Nos bébés sont de véritables usines à biogaz

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C’est le genre d’affirmation qui fera sourire n’importe quel jeune parent. Et pourtant, l’idée est là. Celle-ci a germé dans l’esprit d’ingénieurs de Suez Environnement, qui sont parvenus à modéliser en laboratoire un concept de recyclage des couches en vue de produire du biogaz. Ce travail qui leur aura pris deux années, a été financé à hauteur de 40% par l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).

Le procédé consiste ainsi « à broyer les couches usagées pour isoler les différentes matières qui la composent » détaille un ingénieur de l’entreprise dans une interview réalisée par le quotidien le Parisien. Un ingénieur de Sita France, société spécialisée dans la collecte et la valorisation des ordures, ajoute qu’ « une fois isolés, les plastiques pourraient être réutilisés pour fabriquer d’autres plastiques, et les déchets organiques servir à la production de biogaz, d’électricité ou de chaleur » par le biais d’un processus de fermentation.

Outre une production d’énergie, ce procédé pourrait aussi mettre un coup d’arrêt à la prolifération des textiles sanitaires dans nos décharges. Le quotidien indique ainsi qu’un million de tonnes de couches seraient jetées chaque année, s’ajoutant aux lingettes et autres mouchoirs, « soit 9% de nos déchets ménagers », alors qu’un bébé consomme approximativement 6.000 couches au cours de ses deux premières années de vie.

Source : le Parisien.

Tour Elithis : modèle d’efficacité énergétique et environnementale

Source: enerzine.com

 

La Tour Elithis de Dijon fête cette année ses deux ans avec brio. Son bilan de consommation énergétique est « exceptionnellement neutre » pour un immeuble de 5 000 m², qui présente aujourd’hui un taux d’occupation de 85%. La Tour Elithis est à la pointe de l’efficacité énergétique dans tous les domaines : chauffage, rafraîchissement, ventilation, éclairage, économie d’eau.

Alors que dans l’Union Européenne, le bâtiment constitue 40 % de l’énergie totale consommée, les économies d’énergie sont un enjeu économique et écologique majeur pour ce secteur.

La Tour est le fruit d’une expérimentation continue : de nombreux scientifiques et étudiants viennent la visiter pour y observer l’efficacité énergétique et environnementale du bâtiment. C’est un modèle de bâtiments passifs à énergie positive. Dans l’ensemble, ces bâtiments sont généralement très performants et fortement équipés en moyens de production d’énergie par rapport à leurs besoins en énergie. L’énergie excédentaire peut être fournie aux bâtiments voisins, mais est souvent injectée sur des réseaux électriques ou de chaleur, privés ou publics. Ces immeubles allient isolation thermique renforcée, isolation par l’extérieur, étanchéité à l’air, captation optimale de l’énergie solaire de manière passive, limitation des consommations d’énergie des appareils ménagers…

Ce dernier point apparait notamment dans le programme de recherche sur les Eco-comportements proposé par le groupe Elithis car, selon eux, l’efficacité énergétique et environnementale d’un bâtiment ne dépend pas uniquement de solutions technologiques. Le groupe Elithis s’est donc engagé dans le cadre d’un partenariat avec l’ADEME et le PUCA (Plan Urbanisme Construction Architecture) à réaliser une étude, de 2011 à 2013, intitulée « Le bâtiment tertiaire : de l’usage aux usagers ».

Pourtant, on regrette parfois de constater que la construction de telles structures ne s’appuie pas sur l’usage de matériaux non-polluants. C’est pourquoi, la construction de Sistrières-Aurillac ajoute à son cahier des charges l’exigence d’une qualité environnementale du bâtiment (QEB) : qui passe entre autres par la récupération des eaux pluviales, un chantier rapide et propre (tri sélectif des déchets mis en place).

Ainsi l’éco-construction trouve un nouveau chemin de performance grâce à ses modèles de bâtiments à énergie positive qui allient soucis de l’environnement et bien souvent responsabilités environnementale et sociale. Des exemples de programmes comme celui de Recherche et d’Expérimentations sur l’Energie dans le Bâtiment (PREBAT) en France cherchent à cerner les impacts de ces structures en terme économique, énergétique et environnemental afin d’améliorer leur efficacité et en favoriser la diffusion.

