« Se décloisonner l’esprit » pour lutter contre le réchauffement climatique

Le président des Maldives lors de la conférence du 12 octobre au ministère du développement durable

En visite officielle en France les 12 et 13 octobre, le Président de la République des Maldives, Mohamed Nasheed, a soutenu une vision proactive de la lutte contre le réchauffement climatique. Directement concerné par la montée du niveau de la mer, le point culminant des Maldives s’établissant à 3 mètres au-dessus du niveau de la mer, la transition vers une économie décarbonée est un enjeu vital pour cet atoll de plus de 1.000 îles flottant dans l’océan indien.

L’annonce d’un double partenariat

Lors de la conférence de presse organisée au Cabinet ministériel de la ministre de l’Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, le 12 octobre, M. Nasheed a expliqué sa vision de la lutte contre le réchauffement climatique : « réinitialiser les manières de faire » et « se décloisonner l’esprit » pour repenser l’économie et « se repenser » dans une optique soutenable. Le Plan de neutralité carbone des Maldives s’inscrit dans cette dynamique préférant aux attributions d’aides au développement la mise en place de partenariats innovants et de financements de projets environnementaux existants. Par cette action, Mohamed Nasheed espère faire des Maldives un laboratoire actif du développement économique d’un pays par les énergies renouvelables et l’innovation environnementale. Symboliquement, cette initiative se traduit par l’ambition d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2020.

La ministre de l’Environnement et le président maldivien ont déclaré partager « l’urgence » de « trouver des mécanismes économiques et politiques ». A cet effet, Nathalie Kosciusko-Morizet a annoncé le soutien de la France au projet du Président Nasheed et ce dernier a indiqué que son pays adhérait à l’initiative franco-kenyane visant la promotion de l’accès aux énergies propres dans les pays en voie de développement. Ces partenariats s’inscrivent également dans la préparation de la Conférence internationale de Durban (28 novembre-11 décembre 2011) sur le climat.

Un engagement sur le financement innovant poursuivi après la conférence

Pour poursuivre ce raisonnement novateur sur le financement innovant, la Baronne Ariane de Rothschild, vice-président de la compagnie financière la Holding Edmond de Rothschild SA, a annoncé qu’un dîner de travail serait tenu le 12 octobre au soir en l’honneur du président maldivien. Mohamed Nasheed expliquait lors de la conférence avec Nathalie Kosciusko-Morizet n’être « pas venu chercher des financements » mais bien des « engagements dans l’avenir » sur « de nouveaux enjeux économiques ». Cette vision sera approfondie à l’occasion du dîner : la Compagnie Benjamin de Rothschild, le ministère de l’Environnement, le Conseil Économique, Social et Environnemental, des représentants industriels français, des experts économiques et environnementaux, des représentants des institutions internationales et des membres du corps diplomatique échangeront des idées en vue d’un accompagnement pour les financements environnementaux innovants.

La recherche des nouvelles manières de raisonner économiquement pour un financement innovant n’est pas restreint à la seule initiative des Maldives, qui selon Mohamed Nasheed est un « prélude à ce qui va se passer » dans le monde, mais se présente comme un laboratoire à l’échelle mondiale pour « nouer des partenariats de longue date pour l’avenir. »


Maldives: Pour une économie sans carbone en 2020 par Youphil

Viande artificielle : nourrir le monde et sauver la planète ?

Source: sequovia.com

 

Il y a déjà quelques années que l’idée de cultiver de la viande en laboratoire est soumise au public. Des chercheurs hollandais de l’université d’Eindhoven, aux Pays-Bas, s’attèlent à reproduire ses bienfaits en protéines, son aspect et éventuellement son goût.

La viande cultivée est une viande produite in vitro dans une culture de cellules, plutôt que dérivée d’un animal. Les cellules produites peuvent être récoltées, assaisonnées, cuisinées et consommées en tant que viande traitée, sans os, tels que saucisses, hamburgers ou  nuggets de poulet.

Aujourd’hui, la viande artificielle est à nouveau au menu du jour puisque les experts de l’Université d’Oxford ont publié le 17 juin dans la revue « Environmental sciences and technology », les conclusions de leur étude : la culture de la viande en laboratoire génère une quantité d’émissions de gaz à effet de serre bien plus petite que la production d’élevage conventionnelle.

Première commercialisation d’ici 5 ans

De plus en plus, les populations de pays émergents – d’Inde ou de Chine – peuvent se permettre d’ajouter de la viande à leur régime alimentaire. L’un des premiers objectifs de la culture en laboratoire serait de nourrir toute la planète. Les défenseurs du projet évoquent aussi la possibilité de préserver de l’eau et l’énergie. D’autant que les coûts de production seraient bien moins importants.

Hanna Tuomisto, l’une des chercheuses, prédit que si plus de ressources sont placées dans la recherche, les premières commercialisations de la viande cultivée pourraient être disponibles d’ici moins de cinq ans.

« Nous ne sommes pas en train de dire que nous pourrions, ou voudrions nécessairement, remplacer la viande conventionnelle par sa contrepartie cultivée dès maintenant. […] Simplement, la viande de culture est potentiellement un moyen de mettre de la viande sur la table plus efficace et respectueux de l’environnement » ajoute-t-elle.

Des recherches financées par PETA

Le soutien est présent. Les premiers pas de l’étude ont été développés par l’organisation à but non lucratif « New Harvest » dont le but était de trouver une alternative à la viande. Les premiers résultats de leur recherche ont été présentés lors d’une conférence en 2010. L’Association de défense du droit des animaux (PETA) fournit également des fonds à la recherche.

Cependant, la viande de synthèse montre, d’après l’étude, quelques implications complexes. Les chercheurs citent l’exemple de la production de viande de poulet qui consomme plus d’énergie si elle est réalisée en laboratoire qu’en élevage. Aussi précise que soit l’étude, elle ne montre pas les effets plus négatifs du transport ou de la réfrigération des aliments.

Les nouveaux arguments fournis à la recherche pour créer in vitro de la viande renouvelle le débat sur la scène publique. Peut-on croire à ce procédé révolutionnaire, capable de réduire la faim et le réchauffement climatique ? Peut-on être surs que les découvertes réalisées dans les pays développés seront diffusés dans les pays pauvres ?

Tour Elithis : modèle d’efficacité énergétique et environnementale

Source: enerzine.com

 

La Tour Elithis de Dijon fête cette année ses deux ans avec brio. Son bilan de consommation énergétique est « exceptionnellement neutre » pour un immeuble de 5 000 m², qui présente aujourd’hui un taux d’occupation de 85%. La Tour Elithis est à la pointe de l’efficacité énergétique dans tous les domaines : chauffage, rafraîchissement, ventilation, éclairage, économie d’eau.

Alors que dans l’Union Européenne, le bâtiment constitue 40 % de l’énergie totale consommée, les économies d’énergie sont un enjeu économique et écologique majeur pour ce secteur.

