L’Elysée va se chauffer grâce aux eaux usées

Crédits photographiques: Eric Pouhier

L’Elysée ouvre la voie du chauffage par les eaux usées

Une fois n’est pas coutume L’Elysée va montrer l’exemple en se chauffant grâce aux eaux usées. Selon un communiqué de presse du 1er avril, « à l’heure du Grenelle 2 de l’Environnement fixant des objectifs ambitieux pour la réduction des gaz à effet de serre et encourageant les réseaux de chaleur d’origine renouvelable, les services de la Présidence de la République montrent l’exemple, par le choix d’un système innovant de récupération de chaleur sur les eaux usées, Degrés Bleus ».

Le Palais de l’Elysée est ainsi « le premier bâtiment de l’Etat qui va désormais bénéficier de ce procédé, utilisant une énergie locale et écologique ».

206 tonnes de CO2 non rejetées

Ce dispositif qui doit être mis en place au cours de l’été 2011 devrait permettre de réduire la consommation d’énergie fossile de 63% et éviter l’émission de 206 tonnes de CO2 par an.

C’est GDF Suez qui a été retenu avec son procédé « Degrés Bleus qui utilise la chaleur émanant des eaux usées : eaux des salles de bains, cuisines… à travers des échangeurs thermiques installés dans les collecteurs et des pompes à chaleur qui concentrent les calories ainsi récupérées ».

Ce projet devrait bénéficier « du soutien de l’ADEME, dans le cadre du Fonds chaleur, et de la DRIRE au titre de la Performance Energétique ».

Les avantages et les inconvénients

Un système de récupération de la chaleur des eaux usées présente à la fois  des avantages et des inconvénients. S’agissant des avantages d’un tel système, il s’agit d’une ressource disponible toute l’année, de manière continue, à un faible coût et à proximité du consommateur. En hiver, la chaleur peut être récupérée et en été, le procédé permet de refroidir les bâtiments. Il permet en outre de réaliser d’importantes économies d’énergie.

S’agissant des inconvénients, ce système est plutôt adapté au milieu urbain car il nécessite un débit de canalisation d’environ 151/s. Enfin, l’installation est plus complexe et donc plus coûteuse sur un parc ancien.

Les 22 000 chauves-souris du jardin botanique de Sydney sont menacées d’expulsion

 

crédits photographiques: Toby Hudson

En mai 2011, Le jardin botanique de Sydney va commencer à disperser les 22 000 chauves-souris géantes à tête grise aussi appelées roussettes. Selon le Sydney Morning Herald, « les chauves-souris ont détruits 27 arbres séculaires et plus d’une vingtaine de palmiers dans lesquels elles ont élu domicile il y 20 ans ». 300 arbres seraient encore menacés par ses « renards volants » qui peuvent mesurer jusqu’à un mètre d’envergure.

Plusieurs parcs nationaux ont été identifiés comme potentiels foyers d’accueil mais les experts ne sont pas certains que les chauves-souris s’installent dans un endroit spécifique.

Les chauves-souris seront expulsées à l’aide de décibels

Les déloger risque de ne pas être aussi simple qu’il n’y paraît. Elles auraient pour le moment résisté aux jets d’eau, aux odeurs nauséabondes, aux lumières stroboscopiques. La ville de Sydney a donc décidé de les bombarder de décibels.

A partir de mai, des haut-parleurs diffuseront des bruits industriels à raison de 10 minutes toutes les heures entre midi et 16h. Cette action durera 15 jours et pourra être de nouveau mise en œuvre à chaque fois que cela sera nécessaire jusqu’en 2039.

Les chauves-souris sont essentielles à la biodiversité

L’opération n’aura pas lieu lors des périodes de reproduction dans la mesure où il s’agit d’une espèce menacée qui joue un rôle essentiel dans la pollinisation et la dispersion des graines. Elles se nourrissent en effet de nectar, de fleurs, de pollen et de fruits.

Le manque d’eau va toucher près d’un milliard d’habitants en 2050

crédits photographiques: JJ Harrison

Plus d’un milliard de personnes devront faire face à de graves pénuries d’eau d’ici 2050, et ce particulièrement dans les grandes métropoles mondiales, soit environ un humain sur sept.