Semaine Européenne de la Réduction des Déchets 2011

La troisième édition de la Semaine Européenne de la Réduction des Déchets (SERD) bat actuellement son plein et ce, jusqu’au  27 novembre. Cette année, 34 territoires organisateurs dans 20 pays européens se mobilisent pour que cette édition surpasse le succès des deux précédentes.

Cet événement européen est issu de la Semaine Française  de la Réduction des déchets. Sa coordination à l’échelle de l’Europe implique cinq autorités publiques nationales et régionales : l’ADEME (coordination du projet), le réseau européen ACR+ (secrétariat), l’ARC (Cat   alogne), l’IBGE (Région Bruxelles-Capitale) et enfin le LIPOR (Porto).

L’objectif de la Semaine est de sensibiliser à la nécessité de réduire la quantité de déchets générée et donner des clés pour agir au quotidien aussi bien à la maison, au bureau ou à l’école car le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas. 

La prévention des déchets consiste donc à agir pour ne pas produire de déchets – ou du moins les minimiser – en consommant mieux (consommation de produits peu emballés, écolabellisés), en produisant mieux (production de produits éco-conçus), en prolongeant la durée de vie des produits (réparation et don) et en jetant moins (en faisant par exemple son propre compost).

Parce que « tout le monde peut agir ! », la SERD s’adresse aussi bien aux administrations et collectivités, aux associations, qu’aux scolaires et au grand public.

A noter que l’édition 2010 a représenté un franc succès. Au cours de cette semaine, ce ne sont pas moins d’une trentaine d’autorités publiques en Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Irlande, Italie, Portugal, Slovénie qui ont permis l’organisation de plus de 4 346 actions dans 24 pays (dont 1 960 menées sur le territoire français, soit plus de 49% d’actions labellisées par rapport à 2009).

Cinq grands thèmes d’actions communes sont attendus pour cette troisième édition :

1 ) La prévention des déchets de papier par l’organisation d’actions « 0 papier »

2 ) La réduction du gaspillage alimentaire

3 ) La réparation / le réemploi de produits

4 ) La réduction du suremballage

5 ) La journée de nettoyage « Clean Up Day »

Nouveauté 2011 : il est possible de consulter en ligne l’ensemble des actions SERD qui ont été labellisées depuis la première édition. Certaines actions 2011 sont déjà en ligne.

Une page facebook est également accessible permettant à chaque participant de mettre son action en avant.

Sources : réduisons nos déchets

Politique de développement durable : l’Etat et les collectivités plus timides que les entreprises ?

Lorsque l’on parle de politique de développement durable, il nous vient tout de suite à l’esprit l’exemple d’une entreprise vantant le bilan carbone de son usine pilote, ou la politique d’achats esponsables imposée à ses services généraux. Dernièrement, c’est IKEA qui annonce la publication de son premier rapport de développement durable dématérialisé sous la forme d’une vidéo interactive hébergée sur Youtube et d’un PDF pour les plus sérieux ! L’histoire ne dit pas quelle est l’empreinte carbone des fermes de serveurs de Google et Youtube…

Mais si l’on cherche des exemples concrets dans les administrations centrales de l’Etat, il est difficile de s’y retrouver et de comprendre la continuité des actions annoncées… Déficit de communication après le coup d’éclat du Grenelle de l’Environnement ? Par exemple qu’en est-il de la politique de fret ferroviaire ? En effet, Jean-Louis Borloo avait présenté en 2009 des objectifs ambitieux afin de réduire la part de transport de marchandises par camions en France. Si l’on consulte le site de l’Ademe, nous apprenons que la dernière réunion sur le sujet s’est tenue le 7 juillet 2010.

En revanche, c’est à l’échelle micro locale que l’on trouve les illustrations les plus concrètes d’initiatives durables qui ont souvent été impulsées bien avant le Grenelle. Il suffit d’ouvrir un journal de presse régionale (PQP) pour s’en rendre compte : part grandissante des produits bio ou issus de producteurs locaux dans les cantines scolaires, gestion raisonnée des ressources en eau dans les communautés d’agglomérations, construction de bâtiments publics Haute Qualité Environnementale (HQE). Prenons deux cas concrets – dans un syndicat intercommunal et dans les hôpitaux publics – rencontrés ces derniers jours dans la presse.

