Vers une transition énergétique d’Internet ?

Il ne s’agit pas (pas encore) de pédaler devant son ordinateur pour faire fonctionner Internet et/ou son ordinateur. Néanmoins, il est important de comprendre que tous nos objets connectés sont énergivores. Pour chaque foyer la facture d’électricité se rapportant à la navigation sur Internet et l’utilisation des nouvelles technologies de l’informatique et de la communication (NTIC) pourrait faire bondir. Mais ce sont les infrastructures du web, comme les serveurs ou les data centers, qui consomment le plus d’énergie. Selon l’Agence de l’environnement de la maîtrise de l’énergie la consommation des infrastructures du web en 2030 pourrait atteindre l’équivalent de la consommation énergétique mondiale de 2008. A l’heure de la vie ultra connectée et de la transition énergétique, tous les internautes, plus au moins actifs, doivent être conscients de la quantité d’énergie consommée pour chaque appareil utilisé quotidiennement comme les ordinateurs, les Smartphones ou encore les tablettes.

Responsabiliser les internautes

La responsabilisation des utilisateurs sur la consommation des NTIC et d’Internet est un élément important. Une des motivations avancées pour opérer une évolution dans le bon sens serait de faire comprendre aux utilisateurs que leur facture d’électricité pourrait être réduite de 20% s’ils décidaient de combattre la dictature du rechargement de leurs appareils connectés, tout en régulant leur navigation sur Internet.  Par exemple, en prenant en compte des changements de batterie au stockage de données, un IPhone consomme davantage d’électricité (361 kWh/an) qu’un réfrigérateur (322 kWh/an). L’augmentation du nombre d’utilisateurs à travers le monde est aussi une réelle question. La croissance de la demande en énergie devra suivre afin de garantir un service de bonne qualité. Moins surfer sur le net pourrait nous permettre de préserver l’environnement. Mais Internet s’est imposé dans tous les domaines de notre vie : la consommation, le travail, le loisir et la culture, le social, l’administratif. Un pas de plus dans la préservation de l’environnement serait donc de proposer plus d’hébergements verts aux personnes souhaitant créer un nouveau site web. Souscrire chez un hébergeur vert permet d’ailleurs de réaliser des économies, compte tenu du fait que les installations sont moins gourmandes en énergie. De plus,  d’autres infrastructures d’Internet peuvent être améliorées. Prenons les data centers de la firme Apple, ces derniers sont alimentés à 100% en énergie renouvelable.

En définitive tout utilisateur de NTIC et d’Internet devrait connaître les enjeux énergétiques qui leurs sont liés c’est-à-dire la consommation énergétique et son efficacité. Des gestes simples peuvent être adoptés pour permettre d’économiser de l’énergie, de réduire ses dépenses en matières énergétiques, tout cela ayant pour finalité un peu plus de protection pour l’environnement.

Photo : Anthedesign.fr ©

Nord-Pas-de-Calais : une PME innovante soutenue par les Fondations Edmond de Rothschild

Gecco

C’est dans le Nord de la France que Julien Pilette a eu l’idée de créer son usine de recyclage d’huile de friture usagée. Son entreprise, Gecco, une PME basée à Seclin, mérite qu’on s’y attarde une seconde tant elle joue un rôle important dans la transition économique et environnementale que connaît notre société. Une entreprise innovante, actrice de l’économie circulaire, qui a réussi à obtenir le soutien des Fondations Edmond de Rothschild à travers le programme Scale up.

Comme de nombreuses personnes, l’entrepreneur a constaté que les huiles végétales pourraient permettre de limiter le recours au pétrole qui alimente les véhicules en carburant. Mais Julien Pilette s’est démarqué en passant du constat aux actes lorsqu’il a créé son entreprise en 2007.

Son projet s’accorde avec des valeurs humanistes, avec celles de l’économie sociale et solidaire notamment, car il permet des emplois d’insertion mais aussi parce que plus de « 1500 restaurants sont aujourd’hui collectés par les camions partenaires du transporteur social Main Forte, les huiles de palme, de tournesol ou le gras de bœuf étant récupérés gratuitement ».