En effet, le changement climatique aggrave les effets de l’urbanisation et les villes indiennes seront parmi les plus touchées, selon une étude des Proceedings de la National Academy of Sciences, un groupe privé pour l’environnement situé près de Washington. La pénurie menace l’assainissement de certaines grandes villes mais pose également des risques pour la faune et la flore si en réaction, les villes puisent directement l’eau dans la nature.

Près de 993 millions de citadins vivront avec moins de 100 litres d’eau par jour

L’étude a révélé que si les tendances actuelles à l’urbanisation se poursuivent, en 2050, près de 993 millions de citadins vivront chacun avec moins de 100 litres d’eau par jour, le minimum journalier selon les auteurs.

De plus, 100 millions de personnes supplémentaires connaitront un manque d’eau potable que ce soit pour boire, cuisiner, nettoyer, se laver ou utiliser les toilettes. Pour l’auteur principal, Rob McDonald, ce n’est pas une fatalité mais un défi notamment en termes d’investissement dans les infrastructures ou d’efficience dans l’utilisation de l’eau.

Actuellement, environ 150 millions de personnes sont en-dessous du seuil de 100 litres s’agissant de l’utilisation quotidienne d’eau. Par comparaison, un américain moyen dispose de 376 litres par jour bien que l’utilisation varie considérablement selon les régions selon Rob McDonald.

L’étude recommande une réforme de l’agriculture et une meilleure efficacité énergétique

L’exode rural qui touche l’Inde et la Chine exacerbe ce phénomène. Les grandes villes de l’Inde, du Nigéria et du Bénin seront les plus touchées.

Mais si l’eau est pompée directement dans la nature, il y a un risque pour les écosystèmes notamment pour les espèces endémiques. L’étude recommande une réforme de l’agriculture qui consomme le plus d’eau et une meilleure efficacité puisque près de la moitié de l’eau de certains pays en développement est gaspillée en raison de fuites.

L’ONU œuvre actuellement à la mise en place d’un fonds spécial pour les changements climatiques pour aider les pays en développement les plus touchés, avec un objectif de 100 milliards de dollars par an à partir de 2020.

L’interaction entre l’eau salée et l’eau douce peut produire de l’énergie renouvelable

 

crédit photographique: ACS / Nano Letters

Le Professeur Yi Cui et son équipe de chercheurs de l’Université Stanford en Californie estiment que les cours d’eau pourraient fournir environ 13 % de la consommation mondiale actuelle d’énergie.

Ils envisagent une énergie renouvelable basée sur le principe de l’entropie où l’énergie est produite lorsque l’eau douce des rivières se disperse dans l’eau de mer chargée de sel. L’équipe a développé un nouveau système entropique qui pourrait conduire à l’utilisation généralisée des énergies renouvelables générées par les rivières.

Une batterie qui capte l’énergie renouvelable créée par le phénomène de l’entropie

Dans la nature, la diffusion de l’eau de rivière en eau de mer salée conduit à une légère élévation de température et cette énergie peut être captée pour produire de l’électricité.  Les chercheurs avaient déjà mis au point une batterie qui capte cette différence pour produire de l’électricité. Cette capture se fait grâce à l’énergie osmotique.

L’eau douce et l’eau salée sont séparées par une membrane, et l’eau salée attire l’eau douce à travers la membrane, entraînant une augmentation de la pression. La pression peut alors être utilisée de différentes façons, par exemple pour faire tourner une turbine.

La batterie est optimisée grâce au processus chimique

L’équipe de Stanford a élaboré un système plus compact. Selon la Royal Society of Chemists, cette batterie extrait de l’énergie à travers des mouvements des ions de sodium et de chlore à l’intérieur et à l’extérieur d’un réseau cristallin de nanotubes.

