous souhaitons qu’un accord pour prolonger le protocole de Kyoto soit trouvé. C’est la pierre angulaire de toute la politique internationale sur le climat. », indique Su Wei.

L’Inde :

Par le passé, l’Inde et la Chine ont eu des partis-pris assez similaires quant à leurs prises de positions lors des négociations sur le climat. Ce ne sera pas le cas pour COP 17.

En effet, la ministre de l’Environnement qui a la charge des négociations au nom de l’Inde veut que son pays reste inflexible sur ses exigences. Le pays exige une continuation du protocole de Kyoto avec la même exonération d’objectifs de réduction d’émissions  chiffrées pour les pays en développement, et ce, sans aucun engagement pour la période post-2020. L’Inde n’a donc absolument pas changé de prise de position depuis la conférence de Cancùn.

Inutile de préciser, qu’à ce jour, la conclusion d’un accord entre les Etats s’annonce une fois de plus laborieuse…

Sources :  greenetvert, maxisciences

 

44ème Assemblée Générale de l’Union des Producteurs, Transporteurs et Distributeurs d’Energie électrique d’Afrique

 

Les assises de la 44ème Assemblée Générale de l’Union des Producteurs, Transporteurs et Distributeurs d’Energie électrique d’Afrique  se sont ouvertes le 29 novembre à Yaoundé au Cameron. Cette assemblée sera l’occasion pour la centaine de délégués issus de plus de 50 pays de discuter des opportunités offertes au continent africain en matière de fournitures et de consommation de l’énergie électrique.

L’UPDEA a été créée en mai 1970. Son objectif est de promouvoir le développement et l’intégration du secteur électrique africain par l’interconnexion des réseaux électriques, l’échange d’expériences et de savoir-faire, ainsi que l’exploitation en commun des ressources énergétiques.

Depuis 2002, l’UPDEA a adopté une nouvelle vision et souhaite désormais être le vecteur principal de la réalisation de l’accès à l’électricité pour tous les peuples d’Afrique. Elle travaille en étroite collaboration avec le NEPAD et l’Union Africaine.  L’UPDEA a initié la mise en place de pools électriques dans chaque sous-région du continent africain afin de pallier l’inégale répartition des ressources énergétiques. L’objectif sera d’avoir, à plus long terme, un réseau électrique africain interconnecté pouvant permettre la circulation de l’électricité du Nord au Sud et d’Est en Ouest.

Le secrétaire général de l’UPDEA, Tella Abdel Didier,  a fait savoir qu’ « il faudrait investir 10 milliards de dollars par an dans le secteur énergétique africain pour parvenir à couvrir les besoins du continent en électricité à hauteur de 50% d’ici 2030 ».

Il a par ailleurs précisé que, « malgré la crise financière et économique qui a frappé le monde, l’Afrique elle, a continué d’avoir une croissance moyenne de 5%. Il s’agit là d’une moyenne, certains pays ont une croissance supérieure à 10%, d’autres à 3%. A ce facteur économique, il faut ajouter la croissance démographique et les secteurs productifs de l’économie qui  expriment tous une demande en énergie importante ».

Il est à noter qu’à l’heure actuelle, le taux moyen d’accès à l’électricité en Afrique est de 30%. La capacité de couverture en énergie électrique est estimée à 130 000 Mégawatts. L’Afrique australe bénéficie de 50 000 MW, le reste du continent se partageant la somme des autres ressources.

Sources : journal du cameronmediaterre.org

Novozymes s’engage pour le Mozambique

L’entreprise danoise Novozymes, spécialiste de la biotechnologie, a annoncé à la fin du mois de septembre, qu’elle allait se lancer dans un « projet pionnier » au Mozambique. Celui-ci vise à aider et inciter les petits exploitants agricoles à adopter des pratiques durables, en limitant les cultures sur brulis (défrichage des terrains par le feu), mais aussi à fournir à la population des moyens de cuisson de leurs aliments respectueux de l’environnement, des poêles à éthanol venant ainsi remplacer les cuisinières au charbon bien implantées au sein des ménages. L’objectif affiché est pour l’heure de fournir « à 20% des ménage de Maputo, la capitale du Mozambique » cette « alternative propre et concurrentielle au charbon de bois ».

Cette initiative privée poursuit un objectif louable : celui de lutter contre la déforestation, largement favorisée en Afrique par l’utilisation massive de charbon de bois. Mais il ambitionne également de s’attaquer à un problème de santé publique : selon l’OMS (Organisation mondiale de la santé) et le PNUD (Programme des Nations Unis pour le développement), la cuisson au charbon de bois dans un environnement clos est, sans surprise, nuisible pour la santé de ceux qui en respire les échappements.

