Développement durable : les plantes grimpantes pour des murs végétalisés

plante grimpante fleurie

La création de murs végétalisés à partir de plantes grimpantes est un bon exemple de démarche, facile et utile, à suivre en faveur du  développement durable. Les bienfaits des murs verts sont nombreux et franchement, il n’est pas trop compliqué de favoriser l’épanouissement de plantes grimpantes, elles poussent presque toutes seules!

Les bénéfices des façades végétales sont multiples :

Pour l’environnement : régulation de la température ; filtration les particules de poussière ; réduction de gaz à effet de serre ; réduction de la quantité et amélioration de la qualité des eaux de ruissellement.

Pour nous tous : amélioration de la qualité visuelle de l’espace aménagé en milieu urbain ; amélioration du confort des occupants en procurant une isolation sonore ; sensibilisation à l’importance des espaces verts en milieu urbain.

Pour le bâtiment : isolation thermique ; protection empêchant les pluies d’atteindre directement le mur et absorption également une partie de l’humidité ambiante ; protection de l’enveloppe du bâtiment des rayons solaires ultra violets, des températures élevées et des fluctuations journalières de température.

A Montréal, le Centre d’écologie urbaine développe, depuis plusieurs années maintenant, des « outils éducatifs et de sensibilisation dans le but de lutter collectivement contre les îlots de chaleur urbains ». C’est dans ce contexte qu’il a lancé le guide Les plantes grimpantes : une solution rafraîchissante accompagné d’un beau diaporama. Les communes françaises pourraient sans doute s’en inspirer ?!

crédits : Centre d'Ecologie urbaine de Montréal

Et puis pourquoi attendre l’action des élus ? Si vous le pouvez, n’hésitez pas à vous lancer et à planter vous-même les plantes qui décoreront les façades de votre domicile !

Marche à suivre pour faire pousser vos plantes grimpantes :

Pour la plantation en extérieur, une fois l’endroit de la plantation choisir, il faut creuser « un trou trois fois plus grand que la racine de la plante, dans le sol ». Pensez à plonger « les racines dans de l’eau un instant pour leur assurer une bonne hydratation ». Ensuite, il suffit de les enfouir « dans le trou, en prenant bien soin de l’incliner légèrement vers l’endroit où vous voudrez que la plante se développe ». Si vous estimez cela utile, « un paillage servira à recouvrir la surface, cela permettra de garder plus longtemps l’humidité du sol ».  Le plus important, à ce stade, est de « garder la terre bien humide, mais pas trop, pour que la plante puisse se développer ».

Quelle plante grimpante choisir ?

Le choix est large, donc il s’agit avant tout d’une histoire de goût. Les plantes peuvent être « caduques, persistantes (céanothes, camélias), avec des couleurs vives comme la vigne vierge, le concha, parfumées comme le chèvrefeuille, à floraison généreuse comme la clématite. Des exemples de plantes grimpantes ligneuses peuvent vous plaire : glycine, bignone, chèvrefeuille, et d’autres nécessitent d’être replantées, car elles sont herbacées : pois de senteur, coloquinte, ipomée. L’orientation du mur compte pour beaucoup dans l’accommodation de ces végétaux : si le mur est dirigé au nord, le jasmin d’hiver peut être envisagé. Au sud, l’ipomée ou le solanum se développeront facilement. L’est est propice pour le chèvrefeuille ou la vigne vierge, et l’ouest est bénéfique pour la glycine, les rosiers grimpants ou les bignones ».

Comment les entretenir ?

L’entretien des plantes grimpantes n’est pas difficile. Elles nécessitent simplement « quelques tailles, surtout lorsqu’elles dévient de leur trajectoire, et un peu de nettoyage comme la taille legère de rameaux en automne est aussi utile ».  Ne prenez pas la peine d’ajouter à la plantes des fertilisants, sauf si le sol l’exige, c’est-à-dire, s’il est vraiment pauvre.

Pour la taille, « une plante qui fleurit au printemps ne se taille pas en hiver, pour préserver les jeunes pousses. En revanche, pour les plantes à floraison estivale, celle-ci est taillée en hiver pour donner encore plus de fleurs. Certaines plantes ligneuses ont besoin d’être espacées, n’hésitez pas à sacrifier quelques branches ».

La principale mise en garde concerne évidemment la toiture et les gouttières. Attention à bien enlever les feuilles mortes pour qu’elles n’obstruent pas les chemins d’écoulement normal des eaux de pluie. N’hésitez pas, à « guider et de soutenir certaines plantes, dont la glycine, de façon à ce qu’elles ne s’enroulent pas autour des gouttières et de la tuyauterie ».

Les plantes grimpantes, parfaites pour des murs végétalisés, représentent une solution facile et pas cher pour améliorer notre environnement!

Sources : horticulteurs.net, ecologieurbaine.net

La chasse aux terres rares s’organise

Le monopole de la Chine dans le commerce des « terres rares » pourrait à terme s’avérer bénéfique pour l’environnement. On parle ici selon les propos de l’AFP, du nom donné à un ensemble de dix-sept métaux indispensables à la fabrication de la plupart des produits de haute technologie.

Chercher à contourner le monopole chinois constitue ainsi la clef, et pourrait alors conduire à favoriser l’émergence d’une filière dédiée au recyclage de nos déchets électriques notamment, au sein desquels ces métaux sont présents.

C’est une ambition qu’a voulu incarner la société Récyclum en ce début du mois d’octobre, en organisant une importante opération de communication sur le Parvis de la Défense. Son objectif : présenter ces déchets comme un vaste « gisement de matières premières encore trop largement inexploité » et qu’il s’agit de valoriser, afin de sensibiliser l’opinion publique sur l’enjeu de leur recyclage.

L’entreprise souligne que 3 % du poids des lampes à économie d’énergie est ainsi constitué de ce type de métaux, présents en leur sein sous la forme d’une poudre fluorescente. Cette dernière est actuellement « neutralisée et stockée définitivement comme le mercure dans des installations spécifiquement agréées » sans être réemployée. Mais la donne pourrait changer sous l’impulsion d’un nouveau procédé développé par l’entreprise Rhodia, qui devrait rendre son recyclage possible à l’horizon 2012, et placer la France à la première place des producteurs de « terres rares » recyclées.

D’ici là, Récyclum renouvelle son appel aux Français afin qu’ils soient toujours plus nombreux à rapporter leurs ampoules dans l’un des 19.000 points de collecte dédiés.

Initiative : des navires pour capter l’énergie des vagues ?

L’invention n’est qu’au stade de projet : un navire récupérateur d’énergie des vagues. Le concept original a été présenté par André Sharon de la Boston University et des chercheurs du Fraunhofer Center for Manufacturing lors de la dernière conférence Clean Energy, en juin 2011 à Boston. Le but du processus est d’installer des structures de production d’électricité mobiles constituées par une flottille de navires afin de réduire les coûts de production.