La Tour est le fruit d’une expérimentation continue : de nombreux scientifiques et étudiants viennent la visiter pour y observer l’efficacité énergétique et environnementale du bâtiment. C’est un modèle de bâtiments passifs à énergie positive. Dans l’ensemble, ces bâtiments sont généralement très performants et fortement équipés en moyens de production d’énergie par rapport à leurs besoins en énergie. L’énergie excédentaire peut être fournie aux bâtiments voisins, mais est souvent injectée sur des réseaux électriques ou de chaleur, privés ou publics. Ces immeubles allient isolation thermique renforcée, isolation par l’extérieur, étanchéité à l’air, captation optimale de l’énergie solaire de manière passive, limitation des consommations d’énergie des appareils ménagers…

Ce dernier point apparait notamment dans le programme de recherche sur les Eco-comportements proposé par le groupe Elithis car, selon eux, l’efficacité énergétique et environnementale d’un bâtiment ne dépend pas uniquement de solutions technologiques. Le groupe Elithis s’est donc engagé dans le cadre d’un partenariat avec l’ADEME et le PUCA (Plan Urbanisme Construction Architecture) à réaliser une étude, de 2011 à 2013, intitulée « Le bâtiment tertiaire : de l’usage aux usagers ».

Pourtant, on regrette parfois de constater que la construction de telles structures ne s’appuie pas sur l’usage de matériaux non-polluants. C’est pourquoi, la construction de Sistrières-Aurillac ajoute à son cahier des charges l’exigence d’une qualité environnementale du bâtiment (QEB) : qui passe entre autres par la récupération des eaux pluviales, un chantier rapide et propre (tri sélectif des déchets mis en place).

Ainsi l’éco-construction trouve un nouveau chemin de performance grâce à ses modèles de bâtiments à énergie positive qui allient soucis de l’environnement et bien souvent responsabilités environnementale et sociale. Des exemples de programmes comme celui de Recherche et d’Expérimentations sur l’Energie dans le Bâtiment (PREBAT) en France cherchent à cerner les impacts de ces structures en terme économique, énergétique et environnemental afin d’améliorer leur efficacité et en favoriser la diffusion.

Des escargots très au courant !

Après le cafard, le rat ou le lapin, l’escargot devient un des animaux sur lesquels les chercheurs tentent d’implanter des micro piles, encore appelées biopiles, qui ont la propriété de produire du courant électrique en transformant en énergie le glucose et l’oxygène contenu dans leur organisme. Ce phénomène est synonyme d’espoir pour les chercheurs et les médecins qui souhaitent voir utiliser cette technologie comme moyen d’alimentation autonome des pacemakers ou autres organes artificiels.

Des escargots produisant de l'électricité. Photo: Wikimedia.fr

Une technologie à la pointe

Les efforts faits par les chercheurs en matière d’animaux cyborgs n’en sont pas à leurs débuts. Cela fait dix ans que les chercheurs inventent et fabriquent des microcircuits de capteurs et d’antennes radios destinés à être implantés dans différents animaux et insectes afin de recueillir des informations précises sur leur environnement et leur cycle de vie. Le ministère américain de la Défense s’est intéressé le premier à ces expérimentations.

Aujourd’hui, la technologie a beaucoup évolué et s’est perfectionnée. Les microcircuits sont peu à peu devenus des piles à biocombustibles, que l’on nomme GBC. Elles ont d’abord été testées sur des rats de laboratoire, il y a un an. La technique est simple, il suffit d’implanter la pile dans le corps de l’animal, de la laisser assimiler les enzymes qui génèrent de l’électricité. Les rats qui ont servi de cobayes, ont gardé la biopile dans leur organisme pendant 11 jours. Les résultats se sont montrés probants : après ce laps de temps, la pile n’a montré aucun signe de faiblesse et aucun rejet n’a été signalé.

Depuis, l’escargot a rejoint le rang des animaux tests. Les scientifiques de l’université de Clarkson (Postdam, New York), dans le journal de l’American Chemical Society, soulignent que c’est la première fois qu’une équipe « réussi à créer une biopile implantée dans un petit animal vivant (l’escargot en question) capable de produire de l’électricité pendant une période de temps prolongée sans lui être préjudiciable. » En effet, l’expérience menée par le professeur Katz sur 12 escargots a duré plus de 11 mois. Il révèle qu’en cumulé, les escargots ont généré « jusqu’à 7,45 microwatts. » Toutefois, l’énergie chute de 80% après 45 minutes. L’objectif de l’équipe est d’obtenir à l’avenir une alimentation à courant continu.

Vers une implantation humaine

Les expériences menées sur les animaux représentent beaucoup d’espoirs pour la médecine. La prochaine génération d’implants médicaux et d’organes artificiels, comme les stimulateurs cardiaques ou les sphincters urinaires artificiels fonctionnent grâce à des piles, ce qui engendre un épuisement de l’appareil et nécessite une intervention chirurgicale visant à la remplacer. Les nouveaux implants pourraient être alimentés directement par l’énergie du corps. Ceci est déjà possible sur les animaux, le but est de rendre la technologie applicable à l’humain.

Il existe un projet lancé par des chercheurs français de l’université Joseph Fourrier de Grenoble, visant au développement d’une biopile à glucose chez l’homme. Mais un risque majeur a été détecté pendant les expérimentations faites sur les escargots et les rats. Lors d’un dysfonctionnement du dispositif, la quantité de glucose consommée est trop élevée, « conduisant les organismes à un stade d’hypoglycémie, c’est-à-dire une baisse drastique du taux de sucre dans le sang. » L’hypoglycémie provoque, entre autres, l’accélération cardiaque et l’élévation de la pression artérielle.

A l’avenir, d’autres animaux, plus gros, rentreront dans des programmes d’expérimentations, ce qui laisse présager encore beaucoup d’amélioration de la micro pile et peut-être bientôt verrons-nous des applications réelles sur l’homme. Affaire à suivre !

Source : Enerzine.com

Des robots-poissons détecteurs de pollution dans les ports

Dans le port de Gijón, en Espagne, un robot autonome qui prend la forme d’un poisson en plastique jaune, un nouveau détecteur de pollution marine, est expérimenté par une équipe de chercheurs. Pour Luc Speller, scientifique et directeur du projet européen SHOAL, qui associe universités, entreprises et les ports de Gijón, institutions qui ont uni leurs savoir-faire afin que le concept devienne une réalité, « avec ces poissons, nous pouvons trouver exactement qu’elle est la cause de la pollution et y mettre un terme immédiatement ».

Photo : fmschmitt.com

Des plongeurs aux robots

Dans le port de Gijón, ce sont actuellement des plongeurs qui surveillent la qualité de l’eau. C’est un long processus coûtant plus de 100 000 euros, qui demande le prélèvement de centaines d’échantillons d’eau à plusieurs endroits du port ; échantillons qui sont ensuite envoyés à des laboratoires pour analyse, les résultats revenant des semaines plus tard. C’est pour éviter ces délais d’attente que le robot SHOAL est développé.