L’usine d’incinération des déchets ménagers de Lumunoc’h chauffe des serres horticoles

La chaleur de l’usine d’incinération des déchets ménagers du Syndicat intercommunal d’incinération des déchets du Pays de Quimper (Sidepaq) permet de chauffer aujourd’hui 50 000 m2 de serres. Les élus du pays rappellent que le projet de valorisation de la chaleur résiduelle date de 5 ans déjà. Remise aux normes antipollution, l’usine est mieux acceptée par la population. Autre atout, la production  d’eau à 52 °C sur un an équivaut à une économie équivalente à 1 542 tonnes de pétrole.

Les Hôpitaux de Paris primés pour leur politique d’achat éco-responsable

Chaque année, un comité de pilotage regroupant les fédérations hospitalières des secteurs public, privé et associatif (FHF, Fehap, FHP, FNCLCC), le ministère de la Santé, celui du Développement Durable, l’Ademe et des professionnels du secteur de la santé remettent les Award du Développement Durable à l’Hôpital (DDH), prix récompensant les actions responsables menées dans les établissements hospitaliers.

Pour l’édition 2011, l’AP-HP a reçu un Award dans la catégorie « achats durables ». L’institution a été récompensée pour sa stratégie d’achat responsable ou éco-responsable intégrant des critères de développement durable dans les cahiers des charges de ses appels d’offres. L’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris estime que  « c’est un bon marqueur de la politique de management durable qui oblige à mesurer très en amont les incidences d’une décision de gestion sur le moyen et le long terme (…). Dès lors, la notion de cycle de vie invite-t-elle les acheteurs à intégrer dans la sélection des offres des critères liés à la fabrication du produit et/ou à l’origine des matériaux (recyclage…), à son exploitation (consommation d’énergie…) et sa fin d’utilisation (valorisation…). La question des emballages et de leurs incidences sur les déchets qui mobilise aujourd’hui les acheteurs prend ainsi toute son importance. »

Ce sont deux exemples parmi d’autres, mais qui montrent que les choses avancent dans les services publics et les collectivités, avec ou sans l’impulsion de l’Etat. Cependant, on en parle moins que les initiatives des grandes entreprises, aux moyens de communications incomparables. Vous savez ce qu’on dit :  « C’est celui qui en parle le moins…« 

PCB : Chimirec devant le tribunal correctionnel de Paris

L’entreprise Chimirec comparaît à partir d’aujourd’hui devant le tribunal correctionnel de Paris. Ce groupe, investi dans le traitement des déchets industriels dangereux, est accusé de fraudes sur l’élimination d’huiles polluées aux Polychlorobiphényles, les fameux PCB. Le PDG du groupe, Jean Fixot, ainsi que six cadres de l’entreprise, sont donc appelés à s’expliquer devant la justice, « après cinq années d’une instruction, menée notamment par l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique ».

Quelle est cette affaire ?

Les responsables de l’entreprise cités à comparaître « sont soupçonnés d’avoir éliminé « de façon irrégulière » des déchets par la dilution d’huiles polluées aux PCB dans trois des usines du groupe ».

Sur les 7 prévenus, 6 « sont également poursuivis pour « faux et usages de faux ». En clair, ils sont soupçonnés d’avoir « modifié ou falsifié des rapports d’activité, des registres et des bordereaux de suivi industriel, dans le but de masquer la réalité à leurs clients ainsi qu’à l’administration ».

L’argent comme leitmotiv

C’est l’appât du gain qui aurait entièrement motivé le PDG de Chimirec et les cadres accusés de pratiques frauduleuses. Leurs pratiques ont été dénoncées par « d’anciens salariés du groupe » : elles consistaient à « mélanger à d’autres huiles usagées » les huiles polluées aux PCB « afin d’en baisser le taux », au lieu de les traiter comme il se doit.

Il apparaît qu’un responsable du laboratoire Aprochim, filiale de Chimirec, cité à comparaître aujourd’hui, aurait adressé un message à son directeur au sujet d’un marché concernant « 250 tonnes d’huiles polluées en provenance d’Espagne. Il aurait alors indiqué :

  • « Où nous décontaminons et nous perdons 22 000 euros, ou nous faisons du transit vers Chimirec et nous gagnons 30 000 euros avec d’éventuels problèmes avec la justice ».