 

De l’énergie houlomotrice mobile et rentable

Une structure houlomotrice capable de fonctionner ou qu’elle soit en n’ayant que simplement à jeter l’ancre pour exploiter l’énergie des vagues qui l’entourent pourrait être très rentable, déclarent les chercheurs. L’énergie pourra être stockée dans des batteries, puis distribuée sur le réseau en fonction des besoins. Aussi, les kilomètres de câbles indispensables pour acheminer l’électricité produite en mer par les procédés éoliens offshores, hydroliens ou houlomotrices pourraient disparaitre, évitant ainsi une importante facture énergétique renouvelable ($ 500 000 du kilomètre selon The New Scientist).

Les avancées technologiques nécessaires à la mise en pratique d’un tel bateau. Les chercheurs imaginent une barge de 50 mètres de long sur lesquelles seraient attachées le long des batteries de bouées houlomotrices. Le fonctionnement est « simple » : la coque est stable, les bouées suivent le mouvement des vagues. Ce pivotement suffit à actionner un générateur qui pourrait produire jusqu’à 1MW par heure. Les monteurs du projet espèrent atteindre une électricité à 0,15 $ du kWh, bien moins cher que l’énergie produite à partir de la technologie houlomotrice habituelle dont le coût est estimé aux USA, entre 0,30 $ et 0,65 $ du kWh.

L’idée est « très créative » et pas du tout utopique, décrit Mark Jacobson, directeur du programme « atmosphère et énergie » à la Stanford University de Palo Alto : notamment le processus de stockage de l’électricité qui permettrait de faire face aisément en cas de pic de demande ou de défaut de demande, chose que l’on reproche régulièrement certaines sources d’électricité renouvelable. Il faudra peut-être du temps avant de voir un tel bateau dans les ports, l’initiative démontre tout de même le dynamisme de la recherche sur les énergies renouvelables.

Source: .cleantechrepublic.

Petites mains et petits gestes pour réorienter l’énergie au Japon

 

 

Crédit: fotosearch.fr

 

Le gouvernement japonais a invité la semaine dernière les opérateurs de la centrale nucléaire de Hamaoka à l’arrêter progressivement ainsi que les centrales situées sur des zones à risque.

Les projets de construction d’une quinzaine de réacteurs d’ici 2025 sur la péninsule sont suspendus. La prise de conscience du danger nucléaire suite au séisme devient effective au sein du gouvernement. Les propos du Premier ministre japonais Naoto Kan confirment cette inflexion. Il estime que « le Japon devait repenser sa politique énergétique de fond en comble, utiliser davantage les énergies renouvelables et promouvoir un usage plus modéré de l’électricité ». Notons que le Japon dépend à 30% de l’énergie atomique.

La solution la plus rapidement réalisable est la réduction de la consommation d’énergie tant des particuliers, des entreprises que des autorités publiques. En effet, le gouvernement nippon leur a demandé de diminuer de 15% leur consommation électrique à partir du 1er juillet. Si la réduction est obligatoire pour les grosses industries dont les contrats portent sur au moins 500 kilowatts, elle provient d’actes volontaires des ménages et du reste des entreprises.

 

Initiative originale, l’opérateur de télécommunications mobiles japonais NTT Docomo propose un système de surveillance de la consommation électrique de chaque appareil du foyer depuis un mobile ou un ordinateur, au moment où les Nippons sont soumis à des restrictions. L’apparition d’un personnage animé sur l’écran prévient tout gaspillage et formule quelques recommandations.

A cela, s’ajoutent les nombreuses déclarations de nouvelles mises en pratique : que ce soit chez Sony qui propose à ses employés de venir plus tôt pour travailler sous la lumière de jour ou le gouverneur de Tokyo, Shintaro Ishihara, qui exige d’éteindre les milliers de distributeurs dans les rues de la capitale.

Les solutions à prendre sont d’autant plus urgentes que le prix des énergies de substitution  –pétrole et gaz- s’envole. Finalement, il n’y a toujours pas de solutions miracles proposées au Japon. De ses infrastructures et ses ressources dépendront les prochaines décisions.

Sources: Libération, Planète énergie, Aujourd’hui le Monde

Mexique: recyclage et création font bon ménage

A une époque où la plupart des vêtements sont fabriqués en Asie à partir de tissus synthétiques et très polluants, leur transport dans les différents pays du monde étant très énergivore, la jeune créatrice mexicaine, Margarita Meza, met dans ses collections les matériaux écologiques à l’honneur. Elle tente d’imposer la prise en compte de l’environnement dans un mouvement de création durable, car « prêt-à-porter et recyclage font bon ménage »!

Photo : unami.typepad.com

Le recyclage de plus en plus à la mode

Margarita Meza, fondatrice d’une jeune entreprise de prêt-à-porter nommée Margrietina Ecofashion, se montre intransigeante lorsqu’il est question de développement durable. Elle fait partie d’une nouvelle génération de créateurs très sensibles à l’impact de la société sur la planète. Cette préoccupation est tout naturellement arrivée au cœur de sa création, impossible donc de ne pas prendre en compte l’impact de son activité sur l’environnement et les hommes.

Le travail de Margarita Meza est né de sa révolte face aux conditions de travail dégradantes qu’endurent des millions de Mexicains. La créatrice a donc décidé de créer une entreprise plus respectueuse des travailleurs et de l’environnement. Pour elle, « ce type d’entreprises se multiplie » car elles répondent « à un véritable besoin. Tout le monde en prend conscience. Nous voulons que les gens analysent leur pouvoir d’achat. Souvent nous consommons en pensant aux marques, sans essayer de savoir ce qui se cache derrière. Dans ce secteur, il peut s’agir d’exploitation au travail ou de produits dangereux pour l’environnement ». Elle tente de créer des vêtements respectueux de l’environnement, au plus près des tendances et surtout, abordables pour toutes les bourses.

Du tissu à partir de plastique recyclé

Pour élaborer ses collections, Margarita Meza encourage fortement le recyclage et, pour cela, fait preuve de beaucoup d’inventivité. En effet, elle utilise un tissu fabriqué à partir de bouteille en plastique PET, type de plastique le plus recyclé à ce jour dans le monde. Son avantage principal est d’être très résistant aux pressions et torsions, il est également d’une extrême transparence, le rendant ainsi simple de réutilisation dans le monde du prêt-à-porter.

Le PET (polyéthylène téréphtalate), est un pétrole raffiné principalement utilisé dans la composition de bouteilles recyclables, notamment de boissons gazeuses. Ce matériau assez insolite, permet donc à la créatrice de confectionner des vêtements et accessoires féminins. Une de ses créations s’est particulièrement faite remarquée par son nom, ce sont des pantoufles appelées « PEToufles ». Les matériaux utilisés proviennent, pour la plupart, de chutes de plastiques venant de diverses entreprises de recyclage.

Un succès à la clef ?

Les collections créées par l’entreprise Margrietina Ecofashion sont donc en phase avec la philosophie de la créatrice, qui est : « la consommation locale, la consommation de produits durables ». Récemment, Margarita Meza a sorti un nouveau catalogue, afin de présenter sa collection à une clientèle plus responsable. Toutefois, son enthousiasme ne semble pas encore être récompensé, les ventes de ses vêtements et accessoires n’étant pas à la hauteur de ses attentes. La créatrice explique que « la culture consistant à préférer les produits durables n’est pas très ancrée dans le pays. Le secteur de consommation de ces produits est très restreint. Nous avons néanmoins reçu un bon accueil, l’idée intéresse les consommateurs. Nous allons démontrer que l’option écologique est à la portée de tous, grâce à des vêtements de créateurs élégants et à un prix accessible ».