Gecco est une très petite entreprise qui compte 7 salariés. Son chiffre d’affaire s’élève à 300 000 euros. Les prévisions sont bonnes : « à cinq ans, l’effectif devrait tripler, comme le volume de collecte ». Une levée de fonds de 600 000 euros a été amorcée en janvier « pour construire une unité pilote de valorisation énergétique avec une collectivité partenaire qui reste à trouver, si possible, bien sûr, dans la région ». Dans cinq ans, le chiffre d’affaires de Gecco devrait être multiplié par cinq.

Prometteuse, cette entreprise a reçu le soutien des Fondations Edmond de Rothschild via le programme Scale Up. Scale Up est « le premier programme dédié au changement d’échelle des entreprises sociales. Il est développé par l’incubateur Antropia de l’école de commerce ESSEC en partenariat avec les Fondations Edmond de Rothschild qui sélectionnent et accompagnent pendant un an des entreprises sociales ayant déjà prouvé leur viabilité économique, leur impact social, et qui souhaitent changer d’échelle ». A la mi-janvier, Ariane de Rothschild était présente à Seclin pour soutenir la PME.

Cette rencontre témoigne du rapprochement entre les entreprises sociales du secteur privé et le monde de la finance classique. Les Fondations Edmond de Rothschild, en catalysant le développement des entreprises lauréates telles que Gecco, donnent à voir la pertinence de l’entrepreneuriat social comme « solution efficace aux problématiques d’intérêt collectif, à grande échelle, sur les plans économique, social et environnemental ».

Sources : lavoixdunord.fr, edrfoundations.org, entrepreneuriat-social.essec.edu

Agir pour l’environnement en vivant dans une maison écologique

En attendant les résultats du projet de loi de septembre sur la transition énergétique, comment le citoyen lambda peut-il agir pour préserver l’environnement ?

De plus en plus de français optent pour des solutions écologiques dans leur maison : installation de petites éolienne dans le jardin ou de panneaux photovoltaïques sur le toit, récupération des eaux de pluies, etc. Mais d’autres sont passés à la vitesse supérieure en habitant une maison entièrement conçue sur des concepts écologiques.

Passons quelques exemples en revue pour s’intéresser aux divers moyens de préserver l’environnement quotidiennement. Cette liste n’a pas pour but d’être exhaustive mais présente quelques exemples intéressants de ce qu’on appelle « maison écologique ».

La maison indépendante en Bretagne.

Jean Colin et Jean-Paul Gautier, deux amis d’enfance respectivement architecte d’intérieur et skipper se sont mis en tête de braver les idées reçues et de construire une maison écologique ET low-cost. Il est vrai que le reproche le plus souvent adressé aux maisons écologiques, c’est leur prix élevé. Comme le rapporte un article publié en juillet sur consoglobe.com, Jean Colin et Jean-Paul Gautier ont produit une maison en kit, montable en trois semaines sur presque tous les types de terrain. Son coût : 35 000 pour 40m², imbattable !

La maison, bâtie sur pilotis, recouvre seulement une petite partie du sol. Elle ne nécessite donc pas de permis de construire et ressemble à une cabane :

Le prototype installé dans le Morbihan permet aux deux amis de démontrer que cette maison est totalement indépendante : pas de raccordement à l’eau ni à l’électricité. La première est gérée par une réserve d’eau d’un mètre cube et la seconde (servant principalement pour l’éclairage) est alimentée par un panneau photovoltaïque. D’autres méthodes écologiques sont utilisées notamment pour isoler la maison. Tout cela a été réalisé par des artisans de la région ! Bien entendu, ces 40m² peuvent vous paraître petits mais pas d’inquiétude, des versions plus grandes sont prévues. Si ce projet vous intéresse, vous pouvez contacter CDC Architecture.

 La maison inspirée par les hobbits. 

Pour poursuivre sur les maisons écologiques à moindre coût que pensez-vous de cette maison de hobbit construite en quatre mois pour un budget de 3500€ seulement ? Murs enduits à la chaux, fondements en bois, réfrigérateur alimenté par le froid des fondations, panneau photovoltaïque pour l’éclairage composent cette maison écologique. Simon Dale a tout construit au Pays de Galle avec la seule aide de son beau-père et un peu d’imagination. Cette maison est, elle aussi, complètement indépendante et très accueillante. L’inspiration de Tolkien, l’auteur des livres dans lesquels apparaissent les hobbits, est frappante :

 

La maison des trois petits cochons. 