 C’est en 1994, qu’auraient débuté la fraude organisée dans l’usine Aprochim de Grez-en-Bouère, site dédié au traitement des déchets contenant des PCB.

Parties civiles

Des associations de l’environnement et une agence publique en charge de l’environnement figurent parmi les parties civiles au procès. Il s’agit par exemple de la fédération France Nature Environnement ou même de Greenpeace, ainsi que de l’Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie (Ademe). Cette agence subventionnait la collecte d’huile. Elle demande aujourd’hui le « remboursement du trop-perçu par Chimirec, ainsi que 500 000 euros de dommages et intérêts ».

L’avocat de l’Ademe, Me Benoist Busson, promet un procès « exemplaire ».

Source : Enviro2b.com

CPE : économiser 40% de ses dépenses énergétiques en copropriété

Une copropriété d’une soixantaine de logements à Neuilly-sur-Marne, en Seine-Saint-Denis, vient de signer le premier contrat de performance énergétique (CPE) en copropriété en collaboration avec Nexity et Bouygues Construction. Ce nouvel outil juridique est considéré par le Grenelle de l’environnement comme un levier essentiel pour financer la réhabilitation thermique des bâtiments existants.

Un CPE vise à confier à un opérateur la définition et la mise en œuvre d’un programme d’économies d’énergie dans un bâtiment en échange d’une garantie de performance. La nouveauté juridique par rapport aux contrats énergétiques classiques tient alors aux pénalités financières que prévoit le contrat en cas de non réalisation des objectifs. Pendant huit mois, les travaux de rénovation engagés porteront sur le système de chauffage de l’immeuble et son isolation thermique. De quoi rendre la propriété conforme au label BBC Rénovation et ainsi réduire la consommation énergétique de ses habitants d’environ 40%. « De plus, les travaux de rénovation et la mise en conformité avec les normes environnementales bonifieront la valeur des appartements dans le cas d’une éventuelle revente », promet le communiqué.

Ce projet innovant a reçu le soutien de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) et de la Région Ile-de-France. De plus, dans le cadre d’un partenariat avec le Crédit Foncier, les copropriétaires éligibles peuvent bénéficier d’un éco-prêt à taux zéro pour les travaux restant à leur charge.

Source : ddmagazine.com

Stations de ski et développement durable ne font pas bon ménage

Chaque année, des millions de skieurs envahissent les quelques milliers de stations aux quatre coins de l’Europe. A elles seules, les Alpes abritent plus de 600 stations qui disposent de plus de 10 000 rampes de télésièges et qui consomment une quantité phénoménale d’eau et d’énergie pour faire de la neige artificielle. Quel est l’impact de cette industrie florissante sur les fragiles écosystèmes montagneux ? 

Les régions montagneuses sont particulièrement sensibles au changement climatique. Dans les Alpes par exempe, le réchauffement récent y a été près de trois fois supérieur à la moyenne planétaire. Actuellement, on considère que 90% des domaines skiables alpins de moyenne ou grande taille bénéficient d’un enneigement naturel suffisant au moins cent jours par an. Les 10% restants opèrent déjà dans des conditions précaires. Une hausse de la température de 1°C ou 2°C pourrait ramener le nombre de domaines skiables jouissant d’un enneigement fiable à 500 ou 400. La perspective d’une fréquence plus forte d’hivers sans neige est maintenant avancée comme une conséquence du réchauffement climatique pour les stations, et ce dans divers pays.

Le marché des sports d’hiver est totalement tributaire des conditions météorologiques et face à l’augmentation des jours de fermeture, les stations se doivent d’innover afin de continuer à attirer les touristes. Ces principales innovations sont d’ordre technologique et la stratégie la plus répandue consiste à la création de nouvelles pistes grâce à l’enneigement artificiel. Ces pratiques, considérées comme nécessaires par de nombreuses stations, ont un coût environnemental et économique considérable.

Le coût de l’enneigement artificiel représente un minimum de 140 000 euros par hectare. L’énergie constitue la plus grosse dépense mais l’impact le plus important d’un point de vue écologique est celui de l’eau. Selon la Commission Internationale pour la Protection des Alpes, 95 milliards de litres d’eau sont nécessaires pour couvrir de neige artificielle les 23 800 hectares de pistes de ski alpines.  En prélevant l’eau dans les rivières, les lacs et les bassins de retenue, cette technique affecte la vie aquatique et la distribution d’eau. La demande est si importante que certaines stations sont obligées de construire des lacs artificiels.