Après avoir porté son intérêt sur les tissus recyclés, Margrietina Ecofashion compte se tourner vers les fibres naturelles, avec la création d’une ligne de produits en bambou.

Source : Greenetvert.fr

Une fellation contre la déforestation !

Ulcéré de voir la population de pandas s’amoindrir d’année en année? Dégouté devant la déforestation galopante qui grignote inexorablement les poumons de notre planète ? Indigné de la persistance des famines dans un monde qui surproduit et surconsomme ? Œuvrons pour un monde meilleur, pour nos enfants, pour les abeilles… avec du porno !

La verdure, ça donne envie

Avec le porno durable, il n’est pas question d’améliorer vos performances sexuelles en allongeant la durée de vos ébats. Non, le porno durable c’est quelque chose de sérieux. Avec le porno durable, on s’engage et on lutte contre la déforestation et  on finance, de sa braguette poche, des projets de développement local d’accès à l’éducation ou de lutte contre la sous-nutrition. Oui, cela s’apparente à un argument fallacieux sorti à la va-vite devant l’irruption impromptue de ses parents dans la chambre…j’avais pourtant mis l’écriteau « frappez avant d’entrer » ! Passons.

Vous me direz, par quels mécanisme prévient-on à lutter contre la pêche de la baleine dans l’océan pacifique avec l’arrivée du réparateur de la photocopieuse, même si ce dernier n’a pas oublié de ramener son gros outil ?

La réponse est simple. Après le café, les glaces et les chaussures, le porno se met au vert. En 2004, une ONG a trouvé un fi(l)on : protéger la nature en proposant des films pour adultes tournés exclusivement dans la nature pour promouvoir sa préservation. L’ONG Fuck For Forest (oui, oui) vend des films sur Internet dans lesquels la nature tient un rôle central. Bien sûr, il ne s’agit aucunement de zoophilie mais bien de décors bucoliques. A défaut de scénarios tenant la route, les décors pourront attirer les plus récalcitrants aux films X…c’est pour l’environnement, un effort !

L’ONG porno-écolo a ainsi récolté 350.000 dollars qu’elle a utilisés pour financer une demi-douzaine de projets forestiers allant de la Slovaquie, au Costa Rica en faisant une halte à l’Equateur. Là, déjà, ça rigole moins.

Déjà, en 2008, Greenpeace surfait sur le sexe et la nature:

Un projet économique viable

Cette expérience a depuis fait des petits. Deux Italiens –exit Rocco Siffredi- ambitionnent de créer une plateforme de partage de vidéos torrides pour financer des projets philanthropiques : Come4.org. Une fois le rictus sur le jeu de mot passé on se penchant sur le business model, comme sur une machine à laver, et on remarque que l’idée tient la route. Des vidéos seront mises à disposition gratuitement et les recettes publicitaires engrangées iront au financement de projets humanitaires. Pour information, les sites pornographiques engrangent quelques cent milliards de dollars par an, uniquement grâce à la publicité. Les bourses sont effectivement pleines dans ce secteur qui ne connaît pas la crise.

Le principe est simple. Professionnels du X et amateurs avec une conscience environnementale hors pair pourront charger leur vidéo sur le site. Les utilisateurs voteront pour un projet humanitaire ou écologique associé au film et toutes les recettes publicitaires générées par la vidéo seront reversées à cette cause. En somme, c’est toute la communauté du X qui, mise bout à bout, donne un coup de main à la cause socio-environnementale. Le visionnage de porno, c’est comme les excès de vitesse, tout le monde y passe mais personne ne l’avoue. Avec ces initiatives, on le met en avant mais pour la bonne cause.

Certes, ça prête à sourire, mais ces initiatives traduisent plusieurs éléments intéressants. D’une part, les préoccupations sociales et environnementales touchent de plus en plus de domaines. Que l’industrie du X s’en empare montre une naturalisation des visions sociétales et un ancrage de ces enjeux. Il faut se l’avouer, le marketing environnemental est à la mode : même dans les biens et services à destination des adultes. On se rappel des sex-toys en plastique recyclé avec un faible bilan carbone en Allemagne.  D’autre part, grâce au porno durable nous pourrons allègrement recaler un vendeur ambulant déguisé en représentant associatif quémandant nos dons en lui expliquant, gentiment mais fermement : « écoute coco, je donne déjà… je mate du porno-écolo à longueur de journée ! ». Et finalement, tous ces aspects positifs, une mine intarissable de slogans drôlissimes -ou pathétiques c’est selon l’humour de chacun- s’ouvre à nous : « soyez coquin, sauvez les dauphins », « un gang-bang pour l’Amazonie », etc.

Des idées ?

Puma va proposer à ses clients des sacs biodégradables à base de farine de maïs

Alors que les groupes Nike et Adidas sont actuellement pointés du doigt par Greenpeace en raison de la pollution des fleuves chinois par leurs fournisseurs, la firme allemande Puma fait preuve d’innovation et agit pour la protection de l’environnement.

Elle vient en effet de présenter un sac, qui sera désormais fourni dans ses magasins, réalisé entièrement à base de farine de maïs, et donc parfaitement biodégradable. Au lieu d’être stocké, laissé en liberté dans la nature, ou utilisé en tant que sac poubelle, celui-ci pourra être jeté dans un simple bac à compost, duquel il disparaitra sous trois mois. Une autre solution pour le moins originale pour le faire disparaitre sera de le plonger dans une eau chaude à 65°C. En remuant le mélange durant trois minutes, seule la teinture rouge du sac restera présente, elle aussi respectueuse de l’environnement bien entendu. L’eau pourra dès lors servir à l’arrosage des plantes une fois refroidie.

Leur utilisation permettra au groupe de réduire ses déchets de 192 tonnes par an, tout en économisant durant le même laps de temps 293 tonnes de papier. Et la firme n’en est pas à son coup d’essai, puisqu’elle propose à ses clients depuis la fin de l’année 2010 des sacs réutilisables en lieu et place des habituelles boites à chaussure. Ces efforts devraient sans doute porter leurs fruits au niveau de ses ventes à l’heure où les consommateurs s’intéressent de plus en plus à l’éthique des marques qu’ils achètent.

Sources : gentside.com, zegreenweb.com.

Bisphénol A : le RES appelle le gouvernement à faire voter une loi

Le Réseau Environnement Santé (RES) réclame une adoption rapide de la loi visant à interdire le bisphénol A (BPA). Cette loi, adoptée en première lecture par l’assemblée nationale le 12 octobre 2011, vise « la suspension de la fabrication, de l’importation, de l’exportation et de la mise sur le marché de tout conditionnement à vocation alimentaire contenant du bisphénol A ».