Encore à l’état de prototype, ce poisson robotisé et parfaitement autonome, surveille en permanence l’eau du port, permettant aux scientifiques de travailler sur des réponses immédiates aux causes des pollutions, tels « un bateau qui fuit ou un déversement industriel ». Ceci assure aux chercheurs la possibilité de travailler à atténuer les effets de ces pollutions.

Prototype et performance

D’une longueur d’1,5 mètre, le poisson SHOAL est, de forme et de taille, comparable à un thon, toutefois sa coque en plastique jaune permet de ne pas le confondre avec ses « congénères » vivants. Il dispose d’une large gamme de capteurs chimiques embarqués, détectant le plomb, le cuivre et d’autres polluants industriels, il est également capable de mesurer la salinité de l’eau. Le poisson-robot est doté d’une « queue à double charnière capable de faire des virages serrés, ce qui ne serrait pas possible avec une hélice ». L’équipe scientifique affirme qu’il n’impacte pas la vie marine grâce à sa faible puissance sonore, due à une batterie – et non un moteur – dotée d’une autonomie de huit heures. La recharge se fait encore manuellement, mais l’objectif est que le poisson puisse s’auto-réalimenter.

A l’image des bancs de poissons naturels, les poissons SHOAL travaillent en groupe et peuvent couvrir 1km² d’eau, jusqu’à une profondeur de 30 mètres. Grâce à des ondes sonores basses fréquences, ils peuvent communiquer entre eux et avec des stations de réception disposées à plusieurs endroits du port. Grâce à ce système de communication, les poissons peuvent « créer une carte détaillée de l’évolution de la concentration de polluants » qui les entoure, ceci aidant les autorités portuaires « à localiser la source exacte du polluant ». Toutefois les poissons robotisés présentent un défaut : par l’utilisation des ondes à faible fréquence – qui pénètrent mieux l’eau – et non les traditionnelles ondes radio, la portée de leurs messages est fortement réduite, ils ne peuvent transmettre que « des messages courts et prédéfinis ».

Une commercialisation possible

Grâce au projet SHOAL, l’équipe de scientifiques a permis de démontrer la fiabilité en termes et détection des polluants et de communication, de leur poisson robotisé. Ils envisagent désormais de le vendre à d’autres ports d’Europe et dans le reste du monde. Pour le moment, le coût des prototypes s’élève à £20 000, l’équipe espérant qu’une production de masse fixe les tarifs plus bas.

Quant à Luc Speller, il envisage de faire plus que surveiller les niveaux de pollutions dans les ports, mais espère vivement voir se développer des initiatives en faveur de la surveillance de la qualité des mers et des océans grâce à des programmes de recherches. Kristi Morgensen, roboticienne à l’Université de Washington observe que « les planeurs sous-marins ont fait leur preuve dans la surveillance des eaux ouvertes », leur agilité ne leur permettant pas de se déplacer dans l’espace confiné des ports, ces robots pourraient suivre l’exemple des poissons SHOAL et représentent la voie à suivre. Elle déclare que « l’utilisation des robots sous-marins agiles pour les systèmes de surveillance de l’eau sera une chose dont la plupart des ports ne pourront plus se passer dans un avenir proche ».

Source : Civilisation2.org

Si les emballages comestibles pouvaient réduire nos déchets ?

Afin de réduire la pollution causée par les déchets plastiques, les scientifiques réfléchissent à la mise en place de nouvelles solutions. Même si l’idée peu paraître farfelue, les emballages comestibles pourraient remplacer les emballages classiques en plastique, très gourmands en pétrole et ainsi, de réduire nos déchets.

Photo: Terraeco.net
Une bouteille en forme d'orange contenant du jus d'orange.

Une réalité à ses débuts

L’objectif de réduire la consommation de plastique n’est pas récente. Des initiatives ont déjà été mises en place, comme notamment un emballage en peau de tomates pour contenir du gaspacho ou encore une bouteille de vin… en peau de raisin. Les recherches se tournent désormais vers la production de portions individuelles de thé, de café ou de soupe, qui seraient contenus dans de la cellophane soluble dans l’eau. Le principe est simple : laisser fondre et consommer.

Aujourd’hui, des scientifiques américains, dont fait partie  le docteur David Edwards, professeur à Harvard et inventeur du Whif (un inhalateur de chocolat), du Whaf (un générateur de saveur) et de l’Aeroshot (un pulvérisateur de caféine) participent à l’élaboration d’un nouvel emballage consommable. En collaboration avec une équipe de l’Indiana, il cherche à développer l’emballage comestible uniquement composé de produits naturels issus de légumes ou de fruits.  Ils viennent de mettre en place des emballages biodégradables d’un nouveau genre, solubles dans l’eau. Leur objectif est de concevoir des emballages consommables ayant le même goût que les produits emballés, ou ayant des propriétés anti oxydantes.

Vers moins de plastique

Mais de quoi est donc composé ce curieux emballage ? Après des années de recherches et de tests, les chercheurs sont arrivés à assembler du polymère biodégradable avec des particules de nourriture. Ce qui assure ainsi le côté « gustatif » du produit et sa fonction protectrice. L’emballage, qui a pour fonction principale de protéger l’aliment de l’oxygène contenu dans l’air – qui favorise la putréfaction de la nourriture – évite la toxicité des emballages classiques composés de bisphénol A – perturbateur endocrinien impliqué dans le diabète de type 2 – et, par sa composition naturelle, devient donc comestible.

Qu’en est-il de la question de l’hygiène lorsque tout un chacun peut toucher l’emballage alimentaire alors qu’il fait ses courses au supermarché ? Ici aussi les scientifiques de l’Université de Bourgogne donnent des réponses surprenantes : l’emballage sera doté « de propriétés antimicrobiennes », le rendant ainsi « actif » ou « intelligent » et donc propre à la consommation. Pour plus de sureté, il suffira aux consommateurs de nettoyer leurs produits sous l’eau, le polymère étant biodégradable dans l’eau.

Une solution miracle ?

Ces initiatives, aussi étranges soient-elles (a priori), semblent offrir des possibilités d’avenir plutôt prometteuses. Toutefois, elles ne peuvent être les seules solutions à retenir dans le combat mené contre la pollution liée aux déchets plastiques. Le mouvement vers la diminution des emballages alimentaires, la vente en vrac permettant de réduire le suremballage, ne doivent pas être abandonnés. Bien sûr, les emballages comestibles semblent être synonymes d’un recul voire d’une disparition de certains déchets plastiques, mais la question de leur généralisation n’est pas encore réglée.

Source : Bioaddict.fr

Des satellites pour surveiller les ecosystemes

Nous le savons, les satellites d’observation tournent autour de la Terre afin de surveiller l’environnement qui nous entoure. Ils permettent d’étudier de nombreux phénomènes naturels tels que l’évolution de la circulation océanique ou encore la profondeur de la calotte glaciaire. Aujourd’hui l’imagerie satellite, combinée à des études de terrain, permettrait de dresser avec précision des cartes de surveillance sur les écosystèmes en danger, comme c’est le cas en Afrique.

