L’énergie marine renouvelable : une opportunité française ?

hesam.fr/

Dans le cadre du débat national concernant  la « transition énergétique », enjeu majeur pour la France, le souhait du gouvernement pour les années à venir est de passer d’une consommation d’énergies dites « fossiles » à des énergies plus responsables écologiquement. Parmi les solutions préconisées et respectueuses de l’environnement qui permettent de satisfaire de manière durable, équitable et sans risques  pour les Hommes et la Nature, le nucléaire et l’éolien font figure de technologies de pointe. [Cependant, l’un des axes de recherche ayant un véritable potentiel concerne le secteur des énergies marines renouvelables, appelées aussi thalasso-énergies]. En effet, les océans représentent 70% de la surface de la Terre et offrent une opportunité en termes de ressources énergétiques encore largement inexploitées bien que les zones d’exploitation soient quant à elles encore limitées. Par ailleurs, notons que cette solution peut être fortement prise en compte du fait que la mer permettrait d’obtenir une énergie continue, durable et sûre. Pour autant, ces technologies ne sont qu’en phase de développement et  les industries de l’énergie sont confrontés à plusieurs barrières technologiques. Tout d’abord, elles doivent surmonter les problématiques concernant  l’installation, l’entretien mais aussi la maintenance des structures productives. Tout aussi problématique, le défi lié au transport et au stockage de l’énergie reste un des enjeux technologiques les plus importants pour les années à venir.

Une diversité de technologies productrices d’énergies renouvelables

L’attrait pour les énergies marines renouvelables se traduit notamment par une multiplication des avancées technologies. Actuellement, il existe de nombreuses méthodes connues pour produire de l’énergie issue des ressources maritimes bien que toutes ne soient pas au même stade de développement et leur efficacité reste encore à prouver d’après une étude d’Indicta pour un rapport France Energie Marine, institut d’excellence en énergies décarbonées dédié aux énergies marines renouvelables.

  • L’énergie hydro-cinétique, appelée plus communément énergie hydrolienne, repose sur une technologie utilisant l’énergie cinétique des courants marins issus des marées. Le principe de cette méthode repose sur la force des courants qui actionnent des turbines hydroliennes installées plus ou moins profondément. Celles-ci peuvent être comparées à des éoliennes convertissant l’énergie cinétique, c’est-à-dire de la force des courants sous-marins, en électricité.
  • L’une des énergies ayant été adoptée assez tôt, reste l’énergie marémotrice. L’exemple le plus connu et représentatif de la technologie, reste le barrage de la Rance situé en Ille-et-Vilaine, l’énergie issue de cette technologie tient au phénomène des marées. Son principe se base sur la différence de niveaux de deux masses d’eau. La récupération de l’énergie produite se fait grâce à un système de barrage, convertissant l’énergie dégagée en électricité.
  • Résultant de la force des vagues et de la houle formée par l’effet du vent frappant la surface de l’eau, l’énergie houlomotrice pourrait bien être une solution pertinente car potentiellement pouvant garantir une forte production d’énergie.
  • Un autre exemple de l’énergie à fort potentiel, quoique moins bien développée, est l’« énergie thermique des mers », qui provient de la différence de température entre les eaux profondes et les eaux de surface. Le principe technique de cette technologie repose sur l’installation de canalisations qui acheminent à la surface l’eau pompée en profondeur. La différence de température entre ces deux niveaux permet de dégager de la vapeur qui actionne ensuite une turbine.
Une hydrolienne
© OpenHydro

La France en pole position ?

La question qui se joue actuellement dans le cadre de la transition énergétique, consiste à déterminer s’il faut rattraper le retard pris par rapport à la Grande-Bretagne, l’Allemagne ou encore les pays scandinaves. Pourtant, il est tout de même nécessaire de rappeler que la France compte un patrimoine côtier vaste estimé à 11 millions de m2 de territoire maritime ajoutés à des milliers de kilomètres côtiers répartis sur plusieurs façades : la mer du Nord, La Manche, l’Océan Atlantique, la mer Méditerranée ainsi que les territoires d’outre-mer. Cependant, les territoires marins  bretons et  normands sont considérés comme des territoires d’avenir de la production d’énergie marine car réputés pour leurs zones à forts courants marins. Grâce à l’immensité de ses territoires, la France possède le deuxième espace maritime au monde mais n’a pas encore pris complètement le virage vers l’exploitation de ses ressources et qui ne semble toujours pas être consciente des atouts majeurs dont elle dispose. En effet, bien que l’ancienne ministre de l’Écologie, du développement durable et de l’énergie, Mme Delphine Batho, estimait à juste titre que la France avait le 2ème potentiel européen dans le domaine des énergies maritimes mais pourrait bien devenir leader. Bien que la situation concernant les énergies marines renouvelables soit sur le point d’entrer en résonance avec le débat sur la transition énergétique, et que de nombreux projets soient lancés, quelques organismes dénoncent tout de même des difficultés à mettre en place ces projets. En témoigne France Énergies Marines, dont l’objectif est de coordonner les sites d’essais des différentes technologies d’énergies marines et de mener des recherches, qui dénonce un manque de visibilité de leur action même si cet institut a pu engager plusieurs projets de fermes expérimentales pour l’éolien offshore et l’hydrolien grâce à un budget de 1,3 million d’euros. Cependant, l’institut déplore n’avoir toujours pas reçu les 34 millions d’euros attendus par l’État dans le cadre des investissements d’avenir sur les 134 millions d’euros de budget pour les dix prochaines années.

Risques et impacts inhérents au développement des technologies marines renouvelables 

Bien que les énergies marines renouvelables possèdent des véritables atouts, il convient toutefois de nuancer et démontrer aussi les risques liés à la production d’énergie marine. En effet, la construction de parcs marins implique aussi des retombées négatives, d’ordres environnementaux mais aussi socio-économiques. Le développement d’une structure technologique de production d’énergie marine, qu’elle soit hydrolienne, marémotrice ou houlomotrice n’impose pas seulement qu’un territoire  bénéficie d’un positionnement géographique favorable, mais qu’il puisse être soumis et consulté par l’ensemble des acteurs concernés par cette installation, tels que les élus ainsi que les divers usagers de la mer (pécheurs, transporteur, plaisanciers, etc…) Or, l’impact environnemental des énergies marines renouvelables lié à la modification de l’écosystème marin et sous-marin est un enjeu majeur dans l’adoption ou non de ce type de production d’énergie. Bien que qu’il n’existe pas de réelles études sur les conséquences dues à l’installation d’équipements humains sur les espèces marines, quelques impacts environnementaux évoqués portent sur le remaniement des fonds marins, le bruit et les vibrations engendrés par les infrastructures ainsi que par l’éclairage ou encore l’électromagnétisme généré autour des installations de transport de l’électricité, pouvant influencer sur les paysages et les phénomènes sous-marins. Par ailleurs, il faut également noter un impact possible sur l’environnement des acteurs socio-économiques des régions concernées par ce type de production d’énergie. En effet, bon nombre de personnes vivent des apports de la Mer, comme les pécheurs, les aquaculteurs, les  transporteurs ou bien les plaisanciers.  Les modifications de l’espace maritime doivent donc être sujettes à des concertations entre ces différents acteurs et constitue un préalable pour éviter les problèmes de chevauchement et de conflits entre les parties prenantes.

Sources : http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/120615_etude_version_finale.pdf http://wwz.ifremer.fr/content/download/39242/536346/file/Ifremer_synthese-etude-prospective-EnRM.pdf http://www.paralia.fr/jngcgc/12_91_rabain.pdf http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Brest.-France-energies-marines-en-manque-de-financement_6346-2234652-fils-tous_filDMA.Htm

Agir pour l’environnement en vivant dans une maison écologique

En attendant les résultats du projet de loi de septembre sur la transition énergétique, comment le citoyen lambda peut-il agir pour préserver l’environnement ?

De plus en plus de français optent pour des solutions écologiques dans leur maison : installation de petites éolienne dans le jardin ou de panneaux photovoltaïques sur le toit, récupération des eaux de pluies, etc. Mais d’autres sont passés à la vitesse supérieure en habitant une maison entièrement conçue sur des concepts écologiques.

Passons quelques exemples en revue pour s’intéresser aux divers moyens de préserver l’environnement quotidiennement. Cette liste n’a pas pour but d’être exhaustive mais présente quelques exemples intéressants de ce qu’on appelle « maison écologique ».

La maison indépendante en Bretagne.

Jean Colin et Jean-Paul Gautier, deux amis d’enfance respectivement architecte d’intérieur et skipper se sont mis en tête de braver les idées reçues et de construire une maison écologique ET low-cost. Il est vrai que le reproche le plus souvent adressé aux maisons écologiques, c’est leur prix élevé. Comme le rapporte un article publié en juillet sur consoglobe.com, Jean Colin et Jean-Paul Gautier ont produit une maison en kit, montable en trois semaines sur presque tous les types de terrain. Son coût : 35 000 pour 40m², imbattable !

La maison, bâtie sur pilotis, recouvre seulement une petite partie du sol. Elle ne nécessite donc pas de permis de construire et ressemble à une cabane :

Le prototype installé dans le Morbihan permet aux deux amis de démontrer que cette maison est totalement indépendante : pas de raccordement à l’eau ni à l’électricité. La première est gérée par une réserve d’eau d’un mètre cube et la seconde (servant principalement pour l’éclairage) est alimentée par un panneau photovoltaïque. D’autres méthodes écologiques sont utilisées notamment pour isoler la maison. Tout cela a été réalisé par des artisans de la région ! Bien entendu, ces 40m² peuvent vous paraître petits mais pas d’inquiétude, des versions plus grandes sont prévues. Si ce projet vous intéresse, vous pouvez contacter CDC Architecture.

 La maison inspirée par les hobbits. 

Pour poursuivre sur les maisons écologiques à moindre coût que pensez-vous de cette maison de hobbit construite en quatre mois pour un budget de 3500€ seulement ? Murs enduits à la chaux, fondements en bois, réfrigérateur alimenté par le froid des fondations, panneau photovoltaïque pour l’éclairage composent cette maison écologique. Simon Dale a tout construit au Pays de Galle avec la seule aide de son beau-père et un peu d’imagination. Cette maison est, elle aussi, complètement indépendante et très accueillante. L’inspiration de Tolkien, l’auteur des livres dans lesquels apparaissent les hobbits, est frappante :

 

La maison des trois petits cochons. 

Une maison entièrement en paille, tant qu’on n’a pas peur du loup, pourquoi pas ? Mathieu Le Guy, sa femme et son fils vivent dans une maison de paille depuis dix-mois. Dans une interview donnée à ouest-france.fr, M. Le Guy explique ce que cela signifie réellement. « Les parois, le sol et le plafond sont isolés avec des bottes de paille », pour le reste, les méthodes sont courantes : chaux pour isoler les murs, laine de bois pour l’acoustique, panneaux photovoltaïques pour l’électricité. En prime, une orientation plein sud doublée d’un poêle à bois assure le chauffage de l’habitation. Toilettes sèches et phyto-épuration des eaux usées règlent la question du besoin d’eau. Il aura fallu un an et demi pour la construction et Mathieu Le Guy s’en est en grande partie chargé seul, avec l’aide tout de même, de quelques professionnels. A première vue, le fait que le matériau premier de la maison est la paille ne saute pas aux yeux, jugez vous-même :

Pour les vacances…

En attendant de faire construire votre propre petit foyer écolo, vous pouvez toujours essayer, le temps d’un week-end, ce nid suspendu, entièrement construit en bois (intérieur comme extérieur et même le mobilier !). Dans cette cabane pour votre week-end : isolement avec de la laine de mouton, éclairage à la bougie, draps en coton biologique, toilettes sèches, pas de voitures à proximité et vue dégagée sur les étoiles. Pour profiter de cette coupure écolo, il faudra vous rendre dans le Morbihan !

Sources

 

BP ou la rédemption intéressée

http://www.greenpeace.org.uk

Que cherche BP en portant plainte contre l’Agence de protection de l’environnement américaine seulement trois ans après la catastrophe de la plateforme Deepwater Horizon? Provoquer l’ire du grand public? S’affirmer comme acteur crédible?