Cette mesure devrait être en vigueur au 1er janvier 2014, le temps de permettre aux industriels de « trouver des substituts ». Et les consommateurs, pendant ce temps-là ? Que sont-ils censés faire ? Boycotter les produits à base de bisphénol A ? Ils sont tellement nombreux…

Une mesure à adopter d’urgence

Le RES estime donc qu’il devient urgent d’adopter cette loi de façon définitive. Yannick Vicaire, chargé de mission au RES, explique la situation : « le rapport de l’Anses et le vote des députés ont eu une répercussion d’ampleur internationale. Mais depuis 8 mois, il ne se passe plus rien. La loi n’est toujours pas passée au Sénat et l’Anses n’a toujours pas proposé une révision de la dose journalière admissible actuelle dont elle reconnaît qu’elle ne protège pas la population ».

Rappelons que d’après l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), dans deux rapports rendus publics en septembre 2011, il existe des « effets toxiques du BPA pour l’homme, même à de faibles niveaux d’exposition ». Il est donc recommandé de réduire l’exposition à cette substance des personnes « fragiles », c’est-à-dire celle des nourrissons, des jeunes enfants, des femmes enceintes ou allaitantes.

L’Union européenne est allée jusqu’à interdire, en mars 2011, la production de biberons à base de bisphénol A dans ses frontières. L’Union européenne en interdit également l’importation et la commercialisation.

Pour plus d’information, voir la page du RES consacrée à ce sujet.

Source : Metrofrance

Bercy présente les technologies-clés pour l’avenir de la planète

technologies pour la planeteD’après le Journal de l’environnement, le ministère de l’industrie a présenté, le 15 mars, « la dernière livraison des Techonologies-clés », c’est-à-dire des technologies identifiées comme prometteuses pour les années à venir.

Le site spécialisé sur l’actualité environnementale informe que : « officiellement, le secteur de l’environnement ne comporte que 11 technologies-clés : captation et traitement des sédiments pollués, capteurs pour acquisition de données, dessalement peu énergivore, traitement des nouveaux polluants de l’eau, traitement de l’air, dépollution in situ des sols, éco-conception, valorisation des déchets organiques, tri automatique des déchets, recyclage des matériaux rares et gestion des ressources en eau. »

Mais le document présente aussi des technologies relatives à l’énergie, que l’on ne peut désormais dissocier des problématiques environnementales : « agrocarburants de troisième génération, les énergies solaires et marines, le captage-stockage géologique du carbone (CSC), les géothermies, le stockage d’électricité, les réseaux intelligents ou la valorisation énergétique de la biomasse ».

D’autres encore, concernent le secteur des transports, lui aussi impactant directement le sujet environnemental.

Pédagogiques, les monographies font part des enjeux économiques et stratégiques, pour la France, l’Europe et le monde. A lire ici!!

 

La Halle fait rimer écologie et économies

Dès aujourd’hui et ce jusqu’au 17 décembre 2011, l’enseigne La Halle s’associe pour la sixième année consécutive au Relais, association d’entreprises membre d’Emmaüs France, afin de faire rimer économies et écologie.

221 magasins ouvrent ainsi leurs portes afin de collecter les vêtements, accessoires ou encore le linge de maison dont les particuliers n’ont plus l’usage. En contrepartie, et ce pour favoriser le succès de la démarche, l’enseigne leur offrira des bons d’achat, dont le montant sera calculé sur la base du poids de leurs dons : 5 € pour 3 kg. Ces vêtements seront recyclés, ou bénéficieront d’une nouvelle vie.

Une telle démarche devrait permettre de créer de nouveaux emplois « d’insertion et durables » au sein de l’association d’entreprises, dédiés au tri et au recyclage des textiles.

Notons que l’association Emmaüs dont elle est membre, collecte toujours les dons de particuliers réalisés à titre gracieux, auxquels elle offre une nouvelle vie, et qui lui permettent chaque année de favoriser l’emploi de personnes en difficulté. Sa branche « économie solidaire et insertion » regroupe à ce jour 2.818 bénévoles et a collecté 107.000 tonnes de marchandise.

Des centrales électriques dans l’espace d’ici 30 ans

notre-planete.info

Enerzine.com, à la pointe de l’actualité énergétique, diffuse aujourd’hui un article non inintéressant dédié aux futures centrales électriques, qui pourraient éviter de susciter toute problématique d’acceptabilité – par les riverains entre autres – puisqu’elles seront situées dans l’espace !

Et oui, comme l’indique l’intitulé de l’article, « des centrales électriques en orbite terrestre, c’est possible ! ». On en parle déjà depuis plusieurs années.

Basée à Paris, l’Académie internationale d’astronautique aurait fait savoir que « des programmes spatiaux pourraient être mis en œuvre d’ici 30 ans, dans le seul but de capter l’énergie solaire directement de l’espace, un moyen rentable selon elle de pourvoir aux besoins en énergie des Terriens ».

Des scientifiques du monde entier auraient d’ores et déjà élaboré un scénario selon lequel des centrales électriques en orbite capteraient les rayons du soleil avant de les transmettre vers la Terre. « Ce procédé serait techniquement réalisable d’ici une décennie ou deux, rien qu’en se basant sur les technologies existantes en laboratoires ».

Des satellites robotisés seraient donc en charge de récupérer l’énergie solaire et de nous la renvoyer. De façon plus précise, seraient lancés en orbite géostationnaires « des satellites chargés de capter l’énergie du soleil et pourvus de bras articulés orientables ». Intelligent, ce système permettrait aux divers satellites d’être mis « en orbite sur l’équateur » dont l’ensoleillement est qualifié de « maximal et permanent ».

L’énergie réfléchie par les multiples satellites serait  « captée vers un dispositif maître, qui à son tour convertirait l’énergie concentrée en électricité pour après les transmettre vers la terre via un laser ou une antenne à micro-onde » ; « des équipements au sol s’occuperaient de récupérer ces flux extraterrestres et de les injecter dans les réseaux électriques ».

Enerzine.com cite John Mankins, un ancien responsable Concept à la NASA, qui a dirigé cette étude. Selon lui, « un projet pilote visant à démontrer la faisabilité de cette technologie est tout à fait envisageable grâce notamment aux lanceurs à bas coûts actuellement en cours de développement ».

Evidemment, ce projet n’en étant qu’à un expérimental pour l’instant, « des obstacles existent avant d’arriver à une telle réalisation ». Parmi ces difficultés, « la problématique des débris spatiaux ». Il faut dire que si la Terre est polluée, l’espace ne l’est pas moins. Rappel ici.

« Le manque d’études ciblées et le coût final de développement » figurent également parmi les limites à franchir. La communauté scientifique concernée appelle donc les acteurs publics et privés à encourager cette nouvelle perspective pour le secteur énergétique en cofinançant des études de viabilité.

Dans un contexte marqué par une possible sortie du nucléaire à 30 ans, nous les encourageons aussi à promouvoir ce type d’innovations, tant qu’elles sont envisagées selon des critères des strictes de durabilité et de propreté.

Sources : Enerzine.com

Un lit en carton : humanitaire et durable ?