La batterie se décharge dans l’eau de mer alors que le chlore est absorbé par l’électrode d’argent et que le sodium est absorbé par l’électrode de dioxyde de manganèse. Les ions sont libérés lorsque la batterie se charge en eau douce. Cette méthode extrait de l’énergie à partir de la différence de concentration entre deux solutions en les stockant dans des batteries chimiques.

En raison de la forte concentration d’ions dans l’eau de mer, l’énergie électrique rejetée est supérieure à celle nécessaire à la batterie pour se charger en eau douce. Pour le moment, cette technologie est à 76% efficiente mais Yi Cui a avancé que « si nous rapprochons les deux électrodes plus près, je pense que nous pouvons atteindre 85% ».

Ce qui est sûr c’est qu’environ 70% de la surface de la terre est recouverte d’eau ce qui offre un large potentiel.

La première feuille artificielle « fonctionnelle »

 

 

CC Jurvetson

Lors de la 241e réunion nationale de l’American Chemical Society, les scientifiques ont décrit une cellule solaire de pointe de la taille d’une carte de poker qui imite le processus de photosynthèse que les plantes vertes utilisent pour convertir la lumière du soleil et de l’eau en énergie.

L’objectif est « de faire de chaque maison sa propre centrale électrique »

Selon le chimiste Daniel Nocera du MIT qui a dirigé l’équipe de recherche, « la feuille artificielle apparaît particulièrement prometteuse comme source peu coûteuse d’électricité pour les habitations dans les pays en développement. Notre objectif est de faire de chaque maison sa propre centrale électrique ».

Placé dans un seul gallon d’eau – soit environ 3,78 litres – en plein soleil, le dispositif pourrait produire suffisamment d’électricité pour alimenter une maison dans un pays en développement pour une journée, a déclaré le chimiste Nocera.

Il le fait par la séparation de l’eau en ses deux composantes, l’hydrogène et l’oxygène. Les gaz d’hydrogène et d’oxygène seraient stockés dans une pile à combustible, qui utilise ces deux matériaux pour produire de l’électricité, située sur le dessus de la maison ou à côté d’elle.

La nouveauté réside dans la facilité de mise en œuvre de la « feuille artificielle »

La «feuille artificielle» n’est pas un concept nouveau. Elle a été développée plus d’une décennie auparavant par John Turner, de l’US National Renewable Energy Laboratory. Mais ce dispositif n’était pas fonctionnel pour une large utilisation car il était composé de métaux rares et chers, était très instable et d’une durée de vie d’à peine un jour.

La nouvelle feuille est composée de matériaux peu coûteux qui sont largement disponibles, fonctionne dans des conditions simples et est très stable. Des études en laboratoire ont montré qu’il pourrait fonctionner sans interruption pendant au moins 45 heures sans baisse d’activité. Cette avancée est liée à la découverte de catalyseurs peu coûteux, en nickel et en cobalt, qui sont capables de diviser efficacement l’eau dans ses deux composantes, l’hydrogène et l’oxygène, dans des conditions simples.

À l’heure actuelle, la feuille de Nocera est environ 10 fois plus efficace que la photosynthèse d’une feuille naturelle. Le chimiste pense pouvoir encore accroître son efficacité : «la nature est alimentée par la photosynthèse, et je pense que le monde futur sera alimenté par la photosynthèse ainsi sous la forme de cette feuille artificielle».

La 4ème nuit de l’eau aura lieu le samedi 2 avril

Une sensibilisation au respect de l’eau

La 4ème nuit de l’eau est organisée par la Fédération française de natation et UNICEF France. Parrainée par le nageur Alain Bernard, elle a pour objectif la sensibilisation au respect de l’eau autour de différentes animations dans ou hors de l’eau. 220 piscines devraient participer à cet évènement GD6TSMWN95N7.

 

Une collecte pour améliorer l’accès à l’eau potable des enfants du Togo

Les fonds récoltés seront destinés à améliorer l’accès à l’eau potable des enfants du Togo. L’UNICEF compte sur la participation d’un maximum de piscines françaises et souhaite atteindre les 180 000 € de dons cette année au profit du programme Eau et assainissement au Togo.