Novozymes vise par ailleurs, selon son vice-président Thomas Nagy, à démontrer que la biotechnologie peut contribuer à la protection de l’environnement ainsi qu’à la sécurité alimentaire, renforcée grâce à la réhabilitation future des sols dégradés par l’exploitation du charbon de bois.

Ce projet constitue le premier engagement de l’entreprise danoise dans le cadre de la Clinton Global Initiative, fondée par l’ex-Président américain en 2005, qui incite ses membres à prendre « l’engagement de mener à bien une proposition concrète en vue de relever un défi mondial majeur et à collaborer avec d’autres pour convertir ce plan en résultats significatifs et mesurables ».

Corne de l’Afrique – régler les causes profondes de la crise s’annonce délicat

La sécheresse qui frappe actuellement la Corne de l’Afrique ne suscite toujours que bien peu d’engouement. Alors que les Nations Unies évaluent à près de sept cent millions d’euros le montant de l’aide humanitaire qu’il faudrait réunir pour soutenir les populations affectées, les promesses de dons de la communauté internationale ne comblent pour l’heure que la moitié de ce montant. Une évolution de cette situation est attendue le 25 août, date à laquelle doit intervenir une conférence de l’Union africaine, à laquelle participeront les donateurs.

Mais au-delà de cette aide d’urgence, certains intervenants appellent à aller plus loin, et à envisager le déploiement de mesures pour qu’une telle crise ne se reproduise plus. Jacques Diouf, directeur général de la FAO, souhaite ainsi que l’on commence « à bâtir pour l’avenir » et veut inciter les gouvernements et les donateurs à investir dans l’agriculture. Position mise en avant également par Yukiko Omura, vice-présidente du Fonds international de développement agricole, qui souhaite un soutien accru au développement de cultures vivrières sur place, permettant de fournir en alimentation les communautés.

Certaines mesures envisagées par la communauté internationale vont dans ce sens. Il s’agit par exemple de la fourniture de semences, d’engrais et d’eau destinée à l’irrigation, afin d’assurer la campagne de semis à venir. Mais régler les causes profondes de la crise sera bien plus délicat, même si des propositions existent.

Source : journaldelenvironnement.net.

Angola : programme d’éducation pour l’assainissement dans les communautés d’ici 2012

Dans l’agenda 2012, le Ministère de l’Environnement de l’Angola compte lancer en 2012, un programme dénommé « Education pour l’Assainissement dans les communautés », visant à sensibiliser et changer la mentalité des citoyens sur des questions environnementales.

Après avoir identifié les problèmes et causes de la dégradation de l’environnement, de la salubrité publique au niveau national et le ministère a conclu que la minimisation de la situation passe par l’éducation des populations, leur sensibilisation et engagement à des activités bénéfiques à la propre communauté.

Le chef du département d’éducation environnementale, Nascimento Soares, estime que l’éducation environnementale doit être un processus continu, et qui dans la mesure où il a une importante participation de la population aura un véritable impact positif dans les localités.

Finalement, le but est de réduire la pratique du braconnage et de la pêche avec des instruments inadaptés. « Deux probématiques seront résolues via la campagne d’éducation environnementale  qui sera lancé bientôt » affirme M. Soares.

La réussite de cette campagne dépend pour beaucoup de l’investissement financier des collectivités et de l’Etat angolais ainsi que l’investissement humain. Cette initiative illustre la prise de conscience que seules des politiques durables permettent à l’environnement de perdurer, et témoigne de l’impact bénéfique de la croissance de la gouvernance environnementale en Afrique.

Sources: Portalangop

Afrique : Discorde entre ONG et gouvernements sur le terrain environnemental

Fin juin, lors du 5ème dialogue sur l’eau de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) à Manzini, au Swaziland a été témoin de la discorde entre les Organisations non gouvernementales et les gouvernements. Les ONG ont exprimé le souhait de ne pas être exclues des stratégies de financement climatique.

Elles argumentent que sans elles, les stratégies de financement perdent leur force d’impact sur le terrain dans la région d’Afrique Australe. Hilary Dhliwayo-Motriri de la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ajoute que leur présence permet d’atteindre bien plus de personnes que par la seule action des gouvernements. Ce 5ème dialogue sur la gouvernance environnementale d’Afrique Australe néglige indéniablement les ONG et omet leur rôle à jouer dans l’adaptation climatique.

Les gouvernements ont favorisé la préparation au sommet de Durban, en Afrique du Sud, de novembre prochain pour la 17ème Conférence des Parties (CdP).

Ruth Beukman, la secrétaire exécutive régionale au ‘Global Water Partnership’ (Partenariat mondial de l’eau) en Afrique du Sud suggère une collaboration entre ONG et gouvernements afin qu’ils puissent profiter des fonds climatiques de la SADC. « Mais il ne suffit pas de former des synergies avec les gouvernements », a déclaré Dhliwayo-Motriri, « parce que parfois, les ONG et les autorités étatiques ne s’accordent pas sur des questions de gouvernance ».