Un lit en carton, une idée saugrenue ? Voilà le pari relevé dans une école de commerce par Julien Sylvain qui s’est associé au designers du studio Nocc, Jean-Christophe Orthlieb et Juan pablo Naranjo afin de fabriquer un lit en carton ondulé destiné à l’hébergement temporaire d’urgence.

Conjuguer urgence humanitaire et environnement

En cas de catastrophes naturelles, l’humanitaire passe souvent au second plan. Dans l’urgence, les secours des organisations internationales sont amenés à déployer rapidement une logistique complexe, que le souci de l’environnement ne ferait peut-être que compliquer.

L’invention réside dans le lit en carton, nommé par ses créateurs Leafsupply. Le procédé de production « constitue à lui seul une innovation ». Grace à un partenariat avec un réseau de cartonneries très étendues Smurfit Kappa, la production des lits peut être réalisée à l’échelle la plus proche de la zone de la catastrophe.  Cela réduit le coût du transport et les émissions de dioxyde de carbone, diminuant ainsi la facture d’intervention et dynamisant l’économie locale.

Quatre caisses en carton standard, liées les unes aux autres sans colle ni sangle

En plus d’une réalisation rapide et économique, le carton est entièrement recyclable et biodégradable, « et le Leafbed peut s’enorgueillir d’un bilan carbone positif ! ». La rapidité de la production de carton permettrait de répondre à une situation de détresse humanitaire en quelques heures, alors qu’il faudrait des délais bien plus longs pour un lit de camp s’il est stocké loin des zones touchées.

Soumis à de nombreux tests de conditions extrêmes, les constructeurs ont pu éprouver sa résistance à la charge – jusqu’à 300 kilos – et à l’humidité ou aux hautes températures – il ne se délite pas, même à un taux d’humidité de 75% et un mercure à 40°C.

Autre point, l’ergonomie a été testée. Lors de test effectués dans des villages au Niger : 99% de satisfaits avaient été observés chez les personnes suivies.

La diffusion sur le principe Buy One Give One

Désireux d’élargir le public cible de leur produit, les concepteurs ont décidé que pour tout Leafbed acheté dans le commerce, Leafsupply s’engagerait à en fournir un gratuitement là où le besoin s’en fait sentir.

Il faut maintenant espèrer que le lit en carton ne devienne pas un simple objet markéting et ne perde son objectif humanitaire et écologique initial. En attendant, cette initiative pourrait s’avérer une véritable innovation afin d’héberger de manière économique et rapide les réfugiés des catastrophes…tout en préservant l’environnement malgré l’urgence.

Source: Durable.com

2012 : Tous les déchets plastiques pourront être recyclés

Le 1er janvier 2012 va signer la fin des incertitudes de 5 millions de Français devant les bacs de recyclage. Ils pourront jeter tant les bouteilles et flacons plastiques – déjà collectés – que les emballages surgelés, barquettes de fruits et pots de yaourt.

Eco-Emballages, un éco-organisme chargé du financement du tri des emballages a présenté jeudi les grandes lignes de cette opération. Il propose une expérimentation de deux ans à grande échelle impliquant 83 communes représentatives des difficultés du recyclage. En cas de succès, l’expérimentation sera généralisée à l’ensemble du territoire.

Promouvoir l’éco-conception

L’expérimentation permettra la collecte de quatre nouvelles résines de plastique et s’accompagnera du développement dans les centres de tri concernés de nouvelles techniques permettant de les recycler. Aujourd’hui cependant seuls 13 à 23% des matériaux d’un sachet plastique sont recyclables, ainsi récoltés ou non, il n’est pas possible de les recycler parfaitement. C’est pourquoi, Eco-Emballages incite, en amont, les producteurs de plastique à revoir leurs procédés de fabrication. La nouvelle tarification Point vert qui sera effective en 2012 en est, en partie, la manifestation. Un bonus (de 2 à 4 %) sera attribué aux industriels qui font l’effort de l’éco-conception et de la recyclabilité. En revanche un malus (de 50 à 100 %) pénalisera ceux qui ne travaillent pas dans ce sens. En parallèle, l’éco-organisme lance un appel à projets sur l’éco-conception des emballages plastique.

Pour les emballages qui ne pourront pas être recyclés, Eco-Emballages envisage une valorisation énergétique à haut rendement. L’éco-organisme affirme qu’aucun des nouveaux déchets collectés ne sera destiné à l’enfouissement.

Chercher les débouchés au recyclage

L’augmentation du volume de déchets amène le problème des débouchés de la nouvelle matière créée. Eric Brac de La Perrière, directeur général d’Eco-Emballages, justifie leur initiative : « c’est parce qu’il y a une demande qu’il y a recyclage ».

De plus, la volonté de l’organisme est d’accompagner le développement de nouvelles solutions industrielles pour concevoir des nouvelles techniques et processus permettant de recycler les nouvelles résines collectées. Eco-Emballages a, pour l’heure, sélectionné 9 projets répondant à cette problématique et espère que « la majorité des tonnages va être recyclée dans des nouvelles filières au cours des 3 prochaines années ».

« Plus d’un million de tonnes d’emballages en plastique sont mises sur le marché chaque année et seules 200.000 tonnes sont recyclées », soit un taux de recyclage de 22,5%, explique Eco-Emballages. Grâce à « une simplification du geste du tri », l’organisme espère augmenter à 40% le recyclage réalisé. La force de cette expérimentation réside dans l’implication de tous les acteurs de la chaine du tri, de la production à la valorisation matière. Le projet constitue « une première étape pour accélérer le recyclage en France » où la bonne volonté des sondés et des acteurs de la filière plastique sera seuls facteurs du succès…

Source: actu-environnement, commentcamarche.net, AFP

« Se décloisonner l’esprit » pour lutter contre le réchauffement climatique

Le président des Maldives lors de la conférence du 12 octobre au ministère du développement durable

En visite officielle en France les 12 et 13 octobre, le Président de la République des Maldives, Mohamed Nasheed, a soutenu une vision proactive de la lutte contre le réchauffement climatique. Directement concerné par la montée du niveau de la mer, le point culminant des Maldives s’établissant à 3 mètres au-dessus du niveau de la mer, la transition vers une économie décarbonée est un enjeu vital pour cet atoll de plus de 1.000 îles flottant dans l’océan indien.

L’annonce d’un double partenariat

Lors de la conférence de presse organisée au Cabinet ministériel de la ministre de l’Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, le 12 octobre, M. Nasheed a expliqué sa vision de la lutte contre le réchauffement climatique : « réinitialiser les manières de faire » et « se décloisonner l’esprit » pour repenser l’économie et « se repenser » dans une optique soutenable. Le Plan de neutralité carbone des Maldives s’inscrit dans cette dynamique préférant aux attributions d’aides au développement la mise en place de partenariats innovants et de financements de projets environnementaux existants. Par cette action, Mohamed Nasheed espère faire des Maldives un laboratoire actif du développement économique d’un pays par les énergies renouvelables et l’innovation environnementale. Symboliquement, cette initiative se traduit par l’ambition d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2020.