En ce qui concerne l’impact écologique des skieurs eux-mêmes, l’empreinte carbone la plus importante proviendrait des voyages. Une étude réalisée en 2007 par l’association Mountain Riders et l’ADEME montre que 73% des émissions de CO2 engendrées par les séjours au ski proviennent des voyages en avion. Afin d’accompagner les passionnés  des sports de glisse à réduire leur empreinte carbone, plusieurs initiatives ont été créées comme par exemple le site Snow Carbon ou encore Responsible Skiing.

Sources : duralpes.com   Courrier International.com

 

Le secteur de l’audiovisuel veut se mettre au vert

Même si l’audiovisuel est l’un des derniers secteurs à se mobiliser, il n’est jamais trop tard ! Le cinéma et la télévision ont décidé de faire attention à la dimension environnementale de leur chaîne de production. « Même les films qui donnent des leçons dans les festivals d’environnement sont loin d’être irréprochables », reconnaissent les professionnels lors de la présentation du programme Ecoprod la semaine dernière.

Le collectif Ecoprod a été lancé en 2009 par l’ADEME, le groupe de prévoyance Audiens dédié aux secteurs de la communication et des médias, la commission du film d’Ile-de-France, les diffuseurs TF1 et France Télévisions et la direction des entreprises (Direccte). A ce jour, le collectif a mis en ligne sur son centre de ressources, des fiches pratiques, un calculateur carbone (Carbon’Clap), des témoignages, des études et des chiffres clés. Ecoprod peut accompagner concrètement les productions qui souhaitent réduire leur empreinte écologique de la pré-production à la commercialisation.

C’est lors de la présentation annuelle de son programme la semaine dernière qu’Ecoprod a révélé le bilan carbone de la filière. Ce bilan a été effectué par le cabinet Carbone 4.

Le secteur dégage 1,1 million de tonnes de CO2 par an, l’équivalent de la vie quotidienne annuelle de 110 000 Français ou de 410 000 allers-retours Paris-New York en avion  (en seconde classe). Cela représente un six centième de l’empreinte carbone de la France. La plus forte pollution provient des trajets réalisés par les spectateurs pour aller au cinéma (350 000 tonnes). Selon des données du Centre National de la Cinématographie (CNC), 70% d’entre eux utiliseraient leur voiture pour se rendre jusqu’au multiplex pour voir un film. La production de longs métrages et de fictions télévisées est, quant à elle, à l’origine d’un quart des émissions. « Dans la production des films et des fictions télévisées, le tournage représente 70 % de l’impact », précise Emmanuelle Paillat, ingénieur chez Carbone 4.

Sur le terrain, certains acteurs (producteurs, gestionnaires de plateaux…), s’organisent déjà pour entamer une démarche Ecoprod. Pour la production du téléfilm de « La victoire au bout du bâton », tournée à Marseille, France Télévisions et Alchimic Films ont choisi de confier le développement des pellicules à un laboratoire local afin d’éviter les allers-retours avec Paris. Le visionnage des rushs s’est, quant à lui, effectué sur Internet plutôt que sur des DVD.

Sources : les Echos  Ecoprod


 

Les nuisances de l’éclairage public

L’ADEME (Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie) relance le débat sur la problématique de l’éclairage public. Dans l’une de ses études, relayée par le quotidien L’Est-Eclair, elle indique ainsi que « l’éclairage artificiel public occasionne 37 % des dépenses en électricité des municipalités, soit 7,10 € par habitant et par an en moyenne ».

Les motifs avancés par les municipalités pour justifier ces dépenses sont connus. Celles-ci mettent en avant l’apport pour l’esthétique des villes de l’éclairage public, ainsi qu’une nécessité de lutter contre l’insécurité. Mais selon le quotidien, son efficacité en matière de sécurisation « n’a jamais été démontrée ».

En outre, l’ADEME souligne qu’actuellement, près de neuf millions de lampes sont utilisées en France dans le but d’éclairer les villes et les campagnes, pour une consommation estimée à 5,6 térawatts par heure, soit l’équivalent de la production annuelle d’un réacteur nucléaire.