Une maison entièrement en paille, tant qu’on n’a pas peur du loup, pourquoi pas ? Mathieu Le Guy, sa femme et son fils vivent dans une maison de paille depuis dix-mois. Dans une interview donnée à ouest-france.fr, M. Le Guy explique ce que cela signifie réellement. « Les parois, le sol et le plafond sont isolés avec des bottes de paille », pour le reste, les méthodes sont courantes : chaux pour isoler les murs, laine de bois pour l’acoustique, panneaux photovoltaïques pour l’électricité. En prime, une orientation plein sud doublée d’un poêle à bois assure le chauffage de l’habitation. Toilettes sèches et phyto-épuration des eaux usées règlent la question du besoin d’eau. Il aura fallu un an et demi pour la construction et Mathieu Le Guy s’en est en grande partie chargé seul, avec l’aide tout de même, de quelques professionnels. A première vue, le fait que le matériau premier de la maison est la paille ne saute pas aux yeux, jugez vous-même :

Pour les vacances…

En attendant de faire construire votre propre petit foyer écolo, vous pouvez toujours essayer, le temps d’un week-end, ce nid suspendu, entièrement construit en bois (intérieur comme extérieur et même le mobilier !). Dans cette cabane pour votre week-end : isolement avec de la laine de mouton, éclairage à la bougie, draps en coton biologique, toilettes sèches, pas de voitures à proximité et vue dégagée sur les étoiles. Pour profiter de cette coupure écolo, il faudra vous rendre dans le Morbihan !

Sources

 

Campagne du ministère de l’Ecologie : des nuits plus sombres dès le 1er juillet

developpement-durable.gouv.fr

A partir du 1er juillet, tous les bureaux d’entreprises, commerces et autres bâtiments non résidentiels ainsi que les façades de bâtiments auront l’obligation d’éteindre leurs éclairages la nuit entre 1h et 7h du matin.

Cette mesure a été définie le 25 janvier dernier par Delphine Batho, ministre de l’Ecologie et de l’Environnement. Publiée le 30 janvier dans un arrêté ministériel, elle prendra effet à compter de ce 1er juillet. La mesure s’applique à tous. Néanmoins, des exceptions sont prévues les veilles de jours fériés « chômés », la semaine précédant Noël et lors d’évènements locaux exceptionnels.

La mesure ne concerne pas les éclairages publics ou ceux destinés à la sécurité des bâtiments, ni les éclairages intérieurs des logements et ceux des parties communes.

Campagne d’information du Ministère

Pour accompagner cette décision, le ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie a lancé, le 12 juin, une campagne d’information (affiche et dépliant) mise à la disposition de l’ensemble des élus et des acteurs économiques mais aussi, et surtout, à destination du grand public, sur le site Internet du ministère (à voir ici). Le site a été mis à jour le 27 juin.

La campagne s’articule, en outre, autour d’une compréhension en images de la prochaine réglementation (ici).

Avec le slogan « Eteindre la nuit, c’est faire des économies », le Ministère essaye de montrer que la mesure est « efficace » en termes d’économies d’énergies et au niveau environnemental, grâce à une réglementation stricte et contrôlée.

Explication concrète de la mesure

Sur le site gouvernemental, la future et prochaine mesure est expliquée concrètement :

–   dans la rue : « les vitrines des magasins de commerce ou d’exposition doivent être éteintes entre 1h et 7h du matin ; ou une heure après la fermeture lorsque l’activité se poursuit après 1h »

–   pour les entreprises : « les éclairages intérieurs des locaux professionnels doivent être éteints une heure après la fin de l’occupation des locaux »

–   dans la ville : « les façades des bâtiments doivent seulement être éclairées à compter du coucher du soleil et au plus tard jusqu’à 1 h du matin »

Une mesure bénéfique du point de vue économique et écologique, et pour la biodiversité

Selon l’Ademe et le Ministère de l’Ecologie français, l’objectif de cette mesure sera double, du point de vue économique et écologique : elle permettra une économie de 200 millions d’euros, l’équivalent de la consommation annuelle d’électricité de 750 000 ménages, et elle contribuera à la préservation de la biodiversité, en évitant l’émission de 250 000 tonnes de CO2 et de pollutions lumineuses inutiles.