La ministre de l’Environnement et le président maldivien ont déclaré partager « l’urgence » de « trouver des mécanismes économiques et politiques ». A cet effet, Nathalie Kosciusko-Morizet a annoncé le soutien de la France au projet du Président Nasheed et ce dernier a indiqué que son pays adhérait à l’initiative franco-kenyane visant la promotion de l’accès aux énergies propres dans les pays en voie de développement. Ces partenariats s’inscrivent également dans la préparation de la Conférence internationale de Durban (28 novembre-11 décembre 2011) sur le climat.

Un engagement sur le financement innovant poursuivi après la conférence

Pour poursuivre ce raisonnement novateur sur le financement innovant, la Baronne Ariane de Rothschild, vice-président de la compagnie financière la Holding Edmond de Rothschild SA, a annoncé qu’un dîner de travail serait tenu le 12 octobre au soir en l’honneur du président maldivien. Mohamed Nasheed expliquait lors de la conférence avec Nathalie Kosciusko-Morizet n’être « pas venu chercher des financements » mais bien des « engagements dans l’avenir » sur « de nouveaux enjeux économiques ». Cette vision sera approfondie à l’occasion du dîner : la Compagnie Benjamin de Rothschild, le ministère de l’Environnement, le Conseil Économique, Social et Environnemental, des représentants industriels français, des experts économiques et environnementaux, des représentants des institutions internationales et des membres du corps diplomatique échangeront des idées en vue d’un accompagnement pour les financements environnementaux innovants.

La recherche des nouvelles manières de raisonner économiquement pour un financement innovant n’est pas restreint à la seule initiative des Maldives, qui selon Mohamed Nasheed est un « prélude à ce qui va se passer » dans le monde, mais se présente comme un laboratoire à l’échelle mondiale pour « nouer des partenariats de longue date pour l’avenir. »


Maldives: Pour une économie sans carbone en 2020 par Youphil

Viande artificielle : nourrir le monde et sauver la planète ?

Source: sequovia.com

 

Il y a déjà quelques années que l’idée de cultiver de la viande en laboratoire est soumise au public. Des chercheurs hollandais de l’université d’Eindhoven, aux Pays-Bas, s’attèlent à reproduire ses bienfaits en protéines, son aspect et éventuellement son goût.

La viande cultivée est une viande produite in vitro dans une culture de cellules, plutôt que dérivée d’un animal. Les cellules produites peuvent être récoltées, assaisonnées, cuisinées et consommées en tant que viande traitée, sans os, tels que saucisses, hamburgers ou  nuggets de poulet.

Aujourd’hui, la viande artificielle est à nouveau au menu du jour puisque les experts de l’Université d’Oxford ont publié le 17 juin dans la revue « Environmental sciences and technology », les conclusions de leur étude : la culture de la viande en laboratoire génère une quantité d’émissions de gaz à effet de serre bien plus petite que la production d’élevage conventionnelle.

Première commercialisation d’ici 5 ans

De plus en plus, les populations de pays émergents – d’Inde ou de Chine – peuvent se permettre d’ajouter de la viande à leur régime alimentaire. L’un des premiers objectifs de la culture en laboratoire serait de nourrir toute la planète. Les défenseurs du projet évoquent aussi la possibilité de préserver de l’eau et l’énergie. D’autant que les coûts de production seraient bien moins importants.

Hanna Tuomisto, l’une des chercheuses, prédit que si plus de ressources sont placées dans la recherche, les premières commercialisations de la viande cultivée pourraient être disponibles d’ici moins de cinq ans.

« Nous ne sommes pas en train de dire que nous pourrions, ou voudrions nécessairement, remplacer la viande conventionnelle par sa contrepartie cultivée dès maintenant. […] Simplement, la viande de culture est potentiellement un moyen de mettre de la viande sur la table plus efficace et respectueux de l’environnement » ajoute-t-elle.

Des recherches financées par PETA

Le soutien est présent. Les premiers pas de l’étude ont été développés par l’organisation à but non lucratif « New Harvest » dont le but était de trouver une alternative à la viande. Les premiers résultats de leur recherche ont été présentés lors d’une conférence en 2010. L’Association de défense du droit des animaux (PETA) fournit également des fonds à la recherche.

Cependant, la viande de synthèse montre, d’après l’étude, quelques implications complexes. Les chercheurs citent l’exemple de la production de viande de poulet qui consomme plus d’énergie si elle est réalisée en laboratoire qu’en élevage. Aussi précise que soit l’étude, elle ne montre pas les effets plus négatifs du transport ou de la réfrigération des aliments.

Les nouveaux arguments fournis à la recherche pour créer in vitro de la viande renouvelle le débat sur la scène publique. Peut-on croire à ce procédé révolutionnaire, capable de réduire la faim et le réchauffement climatique ? Peut-on être surs que les découvertes réalisées dans les pays développés seront diffusés dans les pays pauvres ?

Le revers des satellites : les débris spatiaux

La société de l’information dans laquelle nous vivons s’appuie sur le développement d’un réseau de satellites artificiels déployés depuis 50 ans. Aujourd’hui, les orbites les plus appréciées sont encombrées de débris, issus des satellites hors d’usage, dérivant de manière incontrôlée à des vitesses élevées, devenant ainsi de véritables projectiles qui entraventle déploiement des nouveaux satellites.

Les débris spatiaux ceinturent la Terre.

Espace limité

Chaque année, entre 60 et 100 satellites sont envoyés en orbite : certains ont des fins militaires, d’autres permettent les télécommunications, d’autres encore sont utilisés par les scientifiques pour recueillir des données. Indispensables, leur placement se fait de plus en plus difficilement : la cohorte des 5 500 satellites artificiels lancés depuis Spoutnik I en 1957 n’a jamais fait l’objet de manœuvres destinées à désorbiter ces objets célestes. On pensait l’espace trop immense pour être encombré. Pourtant, autour de la Terre, seules certaines altitudes sont utilisées.

Il existe différentes orbites stratégiques très convoitées : par exemple, l’orbite géostationnaire, située sur le plan équatorial, à environ 36 000 kilomètres, permet de placer un satellite qui parait immobile depuis tout point de la Terre. Cette propriété est très recherchée dans le domaine des télécommunications. Malheureusement, la majorité des objets sur cette orbite sont des satellites hors service ou des débris.

En orbite basse, les objets devenus incontrôlables finissent par s’abîmer dans l’atmosphère à cause des frottements avec cette dernière, qui leur font perdre vitesse et altitude. En revanche, les satellites géostationnaires peuvent le rester des millions d’années, comme l’explique le Centre national d’études spatiales (CNES).

Dangereux débris spatiaux

Les satellites abandonnés au fur et à mesure de leur remplacement font des orbites utilisées de véritables ceintures d’astéroïdes artificiels. En cas de collision, la vitesse relative des objets, de l’ordre de la dizaine de kilomètre par seconde, provoque des dégâts importants, générant encore plus de débris. Afin d’éviter les collisions, plusieurs agences spatiales ou militaires tiennent un registre des objets de taille supérieure à 10 cm et des manœuvres d’évitement, coûteuses en carburant, peuvent alors être effectuées. L’un des registres le plus complet, le « Two-line element », est tenu à jour par le North American Aerospace Defense Command (NORAD).