Photo: Wikimedia.org

Protéger la biodiversité

L’Afrique est un terrain privilégié pour surveiller l’écosystème. En effet, de nombreuses espèces sont confrontées aux modifications de l’environnement et la biodiversité y est – dans certains cas – menacée. Le réseau d’observation de la biodiversité des zones protégées africaines, en collaboration avec le Group on Earth Observations (GEO), veut démontrer que les observations de terrains couplées aux techniques de l’imagerie satellite permettent « d’évaluer la valeur des zones sensibles de la biodiversité ».

Ce projet de surveillance de la biodiversité s’applique donc à la faune africaine, c’est-à-dire qu’il permet de suivre plus de 280 espèces de mammifères, 381 familles d’oiseaux et 930 types d’amphibiens sur 741 sites jugés sensibles dans 50 pays africains. Le GEO, qui coordonne le projet, a passé en revue divers facteurs d’analyse que sont : les différentes espèces animales, les conditions économiques et sociales, la variable environnementale, et les a confronté aux données d’observations satellite déjà obtenues. Le groupe explique que « cette superposition d’informations fournit une évaluation complexe des multiples pressions exercées sur la biodiversité ».

Fournir une aide à la décision

Durant cette dernière décennie, le parc de satellites d’observation en orbite s’est considérablement étendu, avec plus de 40 infrastructures tournées vers la Terre. Toutefois, peu de satellites avaient encore étaient employés à une surveillance aussi complexe d’un écosystème. Le GEO explique que l’objectif de cette opération est de fournir un outil d’aide à la décision aux gouvernements, plus particulièrement en Afrique de l’Ouest. Ils peuvent ainsi comparer les résultats, fournis sous forme de graphiques, afin d’ « estimer jusqu’à quel point on peut concéder les sous-sols sans risquer de détruire à jamais la biodiversité ».

La mise en place de ce programme vise donc à sauvegarder les écosystèmes fragiles et souvent menacés, notamment par les exploitations minières et faire prendre conscience de l’importance de la richesse naturelle. Le but est d’attirer l’attention des autorités politiques sur la réalité des dangers encourus à faire disparaître la biodiversité, et de les aider à prendre des décisions économiques respectueuses de l’environnement.

Source : LesEchos.fr

Du plastique totalement biodégradable dans l’eau

Après cinq années d’étude et de recherche et une semaine après avoir reçu la certification OK Biodegradable Water, Bio-on, l’entreprise spécialisée dans la fabrication de biomatériaux – notamment de bioplastiques – présente la première application réelle de son nouveau bioplastique entièrement biodégradable dans l’eau.

Photo: Wikimédia

Un principe novateur

Bio-on vise à développer et produire des plastiques naturellement biodégradables composés principalement de betteraves à sucre et de cannes à sucre. Elle s’est lancée, en 2007, dans un projet de recherche et développement industriel sur les biotechnologies, que récompense aujourd’hui l’obtention de l’homologation « biodégradable dans l’eau ». L’innovation tient dans le procédé de détournement de ses matières premières qui sont les résidus des sucres alimentaires traités, essentiellement utilisés dans la production de biocombustibles.

Ce procédé s’appuie sur la fermentation et la purification des matières alimentaires. Pour la première fois dans le monde « le PHA (polyhydroxyalcanoate) est obtenu à partir de mélasse ou de jus de canne à sucre intermédiaires, ou de ses sous-produits, et non d’huiles ou d’amidons de céréales comme la majorité des biopolymères aujourd’hui présents sur le marché ». Suite aux nombreuses recherches faites sur les biomatériaux, les laboratoires ont développés un procédé unique de fabrication de biopolymères totalement respectueux de l’environnement. Selon Bio-on, le bioplastique PHA est en mesure de se dégrader sans laisser de résidus, après 10 jours passé dans l’eau douce ou dans l’eau de mer.

Une mise en valeur industrielle

Dans l’avenir, le but est d’utiliser ce bioplastique dans la fabrication à grande échelle de produits plastiques de grande consommation à bas prix. En effet, le procédé d’obtention du biopolymère à partir de matières premières peu coûteuses garantit son bon rapport qualité/prix.

C’est la société FLOS qui, le 18 avril, a dévoilé en exclusivité, un modèle de lampe innovante 100% biodégradable dans l’eau, développé grâce à la biotechnologie PHA. L’icône du lancement de la commercialisation de ce bioplastique révolutionnaire est la célèbre lampe Miss Sissi, dessinée par Philippe Starck en 1991, jusqu’ici réalisée en polycarbonate, matière plastique la plus répandue dans l’industrie. L’administrateur délégué de Bio-on, Marco Astorri, déclare être fier « de présenter en avant-première mondiale le premier produit de design réalisé par notre bio-polymère PHAs avec FLOS, une marque prestigieuse et connue dans le monde ».

La continuité des projets

La collaboration entre les deux entreprises présage de nouvelles productions à grande échelle d’objets en bioplastique, ainsi que le développement toujours plus poussé de biotechnologies issues de déchets agricoles et industriels. Piero Gardini, président et administrateur délégué de FLOS insiste particulièrement sur l’importance de maintenir la recherche sur les nouveaux matériaux 100% biodégradables, sans impacts pour les sols et l’environnement. Il défend l’idée que les polymères « constituent une révolution totale dans le rapport produit de masse et environnement. »

Les résines de PHA peuvent être destinées à plusieurs types de produits tels que les poudres, le latex, les gels, les crèmes, certains vêtements, des objets décoratifs ou usuels, les emballages, entre autres. La question aujourd’hui est de savoir si les industriels convaincront et si les consommateurs adhèreront à l’utilisation de produits en bioplastique. L’avenir semble toutefois s’annoncer prometteur.

Source: Enerzine.com

Champignons mangeurs… de plastique !!!

Photo: Visoflora.com

Le plastique est un véritable fléau pour la planète aujourd’hui. Selon son type, il peut mettre entre 50 ans et 200 ans à se dégrader, c’est le cas des bouteilles d’eau. La découverte récente d’un champignon pouvant manger, mais aussi digérer le plastique, est donc considérée comme très prometteuse par les chercheurs.

Une découverte surprenante

Des chercheurs américains ont découvert en Amazonie une variété de champignons capables de dégrader le plastique, plus précisément le polyuréthane.  C’est un type de polymère très utilisé dans la fabrication d’adhésifs, de peintures, de mousses de plastique, de caoutchouc ou de certains métaux. Ce composé plastique ne peut être totalement dégradé et absolument pas être recyclé pour d’autres usages.