Cependant, le président du Groupe de travail de l’Union européenne pour l’Initiative financement de l’eau, Alan Hall, exige une mise en ordre au sein des différents acteurs, gouvernementaux ou non, afin d’éviter tout gaspillage de l’argent des fonds. Il explique que « nous devons renforcer nos institutions gouvernementales pour nous assurer que l’argent est bien dépensé, afin que nous gagnions la confiance des institutions de financement ». La coopération entre ONG et gouvernement doit être constructive et prévoir un budget structuré – qui rassure.

 

Réduction de la pauvreté ou lutte contre le changement climatique : il faut choisir ?

Les projets proposés par les pays ne sont toujours pas suffisamment viables. C’est là que les difficultés se posent car les financements verts souffrent d’une mauvaise allocation – s’ils sont disponibles, très peu arrivent dans la région, décrit Alex Banda, le principal chargé de programmes au Programme de l’environnement et de développement durable de la SADC. En conséquence, un programme régional sur les changements climatiques, qui touche tous les secteurs a été élaboré afin de concevoir des projets finançables, ajoute-t-il.

D’autant que  « nous avons tendance à nous concentrer davantage sur les questions à court terme et à négliger les investissements à long terme », a déclaré Dumisani Masilela, le commissaire général du ‘Swaziland Revenue Authority’ (Trésor public du Swaziland). Les politiques de réduction de la pauvreté ne prennent pas en compte les questions des changements climatiques et de l’environnement car les acteurs sur le terrain et les budgets ne sont pas prévus pour.

Finalement, la faible intégration des acteurs de la préservation de l’environnement, le manque de projets finançables, la mauvaise coordination des politiques nationales au niveau national nuit gravement à la situation de gouvernance en Afrique Australe et à l’acquisition de fonds climatiques, et au final, à la protection de l’environnement et la lutte contre le changement climatique…

Source: Mediaterre

Forum pour améliorer la gouvernance en Afrique centrale et occidentale

L’Afrique s’entend cette semaine, à Brazzaville au Congo, du 5 au 8 juillet afin de dresser le portrait de la gouvernance environnementale à travers les débats du forum régional de l’environnement en Afrique centrale et occidentale – 26 pays. L’objectif est d’obtenir un accord sur les moyens financiers, matériels et de principe pour conserver la biodiversité africaine en vue de préparer les experts des commissions à jouer un rôle d’influence dans l’agenda international de la conservation de l’environnement et du développement durable lors du congrès mondial de la nature de l’UICN, prévu du 6 au 15 septembre 2012 à Juje, en République de Corée.

Pour Mme Julia Marton-Lefèvre, directrice générale de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), « les travaux de ce forum permettront de rendre plus concrète, efficace et visible la présence de la région d’Afrique centrale et occidentale au congrès mondiale de la conservation de la nature; de tisser et de renforcer des partenaires ; d’identifier des pistes d’action concertée tant au niveau sous régional que régional ».

Elle encourage le dialogue et la discussion afin de réaliser des projets en commun capables de mobiliser toutes les autorités gouvernementales, locales, associatives… Ainsi les Etats africains seront plus actifs lors du Congrès pour défendre leurs priorités communes.

Les questions traitées lors du forum sont nombreuses sur le thème de la « Coalition pour la conservation de la biodiversité et la gestion durable des paysages forestiers confrontés au changement climatique » :

–          les questions des aires protégées, de développement durable et changement climatique dans le contexte de l’Afrique centrale ;

–          les questions de la lutte contre l’érosion côtière en Afrique de l’ouest ;

–          les questions face à la stratégie forestière du Canada en Afrique centrale ;

–          les questions de l’écosystème et sécurité alimentaire ;

–       les questions de stratégies et d’opportunités de financement de la conservation des écosystèmes, ainsi que la question de la biodiversité en Afrique centrale.

La présence des experts nationaux témoigne déjà de l’intérêt suscité par ces questions. Cela démontre aussi selon Henri Djombo « la nécessité de mettre en place une coopération active sur la gestion écosystème des paysages naturels d’Afrique ». Les Etats d’Afrique ont les mêmes problèmes, c’est pourquoi « les pays d’Afrique centrale et occidentale sont condamnés à travailler ensemble » pour trouver une solution au problème.

Finalement, la déclaration de Mme Julia Marton-Lefèvre « l’Afrique est peut-être le continent le plus démuni en ressources financières, mais avec un milliard d’habitants en majorité jeune, des écosystèmes naturels riches et diversifiés et d’importants bassins fluviaux comme le Congo et le Nil, c’est aussi le continent de l’avenir »

Sources: afriquinfos, afriquejet, africatime