Un autre aspect environnemental bénéfique de cette mesure : elle sera sans doute un avantage pour la vie sauvage. Selon universcience.fr, « de nombreux oiseaux migrent durant la nuit et sont très certainement désorientés par l’éclairage de la ville. Ils peuvent donc perdre un temps précieux à retrouver leur chemin, voire s’écraser contre des immeubles ».

Contrôle et réglementation de la mesure

Selon le ministère de l’Ecologie, des contrôles seront effectués par les maires et les préfets, et toute infraction d’un exploitant l’expose à une amende de 750 euros.

Déjà le 5 juin, une circulaire ministérielle avait précisé des modalités supplémentaires d’application de cet arrêté. Pour la visualiser (ici) .

Elle informe notamment que «la réglementation ne concerne pas, entre autres, la publicité lumineuse et les enseignes lumineuses dont les horaires de fonctionnement sont régis par le décret N° 2012-118 du 30 janvier 2012 ». Il est également précisé que des « dérogations aux horaires d’illumination sont possibles par arrêté préfectoral pour certaines périodes, ou pour certains évènements, ou encore dans certaines zones (il s’agit de zones touristiques) ».

N’ayez pas peur du noir

Il fera donc plus noir la nuit dans les rues françaises…

Ceci est très certainement une bonne nouvelle pour les écologistes et toute personne défenseuse de l’environnement, mais il reste néanmoins certain que les nuits ne sont pas sûres et le seront très certainement moins à compter du 1er juillet !

Eteindre également la lumière le jour

Regardons plus loin que cette mesure : comme le diront certains, « cette mesure un bon début, cependant on peut encore faire des économies plus importantes » sans forcément passer par le « tout ON » ou le « tout OFF ».

Dans un communiqué daté du 19 juin l’Association Française de l’Eclairage a souligné un fait extrêmement révélateur en déclarant qu’« en analysant la lumière naturelle et en détectant les mouvements, ces derniers représentent 70 % d’économies ».

En effet, selon blog.pages-energie.com, « avec une gestion intelligente de l’éclairage, et en incitant à un plan de rénovation dynamique on pourrait réaliser jusqu’à 6 fois plus d’économies ».

Il explique que la gestion « intelligente » c’est « juste l’ajout d’automatismes simples et efficaces (détecteurs de mouvement, capteurs de lumière du jour, gradation) permettant d’améliorer le confort visuel tout en faisant des économies supplémentaires en complément. Il y a donc aussi des économies d’énergie à faire pendant les heures d’activités dans les bâtiments tertiaires »…

Mot de la fin

On peut donc se réjouir d’une telle mesure mais comme toute chose, on peut toujours faire mieux, surtout lorsque l’on sait que le débat sur la transition énergétique, mené depuis septembre 2012 par la ministre Delphine Batho touche à sa fin en ce mois de juillet et que la rénovation énergétique est l’un des piliers du débat. Espérons donc y voir ressortir, dans la prochaine loi sur la transition énergétique, débattue au Parlement en 2014, des mesures concrètes en matière de rénovation énergétique et d’économies d’énergies.

 

Une idée lumineuse : des arbres phosphorescents pour remplacer les lampadaires

huffingtonpost.fr

Après les moutons phosphorescents, les arbres phosphorescents…

Pourtant l’idée n’est pas nouvelle : déjà en décembre 2010, une équipe de l’université de Cambridge, au Royaume-Uni, avait réussi à mettre au point un procédé permettant de transférer des informations de type bioluminescence – la production et l’émission de lumière par un organisme vivant – à d’autres espèces, en vue de créer ultérieurement des arbres phosphorescents. L’équipe avait alors estimé qu’un arbre biolumineux n’aurait besoin que de 0,02% de l’énergie qu’il absorbe pour produire une lumière suffisante pour éclaire une rue. Le projet avait remporté le premier prix de la compétition IGEM 2010, récompensant les meilleures innovations en génie génétique.