Ce programme WASH de l’UNICEF destiné aux écoles a pour but la mise en place d’un point d’accès à l’eau potable, d’une citerne de récupération d’eau de pluie et de modules scolaires relatifs aux bonnes pratiques d’hygiène, de santé et d’assainissement. En effet, en 2010,  seulement 26% des écoles togolaises ont un accès à l’eau et 30% possèdent des latrines.

L’accès à l’eau a un impact sur l’apprentissage scolaire

Selon l’UNICEF, des installations sanitaires inappropriées aux besoins des populations ainsi qu’un faible accès à l’eau impactent directement la fréquentation et l’apprentissage des enfants à l’école et plus spécifiquement chez les filles.

La prévalence des maladies dues à l’utilisation d’eau non potable et au
manque d’hygiène constituent un obstacle supplémentaire à l’apprentissage des écoliers. La collecte 2010 a ainsi permis de financer le programme WASH dans 12 écoles du Togo et 4300 enfants ont pu en bénéficier. GD6TSMWN95N7

Un smartphone qui fonctionne à l’énergie solaire

Un écran transparent qui produit de l’énergie solaire

La société Wysips a perfectionné une couche d’écran transparente et ultrafine pour smartphones qui pourrait continuellement charger sa batterie grâce à l’énergie solaire.

En effet, cet écran qui mesure moins de 100 microns de profondeur capture assez d’énergie solaire pour générer de l’électricité et ce, sans déformer l’image visionnée.

 

Comment ça marche ?

Il fonctionne grâce à l’application de bandes ultrafines de cellules photovoltaïques fixées sur l’écran  et grâce à un réseau lenticulaire à lentilles cylindriques à son sommet.

Selon le président de la société, Joël Gilbert, il est possible de concevoir un écran tactile transparent de smartphone qui peut charger une batterie classique avec environ six heures d’exposition directe à l’extérieur ou sur une plus longue durée dans des conditions d’éclairage intérieur.

Cela est lié à la différence d’intensité d’éclairage et à la différence de rayonnement IR et UV.

Un prototype de smartphone pour l’année prochaine

Un prototype devrait être présenté l’année prochaine et sera assez puissant pour permettre 30 minutes de conversation pour une heure de chargement. Cette technologie devrait aussi permettre de diminuer la fréquence d’une recharge classique.

L’énergie supplémentaire gagnée par le solaire pourrait permettre aux designers de smartphones d’incorporer des batteries plus fines. On s’en rend compte en jetant un coup d’œil à l’intérieur de l’Iphone 4 dominé presque entièrement par les cellules de batterie. Apple a d’ailleurs déjà déposé un brevet d’écran à énergie solaire basé sur une technologie différente dans le but de se démarquer de Google et de sa technologie Androïd.

 

Une technologie avec un large potentiel d’applications

Basé sur un principe d’optique, la technologie Wysips permet de construire des panneaux solaires sur une surface sans changer son apparence. Ainsi, n’importe quelle surface visible peut devenir une source photovoltaïque. Cette technologie peut donc s’intégrer dans des écrans, le verre, des tissus, des voiles ou encore les plastiques.

Orange, le WWF et Emmaüs International ensemble pour le recyclage

A partir du 31 mars auront lieu les « Journées du Recyclage » pendant trois jours, dans les 1 200 boutiques d’Orange en France métropolitaine, en partenariat avec le WWF et Emmaüs International, voilà l’information à retenir aujourd’hui sur francematin.info.

Bon à savoir, que vous soyez client Orange ou non, vous pouvez donc vous rendre dans les points de vente de l’opérateur (« boutiques Orange, Mobistore, PhotoServie et Photostation ») et y déposer les téléphones portables, batteries ou chargeurs que vous n’utilisez plus!

L’évènement, qui fête sa deuxième édition cette année, vise à « collecter 100 000 mobiles » et à « atteindre le millionième mobile recyclé depuis 2005 ». L’ambition de l’opérateur est de collecter un million de mobiles par an d’ici 2015.

Notons que sans une attitude « citoyenne » et « responsable » de la part de « salariés volontaires d’Orange » ainsi que de membres du WWF, cette opération ne pourrait avoir lieu. Les deux entités ont d’ailleurs renouvelé leur partenariat pour une durée de 3 ans.