C’est l’étudiant Jonathan Russel, de l’Université de Yale, qui a isolé un enzyme contenu dans ce champignon, qui a la propriété d’affaiblir les liens chimiques du polymère. Une deuxième découverte insolite issue de recherches complémentaires sur deux souches de pestalotiopsis microspora a révélé, à la surprise des chercheurs, que l’enzyme fonctionne aussi en l’absence d’oxygène. Le champignon pourrait donc être utilisé dans les décharges publiques qui contiennent plusieurs couches de déchets enfouissant les plastiques. Le résultat en serait une meilleure oxygénation des sols et une dégradation naturelle plus efficace des déchets.

Espoir pour la préservation de l’environnement ?

Les recherches sont encore expérimentales, les champignons n’ayant pas encore développé « un arsenal d’enzymes suffisant pour dégrader les longues chaines synthétiques de carbone, hydrogène et autres éléments de composition des plastiques. » C’est pour cela que la recherche et les expérimentations doivent être poursuivies. Une action concrète est mise en place à Sao Polo, au Brésil, depuis le 3 avril, afin de réduire la distribution des sachets plastiques dans les supermarchés puis de l’abandonner. Cette action a pour but d’éduquer les consommateurs face au respect de l’environnement et à la pollution engendrée par l’abandon de plastiques dans la nature.

Les résultats de l’étude conduite sur les pestalotiopsis microspora ont été publiés dans la Revue Applied and Environmental Microbiology. La découverte de ces micro organismes capables de dégrader le polyuréthane, et peut-être d’autres types de plastiques, représente « une découverte à première vue extraordinaire », selon Bernard Henrissat, directeur de recherche au CNRS.

Ces champignons disposent d’un grand potentiel de biodégradation, l’étude pourrait présager de nouvelles stratégies environnementales permettant de réduire  l’impact des plastiques et autres polymères sur la nature.

Source : Greenetvert.fr

Eco innovation : Danone et SAP s’associent

Danone a décidé d’utiliser les solutions de développement durable SAP pour collecter, mesurer, analyser et réduire l’empreinte carbone de ses produits. Le leader français de l’agroalimentaire s’est fixé l’objectif ambitieux de diminuer de 30 % son empreinte environnementale en 2012.

Jusqu’à présent, l’évaluation de l’empreinte carbone de chacun des 35 000 produits du groupe s’effectuait sous Excel à l’aide de données collectées en partie « à la main ». L’empreinte carbone de chaque produit était également imprécise puisqu’elle reposait sur une approche par échantillonnage, tous les produits n’étant pas évalués individuellement.

Pour relever ce défi, Danone et SAP se sont associés afin de mutualiser leur savoir-faire et développer ensemble une solution inédite de mesure et de réduction de l’émission de CO2. « Des solutions existent sur le marché, mais aucune ne permet cette intégration de la mesure de l’empreinte carbone dans les systèmes opérationnels, tout au long du cycle de vie du produit et pour tous les produits », explique Jean-Marc Lagoutte, Directeur général des systèmes d’information de Danone. L’objectif de ce logiciel « ad hoc » est de fournir aux responsables opérationnels des informations concrètes afin de leur permettre d’analyser les options stratégiques et de prendre les décisions appropriées, qu’il s’agisse du développement des produits, de la sélection d’ingrédients, de choix géographiques d’approvisionnement, des modes de transport ou encore d’investissements. L’ensemble des données recueillies fournissent des résultats sous forme d’analyse multidimensionnelles, de rapports ou de tableaux de bords.

Cette nouvelle solution a été testée en avant première au sein de quatre divisions du groupe : l’eau et produits laitiers en Espagne, la division produits laitiers en Belgique et l’entreprise Stonyfield Farm aux Etats-Unis. Cette étape a rencontré un vif succès et 40 filiales seront équipées de la nouvelle solution d’ici la fin de l’année 2012. L’objectif de Danone est de généraliser cette solution à 100 de ses filiales à travers le monde en couvrant les quatre domaines d’activités du groupe : produits laitiers frais, eau en bouteille, alimentation infantile nutrition médicale.

Ce logiciel encre l’enjeu environnemental comme un élément essentiel de la stratégie et du développement de Danone  et lui permet également de conforter ses performances économiques. « Nous devions auparavant travailler à partir d’estimations et d’extrapolations. Désormais, avec les solutions de développement durable de SAP, nous pourrons mesurer automatiquement et en temps réel toutes les émissions de carbone de nos sources internes et de notre chaîne logistique », déclare Jean-Marc Lagoutte.

Danone a par ailleurs décidé de renoncer à conserver la propriété intellectuelle pourtant sur ce projet afin de permettre à d’autres entreprises de bénéficier de cette solution. Ce nouveau logiciel sera donc commercialisé à terme par SAP.

Sources : greenit   SAP

 

Vers des vélib’ de l’air?

nationalgeographic.com

Pourquoi utiliser des énergies, fossiles encore pour la plupart, lorsque nous pouvons utiliser nos jambes, pour la majorité ?!! National Géographique nous rappelait, le 23 novembre, qu’une équipe d’ingénieurs et d’athlètes avaient imaginé au début des années 1980, comment « repousser au maximum les limites des moyens de transports dont dispose l’homme, sur terre, en mer et dans les airs ». Prémisse aux vélib’, vélov’ et autres déclinaisons ?

La photo illustrant cette brève en témoigne. En 1979 déjà, le « Gossamer Albatross » devenait le premier avion à énergie humaine si l’on peut dire. L’engin et son pilote étaient tout de même parvenus à traverser la Manche, en 3 heures.

Où en sommes-nous depuis ?!! Pourrions-nous imaginer des vélib’de l’air ? Chaque homme prendrait son engin et se mettrait à pédaler une fois hissé en l’air grâce à un petit réacteur à hélices ? Cela désencombrerait les routes, bus, métros…et autres transports en commun.

Source : Nationalgeographic.com

De l’électricité à partir de vieux melons : pas con!

 

corbisimages.com

A Moissac, dans le département de Tarn-et-Garonne, l’entreprise Boyer S.A exploite les vieux melons, pour ne par dire les fruits pourris, pour produire de l’électricité, selon un article de maxisciences.com – basé sur des informations de Sciences et Avenirpublié hier, dont nous vous recommandons la lecture ici.

Il s’agirait de la première centrale de ce type dans notre pays, grand producteur de melons. L’entreprise à l’initiative du projet est un acteur majeur de cette production puisqu’elle « conditionne et expédie chaque année 20.000 tonnes de melon depuis Moissac ». Elle bénéficie d’une très bonne santé financière, son chiffre d’affaire annuels s’élevant à « 40 millions d’euros ».

Le projet énergétique est parti du constat suivant : « 1.000 tonnes de fruits abîmés » sont perdus tous les ans. Face à ce gaspillage, alors qu’il est de plus en plus courant que l’on cherche à redonner un second souffle aux biens que nous produisons lorsqu’ils sont ou deviennent inexploitables,  Boyer S.A a décidé de les convertir en électricité.