Cela aurait pu être pris pour une blague si les médias n’avaient pas relayé l’information dans tous les sens : British Petroleum attaque l’Agence de protection de l’environnement américaine (EPA) pour « l’avoir indûment exclu de l’attribution de contrats après la marée noire de 2010 dans le golfe du Mexique ».

Plainte juridiquement fondée ou non, la décence n’est pas au rendez-vous. Ni même l’intelligence. C’est à se demander si le département juridique de la compagnie britannique a une quelconque notion de communication. D’autant que BP, après le désastre de 2010, s’est démenée pour nettoyer son image (et les plages). Le pure player Rue89, pourtant toujours à l’affut de la moindre occasion pour mener la charge contre les grosses entreprises, qualifiait de « modèle du genre » la communication de crise du groupe. En quelques mots, en mai 2010, c’était « BP est partout. BP s’occupe de tout. BP finance tout. » Tony Hayward, alors président du géant pétrolier, voulait « gagner les cœurs et les esprits ». Malgré quelques éloges, le constat de l’opération de communication de crise avait été désastreux : photos truquées, chute du cours en bourse et un PDG devenu boulet. Mais sur le long cours, les erreurs se sont estompées et l’image de BP s’est en grande partie remise sur pieds.

Dans le cadre de la plainte récemment déposée, Il est possible de supputer de la sincérité de l’industriel. Malgré les efforts déployés après la catastrophe de 2010 et la position sur le marché du groupe, l’EPA ne se laisse pas convaincre d’un sérieux qui semble, aux yeux de la direction de BP, évident. Dans ce cas, le dépôt de plainte participe d’un effort de communication sur le repentir du pétrolier. Cet axe est appuyé par les déclarations de la communication de BP. Ainsi « l’entreprise souligne […] qu’elle est « l’un des plus importants fournisseurs de carburant du gouvernement sur le territoire national et à l’étranger ». « Pendant plus de deux ans et demi après l’accident de [la plateforme] Deepwater Horizon, le gouvernement fédéral a continué à acheter du carburant à BP, et […] a estimé de façon répétée que BP était un fournisseur gouvernemental responsable » selon LeMonde.fr. Sauf que ce n’est pas à la justice de décider du repentir de la major britannique si celui-ci consistait en une opération de communication.

http://www.zeeburgnieuws.nl

En réalité, ce que vient de faire BP, c’est se tirer une balle dans le pied. Voire même une tentative de remise au goût du jour du seppuku. Jusque là, la politique de communication consistait à tout assumer de la gigantesque fuite, aussi bien au niveau moral que financier, nonobstant les bourdes et autres maladresses persistantes. Seulement, l’exclusion par l’Agence de protection de l’environnement fédérale (EPA) n’a pas été digérée car, contrairement au public, le cœur de l’EPA semble ne pouvoir s’acheter avec de l’argent et des communiqués de presse. Sans se voiler la face, il s’agit surtout de gros sous : la décision de l’EPA empêche BP d’obtenir de nouvelles concessions pétrolières dans le golfe du Mexique. A l’heure où le champ de bataille des « Supermajors » se trouve être la réalisation de projets gigantesques et risqués (Shell se casse notamment les dents dans l’Arctique), le golfe du Mexique fait figure de valeur sûre. Les techniques d’extraction sont au point, les infrastructures downstream[1] sont accessibles et les conditions ne sont pas insurmontables.

BP se fait l’incarnation du nouveau Caliméro en croyant faire d’une pierre deux coups, et cela pourrait fonctionner. Seule la justice fédérale pourra le décider.



[1] L’activité downstream concerne tout ce qui se fait en aval de l’extraction du pétrole, du transport à la distribution en passant par la transformation.

Campagne du ministère de l’Ecologie : des nuits plus sombres dès le 1er juillet

developpement-durable.gouv.fr

A partir du 1er juillet, tous les bureaux d’entreprises, commerces et autres bâtiments non résidentiels ainsi que les façades de bâtiments auront l’obligation d’éteindre leurs éclairages la nuit entre 1h et 7h du matin.

Cette mesure a été définie le 25 janvier dernier par Delphine Batho, ministre de l’Ecologie et de l’Environnement. Publiée le 30 janvier dans un arrêté ministériel, elle prendra effet à compter de ce 1er juillet. La mesure s’applique à tous. Néanmoins, des exceptions sont prévues les veilles de jours fériés « chômés », la semaine précédant Noël et lors d’évènements locaux exceptionnels.

La mesure ne concerne pas les éclairages publics ou ceux destinés à la sécurité des bâtiments, ni les éclairages intérieurs des logements et ceux des parties communes.

Campagne d’information du Ministère

Pour accompagner cette décision, le ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie a lancé, le 12 juin, une campagne d’information (affiche et dépliant) mise à la disposition de l’ensemble des élus et des acteurs économiques mais aussi, et surtout, à destination du grand public, sur le site Internet du ministère (à voir ici). Le site a été mis à jour le 27 juin.

La campagne s’articule, en outre, autour d’une compréhension en images de la prochaine réglementation (ici).

Avec le slogan « Eteindre la nuit, c’est faire des économies », le Ministère essaye de montrer que la mesure est « efficace » en termes d’économies d’énergies et au niveau environnemental, grâce à une réglementation stricte et contrôlée.

Explication concrète de la mesure

Sur le site gouvernemental, la future et prochaine mesure est expliquée concrètement :

–   dans la rue : « les vitrines des magasins de commerce ou d’exposition doivent être éteintes entre 1h et 7h du matin ; ou une heure après la fermeture lorsque l’activité se poursuit après 1h »

–   pour les entreprises : « les éclairages intérieurs des locaux professionnels doivent être éteints une heure après la fin de l’occupation des locaux »

–   dans la ville : « les façades des bâtiments doivent seulement être éclairées à compter du coucher du soleil et au plus tard jusqu’à 1 h du matin »

Une mesure bénéfique du point de vue économique et écologique, et pour la biodiversité

Selon l’Ademe et le Ministère de l’Ecologie français, l’objectif de cette mesure sera double, du point de vue économique et écologique : elle permettra une économie de 200 millions d’euros, l’équivalent de la consommation annuelle d’électricité de 750 000 ménages, et elle contribuera à la préservation de la biodiversité, en évitant l’émission de 250 000 tonnes de CO2 et de pollutions lumineuses inutiles.

Un autre aspect environnemental bénéfique de cette mesure : elle sera sans doute un avantage pour la vie sauvage. Selon universcience.fr, « de nombreux oiseaux migrent durant la nuit et sont très certainement désorientés par l’éclairage de la ville. Ils peuvent donc perdre un temps précieux à retrouver leur chemin, voire s’écraser contre des immeubles ».

Contrôle et réglementation de la mesure

Selon le ministère de l’Ecologie, des contrôles seront effectués par les maires et les préfets, et toute infraction d’un exploitant l’expose à une amende de 750 euros.

Déjà le 5 juin, une circulaire ministérielle avait précisé des modalités supplémentaires d’application de cet arrêté. Pour la visualiser (ici) .

Elle informe notamment que «la réglementation ne concerne pas, entre autres, la publicité lumineuse et les enseignes lumineuses dont les horaires de fonctionnement sont régis par le décret N° 2012-118 du 30 janvier 2012 ». Il est également précisé que des « dérogations aux horaires d’illumination sont possibles par arrêté préfectoral pour certaines périodes, ou pour certains évènements, ou encore dans certaines zones (il s’agit de zones touristiques) ».

N’ayez pas peur du noir

Il fera donc plus noir la nuit dans les rues françaises…

Ceci est très certainement une bonne nouvelle pour les écologistes et toute personne défenseuse de l’environnement, mais il reste néanmoins certain que les nuits ne sont pas sûres et le seront très certainement moins à compter du 1er juillet !

Eteindre également la lumière le jour

Regardons plus loin que cette mesure : comme le diront certains, « cette mesure un bon début, cependant on peut encore faire des économies plus importantes » sans forcément passer par le « tout ON » ou le « tout OFF ».

Dans un communiqué daté du 19 juin l’Association Française de l’Eclairage a souligné un fait extrêmement révélateur en déclarant qu’« en analysant la lumière naturelle et en détectant les mouvements, ces derniers représentent 70 % d’économies ».

En effet, selon blog.pages-energie.com, « avec une gestion intelligente de l’éclairage, et en incitant à un plan de rénovation dynamique on pourrait réaliser jusqu’à 6 fois plus d’économies ».

Il explique que la gestion « intelligente » c’est « juste l’ajout d’automatismes simples et efficaces (détecteurs de mouvement, capteurs de lumière du jour, gradation) permettant d’améliorer le confort visuel tout en faisant des économies supplémentaires en complément. Il y a donc aussi des économies d’énergie à faire pendant les heures d’activités dans les bâtiments tertiaires »…

Mot de la fin

On peut donc se réjouir d’une telle mesure mais comme toute chose, on peut toujours faire mieux, surtout lorsque l’on sait que le débat sur la transition énergétique, mené depuis septembre 2012 par la ministre Delphine Batho touche à sa fin en ce mois de juillet et que la rénovation énergétique est l’un des piliers du débat. Espérons donc y voir ressortir, dans la prochaine loi sur la transition énergétique, débattue au Parlement en 2014, des mesures concrètes en matière de rénovation énergétique et d’économies d’énergies.

 

Deux ans après Fukushima : une gestion désastreuse de la centrale accidentée

blues-tea-cha.blogspot.com

Ces derniers mois ont été marqués par une information négative, en continue, liée à Tepco (Tokyo Electric Power Company), l’exploitant gérant la centrale accidentée de Fukushima.

Dès lors une question s’est posée  de savoir si l’exploitant était bel et bien à la hauteur de la tâche qui lui incombait de démanteler au mieux la centrale accidentée, de décontaminer les eaux contaminées, de faire face et d’agir en conséquence aux fuites de ces eaux de plus en plus nombreuses.

On ne peut s’empêcher de soulever qu’en vue de tous ces récents évènements, dont on fera part par la suite, le gestionnaire semble être soit dépassé par l’ampleur du travail, soit incompétent au regard des résultats attendus suite à une telle catastrophe.

Car les enjeux et les conséquences de la catastrophe sont nombreux et lourds : selon actualites-news-environnement.com, « le défi de Tepco consiste à déterminer quoi faire de l’eau contaminée qui s’accumule à la centrale à un rythme de 400 tonnes par jour –soit suffisamment pour remplir une piscine olympique en une semaine » et « le plan compliqué de nettoyage de la centrale de Fukushima pourrait prendre 30 ans voire plus ».

Et depuis la catastrophe, les conséquences ne manquent pas, comme les relaient de nombreuses sources, comme celles selon lesquelles le gestionnaire croulerait depuis deux ans sous les procès, lesquels se comptent par centaines, comme celles des demandes d’indemnisation des victimes de l’accident, lesquelles s’accroissent avec le temps et se compteraient même en dizaines de milliards d’euros.

A propos de l’accident

En chiffres, il est intéressant d’évoquer que jusqu’à présent, « 30 milliards d’euros ont été payés par l’Etat japonais pour aider Tepco » face à cette situation et que « 17 réacteurs du groupe Tepco sont à l’arrêt depuis l’accident survenu le 11 mars 2011 ».

Radioactivité et pollution nucléaire

Deux ans après la catastrophe, les fuites d’eau radioactives vers l’océan, provenant du refroidissement des réacteurs ravagés, semblent se poursuivre. Des fuites similaires avaient déjà été détectées en 2012, et en avril dernier principalement, celles-ci avaient été nombreuses, poussant le gestionnaire Tepco à reconnaître que ces fuites étaient « graves » et à admettre être incapable d’en « expliquer la raison ».

De même, Tepco avait pêché en février, aux abords de la centrale, un poisson avec un taux de radioactivité de 740 000 becquerels de césium par kilogramme, soit 7 400 fois plus que la norme fixée par les autorités japonaises pour interdire tout aliment à la consommation. Le gestionnaire avait alors listé un grand nombre d’autres poissons contaminés, saisis depuis déjà plusieurs mois…

En juin : nouvelle contamination radioactive des eaux

La compagnie avait fait état en début de semaine de juin de « l’écoulement de césium radioactif dans l’eau du sol en direction de la centrale, après avoir assuré que la contamination était négligeable et qu’il n’y avait pas de crainte pour l’environnement ».