Des « techniciens d’intervention volontaires » proposent même aux « clients » qui le souhaitent, de « collecter les mobiles à domicile ».

La finalité, outre le nécessaire recyclage des portables, consiste à reverser « l’intégralité des bénéfices des Journées du Recyclage » au « Projet Afrique » porté par Emmaüs International à travers les Ateliers du Bocage (ADB) ». Ce projet a permis, depuis mars 2010, « d’ouvrir au Burkina Faso d’abord, et au Bénin ensuite, deux centre de collecte de déchets de mobiles et de créer 10 emplois dans ces deux pays ».

Petit à petit, l’homme devient moins petit…

« Cette année, deux nouveaux ateliers verront le jour, à Madagascar (juin 2011) et au Mali (fin d’année 2011) ».

Pour les chiffres à retenir :

–         « 100 000 mobiles collectés en France permettent d’ouvrir 1 atelier et créer 5 emplois ».

Une initiative à laquelle participer et à relayer !

 

Stockage d’électricité et crise énergétique

Vincent Bolloré indique dans un entretien au Monde, le 17 mars, avoir fait « deux gros paris : les médias et le stockage de l’électricité. » Le stockage de l’électricité apparaît comme l’élément déterminant dans la stratégie du groupe… moi qui croyais que l’électricité ne se stockait pas… toujours est-il que le groupe informe passer en charges « environ 100 millions d’euros en 2010 » pour développer cette filière.

Des investissements dont le Sénégal aurait bien besoin… En effet, d’après une dépêche de l’AFP relayée par Google ici, dans le même temps, le Haut commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Navi Pillay, a exhorté mercredi le pays « à trouver une solution aux coupures d’électricité » alors que la zone est « en proie depuis des mois à une sévère crise énergétique ». Bon à savoir, et Navi Pillay, « l’approvisionnement en électricité est un droit humain, particulièrement pour les communautés vulnérables, et j’espère que quelque chose sera fait pour améliorer la situation ».

Nouvelle étude de l’OCDE : les ménages se soucient d’avantage de l’environnement

Les Mexicains et les Coréens se soucient davantage de leur environnement que les habitants des Pays-Bas. Nombreux sont les Australiens et les Norvégiens qui pensent que leurs actes peuvent changer les choses.

Ce sont là quelques-unes des conclusions d’un enquête effectuée auprès de 10 000 personnes dans 10 pays – Australie, Canada, Corée, France, Italie, Mexique, Norvège, Pays-Bas, République tchèque et Suède. La nouvelle publication de l’OCDE Politique d’environnement et comportement des ménages fait le tour des politiques susceptibles d’encourager les populations à faire des choix environnementaux rationnels.

« Il nous faut changer de comportement si nous voulons nous orienter vers la voie d’un environnement durable. », a déclaré le Secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurría. « Grande entreprise ou simple particulier, nous devons tous jouer notre rôle. Cette enquête montre que des politiques publiques éclairées aideront les individus à  choisir la bonne voie, la voie de l’écologie. »

Eau : Les ménages sont responsables de 20 % environ de la consommation totale d’eau de la planète – ce qui est moins que l’industrie et que l’agriculture – un pourcentage important néanmoins.

Les Canadiens et les Mexicains consomment à peu près deux fois plus d’eau par personne que les Français ou les Tchèques. L’utilisation d’appareils économes en eau varie également selon les pays, les Australiens étant deux fois plus nombreux que les Coréens à posséder des lave-linge, douches et toilettes sobres en eau.

Énergie : A l’échelle de la planète, les ménages consomment environ 30% de toute l’énergie produite et émettent 20% de la quantité de CO2 rejeté. Or ces chiffres augmentent rapidement avec les achats d’appareils tels que les  téléphones portables, les ordinateurs personnels, et les appareils de petite taille.