Ce volume de melons transformé en énergie permettrait d’alimenter « la consommation de 150 foyers » par an. Elle permettrait de chauffer « 80 foyers ». C’est à EDF qu’est vendue l’électricité produite au sein de cette usine de méthanisation, elle-même chauffée par les melons.

Comment ça marche?

L’installation, « fournie par la société belge GreenWatt », est composée d’un « digesteur où les melons sont dégradés par des bactéries ». Un responsable de l’entreprise explique que « l’appareillage permet d’accélérer le processus naturel et de piéger le méthane dégagé naturellement ». Le méthane est alors « acheminé vers un co-générateur qui entraîne la production combinée d’électricité et de chaleur ».

La décomposition du melon est utilisée tout entière puisque même le « digestat » restant est exploité par Boyer S.A pour faire du « compost » à destination des « exploitations bio« .

Financée « à plus de 50% par le conseil général, le conseil régional, l’Etat et l’Europe », cette usine aura coûtée tout de même jusqu’à 1,5 millions d’euros


Le « Train des idées » pour la ville du futur arrive à Paris

Le « Train des idées » entre en gare d’Austerlitz, à Paris, le 1er septembre. Pendant 4 jours, il présente ce que pourrait être la ville du futur, durable et agréable à vivre, à travers des actions de la ville de Hambourg qui lui ont valu le titre de Capitale verte européenne 2011.

Parti de Hambourg le 21 avril, cette exposition itinérante se veut une source d’inspiration pour les capitales et grandes métropoles européennes, dans lesquelles il s’arrête.

100 projets exemplaires de ville verte sont exposés à bord, autour de la thématique “visions pour les villes du futur”, dont 50 projets de développement urbain durable venant de Hambourg, et 50 idées planifiées dans les 17 autres villes visiter.

Afin de sensibiliser les habitants aux conditions d’un développement durable des villes et de leur permettre d’imaginer leur ville idéale, l’exposition privilégie une approche ludique et interactive.

Mais l’exposition donne aussi des idées aux maires. Denis Baupin, le maire-adjoint de Paris chargé du développement durable, de l’environnement et du plan climat, a déjà trouvé des projets qui mériteraient selon lui d’être explorés à Paris. Parmi ceux-ci, l’initiative du classement de certains sites en zone Natura 2000 « Est-ce qu’à Paris certains espaces pourraient l’être, comme les bois ou les ceintures, pour bénéficier d’une meilleure protection?», et du métro hambourgeois, qui fonctionne entièrement à l’énergie renouvelable grâce à un fournisseur d’électricité verte «C’est une excellente idée à transmettre à la RATP. Ce serait à la fois utile et symbolique, et renforcerait l’idée que les transports collectifs sont bons pour l’environnement».

Sources : 20 minutes, green et vert.

Le 6ème Forum Mondial de l’Eau lance une plateforme collaborative des solutions

Parce que les citoyens sont les premiers concernés par les problèmes d’accès à l’ eau potable, le Comité du Forum Mondial de l’Eau, dont la 6ème édition aura lieu à Marseille du 12 au 17 mars 2012, lance un appel à contribution à tous. Un pragmatisme nécessaire pour résoudre les défis de l’eau à travers le monde et qui sera d’ailleurs le mot d’ordre de ce « Forum de Marseille 2012 qui sera le Forum des Solutions », comme le rappelle son Président, le Pr. Benedito Braga.

En effet, cet évènement triannuel, après avoir contribué à inscrire la question de l’eau à l’ordre du jour mondial, entend franchir une nouvelle étape lors de cette édition, en déclenchant la mise en œuvre effective de solutions concrètes.

C’est pourquoi, les organisateurs du forum ont profité de la Semaine internationale de l’eau, qui se tenait à Stockholm du 21 au 27 août, pour lancer une plateforme digitale, www.solutionsforwater.org, dédiée à la collecte, au partage et au suivi des solutions et des engagements pour résoudre les problèmes liés à l’eau.

Une manière d’impliquer les citoyens, en favorisant leur engagement par le partage d’expériences et en les faisant participer au débat, puisqu’ils peuvent proposer leurs propres solutions, qu’elles soient existantes ou innovantes.

Mais le site sera également ouvert aux autres parties-prenantes qui pourront apporter des solutions de nature légale (loi, décret, traité…), technique (outil, technologie, usine, logiciel…), institutionnelle (gouvernance, programme, politique…), financière (subvention, transfert, tarification…) et éducative (sensibilisation, film, information…).

Les solutions doivent, entre autres, être en adéquation avec au moins un des objectifs-cibles du Forum mondial de l’eau, avoir démontré leur efficacité sur le terrain et surtout être reproductibles.

Les solutions identifiées seront ensuite transmises au 6e Forum mondial de l’eau de Marseille.

Smart grid : le marché européen va croître de 120% d’ici 2016

Telle est la prévision faite par le cabinet de conseil GTM Research dans son rapport « The Smart Grid in Europe 2012 : Technologies, Market Forecasts and Utility Profiles ».

Le marché européen du réseau électrique intelligent devrait connaître une importante croissance dans les cinq prochaines années puisqu’il atteindrait 3,1 milliards d’euros en 2012, et 6,8 milliards d’euros en 2016.

Un déploiement qui conduirait, selon Geert-Jan van der Zanden, auteur du rapport, « au développement des segments de marché du smart grid que sont le comptage évolué, l’automatisation de la distribution, l’intégration des énergies renouvelables, les véhicules électriques et les systèmes informatiques propres au domaine de l’électricité. »

Qu’est-ce que le réseau électrique « intelligent » ?

A la croisée des TIC et de l’énergie, la smart grid désigne en fait l’utilisation des technologies informatiques de manière à optimiser la production et la consommation d’électricité, notamment en permettant un meilleur ajustement entre l’offre et la demande.

L’apport des technologies informatiques permet ainsi d’économiser l’énergie, de sécuriser le réseau et d’en réduire les coûts.

Plus concrètement, les gestionnaires du réseau de distribution y trouvent leurs avantages à travers notamment la diminution des pics de consommation, l’évitement des pannes dues à une surcharge, la facilitation des transferts ou l’optimisation de la production électrique. Quant aux clients finaux (consommateurs et entreprises), ils peuvent mieux maitriser leur consommation d’énergie grâce au compteur intelligent et ainsi optimiser leur facture.

Pour une production plus durable et une consommation énergétique responsable

Un des autres avantages non négligeable de la smart grid est la production d’électricité décarbonée.

La diminution des pics de consommation permet de réduire les pertes et la diminution de rendement de la production d’électricité, lors du transport de l’électricité sur de longues distances. Selon l’ADEME, les smart grids sont censées faire baisser la demande d’électricité de 10 %.

Par ailleurs, Les NTIC, en permettant de mieux gérer une production décentralisée, facilite l’intégration au réseau électrique des sources décentralisées d’énergies renouvelables, souvent irrégulières et diffuses, telles que les éoliennes et les panneaux solaires domestiques, les fermes éoliennes, les hydroliennes, les centrales solaires, etc.