Désorbitation

Aujourd’hui, on songe à désorbiter les satellites géostationnaires en utilisant la fin de leur réserve de carburant sur des orbites supérieures afin de libérer leur place et d’éviter les collisions accidentelles. Des technologies sont à l’étude pour accélérer la chute dans l’atmosphère des engins en orbite basse : on songe à utiliser des câbles électrodynamiques qui ralentiraient les étages supérieurs des fusées ou les satellites en fin de vie ; des voiles pourraient être étendues pour capter les débris… Les idées sont , mais la technologie doit être développée.

Nous nous retrouvons aujourd’hui confrontés à des problèmes que nous avons nous même placés sur notre chemin en développant des technologies de manière insouciante : ce revers de médaille de l’essor des satellites n’est qu’un exemple dans l’histoire des développements technologiques qui est ponctuée par l’apparition de conséquences que nous n’avons pas voulues prévoir.

[iframe width= »100% » height= »480″ height= »360″ src= »http://www.dailymotion.com/embed/video/xdxrkn?highlight=%237DA939″]
Sources : CNES, slate.

Tour Elithis : modèle d’efficacité énergétique et environnementale

Source: enerzine.com

 

La Tour Elithis de Dijon fête cette année ses deux ans avec brio. Son bilan de consommation énergétique est « exceptionnellement neutre » pour un immeuble de 5 000 m², qui présente aujourd’hui un taux d’occupation de 85%. La Tour Elithis est à la pointe de l’efficacité énergétique dans tous les domaines : chauffage, rafraîchissement, ventilation, éclairage, économie d’eau.

Alors que dans l’Union Européenne, le bâtiment constitue 40 % de l’énergie totale consommée, les économies d’énergie sont un enjeu économique et écologique majeur pour ce secteur.

La Tour est le fruit d’une expérimentation continue : de nombreux scientifiques et étudiants viennent la visiter pour y observer l’efficacité énergétique et environnementale du bâtiment. C’est un modèle de bâtiments passifs à énergie positive. Dans l’ensemble, ces bâtiments sont généralement très performants et fortement équipés en moyens de production d’énergie par rapport à leurs besoins en énergie. L’énergie excédentaire peut être fournie aux bâtiments voisins, mais est souvent injectée sur des réseaux électriques ou de chaleur, privés ou publics. Ces immeubles allient isolation thermique renforcée, isolation par l’extérieur, étanchéité à l’air, captation optimale de l’énergie solaire de manière passive, limitation des consommations d’énergie des appareils ménagers…

Ce dernier point apparait notamment dans le programme de recherche sur les Eco-comportements proposé par le groupe Elithis car, selon eux, l’efficacité énergétique et environnementale d’un bâtiment ne dépend pas uniquement de solutions technologiques. Le groupe Elithis s’est donc engagé dans le cadre d’un partenariat avec l’ADEME et le PUCA (Plan Urbanisme Construction Architecture) à réaliser une étude, de 2011 à 2013, intitulée « Le bâtiment tertiaire : de l’usage aux usagers ».

Pourtant, on regrette parfois de constater que la construction de telles structures ne s’appuie pas sur l’usage de matériaux non-polluants. C’est pourquoi, la construction de Sistrières-Aurillac ajoute à son cahier des charges l’exigence d’une qualité environnementale du bâtiment (QEB) : qui passe entre autres par la récupération des eaux pluviales, un chantier rapide et propre (tri sélectif des déchets mis en place).

Ainsi l’éco-construction trouve un nouveau chemin de performance grâce à ses modèles de bâtiments à énergie positive qui allient soucis de l’environnement et bien souvent responsabilités environnementale et sociale. Des exemples de programmes comme celui de Recherche et d’Expérimentations sur l’Energie dans le Bâtiment (PREBAT) en France cherchent à cerner les impacts de ces structures en terme économique, énergétique et environnemental afin d’améliorer leur efficacité et en favoriser la diffusion.

Des escargots très au courant !

Après le cafard, le rat ou le lapin, l’escargot devient un des animaux sur lesquels les chercheurs tentent d’implanter des micro piles, encore appelées biopiles, qui ont la propriété de produire du courant électrique en transformant en énergie le glucose et l’oxygène contenu dans leur organisme. Ce phénomène est synonyme d’espoir pour les chercheurs et les médecins qui souhaitent voir utiliser cette technologie comme moyen d’alimentation autonome des pacemakers ou autres organes artificiels.

Des escargots produisant de l'électricité. Photo: Wikimedia.fr

Une technologie à la pointe

Les efforts faits par les chercheurs en matière d’animaux cyborgs n’en sont pas à leurs débuts. Cela fait dix ans que les chercheurs inventent et fabriquent des microcircuits de capteurs et d’antennes radios destinés à être implantés dans différents animaux et insectes afin de recueillir des informations précises sur leur environnement et leur cycle de vie. Le ministère américain de la Défense s’est intéressé le premier à ces expérimentations.

Aujourd’hui, la technologie a beaucoup évolué et s’est perfectionnée. Les microcircuits sont peu à peu devenus des piles à biocombustibles, que l’on nomme GBC. Elles ont d’abord été testées sur des rats de laboratoire, il y a un an. La technique est simple, il suffit d’implanter la pile dans le corps de l’animal, de la laisser assimiler les enzymes qui génèrent de l’électricité. Les rats qui ont servi de cobayes, ont gardé la biopile dans leur organisme pendant 11 jours. Les résultats se sont montrés probants : après ce laps de temps, la pile n’a montré aucun signe de faiblesse et aucun rejet n’a été signalé.

Depuis, l’escargot a rejoint le rang des animaux tests. Les scientifiques de l’université de Clarkson (Postdam, New York), dans le journal de l’American Chemical Society, soulignent que c’est la première fois qu’une équipe « réussi à créer une biopile implantée dans un petit animal vivant (l’escargot en question) capable de produire de l’électricité pendant une période de temps prolongée sans lui être préjudiciable. » En effet, l’expérience menée par le professeur Katz sur 12 escargots a duré plus de 11 mois. Il révèle qu’en cumulé, les escargots ont généré « jusqu’à 7,45 microwatts. » Toutefois, l’énergie chute de 80% après 45 minutes. L’objectif de l’équipe est d’obtenir à l’avenir une alimentation à courant continu.

Vers une implantation humaine

Les expériences menées sur les animaux représentent beaucoup d’espoirs pour la médecine. La prochaine génération d’implants médicaux et d’organes artificiels, comme les stimulateurs cardiaques ou les sphincters urinaires artificiels fonctionnent grâce à des piles, ce qui engendre un épuisement de l’appareil et nécessite une intervention chirurgicale visant à la remplacer. Les nouveaux implants pourraient être alimentés directement par l’énergie du corps. Ceci est déjà possible sur les animaux, le but est de rendre la technologie applicable à l’humain.