Les ménages en Australie, en Norvège et au Canada possèdent en moyenne plus de 11 appareils, tandis que les Coréens, les Mexicains et les Tchèques en comptent moins de 8. Les Mexicains, suivis par les Néerlandais, les Français et les Italiens, sont plus enclins à éteindre les lumières, arrêter les appareils ménagers et baisser le chauffage pour économiser l’énergie. Près de 80% des ménages tchèques et italiens ont adopté des appareils sobres en énergie au cours des 10 dernières années. Ils sont 30% en Corée et 40% en Suède.

Le comptage et la tarification de l’électricité encouragent à économiser, à acheter des appareils consommant moins d’énergie et à les éteindre après usage. Les ménages propriétaires de leur habitation sont enclins à investir pour économiser l’énergie – à mieux isoler leur logement, par exemple. Ce n’est pas le cas des locataires. Encourager les bailleurs à prendre des mesures pour louer des logements plus écologiques serait possible mais pourrait coûter cher.

Déchets et recyclage : Dans de nombreux pays, les ménages produisent 75% des déchets municipaux. Bien que ces déchets soient de mieux en mieux gérés – l’incinération et le recyclage gagnent du terrain – on jette encore trop de déchets.

Lorsque les déchets sont ramassés une fois par semaine, les ménages en produisent près de 20 % de plus que si la collecte a lieu moins souvent. La plupart des ménages en Suède et aux Pays-Bas se débarrassent de leurs déchets dangereux – piles et batteries et médicaments – dans des conditions sûres, ce qui n’est pas le cas d’une majorité d’Australiens, de Mexicains et de Canadiens. En revanche, les Canadiens, les Australiens et les Suédois recyclent deux fois plus de produits que les Tchèques et les Mexicains. Partout, les jeunes produisent 10% de plus de déchets que leurs parents, et les ménages de petite taille ont une production par tête deux fois plus importante que les ménages plus importants.

Faire payer le ramassage des ordures en fonction du volume encourage à produire moins de déchets que la perception d’une redevance fondée sur le poids. Pour le recyclage, le système d’enlèvement porte à porte  est plus efficace, mais aussi plus coûteux, que le système par apport volontaire.

Transports personnels : Les émissions de dioxyde de carbone imputables aux transports devraient doubler d’ici 2050 – les transports personnels y sont pour beaucoup.

Les Coréens préfèrent les transports en commun ; les Tchèques se répartissent également entre ceux qui se déplacent à pied, en voiture et en transports en commun. Plus de la moitié des habitants de tous les autres pays sondés optent pour la voiture. Le deuxième choix des Néerlandais est la bicyclette, tandis que les Canadiens, les Français, les Italiens, les Tchèques, les Suédois et les Norvégiens préfèrent alors marcher. Dans une majorité de pays, les personnes interrogées utiliseraient les transports en commun s’ils étaient plus rapides. Au Mexique, le critère de choix est la sécurité, en France, la commodité et, en Suède, la fiabilité. Les Mexicains et les Italiens sont plus nombreux à dire qu’ils se déplaceraient à bicyclette si les infrastructures le permettaient.

Les solutions proposées doivent être commodes –moyen de transport en commun à moins de 15 minutes de chez soi ou de son travail, infrastructures meilleures pour rouler à bicyclette. Le coût est bien sûr un facteur déterminant. La plupart de ceux qui ne possèdent pas de voiture affirment choisir leur mode de déplacement en fonction du coût et non de l’environnement. Les conducteurs d’automobiles réduiraient de 8 % leurs déplacements si le prix de l’essence augmentait de 20%.

Le tribunal international du droit de la mer critiqué par des associations environnementales

Novethic.fr, spécialisé sur le développement durable, informe que le tribunal international du droit de la mer (ITLOS) – en aviez vous déjà entendu parler? – vient de rendre un avis consultatif sur la question des responsabilités des Etats contractant avec des entreprises pour l’exploitation des minerais dans les grands fonds marins. Pour plusieurs associations environnementales, cette instance onusienne basée à Hambourg, en Allemagne, rend un avis insuffisant.