Par ailleurs, la smart grid permet une responsabilisation des citoyens vis-à-vis de leurs dépenses énergétiques. En effet, ce réseau s’appuie sur des compteurs intelligents qui permettent aux particuliers et entreprises d’ajuster en temps réel leur consommation d’énergie. Il est ainsi possible en période de pics d’utilisation, de déconnecter certains appareils qui ne sont pas primordiaux ou diminuer leur puissance ou au contraire de les allumer (à distance) lors des heures les plus favorables de consommation.

Une intelligence qui peut éviter les pics de consommation générateurs de pannes et de pollution, mais qui peut aussi permettre de réaliser des économies d’énergie. Selon le site du Grenelle de l’environnement, « chaque habitant pourrait réduire de 5 à 20% sa consommation d’énergie en équipant son compteur électrique d’une « energy box » pilotant les consommations dans la maison. Les informations détaillées sur les consommations en kwh ou en euros permettront une prise de conscience de chacun ».

L’avenir de la smart grid, un enjeu énergétique ?

La smart grid apporte ainsi une réponse au besoin de diminuer les émissions de gaz à effet de serre pour lutter contre le dérèglement climatique. Couplée aux énergies renouvelables combinées entre elles, elle apparaît comme une alternative réaliste pour l’avenir énergétique de la France.

C’est une des raisons qui expliquent l’essor de ce marché. Les distributeurs d’électricité européens doivent se conformer à des obligations strictes en matière d’efficacité (accentuées par l’ouverture du marché de l’électricité à la concurrence), tout en intégrant au passage de plus en plus d’énergies renouvelables au réseau. Energies qui induisent des variations rapides de production (dépendance vis-à-vis des conditions météorologiques) et donc un besoin grandissant de flexibilité dans les systèmes électriques. Cette flexibilité peut être gérée par ces nouvelles formes d’intelligence.

Au-delà des contraintes réglementaires, le réseau électrique intelligent offre aussi des opportunités pour créer de nouveaux marchés. Le business vert apparaît effectivement comme une des réponses européennes mais aussi mondiales de relance de l’économie. Les Etats-Unis, la Corée du Sud ou encore la Chine font partie des pays à avoir investi massivement dans l’énergie propre.

A l’heure actuelle, « la plupart des marchés nationaux d’Europe en sont à poursuivre leurs objectifs en la matière » explique M. van der Zanden. Le marché des particuliers devrait être un moteur de la croissance des acteurs de la smart grid. « Il leur reste encore à offrir leurs services au consommateur. La prochaine étape consiste à démontrer la valeur d’une gestion énergétique locale ou de la demande de réponse des appareils clients. L’engagement du consommateur est la variable clé du succès commercial du smart grid en Europe. »

Hanoi : 3,3 milliards de dongs pour l’environnement

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Un nouveau projet de préservation de l’environnement voit le jour. Les autorités environnementales, le Comité populaire de Hanoi, au Vietnam, ont décidé d’investir 3,3 milliards de dongs. Elles ont élaboré un plan de protection de l’environnement de la ville pour l’horizon 2020 dans la perspective 2030.

Soucieux que Hanoi devienne un grand pôle touristique dans le pays, Nguyen The Thao le président du Comité populaire municipal de Hanoi a déclaré si « Hanoi a besoin d’une politique volontariste de développement du tourisme », « la ville doit améliorer la gestion publique de ce secteur et prendre des mesures pour protéger l’environnement et assurer la sécurité des touristes ».

Les intentions de la municipalité sont ambitieuses. Elle désire prévenir et diminuer la pollution de l’environnement de la ville, éviter la baisse des ressources naturelles, ainsi que relever les compétences de gestion en matière d’environnement de Hanoi. Cependant ces objectifs ne sont peut-être pas suffisamment clairs pour permettre une mise en œuvre rapide et efficace.

Quoiqu’il soit, le Service municipal des ressources naturelles et de l’environnement de Hanoi qui sera le maître d’ouvrage de ce projet, se tient prêt pour mettre en place le programme.

Source: vietnamplus 1, 2

Eole Water : produire de l’électricité et de l’eau avec une éolienne !

Voilà de l’innovation dans les énergies éoliennes : à Saint-Tulle, la start-up française Eole Water vient de mettre au point une éolienne capable de produire de l’électricité, mais aussi jusqu’à 2.000 litres d’eau potable par jour…

Projet n’a toujours pas été concrétisé pour l’heure mais il peut s’agir d’une avancée majeure. De nombreuses éoliennes et autres sources d’énergie peuvent être installées dans des lieux isolés en étant cependant rattachées à un réseau. Eole Water développe un concept simple : l’eau provient de l’air, l’énergie du vent et les composants sont tous entièrement recyclables.

Une telle éolienne va permettre à des milliers de personnes vivant dans des zones isolées de pouvoir accéder à l’eau potable et à l’électricité. En effet, « l’éolienne pèse 11 tonnes, mesure 30 mètres de haut et n’a pas besoin d’être connectée à un réseau », décrit Thibault Janin, Directeur marketing et logistique d’Eole Water.

La commercialisation n’est encore qu’à ses balbutiements mais la start-up compte déjà en implanter dès septembre à Abu-Dhabi. Des projets de contrats avancent également avec la Polynésie, le Chili, le Bénin ou encore la Zambie.

Grâce à la condensation de l’air, c’est une nouvelle source d’eau qui peut s’installer n’importe où. Une bonne chose quand on dénombre encore que plus d’un milliard de personnes n’ont pas accès à l’eau potable et que 2,6 milliards de personnes manquent d’installations sanitaires de base…

Norvège : l’énergie osmotique, une première mondiale

Il y a maintenant deux ans que la princesse Mette-Marit a inauguré en personne le prototype de centrale osmotique de Tofte, sur les rives d’un des bras du fjord d’Oslo. C’est alors une première mondiale. Tous les espoirs sont tournés vers le bouillonnement provoqué par la rencontre entre l’eau douce et l’eau salée. Le tumulte produit s’avère libérer une énergie renouvelable que l’entreprise norvégienne Statkraft s’est employée à transformer en électricité.

Le Norvège et ses nombreux fjords se révèlent le lieu idéal au développement de ce procédé, comme la plupart des pays côtiers. En effet, au niveau des estuaires, la quantité d’énergie libérée peut atteindre l’équivalent de celle d’une chute d’eau de 120 m.

La membrane, enjeux de la rentabilité du processus

Cependant, l’énergie osmotique dépend avant tout de la membrane qui sépare les deux réservoirs alimentés localement par de l’eau douce ou de l’eau salée. La membrane est semi-perméable et retient le sel en laissant passer l’eau. L’énergie émane de la différence de pression osmotique entre les deux types eaux ; la différence de concentration de sel crée des étincelles.