Malgré la construction de la compagnie de réservoirs dans les sous-sols de la centrale pour stocker l’eau contaminée, dans laquelle toute l’eau est conservée actuellement, l’eau contaminée arrive toujours à s’infiltrer, prouvant ainsi que les réservoirs utilisés ne sont pas fiables à 100%. Et, soulignons-le, la gestion des liquides de refroidissement n’est qu’une infime partie du travail de démantèlement que doit entreprendre Tepco…

Le gouvernement avait alors ordonné à l’opérateur d’accroître ses capacités de stockage d’eau et de construire un mur de terre gelée autour des quatre réacteurs pour empêcher l’écoulement d’eau de s’infiltrer dans la centrale. Mais serait-ce suffisant ?

Fin mai, la compagnie avait alors nouvellement installé des citernes en acier pour les utiliser à la place des réservoirs. Mais déjà le 5 juin, Tecpo a annoncé qu’une nouvelle fuite d’eau contaminée d’environ un litre avait été détectée dans l’une des citernes.

Enfin, le 10 juin dernier, la compagnie a annoncé avoir terminé, la veille, d’extraire les 24.000 tonnes d’eau concernées pour être enfermées dans des citernes. Mais ces citernes d’accueil viennent de prouver qu’elles ne sont pas non plus fiables à 100%… Cercle vicieux ? Ce problème n’est vraisemblablement pas réglé.

En attendant, la compagnie a promis la construction accélérée de nouvelles cuves qui seront posées au sol. Seront-elles enfin fiables ?

En mai : Tepco envisageait de rejeter en mer l’eau stockée dans la centrale

L’opérateur japonais avait déjà fait parler de lui à la mi-mai en déclarant envisager de rejeter en mer l’eau stockée dans la centrale, expliquant ne « plus savoir quoi faire des dizaines de milliers de tonnes d’eau contaminée stockée dans les réservoirs de la centrale accidentée » et avait alors déclaré espérer pouvoir rejeter ces eaux dans l’Océan Pacifique, une décision à laquelle les pêcheurs japonais se sont évidemment farouchement opposés.

La compagnie avait alors affirmé que « l’eau rejetée ne contiendrait que très peu d’éléments radioactifs grâce au mélange avec de l’eau de pluie »… Ah bon ?

Mars-avril : pannes d’électricité et courts-circuits dus à la présence de rats

Une série d’incidents de ce genre et de pannes de courant avaient été signalés également en mars et avril. Ces incidents ont constitué un nouveau revers pour l’opérateur, lequel cherche toujours à rassurer l’opinion et les pouvoirs publics de sa capacité à gérer le problème de l’eau contaminée. L’incident le plus médiatisé étant celui d’un court-circuit décelé, dont la raison avait été donnée à la présence de cadavres de rats…

Quelles solutions peut-on envisager face à cette situation ?

On peut se demander si tous les problèmes imputés à la compagnie sont dues à un manque d’investissement du gouvernement japonais (ou mondial ?), bien que les responsables de la compagnie continuent à déclarer qu’ils n’ont pas besoin d’aide extérieure. La solution reposerait-elle sur un investissement plus important du gouvernement japonais ? La centrale a-t-elle besoin d’une aide mondiale pour pallier à tous ses problèmes rencontrés ou arriverait-elle à maîtriser seule la situation bien que cela ne semble pas être le cas?

En vue de la gravité de la situation, il n’est pas préjudiciable de penser que le problème ne concerne que le Japon et la société fautive : en négligeant le risque de tsunami ainsi que les préparatifs pour pallier à un grave accident, la société a mérité le grand nombre de procès et d’indemnisations qu’elle récolte. Néanmoins, c’est la population japonaise, les pêcheurs (lesquels n’ont toujours pas repris leur activité depuis l’accident) et certainement la population mondiale qui se trouvent concernés par ce risque majeur qu’est le déversement d’eau contaminée en mer.

En attendant il ne nous reste plus qu’à espérer, face à ces nombreuses lacunes, qu’un nouveau séisme ne survienne pas prochainement et que la présence de rats ne vienne pas gêner le travail déjà colossal et laborieux de la compagnie, ce qui aggraverait très nettement la situation. Espérons également que la centrale prenne en considération la demande de l’Agence internationale de l’énergie atomique quant à l’amélioration de la fiabilité de ses équipements et que la décision finale du gouvernement japonais ne soit pas, en ce mois de juin, d’accepter le rejet des eaux de la centrale dans l’Océan Pacifique.

Sources :

http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL5N0EH1MT20130605

http://www.actualites-news-environnement.com/30700-pecheurs-eau-radioactive-Fukushima.html

Une idée lumineuse : des arbres phosphorescents pour remplacer les lampadaires

huffingtonpost.fr

Après les moutons phosphorescents, les arbres phosphorescents…

Pourtant l’idée n’est pas nouvelle : déjà en décembre 2010, une équipe de l’université de Cambridge, au Royaume-Uni, avait réussi à mettre au point un procédé permettant de transférer des informations de type bioluminescence – la production et l’émission de lumière par un organisme vivant – à d’autres espèces, en vue de créer ultérieurement des arbres phosphorescents. L’équipe avait alors estimé qu’un arbre biolumineux n’aurait besoin que de 0,02% de l’énergie qu’il absorbe pour produire une lumière suffisante pour éclaire une rue. Le projet avait remporté le premier prix de la compétition IGEM 2010, récompensant les meilleures innovations en génie génétique.

De même, dans les années 1980, un plant de tabac modifié avait été créé dans une université californienne.

Mais cette méthode, s’inspirant de la bioluminescence aquatique, bien que pratiquée depuis longtemps, n’a apporté à ce jour que trop peu de résultats.

Cette possible avancée revient sur le devant de la scène avec l’idée de jeunes scientifiques du laboratoire californien, Glowing Plant Project, de produire des arbres fluorescents capables de nous éclairer la nuit, ce qui permettrait à l’homme d’économiser une grande quantité d’énergie.

Les trois scientifiques, Omri Amirav-Drory, Kyle Taylor et Anthony Evans, sont persuadés que leurs recherches peuvent aboutir et ceci dans un avenir proche.

Ils sont partis du constat selon lequel il existe dans la nature des êtres vivants naturellement phosphorescents, l’idée est alors de les utiliser afin d’illuminer les rues sans que cela ne rejette du dioxyde de carbone, sans consommer d’énormes quantités d’énergie et tout en bénéficiant de l’autonomie des plantes.

Le 24 avril dernier, face au succès des moutons phosphorescents, les chercheurs uruguayens avaient expliqué avoir injecté du gène de méduse dans celui du mouton pour obtenir leur fluorescence. Pour ce qui est de la fluorescence des plantes ou arbres, les chercheurs californiens ont affirmé pouvoir créer des plantes grâce au gène de la luciole.

Ils ont déjà réussi à isoler ce gène et ont réussi à l’insérer dans l’ADN d’un plant de moutarde. Ils espèrent à terme modifier des graines afin qu’elles puissent germer et donner à naissance à des plants phosphorescents.

Pour financer leur projet, ils ont fait un appel aux dons sur la plateforme crowdfunding et ont déjà réussi à récolter 370 000 dollars. Les trois hommes se sont fixés un objectif de 400 000 dollars,  il ne leur reste à ce jour que treize jours pour les acquérir. Les donateurs, ayant contribué à partir de 40 dollars, seront évidemment les premiers à recevoir une plante phosphorescente et pourront recevoir des informations sur l’avancée de ces recherches.

Que penser du point de vue écologique ?

Au vu de ces recherches, doit-on se féliciter de l’avancée écologique que cela représenterait si de telles recherches aboutissaient ? Au regard de ces recherches, nous pouvons certes nous montrer plus optimiste des fins révélées par les chercheurs, comparées à celles exprimées par l’Institut de reproduction animale d’Uruguay et l’Institut Pasteur de Montevideo, avec les moutons phosphorescents, lesquels avaient déclaré, suite à leur succès, pouvoir travailler dorénavant avec un autre gène dans le but de soigner postérieurement la maladie du diabète.

Car il est bon de souligner que les énergies fossiles seront tôt ou tard épuisées, alors pourquoi ne pas contourner ce problème en modifiant ce que l’on a à notre disposition, à savoir la nature ?

Néanmoins, il demeure louable de rester sceptique quand il est question de modifier génétiquement la nature car même si les arbres lumineux phosphorescents peuvent être utiles, quel sera l’impact sur l’arbre, l’environnement et les animaux qui y vivent ? Doit-on avoir peur de cette innovation ? Ces OGM seront, certes pas dans nos assiettes, mais tout de même, cela laisse dubitatif.

Pour d’amples informations sur les moutons phosphorescents (ici).

Il n’est donc pas impossible que l’on voit apparaître dans quelques années les premiers arbres phosphorescents.

En guise de mot de la fin, donnons la parole à Antony Evans, le leader de l’équipe, lequel est convaincu que leur découverte va révolutionner l’avenir : « Glowing Plants, c’est un symbole du futur, un symbole du développement durable, un symbole pour aider les autres à créer de nouveaux organismes vivants ».

Pour visualiser la vidéo en anglais :

Pollution des fleuves : Asie, Europe, Afrique, Amérique latine

terresacree.org

La pollution des fleuves dans le monde est aujourd’hui grandissante et alarmante : des poissons sont intoxiqués aux PCB, une substance chimique très toxique, contenue notamment dans les peintures, le plastique, l’encre et des effets néfastes sont à noter pour les animaux en voie de disparition comme les dauphins.

Les raisons de cette pollution sont multiples. Elle peut être due aux engrais et pesticides issus de l’agriculture, à l’activité industrielle – le mercure et le cyanure, utilisés notamment pour l’extraction de l’or font encourir un grand risque aux fleuves – aux déchets domestiques jetés par les hommes ou aux substances organiques ou chimiques.

Fin mars, orange.fr a proposé un diaporama énumérant des fleuves les plus touchés par la pollution dans le monde. En France, on note que la Seine est le fleuve le plus pollué du pays alors que le Rhône de son côté, est « pollué pour des décennies ». Le Gange, situé en Inde, est également un des plus pollués du monde.

Indonésie : plus grande pollution fluviale au monde

Le fleuve Citarum, situé à l’ouest de l’Ile de Java, en Indonésie, est actuellement le fleuve le plus sale au monde : « des immenses monticules de déchets et de sacs plastiques jonchent les rives et selon les habitants, une odeur nauséabonde se dégage jour et nuit ». Pas étonnant, quand on sait que « les 1500 usines textiles de la région déversent quotidiennement près de 300 tonnes de déchets ».

Chine : le « fleuve Bleu » vire au rouge

ecologie.blog.lemonde.fr

En Chine, la pollution des rivières est devenue un véritable fléau en 2013. Novethic.fr, « le média expert du développement durable », notait fin avril que « la Chine a soif d’eau potable ».

Le gouvernement chinois dressait déjà l’année dernière un bilan effrayant de la situation : « 40% des rivières sont gravement polluées et 20% le sont à un niveau tel que leur eau a été jugée trop toxique pour permettre le moindre contact ».

En guise d’exemple, le 6 septembre dernier, le fleuve Yangsté, le troisième plus grand fleuve du monde et le plus grand de Chine, autrefois appelé « le fleuve Bleu », virait au rouge. Les autorités avaient alors déclaré ne pas en connaître la cause.

Emily Stanley, professeur à l’université du Wisconsin, avait expliqué que si « les cours d’eau qui étaient devenus rouges très rapidement par le passé l’avaient été parce que des personnes avaient jeté du colorant dedans », ce cas-là ressemblait « à un phénomène de pollution », « à quelque chose d’industriel d’une manière ou d’une autre ».

Actuellement, le fleuve serait dans un état très critique à cause de nombreux produits toxiques qui y sont déversés « menaçant la vie aquatique ainsi que les populations vivant de ses eaux », notamment à cause  du cadmium, métal hautement toxique.

Italie : plus de croisière à Rome

Pour la première fois depuis 10 ans, les organisateurs de « Bateaux de Rome », équivalents aux bateaux mouches parisiens, ont décidé d’arrêter leur activité à cause d’une pollution de plus en plus forte du fleuve, a annoncé l’AFP, le 13 mai.

Le tourisme fluvial étant très prisé à Rome, pour la compagnie, il s’agit d’un geste de protestation fort. A cause de la saleté, les balades des touristes seraient devenues à la fois dangereuses et peu attractives.