De même, dans les années 1980, un plant de tabac modifié avait été créé dans une université californienne.

Mais cette méthode, s’inspirant de la bioluminescence aquatique, bien que pratiquée depuis longtemps, n’a apporté à ce jour que trop peu de résultats.

Cette possible avancée revient sur le devant de la scène avec l’idée de jeunes scientifiques du laboratoire californien, Glowing Plant Project, de produire des arbres fluorescents capables de nous éclairer la nuit, ce qui permettrait à l’homme d’économiser une grande quantité d’énergie.

Les trois scientifiques, Omri Amirav-Drory, Kyle Taylor et Anthony Evans, sont persuadés que leurs recherches peuvent aboutir et ceci dans un avenir proche.

Ils sont partis du constat selon lequel il existe dans la nature des êtres vivants naturellement phosphorescents, l’idée est alors de les utiliser afin d’illuminer les rues sans que cela ne rejette du dioxyde de carbone, sans consommer d’énormes quantités d’énergie et tout en bénéficiant de l’autonomie des plantes.

Le 24 avril dernier, face au succès des moutons phosphorescents, les chercheurs uruguayens avaient expliqué avoir injecté du gène de méduse dans celui du mouton pour obtenir leur fluorescence. Pour ce qui est de la fluorescence des plantes ou arbres, les chercheurs californiens ont affirmé pouvoir créer des plantes grâce au gène de la luciole.

Ils ont déjà réussi à isoler ce gène et ont réussi à l’insérer dans l’ADN d’un plant de moutarde. Ils espèrent à terme modifier des graines afin qu’elles puissent germer et donner à naissance à des plants phosphorescents.

Pour financer leur projet, ils ont fait un appel aux dons sur la plateforme crowdfunding et ont déjà réussi à récolter 370 000 dollars. Les trois hommes se sont fixés un objectif de 400 000 dollars,  il ne leur reste à ce jour que treize jours pour les acquérir. Les donateurs, ayant contribué à partir de 40 dollars, seront évidemment les premiers à recevoir une plante phosphorescente et pourront recevoir des informations sur l’avancée de ces recherches.

Que penser du point de vue écologique ?

Au vu de ces recherches, doit-on se féliciter de l’avancée écologique que cela représenterait si de telles recherches aboutissaient ? Au regard de ces recherches, nous pouvons certes nous montrer plus optimiste des fins révélées par les chercheurs, comparées à celles exprimées par l’Institut de reproduction animale d’Uruguay et l’Institut Pasteur de Montevideo, avec les moutons phosphorescents, lesquels avaient déclaré, suite à leur succès, pouvoir travailler dorénavant avec un autre gène dans le but de soigner postérieurement la maladie du diabète.

Car il est bon de souligner que les énergies fossiles seront tôt ou tard épuisées, alors pourquoi ne pas contourner ce problème en modifiant ce que l’on a à notre disposition, à savoir la nature ?

Néanmoins, il demeure louable de rester sceptique quand il est question de modifier génétiquement la nature car même si les arbres lumineux phosphorescents peuvent être utiles, quel sera l’impact sur l’arbre, l’environnement et les animaux qui y vivent ? Doit-on avoir peur de cette innovation ? Ces OGM seront, certes pas dans nos assiettes, mais tout de même, cela laisse dubitatif.

Pour d’amples informations sur les moutons phosphorescents (ici).

Il n’est donc pas impossible que l’on voit apparaître dans quelques années les premiers arbres phosphorescents.

En guise de mot de la fin, donnons la parole à Antony Evans, le leader de l’équipe, lequel est convaincu que leur découverte va révolutionner l’avenir : « Glowing Plants, c’est un symbole du futur, un symbole du développement durable, un symbole pour aider les autres à créer de nouveaux organismes vivants ».

Pour visualiser la vidéo en anglais :

Une situation très alarmante pour les animaux en voie d’extinction

africapresse.com

Les animaux demeurent de grandes victimes du commerce international. Dernièrement, le massacre des derniers rhinocéros de Mozambique a marqué l’extinction de l’espèce dans le pays. Situation inquiétante, qui d’autant plus, révèle une nouvelle forme de corruption : celle des braconniers « ne reculant désormais plus devant rien », allant jusqu’à chercher la complicité des gardes-chasses.