Novethic.fr cite :

  • Christian Neumann, expert des questions maritimes au WWF, qui qualifie d’avis de « décision de principe » et en dénonce les limites : les Etats autorisant des entreprises à forer dans la « zone » (terme employé par l’ONU pour évoquer les fonds marins et sous sols situés en dehors des juridictions nationales) ne portent pas la responsabilité s’ils ont « pris toutes les mesures nécessaires et appropriées pour assurer le respect effectif » par l’entreprise des obligations qui lui incombent.
  • Iris Menn, biologiste marine chez Greenpeace Allemagne, qui s’exprime sur l’extraction des sulfures, à laquelle s’intéresserait de (trop) près l’île de Nauru, au nord-est de l’Australie : « les sédiments, en retombant sur le sous-sol marin, bouleversent profondément des organismes très sensibles, d’autant qu’à cette profondeur, leur rythme de croissance est extrêmement lent ».

On apprend également que WWF et Greenpeace au remis à l’ITLOS « un exposé des enjeux écologiques, économiques et politiques d’un espace maritime dont les ressources ont été déclarées patrimoine commun de l’humanité par la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer« .

La réglementation en matière d’extraction de minerais dans les sous-sols marins mérite en effet d’être plus claire et plus efficace. C’est encore de la légitimé de l’ONU dont il s’agit, espérons qu’elle sera crédible à ce sujet.

 


 


Des milliers d’Allemands manifestent contre le nucléaire

Lundi 14 mars, plus de 100 000 Allemands ont manifesté contre l’énergie nucléaire. Répartis dans plus de 400 villes, ils ont notamment appelé à la fermeture de certaines centrales, d’après l’AFP.

L’Allemagne, dont une franche partie de la population est hostile à l’atome, s’est très rapidement organisée pour organiser des manifestations d’ampleur. L’opinion publique allemande avait été sensible au changement de stratégie opéré par Angela Merkel qui était revenue sur la sortie programmée de l’Allemagne du nucléaire. Elle avait décidé de prolonger finalement la durée de vie de centrales.  Coïncidence hasardeuse, le 12 mars, avait eu lieu une manifestation « prévue de longue date », rassemblant plusieurs milliers de personnes dans de Bade-Wurtemberg, entre la centrale nucléaire vieillissante de Neckarwestheim et Stuttgart. Les militants demandent sa fermeture.

Une fois n’est pas coutume, il semble que ces manifestations aient eu un impact direct sur le gouvernement allemand : lundi 12 mars, la chancelière Angela Merkel a annoncé un moratoire de 3 mois sur l’allongement de la durée de vie des réacteurs. Ne soyons pas dupes, cette mesure paraît symbolique. La lutte devra se poursuivre. Mais dans le contexte hostile que nous connaissons : crise financière, chômage (des jeunes), baisse du pouvoir d’achat, un peu de symbolisme ne fait pas de mal, au contraire…

 

7 Etats européens pour une réduction de 30% des émissions de gaz-à-effet de serre d’ici 2020

Un appel conjoint, significatif dans la lutte contre le réchauffement climatique, a été lancé aujourd’hui par 7 ministres de l’Environnement européens.

 

 

 

 

 

D’après l’AFP, les ministres grec, britannique, suédois, danois, espagnol, portugais et allemand jugent, dans une lettre ouverte rendue publique par le ministère grec, qu’une « baisse de 30% des émissions de gaz-à-effet de serre d’ici 2020 apparaît plus impérative que jamais ».

Il appellent tous les Etats membres de l’UE à participer à un dialogue urgent suite « à la publication le 8 mars par la Commission européenne de sa feuille de route de réduction de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2050, jugé insuffisamment contraignante par les écologistes ».

D’après les ministres, « la feuille de route de la Commission met clairement en avant que l’engagement actuel pour une baisse de 20% » d’ici 2020 est inefficace « pour arriver à l’objectif final pour 2050 » consistant à réduire d’au moins 80% les émissions de GES.

Cette démarche vise à encourager les investissements permettant d’accélérer la croissance verte. Les ministres souhaitent que l’Europe puisse « concurrencer les économies émergentes sur les marchés en développement rapide des biens et des services verts ».