La situation est impressionnante, le Tibre étant le troisième fleuve italien avec une longueur de plus de 400 km, derrière le Pô et l’Adige.

Selon sciencesetavenir.nouvelobs.com, « les hautes murailles, blanches à l’origine, qui endiguent le fleuve, sont devenues grises. » Les rives et les quais sont parsemés de déchets. A cela s’ajoutent « des ponts envahis de clochards » et les pontons sont arrachés.

Mauro Pica Villa, responsable de la compagnie « Bateaux de Rome », a déclaré à l’AFP que « comme tous les ans, les touristes et les romains s’attendaient à ce que l’on mette les bateaux à l’eau à partir de Pâques. Mais on ne l’a pas fait pour une question de respect envers eux : on a honte de l’état d’abandon du Tibre ».

Pica Villa a expliqué que « la dernière fois que le fleuve avait été nettoyé, c’était en 2008 ». Selon lui, on peut le remarquer notamment à cause des « sacs de plastique et autres ordures visibles chaque fois que le fleuve sort de son lit », ce qui, selon lui, « arrive plusieurs fois par an ».

Il a pointé que « souvent, nous ne savons pas à qui nous adresser car la mairie n’est pas responsable et les institutions qui s’occupent de la navigation maritime au sens propre du terme ont d’autres priorités ». Il dénonce ainsi une loi de 1906 qui qualifie les eaux du Tibre de « maritimes » et non « communales », une raison qui expliquerait entre autres le non-nettoyage du fleuve.

Et pourtant, il est bon de noter que la navigation sur les eaux du Tibre était auparavant un réel succès avec une moyenne de 40 000 tickets vendus par an.

Pica Villa a déploré « c’est vraiment dommage ! Le tour que l’on offrait était merveilleux : on racontait l’histoire de Rome à travers celle de ses ponts ».

C’est également dommage pour l’environnement ajouterait-on, quand on sait la multiplication grandissante des fleuves et rivières pollués dans le monde. Cet exemple montre, une nouvelle fois, que les institutions délaissent peu à peu la prise en charge de l’environnement, sous prétexte d’une loi qui date de plus d’un siècle, sans prendre en compte l’état des eaux  qui s’est fortement dégradé ces vingt dernières années.

Niger : pollué par les teinturières

Récemment, arawanexpress.com, « l’info en continu sur le Mali & le Monde », a mis en  « Une » l’information selon laquelle « la pollution humaine menace le fleuve Niger », notamment en raison de teinturières situées aux alentours, qui déverseraient leurs déchets dans le fleuve. La rédactrice de l’article en question avance en effet que « des kilomètres de tissus teints à l’indigo avec des substances chimiques toxiques sont lavés tous les jours dans le fleuve ».

Amérique Latine : une piste avec la recherche moléculaire ?

En Amérique latine, la pollution au mercure empoisonne de nombreux fleuves. Ec.europa.eu informe que le projet Mercury, rassemblant des chercheurs argentins, brésiliens, péruviens, britanniques, suédois et espagnols « s’attaquent à ce problème » par la chimie par le biais de molécules.

Certains fleuves, rivières et océans sont-ils devenus des poubelles ? L’Homme n’a-t-il plus de place pour disposer ses déchets ? On le sait : l’Homme en est arrivé à saturer l’espace de déchets et  utilise actuellement les eaux comme déchetterie ; pendant ce temps, la nature disparaît de plus en plus et les animaux en voie de disparition paient les conséquences de l’Homme. Face à ces constats, il serait enfin temps pour l’Humanité de prendre conscience des préjudices qu’elle cause à la planète Terre.

Si les questions de la gestion des déchets chimiques et de la pollution aux métaux restent complexes, il ne semble pas compliqué d’ouvrir davantage de stations d’épurations pour régler la question des déchets ménagers. Cela ferait autant de déchets domestiques en moins dans les fleuves, à condition que l’Homme lui-même ne jette pas ses déchets n’importe où, mais ça, c’est une question d’éducation…

Sources : actu.orange.fr, awarenexpress.com, ec.europa.eu, europe1.fr

Une situation très alarmante pour les animaux en voie d’extinction

africapresse.com

Les animaux demeurent de grandes victimes du commerce international. Dernièrement, le massacre des derniers rhinocéros de Mozambique a marqué l’extinction de l’espèce dans le pays. Situation inquiétante, qui d’autant plus, révèle une nouvelle forme de corruption : celle des braconniers « ne reculant désormais plus devant rien », allant jusqu’à chercher la complicité des gardes-chasses.

Les 15 derniers rhinocéros de Mozambique ont été abattus par leurs propres gardes

Au cours du dernier mois, les 15 derniers rhinocéros du parc national du Limpopo ont été tués par des braconniers, lesquels ont bénéficié d’aide des gardes-chasses en charge de la protection de ces animaux. Lors de la création du parc, en 2002, on dénombrait pas moins de 300 espèces de rhinocéros

Le parc du Limpopo s’étend sur trois pays englobant en outre le parc national de Kruger d’Afrique du Sud mais aussi le parc national de Gonarezhou du Zimbabwe, pour une superficie de plus de 35 000 km². Selon developpementdurable.com, malgré la grandeur du parc propice au braconnage, « aucune alliance contre ce phénomène n’a été formée entre ces pays ».

Kelvin Alie, directeur du programme criminalité faunique d’IFAW, le fond international pour la protection des animaux, a communiqué sur « cette situation insoutenable » et a déclaré notamment que « les gardes-chasse ont désormais rejoint les lignes ennemies dans la lutte pour la protection des rhinocéros contre le braconnage de leurs cornes ».

Le responsable du parc du Limpopo a quant à lui assuré que les 30 gardes impliqués dans ce braconnage seront très rapidement traduits en justice et comparaîtront pour complicité dans ce massacre.

Et la situation n’est malheureusement pas un cas isolé, des cas similaires s’étaient déjà produits en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale. Le fait est que les cornes de rhinocéros comme les défenses d’éléphants atteignent des prix extrêmement élevés en Asie de l’Est.

Nous avions déjà évoqué le sujet en septembre 2012 (ici).

Concernant les solutions préconisées pour lutter contre le braconnage, Jason Bell a notamment félicité les efforts de l’Afrique du Sud en la matière, laquelle « envoie l’armée en soutien des gardes-chasses ». Selon lui, le Mozambique « doit faire preuve de la même volonté », le problème étant d’ordre planétaire.

Il appelle donc les gouvernements, principalement ceux de la Chine, du Vietnam, et de l’Indonésie,  à réagir « impérativement afin de réduire la demande de cornes ou défenses sur leur sol », sans quoi « le nombre d’animaux tués continuera à
augmenter ».

L’IFAW a, par ailleurs, décidé de s’associer à Interpol, l’Organisation internationale de police criminelle, expliquant qu’ « une coopération transfrontalière et des opérations de répression s’appuyant sur les renseignements de terrain constituent le seul moyen de mettre un terme au braconnage et au trafic d’espèces sauvages ».

Car, effectivement, en 4 mois, il s’agit de pas moins de 180 rhinocéros tués sur les 249 vivants dans le parc Kruger. Selon maxisciences.com, l’année dernière, on dénombrait à 668 rhinocéros morts en Afrique du Sud dû au braconnage.

Trois scientifiques lancent l’idée de réglementer le commerce de la corne

Pour empêcher l’extinction programmée des rhinocéros, les trois scientifiques, Duan Biggs du Centre of Excellence for Environmental Decisions et de l’Université de Queensland en Australie, Hugh Possingham, professeur de Biologie à la même Université et Frank Courchamp, directeur de recherche au CNRS, ont constaté que « l’interdiction du commerce de la corne du rhinocéros a échoué et, pire, a encouragé la chasse illégale ». Ils ont donc expliqué début mars que « le temps est venu d’une réglementation très serrée du commerce de sa corne » ajoutant qu’ « en tant qu’environnementalistes engagés nous n’aimons pas l’idée d’un commerce légal, mais nous voyons bien qu’il faut faire quelque chose de radicalement différent pour préserver les rhinocéros en Afrique ».

Ils précisent que « le braconnage en Afrique du Sud a en moyenne plus que doublé chaque année depuis cinq ans, alors que le prix de détail de la corne de rhinocéros s’est envolé, passant d’environ 4.700 dollars le kilo en 1993 à 65.000 dollars en 2012, soit plus que l’or ».

Très alarmant. Sachant que cette envolée des prix est due essentiellement à « la demande croissante de riches consommateurs asiatiques pour fabriquer des médicaments traditionnels » et toute tentative consistant à convaincre les consommateurs d’abandonner cette pratique s’est soldée malheureusement par un échec.

Les scientifiques ont donc proposé plusieurs alternatives pour répondre à « la demande mondiale concernant la corne de rhinocéros » comme celle de « retirer la corne de l’animal vivant sans aucun traumatisme », en outre « ces cornes pourraient aussi être prélevées sur des animaux morts de cause naturelle », ou « la création d’une centrale d’achat pour superviser mondialement la récolte et la vente des cornes ».

Ressusciter  les animaux disparus notamment par le clonage

C’est l’idée émise, début mars, par certains scientifiques pour pallier à l’extinction des espèces, ce qu’ils nomment « la dé-extinction ». On évalue à 26 le nombre d’espèces pouvant être ressuscitées, avec entre autres le mammouth et le tigre à dents de sabre. Selon reponseatout.com, des chercheurs australiens tentent déjà de ranimer « une grenouille disparue depuis 1993 ».

Selon republicain-lorrain.fr, le dé-extinction a déjà réussie avec le clonage en 2009 d’un bouquetin des Pyrénées à partir « de cellules provenant du dernier représentant de l’espèce, mort en 2000 ». Un succès jugé mitigé dans la mesure où « le bébé, porté par une chèvre domestique, est mort très vite en raison d’une malformation des poumons ».

Les biologistes se disent, tout de moins, confiants et espèrent pouvoir enfin réussir à « insérer des bouts d’ADN caractéristiques d’un animal disparu dans le génome d’une espèce très proche ».

La dé-extinction a d’ailleurs fait l’objet d’une conférence le 15 mars dernier, à Washington, par les membres du groupe « Revive and Restore » qui travaillent en collaboration avec des scientifiques du monde entier.

Sciencesetavenir.nouvelobs.com présente à cette occasion un diaporama des « 26 espèces candidates à la résurrection ».

Que penser ?

Certains scientifiques voient en cette future découverte, « un moyen de conserver la biodiversité » mais quand est-il de la réduction et le morcellement constant de leur espace vital, lequel a disparu pour nombre d’entre eux ? Et face au braconnage et à la déforestation, entre autres responsables de l’extinction de ces espèces, n’est-ce-pas « remuer le couteau dans la plaie » que d’essayer de faire revivre ces animaux ?

Petit tour d’horizon des autres animaux actuellement en danger

Le 5 mars dernier, plusieurs organisations spécialisées ont rapporté que les éléphants d’Afrique font face à « la plus grave crise de conservation » depuis l’interdiction du commerce international de l’ivoire en 1989.

Le journal Le Figaro a quant à lui dédié un article récemment à la menace de disparition des éléphants du Mozambique, dû au braconnage pour le commerce de l’ivoire. Il explique notamment que « les éléphants du Mozambique pourraient disparaître dans les dix prochaines années » si « aucune mesure n’est prise contre le braconnage », selon l’ONG Wildlife Conservation Society.

Developpementdurable.com informe de son côté que « les lions d’Afrique pourraient disparaître d’ici dix à vingt ans ». Enfin, de nombreux articles ont relayé cette dernière semaine l’information selon laquelle le guépard, animal terrestre le plus rapide du monde, est aujourd’hui menacé d’extinction, sa disparition étant pérvue pour 2030.

Triste vérité.

Indonésie : une compagnie minière sur le point de détruire 1,6 millions d’hectares de forêt

herbi-mag.com

Alors que, selon l’ONU, la déforestation en Indonésie est responsable de 70% des gaz à effet de serre et que le pays se classe troisième émetteur de CO2 au monde…

Alors que la forêt indonésienne est dans un état critique et qu’elle disparaît de plus en plus…

Alors que la protection des animaux en voie d’extinction en Indonésie est menacée…

Alors que Jakarta, la capitale de l’Indonésie, a instauré un moratoire pour lutter contre la déforestation…

La société minière East Asia Minerals Corporation, basée au Canada, a communiqué le 16 avril sur son autorisation prochaine de raser quelque 1,6 millions d’hectares de végétation sur l’île de Sumatra, dans la province d’Aceh, par le gouvernement indonésien. Une autorisation qu’elle obtiendrait en incitant le gouvernement à retirer le statut protégé de cette forêt.