Il existe un projet lancé par des chercheurs français de l’université Joseph Fourrier de Grenoble, visant au développement d’une biopile à glucose chez l’homme. Mais un risque majeur a été détecté pendant les expérimentations faites sur les escargots et les rats. Lors d’un dysfonctionnement du dispositif, la quantité de glucose consommée est trop élevée, « conduisant les organismes à un stade d’hypoglycémie, c’est-à-dire une baisse drastique du taux de sucre dans le sang. » L’hypoglycémie provoque, entre autres, l’accélération cardiaque et l’élévation de la pression artérielle.

A l’avenir, d’autres animaux, plus gros, rentreront dans des programmes d’expérimentations, ce qui laisse présager encore beaucoup d’amélioration de la micro pile et peut-être bientôt verrons-nous des applications réelles sur l’homme. Affaire à suivre !

Source : Enerzine.com

Carpooling fait du covoiturage 2.0 sur Facebook

Suite à notre article sur la clôture de la Semaine européenne de la mobilité, voici une initiative qui illustre bien le thème de cette édition 2011 « le numérique au service de la mobilité », puisqu’elle montre comment les nouvelles technologies peuvent soutenir le développement d’une mobilité durable et, en l’occurrence, les usages partagés de l’automobile.

A l’occasion de cette semaine dédiée aux déplacements « doux », Carpooling, le n°1 du covoiturage en France, a lancé un widget Facebook spécifique au covoiturage, qui permet aux membres de s’organiser pour voyager ensemble dans un seul et même véhicule.

Pour rappel, le covoiturage est une utilisation commune d’un véhicule dans le but d’effectuer un trajet en commun, et ainsi de réduire les émissions polluantes.

Dès lors on comprend la nécessité pour les prestataires de ces services de disposer d’une « taille critique » d’adhérents, pour que chaque membre puisse trouver une personne effectuant le même trajet. Au-delà de cette condition « technique », la question de la confiance reste un frein important à l’adhésion plus massive à ces services. Or, l’utilisation de Facebook comme plateforme de covoiturage permet de lever – au moins en partie – ces deux freins.

Tout d’abord, Carpooling dispose, grâce au réseau social Facebook, d’un potentiel de plus de 20 millions de membres qui peuvent être intéressés par du covoiturage entre amis ou connaissances. Et c’est bien là le deuxième atout de Facebook : la barrière de la crainte de l’inconnu est en partie soulevée, puisque le réseau permet de solliciter son cercle d’amis, qui peut s’élargir à vive allure suivant l’adage « les amis de mes amis sont mes amis » !

 Source : greenit.fr

Planète en danger : les ONG misent sur les actions chocs !

En plein sommet de l’ONU Rio+20, qui a réuni chefs d’Etat, délégations gouvernementales et chefs d’entreprises et voulaient engager le monde vers l’éradication de la pauvreté et la préservation de la nature, des ONG s’insurgent contre les « formules creuses » prononcées lors de cette cérémonie. Deux d’entre elles, Greenpeace et Mouvement pour le Développement Mondial, ont choisi de mener des actions chocs afin de faire comprendre que notre planète est en danger.

Photo: wikimedia.org

La planète mise en vente sur eBay

L’ONG britannique Mouvement pour le Développement Mondial a mis la planète aux enchères sur le célèbre site de vente aux enchères eBay. Un de ses plus précieux joyaux, la forêt amazonienne a été mise en vente pour la modique somme de… 1,5 dollar ! Pour Lidy Nacpil, coordinatrice du mouvement sur la dette et le développement, l’économie verte, placée tout en haut des priorités à Rio+20 n’est qu’« un écran de fumée pour les tentatives des riches pays industrialisés de privatiser la nature ». Elle poursuit : « cela va entraîner une augmentation de la destruction de l’environnement et faire monter les niveaux d’inégalité et de pauvreté, alors que nous devons mettre les gens avant le profit ».

Kirsty Wright, du Mouvement pour le développement mondial, explique qu’« en vendant ces sites naturels », son organisation ne fait « que suivre le point de vue britannique qui veut que la valeur intrinsèque des écosystèmes puisse maintenant être quantifiée, qu’on puisse les posséder, spéculer dessus et finalement les vendre à celui qui a le plus d’argent ». L’ONG a précisé que l’opération, qui proposait également la vente de divers lacs, des océans ou encore le tigre de Sumatra, a vite été interrompue par le site.

Cette action, mise en place pour faire comprendre aux industriels que la planète et ses richesses n’ont pas de prix, pourrait se conclure par l’explication du « vendeur » du tigre de Sumatra : « comme c’est une espèce en voie d’extinction, c’est vraiment la peine d’investir là-dedans. Il va garder sa valeur, ne manquez pas cette fabuleuse opportunité! ».

Greenpeace au secours de l’Arctique

Autre opération, sans doute plus consensuelle que la précédente, est mise en place par Greenpeace. C’est une nouvelle campagne « impliquant des acteurs, cinéastes, stars du rock et hommes d’affaires, pour faire de l’Arctique un sanctuaire vierge de forages pétroliers et de pêche industrielle ». C’est une des campagnes les plus ambitieuses réalisée par l’ONG et engage déjà « cent personnalités du monde entier ». Ces cent premiers noms sont inscrits sur un « rouleau arctique », présenté jeudi 21 juin au sommet Rio+20, jour « symbolique » puisque le plus long de l’année dans le cercle arctique qui bénéficie alors de 24 heures de soleil. Greenpeace compte planter ce rouleau « sur les fonds marins du Pôle nord » lorsqu’il contiendra 1000 noms. Un « drapeau du souvenir » sera placé à l’endroit où le rouleau aura été déposé. A ce jour, plus de 160 000 personnes ont signé la pétition disponible sur le site savethearctic.org.

Photo: wikimedia.org

Bien plus qu’une opération coup de poing, Greenpeace cherche à sensibiliser les publics, l’Arctique faisant « l’objet d’attaques » et ayant « besoin qu’on agisse pour le protéger », déclare Kumi Naidoo, le directeur général de Greenpeace International. Greenpeace explique qu’« actuellement, l’énorme espace autour des pôles nous appartient à tous, parce que la loi internationale le définit comme la haute mer ». Sachant que le changement climatique entraîne une montée des températures engendrant la fonte des glaces, les « états riverains de l’Arctique avancent des revendications territoriales sur le fond de la mer, “pour ouvrir la porte aux géants du pétrole“ », dont Shell. La compagnie devrait entamer « des forages exploratoires dans deux sites offshore de l’Arctique, près de l’Alaska » au cours des prochaines semaines, au grand damne des organisations protectrices de l’environnement. Sur ce point Kumi Naidoo indique qu’« une interdiction sur les forages offshore et la pêche non durable serait une grande victoire ».

De plus, les populations indigènes sont également menacées. Pour Rodion Sulyandziga, vice-président de Raipon, Association des peuples indigènes du nord, l’exploitation pétrolière de l’Arctique pourrait « mettre en péril l’existence et la survie des peuples indigènes ».

A quoi bon Rio+20 si les politiques « peinent à prendre des mesures fortes pour préserver l’environnement » ?

 

Sources : Goodplanet.info