La membrane est la clé de voute de l’exploitation osmotique. Les remparts à son développement et sa production réduisent les capacités de production énergétique de la centrale. On estime encore que dans l’état actuel de la technologie, la surface de membrane nécessaire est de 200 000 à 250 000 m2 par mégawatt. « Pour produire de manière rentable de l’énergie osmotique, il faut encore améliorer le rendement des membranes », concède Clément Perchat, chef de projet hydroélectricité chez Statkraft France.

…Vers la concrétisation du prototype

Statkraft reste optimiste : « à terme, on devrait atteindre 25 MW, soit la consommation de 30 000 foyers ». Cependant cet optimisme ne doit pas faire oublier aux dirigeants de l’entreprise que pour produire autant, cinq millions de mètres carrés de membranes – l’équivalent de la surface d’un terrain de football – sont nécessaires.

Il va sans dire, que cette énergie n’est pas rentable …pour le moment. Mais la hausse du prix de l’énergie devrait modifier cette situation. En plus de n’avoir aucun impact sur l’environnement  et de ne pas dépendre des conditions climatiques, cette énergie renouvelable répond – en théorie – à la moitié de la consommation énergétique annuelle des ménages européens. Si l’entreprise ne compte pas pour l’instant multiplier l’opération sur d’autres Fjords, elle espère tout de même pouvoir commercialiser le processus d’ici 2015. L’initiative norvégienne n’est pas marginale, et déjà, la recherche est en forte expansion dans les rangs d’experts de Corée, des Etats-Unis, du Japon et des Pays-Bas…

Source: cleantechrepublic.com

UE : 38 millions pour l’éco-innovation

Dans le cadre du programme pour la compétitivité et l’innovation (CIP selon l’acronyme anglais), l’Union Européenne propose 38 millions d’Euros pour financer 42 projets qui seront sélectionnés en septembre.

Le CIP est destiné à soutenir le développement de nouveaux produits, services et procédés économes en ressources naturelles et produisant moins de déchets, d’émissions et de polluants. Les projets devront s’inscrire dans ce cadre et faire appel aux innovations environnementales existantes.

Enthousiaste, M. Janez Potocnik, membre de la Commission européenne chargé de l’environnement a déclaré « Ces éco-innovations sont une source d’inspiration considérable. Elles sont la preuve qu’il est possible d’exercer une activité économique de manière très fructueuse tout en respectant l’environnement. »

287 projets ont été soumis au titre de l’appel à propositions lancé en 2010, ce qui correspond à une hausse de 42 % par rapport à 2009. Parmi les projets retenus l’an dernier, les jurys avaient apprécié une technique non-invasive de réparation des conduites d’eau, des panneaux acoustiques fabriqués à partir de caoutchouc provenant d’anciens pneumatiques, des panneaux intérieurs biodégradables permettant de diminuer de 15 % le poids d’un avion, ou encore un procédé de fermentation facilitant la récupération du CO2 dans les brasseries.

Cette année, la CE vise particulièrement les demandes qui portent sur des projets liés au sujet prioritaire que constitue « la préservation de l’eau mais également au recyclage des matériaux, à la construction durable, à l’industrie agro-alimentaire et aux entreprises respectueuses de l’environnement ».

Les candidatures sont surtout attendues parmi les PME européennes. Cette initiative européenne est une fois encore l’illustration que préservation de l’environnement et efficacité énergétique ne se contredisent pas. Bien que le montant des aides allouées aux projets reste insuffisant, c’est un moyen constructif et positif d’orienter les entreprises vers les innovations respectueuses de l’environnement.

L’appel à propositions sera clôturé le 8 septembre 2011

Source: enerzine, le moci

Les stars du Bourget : les avions verts

Les énergies renouvelables étaient à l’honneur ce week-end au salon du Bourget. Des modèles aéronautiques ont été présentés au public et aux professionnels.

L’idée d’avion « vert » peut se concrétiser, notamment parce que les compagnies aériennes cherchent par tous les moyens à dépenser moins en carburant, mais il faut encore quelques ruptures technologiques pour y parvenir.

 

Un véhicule aérien zéro émission : le VoltAir

EADS Innovation Works, le réseau de Recherche & Technologie du Groupe EADS a conçu un véhicule aérien zéro émission qui pourrait être opérationnel dans une vingtaine d’années. Le développement de l’engin est inscrit dans la poursuite de la protection climatique.

L’avion est conduit sous propulsion électrique. Ce système permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre et le bruit. Le moteur de VoltAir a un niveau sonore extrêmement bas du l’engin et n’émet en vol ni dioxyde de carbone, ni oxyde d’azote. Enfin, le stockage d’énergie est révolutionnaire mais les performances des batteries restent à l’heure actuelle encore bien inférieures à leur potentiel.

 

Le Zehst et le Solar Impulse, signes d’une aviation future plus propre

Solar Impulse est un avion qui ne véhicule pas des personnes – une seule pour l’instant, mais d’abord des idées. Il n’est pas destiné à une application commerciale – il faut 64 mètres d’ailes de panneaux photovoltaïques pour transporter une personne – mais sa seule présence pose la question de la possibilité de réaliser un jour un appareil écologiquement compatible.

Le projet  Zehst – Zero Emission High Speed Transport – utilise des biocarburants, et des moteurs cryogéniques ; c’est de la vapeur d’eau qu’il produira comme résidu.

 

Quels défis pour l’avenir de l’aviation ?

La pollution sonore, la question de la qualité de l’air autour des aéroports et le recyclage des appareils, sont de véritables problèmes. Les constructeurs tentent d’y remédier.

Sur le bruit, les constructeurs ont déjà fait d’énormes progrès : « la pollution sonore émise par les avions a baissé de 20 décibels en trente ans », selon Jacques Gatard, directeur aéronautique de l’Onera, le Centre français de la recherche aérospatiale.

Concernant le moteur et le poids, les constructeurs, comme Boeing et Airbus, y travaillent et vont lancer des avions en partie fabriqués à partir de matériaux composites plus légers comme l’A350 ou le 787 dit Dreamliner.

Ces interrogations sont grandement associées au désir de réduire la consommation de kérosène. Si nombreuses compagnies ont décidé de miser sur les biocarburants, telle que KLM – qui va utiliser de l’huile de friture dans ses avions dès septembre – tout n’est pas réglé : les biocarburants exigent des zones cultivables : près de 80.000 km2 de terres pour assurer la production de 10% de biocarburants, en concurrence avec la production alimentaire. N’est-ce pas payer trop cher la facture « écologique » ?

« Les technologies arrivent à leurs limites et il faut des ruptures technologiques » pour parvenir à l’avion « vert », a souligné Jacques Gatard. « Ce qui est certain c’est que pour l’instant, la recherche reste sur des petits modèles. L’application pour des gros porteurs ne sera possible que beaucoup plus tard », reconnaît Jean Botti, directeur général délégué Technologie et innovation chez EADS.

L’avion du futur en est encore qu’à ses balbutiements. Quoiqu’il en soit, les nouvelles réussites sont de réjouissantes innovations pour l’aéronautique et l’environnement.