East Asia Minerals Corporation a déclaré que « quasiment 100% du projet » était déjà approuvé par le Ministère des Forêts et a ajouté que « dès que la forêt aura été reclassée, notre société se verra accorder la possibilité de poursuivre son programme de forage ».

Et effectivement, Hadi Daryanto, secrétaire général du ministère des Forêts, a indiqué que « son ministère approuverait certainement le dézonage dans quelques semaines et que ce serait ensuite le tour du Parlement d’Aceh de rendre sa décision. » Une décision que le Parlement ne devrait pas refuser dans la mesure où le gouvernement a déclaré que le projet avait pour but d’aider les populations.

Une visée que nombre de biologistes et scientifiques réfutent, laquelle serait davantage dévastatrice selon eux. En effet, l’Association pour la Conservation de la Biologie Tropicale a affirmé que « les forêts d’Aceh sont essentielles pour la sécurité alimentaire, la régulation des flux d’eau durant la mousson et les périodes de sécheresse pour irriguer les champs de riz et autres cultures », affirmant que la végétation est « cruciale pour l’économie de la province comme pour les habitants ». Et d’ajouter que « la perturbation de la forêt des zones hautes d’Aceh augmentera le risque d’inondations destructrices pour les Indonésiens qui vivent en aval dans les plaines côtières ».

La compagnie a, de son côté, affirmé qu’elle avait une politique de responsabilité sociale pour traiter toutes les questions environnementales…

Pour mener à bien ce nouveau plan, la compagnie minière a décidé de travailler avec d’anciens responsables du gouvernement indonésien dont Fadel Muhammed, ancien ministre du gouvernement indonésien, qui vient notamment d’être déclaré suspect il y a une semaine dans le cadre d’une enquête de corruption. Elle a affirmé être activement impliquée à l’élaboration de ce nouveau plan d’aménagement dans la province d’Aceh, celui-ci consistant à attribuer « plus d’1 million de nouveaux hectares à l’exploitation minière, quelque 400.000 nouveaux hectares à l’exploitation forestière et plus de 200.000 nouveaux hectares à des plantations d’huile de palme ».

Pourtant, les dirigeants d’East Asia Minerals Corporation se sont réjouis d’une telle avancée. Edward Rochette, PDG de la compagnie minière, a estimé que « ce développement marque un progrès et une bonne nouvelle pour l’extraction minière dans la région ».

Une nouvelle qui, évidemment, a soulevé la colère des organisations environnementales. Car, pour elles, donner cet accord signifierait « la fin du moratoire décrété par le gouvernement visant à mettre fin à la déforestation massive » de l’Indonésie. Surtout que la province d’Aceh abrite de nombreux animaux, classés en voie d’extinction, comme les orangs-outangs, rhinocéros, tigres ou encore éléphants de Sumatra, qui ont subi au cours des dernières décennies « des pertes critiques ». Un point soulevé qui n’a pas fait reculer la compagnie, déclarant que « la lenteur de la reclassification serait imputable à une coalition de groupes environnementaux et autres ONG ».

Un orang-outang :

dinosoria.com

De son côté, Romandie.com, le portail des news suisses et internationales, a dédié un article, le 22 avril, à la naissance d’une femelle orang-outan en Indonésie, née le 20 avril au zoo de Semarang, sur l’île de Java. Elle est la première née dans ce zoo, depuis la mort de son frère en 2007, une heure après avoir vu le jour.

Suite à cette annonce de la société minière East Asia Minerals Corporation, les réactions se sont poursuivies : Ian Singleton, le directeur du Programme de conservation des orangs-outans de Sumatra, et l’organisation Friends of the Earth Indonesia (WALHI), se sont déclarés « surpris » que la compagnie annonce être « très fière » « que son lobbying ait porté ses fruits ».

Dedi Ratih, un des responsables de WALHI, a pointé, de son côté, la fait que « les compagnies étrangères s’ingèrent dans la politique locale et la dirigent ».

Que penser maintenant vis-à-vis de cette décision ?

La décision gouvernementale indonésienne quant à cette autorisation laisse perplexe, sachant que depuis plusieurs années la déforestation ravage l’Indonésie et menace ainsi l’une des biodiversités les plus importantes au monde. A quand moins de projets miniers de déforestation et davantage de subventions versées pour lutter contre ce désastreux impact environnemental ? La destruction de cette forêt par l’implantation de cette compagnie minière montre une nouvelle fois que le moratoire instauré en 2011 par le gouvernement n’est pas respecté, est un échec, et pire laisse deviner des actes de corruption dans le pays. Les responsables, une nouvelle fois, ne semblent se préoccuper de l’environnement et l’attribution de permis sévit… encore et toujours.

Sensibilisation des ONG environnementales

Concernant la déforestation en Indonésie, selon des estimations de Greenpeace, celle-ci est équivalente à la disparition d’un terrain de football « qui disparait toutes les quinze secondes pour faire place aux plantations ».

Au niveau planétaire, l’association WWF a de son côté eu l’idée récente de sensibiliser le public contre la déforestation : elle « repeint » virtuellement en temps réel cette surface rasée durant un match de football à la télévision montrant ainsi que « toutes les quatre minutes, une superficie en arbres équivalente à un terrain de football disparaît de la surface de la planète ».

Pour visualiser la vidéo de sensibilisation de WWF :

Sources :

http://www.7sur7.be/7s7/fr/2765/Environnement/article/detail/1617427/2013/04/18/Une-foret-protegee-de-Sumatra-bientot-vendue-a-une-societe-miniere.dhtml?show=react

http://www.tahiti-infos.com/Deforestation-en-Indonesie-une-miniere-canadienne-suscite-l-emoi_a72187.html

Marathon de Paris : l’énergie des coureurs devient électricité !

Esprit Running

Le Marathon de Paris, couru ce week-end par 50 000 sportifs professionnels mais aussi et surtout amateurs, a été l’occasion d’utiliser l’énergie dépensée par les coureurs et de la transformer en électricité. Enviro2b.com, qui consacre aujourd’hui une brève informative à ce sujet, parle de « la première course à énergie positive du monde ».

Comment ça marche ?

Imaginez l’énergie qui a dû être dépensée pour faire parcourir  42,195 km à 50 000 coureurs ! Et bien Schneider Electric, sponsor de l’évènement, l’a imaginé avant vous et moi. A l’initiative du groupe, l’entreprise britannique Pavegen Systems a su récupérer l’énergie fournie par les marathoniens pour la transformer en électricité.

Pavegen Systems a en effet installé des « dalles fabriquées en pneu de camions recyclés et équipées de capteurs chargés de récupérer l’énergie cinétique produite par les coureurs » sur « 25 mètres du parcours, au niveau des Champs Elysées ». Pour information, chaque pas produit entre 4 et 7 watts, cela dépend du poids du coureur. L’énergie captée « a ensuite été envoyée vers des batteries chargées d’alimenter les écrans plats et signaux électriques le long du parcours ». Pas bête !

En tout, avec cette énergie issue de la somme des efforts individuels, on aurait pu éclairer la « Tour Eiffel durant 2 heures ». Bon, ce n’est qu’une indication qui vaut ce qu’elle vaut, sachant que l’économie la moins chère et celle qui pollue le moins reste celle que l’on ne consomme pas.

Quelle suite à donner à cette expérience ?

Quoi qu’il en soit, l’objectif pour les organisateurs est de faire de cet évènement sportif « la première course à énergie positive du monde ». Cette expérience, qui avait été testée lors des JO de Londres, est positive, selon Pavegen Systems. Laurence Kemball-Cook, qui a inventé cette nouvelle technologie, rêve d’une ville nouvelle : « Pavegen pourrait jouer un rôle clé dans les villes intelligentes du futur. Imaginez que vous rendre au travail en courant ou en marchant puisse aider à créer la lumière de votre voyage retour à la maison le soir ».

L’idée est bonne a priori mais restent en suspens bon nombre de questions. Aujourd’hui, chacun a les moyens juridiques de faire respecter son « droit à l’image » par exemple. Et si ce n’est pas votre image qui est utilisée à des fins commerciales mais votre énergie, qu’en est-il ? Existera-t-il un jour un « droit à l’énergie » comme il existe un « droit à l’image » ?

Source : enviro2b.com

 

Informatique « verte » : EELV et l’AGIT contre l’obsolescence programmée

La proposition de loi d’EELV et les 13 propositions de l’AGIT

fr.wikipedia.org

Le 18 mars, EELV a proposé une nouvelle loi au Sénat pour allonger la durée de vie effective des équipements électriques et électroniques. Cette loi vise à « lutter contre l’obsolescence et à augmenter la durée de vie des produits ».

L’obsolescence programmée est « l’ensemble des techniques par lesquelles un fabricant ou un importateur de biens vise, notamment par la conception du produit, à raccourcir délibérément la durée de vie ou d’utilisation potentielle de ce produit afin d’en augmenter le taux de remplacement ». Cette loi est portée par M. Jean-Vincent Placé, président d’EELV au Sénat, et les membres du groupe écologiste.

Pour  l’Alliance Green IT (AGIT), l’association des professionnels de l’informatique responsable, cette proposition de loi est « indispensable mais insuffisante ». Par conséquent, en complément de ces propositions de loi, l’association propose 13 solutions « concrètes, efficaces, et faciles à mettre en œuvre, sans attendre le vote » :

–  dans la rubrique « Fabricants », elle propose « l’allongement de la durée de garantie » ; « la facilité de réparation et de mise à jour matérielle» ; « l’Open Hardware ».

 –  pour les loueurs « l’allongement de la durée de la location financière (de 3 ans en moyenne à 5 ans)».

 –  pour les éditeurs de logiciels, ils préconisent de « supporter plus longtemps des anciennes versions de logiciel » et de « privilégier les logiciels ouverts ».

 –  concernant les « solutions côté utilisateurs », ils demandent aux administrateurs système d’« inciter à l’entretien de la couche applicative » telles que la « désinstallation des logiciels inutiles, la défragmentation, la suppression des fichiers temporaires » et aux directeurs informatiques d’ « aider les DSI à intégrer les coûts cachés du renouvellement dans le calcul du TCO Acheteurs » ; de « donner du poids aux écolabels complets et à la facilité de mise à jour du matériel dans les appels d’offre » ; d’’« intégrer la gestion des DEEE dès l’achat Gestionnaire de parc » et enfin de « favoriser l’architecture client-léger ».

 –  pour les « solutions côté pouvoirs publics », ils proposent de « diminuer le seuil-plancher d’amortissement » et de « communiquer auprès des entreprises ».

Frédéric Bordage, co-fondateur de l’Alliance Green IT, explique que « l’allongement de la durée de vie active des équipements électriques et électroniques (EEE) est indispensable pour réduire leur empreinte écologique qui se concentre lors de leur fabrication et de leur fin de vie. Il faut donc les utiliser plus longtemps pour en utiliser moins et réduire leur empreinte écologique et économique ».

Il est bon de noter qu’avec une durée de vie moyenne divisée par 3 en 25 ans, les achats de matériels high-tech ont été multipliés par 6 en France entre 1990 et 2007.

Pourtant, les Français seraient prêts à conserver leur matériel plus longtemps.

Une récente étude d’Ipsos pour Crucial.fr,  réalisée du 26 octobre au 1er novembre 2012 auprès d’un échantillon de 803 personnes représentatif de la population française possédant un ordinateur, montre en effet que les Français seraient prêts à « réparer » ou « booster » leur ordinateur plutôt que de le remplacer : « 86 % des Français pensent qu’il est préférable pour l’environnement de réparer un ordinateur ou de lui ajouter de la mémoire plutôt que de le remplacer » et « plus de la moitié d’entre eux (66 %) seraient même prêts à repousser un achat si leur matériel existant pouvait être rendu plus performant ».