La démarche s’inscrit dans une volonté de se dégager de la dépendance européenne en matière d’énergie. Si l’Union européenne établit « un plan ambitieux », elle protégerait « davantage notre continent des fluctuations des prix du pétrole et réduira sa dépendance » énergétique, notent les ministres.

 

Journée mondiale de l’eau – le 22 mars 2011

L’eau pour les villes : répondre au défi urbain

Cette année, la Journée mondiale de l’eau a pour thème: l’eau et l’urbanisation. En effet, c’est pour la première fois dans l’histoire de l’humanité que la majorité de la population – 3,3 milliards d’êtres humains – vit dans les villes.

L’objectif cette année est donc de mobiliser et d’encourager les gouvernements, les organisations, les communautés et les individus à s’engager activement pour relever le défi de la gestion urbaine de l’eau. Il s’agit d’attirer l’attention internationale sur les impacts de la croissance urbaine rapide, de l’industrialisation et des incertitudes liées au changement climatique, aux conflits et aux catastrophes naturelles, sur les réseaux d’eau urbains.

Les Programmes des Nations Unies pour l’eau (ONU-eau) et pour l’habitat (ONU-habitat) coordonnent cette année les activités de la Journée mondiale de l’eau à l’échelle mondiale.

Plus d’infos : le site officiel de la Journée de l’eau.

 

 

Trois centrales nucléaires japonaises en état d’urgence

Centrale d'Onagawa par la Tohoku Electric Power Company. Crédits photo : KYODO/REUTERS
Centrale d'Onagawa par la Tohoku Electric Power Company. Crédits photo : KYODO/REUTERS

Que peut-on dire à l’heure actuelle de la situation des centrales nucléaires japonaises suite au séisme et au tsunami qui a frappé l’archipel en fin de semaine dernière ? Futur Tchernobyl ou Tricastin ?

  • L’incident à la centrale nucléaire de Fukushima N° 1 a été classé au niveau 4 par l’Autorité de Sureté Nucléaire, ce qui la place au même niveau que l’incident survenu sur le site nucléaire du Tricastin en France en 2009. Entre temps, le bâtiment accueillant un des réacteur a explosé, diffusant un nuage de particules radioactives et les autorités japonaises craignent une fusion du noyau et de nouvelles explosions. Quelques experts estiment qu’un des réacteur est en fusion partielle.
  • La société gérant la centrale d’Onagowa,a décrété le premier niveau de l’état d’urgence dimanche. Il y aurait une hausse de la radioactivité dans cette centrale. Sans plus de précision.
  • Le système de refroidissement du réacteur n°2 de la centrale nucléaire de Tokai a une pompe défectueuse. Mais le système de secours serait en état de marche.
  • En France, ces événements créent la polémique dans le monde politique et associatif.

    • Eric Besson, le ministre de l’Industrie, estimait samedi qu’il s’agissait « d’un accident grave mais pas une catastrophe nucléaire« .
    • Thierry Breton, ancien ministre de l’industrie et amoureux du Japon, estime de son côté samedi, qu’il n’y aura pas d’explosion. Dimanche matin, il avait tord.
    • Corinne Lepage, une autre ancienne ministre, mais de l’Ecologie, déclare que l’on doit tirer des leçons de cette situation : « Cela montre qu’il y a des risques. Et nous avons aussi en France des centrales à risque. Cela relance le débat sur le coût et les avantages du nucléaire. »
    • Sofia Majnoni de Greenpeace France déclare de son côté à l’AFP : « Ca fait un moment qu’on tirait la sonnette d’alarme, et on déplore qu’il faille en arriver là pour que les autorités puissent se poser des questions, et on n’est même pas sûr qu’elles le fassent ». Elle annonce par ailleurs, que les informations qu’elle reçoit de ses homologues japonais plus préoccupantes que celles diffusée par le ministère de l’Environnement.

    Difficile donc de se faire une idée claire sur la situation. Il est très frustrant de recevoir quasiment en temps réel des images de l’autre bout de la Terre tout en ne sachant finalement que peu de choses…