Un tel sur-éclairage aurait des conséquences importantes sur notre organisme, de même que sur la faune. La sécrétion de mélatonine – l’hormone du sommeil – chez l’Homme, diminuerait ainsi sous l’influence de la lumière artificielle environnante. Or, celle-ci contribue à stabiliser la tension par exemple. Les espèces animales, comme les oiseaux ou les chauves-souris, verraient pour leur part leurs repères s’estomper et seraient alors considérablement désorientées. Enfin, les insectes  trouvent dans la pollution lumineuse une grande cause de mortalité, devenant des proies faciles.

Des progrès devront donc être réalisés dans les années à venir, afin de rendre l’éclairage public plus durable. Poursuivant cet objectif, l’association Cluster Lumière qui regroupe les acteurs de de la filière, organisera le 29 septembre les premières rencontres sur le thème de la performance et de l’efficience durables dans l’éclairage public à Paris. Nous verrons ce qu’il en sortira.

Eduquer les jeunes pour construire un avenir durable

Le magazine de l’ADEME du mois d’août consacre un dossier à l’éducation des jeunes au développement durable.

L’ADEME (Agence de l’Environnement Et de la Maitrise de l’Energie) qui joue un rôle actif dans l’éducation au développement durable, verra celui-ci se renforcer avec la convention, en cours de signature, avec le ministère de l’Education nationale. Cet accord-cadre prévoit que l’Agence apporte « les connaissances et les compétences nécessaires propres au développement durable aux enseignants et aux cadres de l’Éducation nationale, à tous les niveaux et à toutes les filières ».

Une expertise nouvelle à laquelle doit être formé le personnel enseignant, afin de s’adapter à la présence de plus en plus importante du  développement durable dans l’enseignement. Les programmes scolaires de géographie et de sciences et vie de la Terre, de la primaire jusqu’au lycée, intègrent les diverses problématiques environnementales (gestion des ressources, protection de l’eau, énergie, pollution atmosphérique). Les diplômes intègrent également les questions de développement durable comme en témoigne la création de la mention complémentaire post-bac pro « spécialisation Énergies renouvelables », entrée en vigueur à la rentrée scolaire 2010 dans quelques établissements tests  ou encore le bac STI, qui devient STIDD (sciences et technologies de l’industrie et développement durable) à la rentrée 2011 pour les classes de première et, dès 2012, pour les terminales. Sans parler des formations spécialisées dans ce domaine qui voient le jour.

La sensibilisation au développement durable devant également se faire au-delà du temps scolaire, les animateurs du secteur socioculturel ou sportif (les fédérations sportives, les associations, le Centre d’information et de documentation jeunesse …) bénéficieront aussi de ces formations.

L’enseignement des enjeux écologique au sein de l’Education nationale n’est pas récent. Dès 1977, une circulaire donne naissance à l’éducation à l’environnement en France, devenue ensuite « Éducation à l’environnement et au développement durable » en 2004, puis officiellement désignée « Éducation au développement durable » par une circulaire de 2007.

Le grenelle de l’environnement et la traduction législative de ses engagements insiste sur l’importance de la dimension éducative dans la stratégie nationale de développement durable. Les jeunes qui vont construire le monde de demain sont une cible privilégiée de cette éducation. Comme l’explique Florence Clément, chargée de l’Information du grand public et de la sensibilisation des jeunes à l’ADEME, il  est nécessaire de «  donner aux citoyens de demain les clés pour agir. Nous ne bâtirons pas de société nouvelle sans éduquer les plus jeunes ! ».

Un discours qui fait écho à celui de Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU, qui appelle la jeunesse à s’engager  à changer le monde à l’occasion de la Conférence annuelle Simul’ONU (Simul’ONU est un dispositif clef de la stratégie du Groupe de l’action éducative des Nations Unies visant à sensibiliser les jeunes dans le monde à des questions importantes). Pour cette troisième édition, des étudiants des universités les plus prestigieuses devront échanger sur le thème  « Développement durable: promouvoir les progrès humains en harmonie avec la nature » et plus particulièrement sur l’impact des conflits armés sur le développement durable, sur les moyens de préserver la sécurité alimentaire mondiale et de faire de l’éducation un outil déterminant à la réalisation du développement durable et sur la question litigieuse des changements climatiques et celle des réfugiés climatiques.

Sources : ADEME, Nations Unies.