Une dynamique en faveur de l’environnement

Le 7 juillet 2011 déjà, l’ADEME, l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie, montrait via une étude le non-respect de l’environnement des technologies de la communication. Avec des exemples à l’appui, l’Agence a ainsi montré que l’envoi d’emails, les recherches sur le web ou encore les transmissions et lectures de fichiers par clé usb généraient une quantité importante de CO2. L’Agence a également publié Étude sur la durée de vie des équipements électriques et électroniques, en juillet 2012 ; un rapport de 100 pages sur le sujet.

Depuis, l’Alliance Green IT a proposé 8 gestes essentiels et certains fabricants s’impliquent de plus en plus pour la protection de l’environnement.

L’association expose ainsi ces « 8 gestes essentiels » : « utiliser le matériel le plus longtemps possible » ; « collecter et recycler le vieux matériel » ; « acheter du matériel d’occasion reconditionné » ; « en cas d’achat de matériel neuf, préférer le matériel éco-conçu » ; « débrancher tous les appareils électriques inusités » ; « mettre en veille votre PC aussi souvent que possible » ; « n’imprimer que le strict nécessaire » ; « réduire la consommation électrique de votre centre informatique ».

Du côté des fabricants, Acer, par exemple, vient de lancer une nouvelle gamme de moniteurs professionnels Acer B6. Cette gamme est « destinée aux utilisateurs professionnels recherchant confort, qualité d’image et design écologique ». Faisant partie de la gamme Acer Displays, ils sont fabriqués à plus de 10% avec du plastique recyclé et « une évaluation interne a montré que ces moniteurs pouvaient réduire la consommation d’énergie de 50% par rapport à d’autres moniteurs de la même catégorie ».

Quel impact énergétique et environnemental lié à l’utilisation quotidienne d’un ordinateur et ses périphériques ?

Un intéressant site internet présente de manière ludique les gestes et conseils utiles pour préserver l’environnement via l’informatique verte. Un jeu de missions sur le thème de l’informatique verte est proposé aux internautes. Le jeu consiste à interviewer  des experts « pour mieux comprendre » et avoir des « conseils d’usage » pour ensuite, en tant que journaliste, rédiger un article grâce aux informations collectées. Il est également possible de vérifier sa compréhension des interviews par le biais d’un Quiz et d’une Boîte à outils.

Bon reportage à tous.

Sources :

http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/energies-environnement/developpement-durable/221168925/obsolescence-programmee-13-s

http://www.indexel.net/sur-le-terrain/green-it-les-huit-gestes-essentiels-2974.html

http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/comment-surfer-sur-le-web-en-polluant-moins_258461.html

Greenpeace projette sa liste noire de centrales nucléaires à fermer en priorité

Projection sur la centrale de Fessenheim, le 28 mars 2013
http://lci.tf1.fr/france/societe/centrales-nucleaires-francaises-greenpeace-publie-sa-liste-7902506.html

« Pourquoi seulement moi ? », voilà ce que Greenpeace a projeté sur la centrale nucléaire de Fessenheim, le matin du 28 mars 2013. Par cette action assez spectaculaire, l’organisation cherche à toujours plus sensibiliser la population sur les risques que représentent les centrales nucléaires, mais aussi à publiciser le rapport qu’elle a publié le même jour, dans lequel elle appelle à la fermeture de quatre centrales. Les noms de celles-ci – Blayais, Bugey, Gravelines, et Tricastin – étaient d’ailleurs projetés en même temps sur une piscine proche de Fessenheim.

« 50% de nucléaire : 5 centrales nucléaires à fermer en priorité » : pourquoi ce rapport?

Greenpeace part de plusieurs constats.

  • Tout d’abord, elle reprend l’objectif annoncé par le candidat Hollande lors de la campagne présidentielle : diminuer la part du nucléaire de 75 à 50% d’ici 2025. Or selon Greenpeace, il n’y a clairement pas d’adéquation entre cet objectif et les mesures proposées par le gouvernement Hollande qui prévoit actuellement le lancement de l’EPR de Flamanville, la fermeture de la centrale nucléaire Fessenheim, et un grand débat sur l’énergie devant déboucher sur une loi de programmation énergétique et. Pour l’organisation écologiste, il faudrait en fait fermer vingt réacteurs pour effectivement diminuer la part du nucléaire de 75 à 50%.
  • Ensuite, Greenpeace souhaite tirer une leçon du drame de Fukushima. Comme l’a exprimé l’ancien président de l’ASN, « il faut imaginer l’inimaginable » en matière de catastrophe nucléaire. Or aujourd’hui l’on en est encore à une logique probabiliste, en faisant donc fi des risques à faible probabilité. Pour Greenpeace, ce n’est plus tenable, il faut passer à une logique déterministe pour s’assurer que le drame de Fukushima ne se reproduira pas.

Comment ce rapport est-il construit ?

« Il faut imaginer l’inimaginable », c’est bien ce que s’efforce de faire Greenpeace dans ce rapport. L’organisation s’est en effet donné pour objectif d’analyser la situation des différentes centrales nucléaires françaises, et d’imaginer les conséquences que pourraient avoir des accidents divers et variés.

Le rapport sélectionne alors trois critères qui permettent de déterminer une « liste noire » des centrales qui seraient en fait aussi dangereuses que celle de Fessenheim et qui mériteraient donc au même titre, d’être fermées :

– le niveau de  sûreté des centrales (leur âge, leur puissance, la nature du combustible ou encore le type de radier) ;

– les risques d’agressions externes naturelles ou non naturelles (un incendie, un séisme, ou bien un crash aérien) ;

– les conséquences d’un accident (en fonction des activités proches, de la proximité d’une grande métropole, de la densité de la population).

Prenons un exemple avec la centrale de Blayais.

  • Pour cette centrale comme pour les trois autres visées par Greenpeace, on trouve dans le rapport une fiche récapitulative de la centrale donnant notamment des informations sur son emplacement, ses réacteurs, son âge.
  • Le rapport répertorie alors les éléments propres à la centrale qui peuvent impacter sur les critères choisis. Puis en fonction de cela, le rapport va plus en détails, dessinant en quelque sorte des scénarios traduisant la dangerosité de la centrale.
  • Par exemple, on constate que la centrale de Blayais, compte tenu de sa situation géographique, est facilement inondable. Dès lors, le rapport dresse un scénario d’inondation et montre ainsi que les risques pour la centrale liés à cette agression naturelle sont :

–          un isolement de la centrale ;
–          la rupture d’une digue ;
–          le sous-dimensionnement des digues ;
–          une inondation centra via le canal de rejet des eaux de refroidissement.

  • Si les risques de tout accident – naturel ou non – pour la centrale se produisent, les conséquences toucheraient toute la région :

– concentration de la population ;

– contaminations ;

– impacts socio-économiques : la centrale de Blayais est située dans une région où les exploitations agricoles sont nombreuses, et en particulier les exploitations viticoles, toutes seraient alors directement touchées par une catastrophe par exemple naturelle dont l’impact sur la centrale ne ferait qu’amplifier les conséquences sur toute la région.

Par ce rapport donc, Greenpeace parvient à « imaginer l’inimaginable » et à tirer la sonnette d’alarme : il ne suffit plus d’imaginer, il faut agir, en fermant ces centrales qui sont, comme tend à le montrer ce rapport, aussi dangereuses que Fessenheim.

L’ONU : création d’une Assemblée des Nations Unies pour l’environnement

L’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement remplace le Conseil du PNUE

un.org

Le 14 mars 2013, le PNUE, le Programme des Nations Unies pour l’environnement, communique sur cette décision. Le Conseil gouvernant du PNUE se nomme désormais l’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement du PNUE. Cette nouvelle dénomination ne change ni les fonctions, buts ou objectifs du PNUE. Avant 2012, seuls 58 pays avaient adhéré au PNUE. Le PNUE se félicite de cet accord qui signifie, pour lui, « la participation pleine et future des 193 Etats- membres de l’ONU dans le corps gouvernant du PNUE ». Cette adhésion universelle montre ainsi l’application des engagements pris par les pays membre lors de la Conférence de l’ONU sur le développement durable (Rio+20). Elle permet, en outre, de renforcer le rôle et les moyens du PNUE en faveur du développement durable.

On indique que plusieurs pays comme le Kenya abritent plusieurs agences de l’ONU et militent pour transformer le PNUE en Organisation de l’ONU pour l’environnement.

Avec cet accord de l’ONU, les actions du PNUE pourront être davantage « renforcées et améliorées » pour relever les défis environnementaux auxquels le monde est confronté. L’organisation pourra aussi recevoir des ressources financières « sûres, stables et élargies en provenance du budget régulier de l’ONU ».

Qu’est-ce le PNUE et quels sont ses champs d’action ?

Le PNUE est un organisme créé en 1972 dont les trois principaux buts sont de : coordonner des activités des Nations unies dans le domaine de l’environnement ; assister les pays dans la mise en œuvre de politiques environnementales ; encourager le développement durable.

Ses activités sont étendues, elles peuvent concerner la sauvegarde des écosystèmes marins et terrestres, la protection de l’atmosphère, la promotion et l’amélioration de la science environnementale ou encore l’élaboration de moyens de préventions et de réponses rapides aux catastrophes environnementales. D’autres activités sont présentées en fin d’article.

Jusqu’à présent il a développé des manuels de recommandations et des traités d’applications concernant des problèmes tels que le commerce international de produits chimiques potentiellement dangereux, la pollution de l’air transfrontalière, la contamination des routes maritimes internationales, la défense des animaux, etc.

En surfant sur le net, on apprend également qu’en 1988, il a créé avec l’Organisation météorologique mondiale le GIEC, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. En 2007, il a annoncé la création d’un Groupe d’experts sur la gestion durable des ressources.

En outre, il publie plusieurs types de documents : outre ses rapports annuels, il s’agit de rapports scientifiques, de romans, de magazines comme Notre planète et Tunza  pour les plus jeunes ou encore sa lettre d’informations nommée Synergies. De manière plus importante, il publie régulièrement un état de la planète ; le dernier datant de 2007.

Le site officiel du PNUE

On apprend qu’un nouveau rapport de l’ONU met en garde contre l’avenir incertain des éléphants en Afrique. Un rapport établi par le PNUE, la CITES, la Convention sur le commerce international des espèces sauvages de faune et de flore menacés d’extinction, la TRAFFIC, le réseau de suivi du commerce de la faune et de la vie sauvage et l’UICN, l’Union internationale pour la conservation de la nature, ont indiqué que « le suivi des saisies d’ivoire destinées à l’Asie est révélateur de l’implication des réseaux criminels ». Concernant l’abattage illégal des éléphants, la CITES a montré que sur 40% de la population totale des éléphants en Afrique, on estime à 17 000 éléphants tués illégalement en 2011. Les chiffres semblent se confirmer pour 2012. Pour d’amples informations sur le sujet, je vous invite à vous rendre sur leur site officiel du PNUE, ci-dessus.

Dans une volonté de vous montrer un éventail plus large de leurs activités, le PNUE propose également, concernant le climat et le développement, des solutions d’éclairage hors réseau pouvant avoir des effets bénéfiques pour la planète.

De même, le PNUE, dans son Annuaire 2013 qui met en avant les « problèmes émergents auxquels est confronté l’environnement mondial », explique que « la ruée vers les ressources, motivée par l’apparente accélération de la fonte de la banquise, appelle à la prudence et à une gouvernance efficace afin d’empêcher tout dommage à l’environnement fragile de l’Arctique ». Le rapport met ainsi en avant les conséquences possibles liées au changement climatique mais aussi de nombreuses recommandations pour répondre à ces nouveaux problèmes telles que « la réduction du gaz à effet de serre », « le renforcement des systèmes de surveillance et d’alerte rapide concernant toute nouvelle évolution du fait de la rapidité du changement », etc.

De nombreux rapports complets sont disponibles sur leur site.

Dernier détail : dans l’agenda du PNUE, le 5 juin prochain aura lieu la Journée Mondiale de l’Environnement sur le thème « Pensez. Mangez. Préservez ». N’hésitez pas à la fêter !

WWF : 50 ans de présence à Madagascar et Earth Hour le 23 mars

wwf.fr

1963-2013 : Cinquante ans que le WWF assure sa mission de conservatoire de la biodiversité et de l’environnement à Madagascar et dans l’Océan Indien Occidental. Par ailleurs, le samedi 23 mars 2013 de 20h30 à 21h30 se déroulera la 6e édition d’Earth Hour : une heure pour manifester contre le réchauffement climatique.

Vous connaissez évidemment…

Le World Wildlife Fund for Nature ou encore Le fonds mondial pour la nature est une ONG de protection de la nature et de l’environnement. Créée en 1961, elle fait partie des premières organisations indépendantes de protection de l’environnement au monde. Ceci s’explique notamment par le nombre considérable de ses membres. Aujourd’hui, en France, 180 000 donateurs soutiennent les activités de WWF. Dans le monde, l’ONG est présente dans plus de 100 pays et dénombre pas moins de 5 millions de membres. On note également 12 000 programmes de protection de la biodiversité dans le monde fournit par l’ONG. Son importance s’explique aussi par ses engagements financiers conséquents attribués à des études scientifiques de diagnostic et les réalisations d’opérations de protection de la nature.

1963-2013

Cela fait déjà cinquante ans que le WWF assure sa mission de conservatoire de la biodiversité et de l’environnement à Madagascar et dans l’Océan Indien Occidental. Les premiers projets de l’ONG concernaient des recherches scientifiques et la protection des espèces comme ce fut le cas avec la protection des ayes-ayes, animaux primates de Madagascar. Actuellement l’organisation participe activement à la promotion d’aires protégées. Dans un communiqué du 5 mars 2013, l’organisation se félicite d’un tel évènement et on ne peut que le saluer!

Les campagnes de sensibilisation du public

WWF a souvent fait parler d’elle lors de campagnes incitatives fortes contre la déforestation, le tourisme qui multiplie la vente d’objets fabriqués en matière animale, pour la protection des espèces d’animaux en voie de disparition ou encore pour appeler à se mobiliser ensemble pour la protection de la planète. Ces campagnes soutiennent ainsi l’utilisation des énergies renouvelables, la volonté de supprimer les énergies fossiles mais aussi la diminution collective de la pollution et du gaspillage.

Ce sont de très bonnes campagnes qui devraient réussir à toucher le public visé et éveiller les consciences bien passives et endormies de certains!

Petit éventail de photos marquantes :

« Don’t buy exotic animal souvenirs »

wwf.fr

« Le jour où je me protègerai tout seul, WWF disparaîtra »

wwf.fr

«Don’t save or Save»

wwf.fr

« We are all together »

wwf.fr

« Horryfing / More horryfing »

wwf.fr

Ne trouvez-vous pas ces campagnes d’affichage efficaces ?

Les actions de l’ONG dans le monde

L’association, basée en Suisse travaille sur des actions diverses notamment sur la surveillance de l’application de la réglementation nationale et internationale ; l’étude scientifique pour le diagnostic ou les propositions comme nous l’avions déjà mentionnée ; la restauration d’espaces naturels dégradés ou encore la formation, éducation, sensibilisation de tout public de tout âge à l’environnement.

Evènement le samedi 23 mars 2013 de 20h30 à 21h30

Le 23 mars se déroulera la 6ème édition d’Earth Hour, une manifestation annuelle à l’initiative de WWF et du Sydney Morning Herald, le grand quotidien australien. Cette manifestation consiste à éteindre ses lumières et débrancher tous les appareils électriques non essentiels durant une heure afin de faire des économies d’énergie et par conséquent permettre la réduction des émissions de CO2 et lutter contre le réchauffement climatique. Selon actualites-news-environnement.com, c’est « LA manifestation mondiale en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique ».

L’initiative lancée en 2007 fait participer pas moins de 1200 monuments prestigieux tels que la Tour Eiffel, l’Empire State Building, les pyramides de Gizeh, le Colisée de Rome, le Christ rédempteur à Rio, l’acropole d’Athènes, la tour Burj Khalifa à Dubaï ou encore la Cité interdite.

En pleine période de débat sur la transition énergétique lancé par la ministre Delphine Batho et le gouvernement français, cet évènement nous permettra de jouer notre rôle de citoyen responsable de l’environnement. Nous vous invitons donc à participer à cet évènement, tout en ne manquant pas de vous inciter à vous pencher davantage sur le débat en cours. N’hésitez pas à aller voir les propositions lancées depuis l’automne dernier par les ONG et associations pour une « véritable transition énergétique » en France mais aussi les actions diverses lancées dans les régions et collectivités. Car la transition énergétique passe aussi par vous, par nous, par tous les citoyens. Le débat a montré que peu nombreuses sont les personnes au courant du débat en cours, c’est fort dommage car c’est l’occasion de nous mobiliser mais aussi de nous informer. Le débat qui a débuté en automne dernier devrait aboutir à une proposition de loi avant la fin de l’année. On a donc encore le temps de se renseigner et espérons enfin que le débat aboutisse à une réelle loi qui protégera non seulement notre portefeuille avec l’efficacité énergétique et les économies d’énergie, mais aussi notre planète et l’environnement.

Thaïlande, Honduras : des meurtres de défenseurs de l’environnement ou des droits de l’homme impunis

asie-info.fr

Un nouveau meurtre en Thaïlande

Le 25 février 2013, Prajob Nao-opas, un chef de village âgé de 43 ans, a été abattu en plein jour de 4 balles par un homme armé dans la province de Chachoengsao, à l’Est de Bangkok, en Thaïlande. Le meurtre est survenu alors qu’il attendait, dans un garage, la fin de la réparation de sa voiture. Des témoins ont affirmé sa mort lors de son transport à l’hôpital.

Depuis février 2012, Prajob Nao-opas menait une campagne publique pour dénoncer le déversement de déchets industriels toxiques provenant de zones industrielles voisines dans la province de Chachoengsao de Phanom Sarakham et Plaeng districts Yao. Il avait ainsi révélé dix cas de dépôt de déchets et pour certains des ouvertures d’enquêtes avaient eu lieu. Une campagne à laquelle le gouvernement n’avait pas accordé beaucoup d’attention et pour laquelle il avait pris bien peu de mesures.

L’organisation Human Rights Watch (HRW) exprime son indignation, tout comme les groupes de défense des droits de l’homme, et explique qu’une enquête est en cours. Elle affirme que les responsables de sa mort « quel que soit le statut ou l’affiliation politique » devront comparaître devant la justice. L’enquête menée par le général de police Niwat Rattanathamwat devra mettre en relief le motif du meurtre et ainsi déterminer s’il a été tué « en tant que leader de villageois opposés à des déchets toxiques » ; le général étant persuadé qu’ « un professionnel » est derrière cet assassinat.

Une justice mise à mal en Thaïlande et les mesures prises sont toujours insuffisantes

Un problème récurrent en Thaïlande est la présence de menaces de mort reçues par ces écologistes avant leur mort : une mise sous protection pourrait alors être envisagée et les morts ainsi évitées. En décembre 2012, Prajob avait reçu des avertissements de la police quant à une possible menace de mort. Il avait dit avoir remarqué que des hommes non identifiés à moto le suivaient et le photographiaient et il avait ainsi prévenu la police. Bien qu’ils aient tous deux été avertis, la victime n’a bénéficié d’aucune protection. Et bien malheureusement il n’est aucunement un cas isolé, on apprend par l’organisation HRW que pas moins de 30 militants ont été tués en Thaïlande depuis 2001 et le peu de suspects poursuivis en justice ne jouent pas un rôle majeur dans l’histoire. Par exemple, concernant le meurtre de Prajob, la personne reconnue coupable a été le conducteur de la voiture qui servait à prendre la fuite. En outre, Thailande-fr.com nous informe qu’ « un suspect a été inculpé dans moins de 20% des cas ». Dans un communiqué, le patron Asie de HRW, Brad Adams a déclaré, concernant ce meurtre, qu’il « constitue un exemple de plus de l’incapacité des autorités thaïlandaises à protéger les militants qui risquent leur vie pour défendre leur communauté ».

En Honduras

Cette même semaine, dans un communiqué d’Amnesty International du 21 février, on apprend la mort de José Trejo, un avocat connu spécialisé dans la défense des droits de l’homme, lequel a été abattu le 16 février alors qu’il circulait à moto. Si ce nom vous dit quelque chose, c’est certainement parce que son frère Antonio, militant des droits de l’homme « de premier plan » avait lui aussi été tué par des hommes armés et évidemment non identifiés en septembre 2012. Le même scénario perdure : aucune personne n’a été assignée en justice et lui, de même, avait reçu des menaces de mort. Son meurtre avait pourtant été soigneusement préparé et exécuté.

En Honduras, les menaces de mort contre des défenseurs écologistes se multiplient. Dans un communiqué d’Amnesty International du 7 février, l’organisation informait du danger qu’encourait Patricio Vindel, un militant pour les droits des lesbiennes, gays et personnes bisexuelles et transgenres (LGBT) suite à une menace de mort reçu le 22 janvier. Le 30 novembre dernier, l’organisation nous informait de menaces de mort reçues par Juana Dolores Valenzuela, une journaliste spécialiste des sujets sur l’environnement qui avait publiquement « condamné les conséquences pour l’environnement des mines à ciel ouvert et de l’abattage illégal des arbres du pays ». Et entre les menaces de mort et les meurtres, beaucoup d’entre eux subissent des tortures comme en a été victime Karla Zelaya, militante des droits de l’homme, enlevée le 23 octobre dernier et retenue captive pendant trois heures.

Si vous voulez voir de vos propres yeux l’état actuel des menaces reçues, des tortures et meurtres dénombrés en Honduras, rendez-vous sur le site d’Amnesty. C’est ici pour ce qui concerne la Thaïlande.

Encore du chemin à parcourir

Il y a vraisemblablement encore du chemin à parcourir pour la défense des droits de l’homme et pour enfin arriver à protéger la population comme tout Etat devrait être en mesure de le faire. Ces meurtres ont montré que la situation dans ces pays n’évolue pas suffisamment. Celle-ci est due soit à des mesures insuffisantes du gouvernement qui empêchent toute réelle justice, soit à une justice corrompue. A la mi-janvier 2013, en Thaïlande, un rédacteur en chef, prisonnier d’opinion depuis avril 2011, a demandé à plusieurs reprises une libération sous caution, ces demandes se sont soldées par un refus, injustice es-tu là ?

En attendant, espérons que les organisations obtiennent ce qu’elles demandent et que soient autorisées des enquêtes approfondies liées à ces meurtres.

Gaz à effet de serre à Paris : stop ou encore?

greenstore.ma

La France pourrait être condamnée par la Cour européenne de justice pour non application des Plans de Protection de l’Atmosphère (PPA) en raison des dépassements des limites de microparticules PM10 dans plusieurs villes de l’Hexagone dont Paris. En clair, il y a trop de gaz à effet de serre dans l’air à Paris. Pour y remédier, la France bénéficie de délais afin de prendre des mesures et stabiliser son comportement en accord avec la directive sur la qualité de l’air. Delphine Batho, ministre de l’Ecologie, s’est prononcée sur le sujet sans pour autant donner un calendrier précis des mesures qui seront prises afin que la France redevienne un « bon élève » de l’Europe.

Causes des émissions des gaz à effet de serre à Paris

2013, déclarée année de l’air en Europe, rend la situation davantage alarmante vu le niveau de pollution à Paris malgré des règles existantes. De plus, les liens que l’OMS a établis entre la pollution atmosphérique et la santé humaine confirment la nécessité d’intensifier les politiques et les actions dans ce domaine. Après l’échec du dispositif de l’ancien gouvernement, zones d’actions prioritaires pour l’air (zapa), Delphine Batho parle désormais de repenser les moyens de transport existants, les politiques de mobilité et les moyens de chauffage domestique qui sont les principales sources d’émissions de dioxyde carbone dans l’air.

Réduire les émissions des gaz à effet de serre à Paris

Le transport routier est l’une des sources de pollution qui demande une gestion très encadrée car il implique une commutation de véhicules significative vers et hors de Paris quotidiennement. Le trafic urbain et son impact sur la qualité de l’air exigerait une mesure consistant à restreindre la circulation aux « véhicules les plus vertueux », d’où le retour de la pastille verte, mesure du gouvernement de Lionel Jospin, instaurée il y a 15 ans. Les taxes sur le diesel et l’essence pourraient être rééquilibrées selon Chantal Jouanno, sénatrice UDI, ancienne secrétaire d’État à l’Écologie. Afin de réduire la circulation automobile et routière, il y a une montée en puissance des solutions alternatives : la mise en service de nouvelles lignes de tramway et de métro pour inciter les individus à utiliser les transports en commun au détriment des véhicules particuliers, le covoiturage est mis en avant, le développement des véhicules électriques en ville avec l’autolib, les moyens de transports alternatifs de marchandises.

Par ailleurs, pourrait fortement et favorablement impacter le niveau des gaz à effet de serre, une politique volontariste en matière de rénovation thermique avec des diagnostic de performances énergétiques des logements ainsi que la construction de logements à haute performance énergétique, entre autres. Un exemple concret de l’implication des autorités de la ville de Paris est l’objectif d’effectuer la rénovation thermique de 200 écoles parisiennes d’ici 2014.

Mesures réelles des gaz à effet de serre à Paris

Afin d’identifier les sources géographiques et les concentrations en dioxyde de carbone (CO2), monoxyde de carbone (CO) et méthane (CH4) à Paris, la capitale a établi une collaboration avec Astrium, filiale spatiale du groupe aéronautique EADS qui déploiera un système de capteurs au sol et aérien autour de Paris. Le système est constitué de boitiers qui filtrent l’air et analyse sa composition à l’aide d’un laser. Les livrables se présenteront sous forme de « cartes de flux » qui recueillent les informations collectées sur l’année. Une première carte est attendue fin 2013. Cette démarche servira à mesurer l’impact des initiatives environnementales de l’Etat et s’inscrit dans l’initiative de la ville de Paris de réduire de 75% les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050.

Sur le plan individuel, il est également possible de mesurer sa consommation d’énergie sur le site de la Nationalgeographic ou son empreinte carbone sur Coachcarbone proposé par l’Agence Parisienne du Climat (APC).

Néanmoins, les résolutions du gouvernement français semblent être davantage une réponse pour éviter les sanctions de l’Union Européenne face au non-respect de la France des normes qui maintiennent la qualité de l’air, qu’un engagement sincère. Quoi que rien interdit de l’espérer. Mais il est impératif que l’ampleur de l’enjeu sanitaire de la situation soit également une préoccupation pour l’état car le bien-être des citoyens doit cohabiter avec les intérêts financiers du pays. Ceci dit, les parisiens  pourraient aussi se conformer à des comportements plus éthiques à l’égard de l’environnement pour contribuer à l’objectif national.

Sources : lefigaro.fr, batiactu.com

Alsace : de l’énergie produite à partir de choucroute !

vive la choucroute

Bourse.lefigaro.fr a mis en ligne aujourd’hui un article étonnant sur l’énergie fabriquée en Alsace à partir de Choucroute ! Ne riez pas c’est très sérieux. Une station d’épuration locale traite le jus de choux pour le transformer en biogaz. Ce procédé permet de produire l’équivalent de la consommation d’énergie de 1500 personnes.

Comment est produite cette énergie à base de choucroute ?

Conçue et construite par Degrémont et exploitée par la Lyonnaise des Eaux, qui appartient au groupe Suez Environnement, la station de l’Ehn a été spécialement installée sur la commune de Meistratzheim, près de Krautergersheim, dans le Bas-Rhin, la capitale autoproclamée de la choucroute.

Le jus des choux est donc acheminé par camion sur ce site. Il est ensuite analysé avant d’être déversé dans une tour de méthanisation haute de 25 mètres. Les composés organiques sont dégradés, traités, par des bactéries qui les transforment en biogaz. Les déchets résiduels liquides rejoignent ensuite la filière de traitement des eaux usées urbaines, située sur le site même.

Daniel Karcher, directeur de l’entreprise régionale grand Est de Lyonnaise des Eaux, explique que :

–          « Le site peut traiter 30.000 m3 de jus de choucroute par an, soit l’équivalent de la pollution de 140.000 habitants. La production n’est pas homogène sur l’année puisqu’elle s’étale entre août et février ».

–          « Le biogaz produit par méthanisation du jus de choux est d’une excellente qualité puisqu’il contient 85% de biométhane à la sortie ».

–          « Ce gaz est utilisé dans la fabrication d’électricité et de chaleur. La chaleur est essentiellement utilisée pour le chauffage des locaux, du digesteur, du méthaniseur et pour le sécheur de boue. L’électricité est vendue à Électricité de Strasbourg, filiale d’EDF ».

Mais qui finance ce projet d’électricité choucroutesque ?

Le site industriel, présenté comme « plateforme environnementale » estimée à 23 millions d’euros, est financé par le Syndicat intercommunal (Sivom), l’Agence de l’eau Rhin-Meuse, le Conseil général du Bas-Rhin, le Fonds européen de développement régional (Feder) et la Région Alsace. Les consommateurs d’électricité participent également via la redevance d’assainissement qu’ils paient déjà, tout comme les producteurs de choucroute garnie.

Apparemment, les choucroutiers sont ravis. Jean-Luc Meyer, « gérant de la principale choucrouterie de la zone », se réjouit de réaliser des économies sur les frais de transport, parce qu’avant, il devait apporter le jus jusqu’à Strasbourg. En termes d’image aussi, il voit des bénéfices : « on passe d’un statut de pollueur à une image qui est plus associée au développement durable et ça, c’est bon pour la profession ». Pour lui, la choucroute devient « éco responsable ». Attention tout de même, le greenwashing n’est pas loin.

Source : bourse.lefigaro.fr

L’énergie éolienne offshore a le vent en poupe

image via DNV KEMA

Des Etats-Unis au Japon, en passant par la Belgique, de nouveaux projets éoliens offshore sont prévus pour 2013. C’est officiel, l’énergie éolienne a le vent en poupe !

De plus en plus de parcs éoliens voient le jour en mer dans divers régions du monde et les gouvernements sont sensibilisés au développement de  cette alternative efficace pour lutter contre le réchauffement climatique, la pollution, et l’énergie nucléaire. Outre la réduction de l’impact environnemental de la production d’énergie, les énergies éoliennes constituent également d’autres opportunités sur le plan social et économique.

Etats-Unis : l’énergie éolienne offshore pour protéger les côtes du New Jersey

Situé sur la côte Est des Etats-Unis, le New Jersey compte parmi les villes qui ont été les plus touchées par le passage du cyclone « Sandy » début janvier 2013. La ville a enregistré des rafales dépassant les 185 km/h. Avec le soutien de plusieurs grands groupes comme Google et les fonds d’investissement Good Energies, un projet visant à construire un barrage (« wind-breaker ») de turbines éoliennes est prévu pour 2016 afin de limiter les rafales et de les optimiser en tant que source énergétique pour l’alimentation d’électricité durant les périodes d’ouragans.

Japon : l’énergie éolienne offshore pour sortir du nucléaire

Dans l’objectif de devenir intégralement auto-suffisant en énergies renouvelables à l’horizon de 2040, le Japon prévoit la construction du plus grand parc d’énergies éoliennes en mer en juillet 2013. Selon les ingénieurs affectés sur le projet, le projet serait viable même en cas de situations de catastrophes naturelles comme : des tsunamis, des tremblements de terre et des typhons. Les autorités japonaises avouent ne plus vouloir dépendre de l’énergie nucléaire pour alimenter la population en électricité après la catastrophe de Fukushima.

Belgique : une « île » pour stocker l’énergie éolienne offshore

Un des principaux inconvénients de la production d’électricité issue de l’énergie éolienne est qu’elle est intermittente et qu’elle ne peut pas être stockée. Afin de s’en accommoder, les autorités belges ont peut-être trouvé une solution : la construction d’une île artificielle au nord du pays, « une atoll énergétique ». Cette île en forme de « doughnut » géant, constituée de coraux servira à produire de l’électricité par un procédé simple basé sur une version inversée du principe des stations de transfert d’énergie par pompage en période d’intermittence. Il permettra de stocker la « surproduction » d’électricité des parcs éoliens situés non loin de l’île. En périodes creuses, les oiseaux marins pourront s’y réfugier. Le projet est en étude en France et au Danemark.

Sources :

Renewableenergyworld.com

Earthtechling.com

Newscientist.com

 

Chine : incendie d’usine passé inaperçu à cause de la pollution

Des voitures roulent au ralenti dans un épais brouillard dû à la pollution à Hefei, dans la province d’Anhui, au centre de la Chine – AFP (courrierinternational.com)

Aujourd’hui, lemonde.fr a informé que l’incendie d’une usine, dans l’Est de la Chine, était passé inaperçu pendant plus de trois heures tellement le brouillard de pollution qui l’entourait était épais. En conséquence, les pompiers sont intervenus avec un retard considérable.

Les ravages de la pollution atmosphérique

L’incendie, qui s’est déclaré dans une fabrique de meubles de la province du Zhejiang, a donc fait plus de ravages que prévu compte tenu de sa confusion avec la pollution environnante. Selon l’agence d’information Chine nouvelle, citée par lemonde.fr, « à cause de l’épais brouillard chargeant l’air à ce moment-là, presque trois heures se sont déroulées avant que les résidents voisins se rendent compte de la fumée et des flammes ». Incroyable.

Mais notons que la pollution atmosphérique n’était pas exclusivement due à l’activité de l’usine en question. De plus, elle était tellement chargée en particules nocives qu’elle a aussi affectée les transports routiers, causé l’annulation de vols dans les aéroports et une ruée sur les masques filtrants. La pollution de l’air était si dense qu’elle a fait chuter la visibilité à 100 mètres par endroit. Ambiance !

Débat sur le rythme de développement de la Chine

Le caractère inédit de la mauvaise qualité de l’air a provoqué un débat à travers toute la Chine sur les effets pervers de son développement effréné. Certains médias officiels ont émis de fortes critiques et « exigé des autorités davantage de transparence ». Une occasion aussi pour les experts de réaffirmer que « si la Chine souhaite lutter efficacement contre la pollution atmosphérique qui étouffe ses villes, il lui faut prendre des mesures audacieuses et coûteuses pour restreindre sa dépendance au charbon et promouvoir des alternatives à la circulation automobile ».

Dans ce sens, le professeur John Cai, de la Chine Europe International Business School de Shanghai, martèle qu’ « il est nécessaire que le gouvernement prenne des mesures à long terme en centralisant les réseaux de chauffage, afin que des foyers ne brûlent pas du charbon dans les zones rurales ». Espérons qu’il soit entendu.

Lemonde.fr rappel un fait majeur : selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la Chine consomme la moitié de la consommation mondiale de charbon. Le pays tire en effet du charbon « plus de 70% de son énergie ». La tendance est d’ailleurs à la hausse, en raison de la demande d’électricité qui ne cesse d’augmenter. Autre rappel choc : « ces dernières années il s’est construit en moyenne une centrale au charbon par semaine en Chine ».

Si Paris s’étouffe, la Chine s’asphyxie.

 

Source : lemonde.fr

Droit de l’environnement : des Etats généraux prévus en mai

Aujourd’hui, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, a annoncé que seraient organisés en mai des Etats généraux dédiés au « droit de l’environnement », dans le cadre d’un grand chantier de modernisation de cette discipline.

Dans quel contexte auront lieu ces Etats généraux ?

Le ministre a indiqué, lors de la présentation du premier conseil des ministres de l’année du programme de travail du gouvernement pour le premier semestre, que le chantier de la modernisation du droit de l’environnement était « attendu par de nombreux acteurs industriels et décideurs publics locaux ».

Les sujets écologiques seront fréquemment  à l’agenda public dans les mois qui viennent avec le débat national sur la future politique énergétique, ouvert fin novembre pour plusieurs mois et avec l’objectif de parvenir à une loi de programmation dès l’automne 2013.

En matière de biodiversité, une loi-cadre est prévue, ainsi que la création d’une Agence de la biodiversité et l’élaboration d’une fiscalité plus écologique, sans oublier la réforme du code minier. Enfin, se poursuivra la discussion sur la proposition de loi sur les tarifs de l’énergie déposée par le député Brottes, rejetée par les sénateurs en octobre dernier. Cette proposition ambitionne notamment d’instaurer un bonus-malus sur la facture d’énergie des ménages. Rappelons que l’électricité vient d’augmenter de 2,5%, ce qui va peser sur le pouvoir d’achat de nombreuses familles.

Pour suivre les débats sur l’évolution du droit de l’environnement, consulter le blog de l’excellent avocat en droit de l’environnement, Arnaud Gossement.

Source : 20minutes.fr