Les 15 derniers rhinocéros de Mozambique ont été abattus par leurs propres gardes

Au cours du dernier mois, les 15 derniers rhinocéros du parc national du Limpopo ont été tués par des braconniers, lesquels ont bénéficié d’aide des gardes-chasses en charge de la protection de ces animaux. Lors de la création du parc, en 2002, on dénombrait pas moins de 300 espèces de rhinocéros

Le parc du Limpopo s’étend sur trois pays englobant en outre le parc national de Kruger d’Afrique du Sud mais aussi le parc national de Gonarezhou du Zimbabwe, pour une superficie de plus de 35 000 km². Selon developpementdurable.com, malgré la grandeur du parc propice au braconnage, « aucune alliance contre ce phénomène n’a été formée entre ces pays ».

Kelvin Alie, directeur du programme criminalité faunique d’IFAW, le fond international pour la protection des animaux, a communiqué sur « cette situation insoutenable » et a déclaré notamment que « les gardes-chasse ont désormais rejoint les lignes ennemies dans la lutte pour la protection des rhinocéros contre le braconnage de leurs cornes ».

Le responsable du parc du Limpopo a quant à lui assuré que les 30 gardes impliqués dans ce braconnage seront très rapidement traduits en justice et comparaîtront pour complicité dans ce massacre.

Et la situation n’est malheureusement pas un cas isolé, des cas similaires s’étaient déjà produits en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale. Le fait est que les cornes de rhinocéros comme les défenses d’éléphants atteignent des prix extrêmement élevés en Asie de l’Est.

Nous avions déjà évoqué le sujet en septembre 2012 (ici).

Concernant les solutions préconisées pour lutter contre le braconnage, Jason Bell a notamment félicité les efforts de l’Afrique du Sud en la matière, laquelle « envoie l’armée en soutien des gardes-chasses ». Selon lui, le Mozambique « doit faire preuve de la même volonté », le problème étant d’ordre planétaire.

Il appelle donc les gouvernements, principalement ceux de la Chine, du Vietnam, et de l’Indonésie,  à réagir « impérativement afin de réduire la demande de cornes ou défenses sur leur sol », sans quoi « le nombre d’animaux tués continuera à
augmenter ».

L’IFAW a, par ailleurs, décidé de s’associer à Interpol, l’Organisation internationale de police criminelle, expliquant qu’ « une coopération transfrontalière et des opérations de répression s’appuyant sur les renseignements de terrain constituent le seul moyen de mettre un terme au braconnage et au trafic d’espèces sauvages ».

Car, effectivement, en 4 mois, il s’agit de pas moins de 180 rhinocéros tués sur les 249 vivants dans le parc Kruger. Selon maxisciences.com, l’année dernière, on dénombrait à 668 rhinocéros morts en Afrique du Sud dû au braconnage.

Trois scientifiques lancent l’idée de réglementer le commerce de la corne

Pour empêcher l’extinction programmée des rhinocéros, les trois scientifiques, Duan Biggs du Centre of Excellence for Environmental Decisions et de l’Université de Queensland en Australie, Hugh Possingham, professeur de Biologie à la même Université et Frank Courchamp, directeur de recherche au CNRS, ont constaté que « l’interdiction du commerce de la corne du rhinocéros a échoué et, pire, a encouragé la chasse illégale ». Ils ont donc expliqué début mars que « le temps est venu d’une réglementation très serrée du commerce de sa corne » ajoutant qu’ « en tant qu’environnementalistes engagés nous n’aimons pas l’idée d’un commerce légal, mais nous voyons bien qu’il faut faire quelque chose de radicalement différent pour préserver les rhinocéros en Afrique ».

Ils précisent que « le braconnage en Afrique du Sud a en moyenne plus que doublé chaque année depuis cinq ans, alors que le prix de détail de la corne de rhinocéros s’est envolé, passant d’environ 4.700 dollars le kilo en 1993 à 65.000 dollars en 2012, soit plus que l’or ».

Très alarmant. Sachant que cette envolée des prix est due essentiellement à « la demande croissante de riches consommateurs asiatiques pour fabriquer des médicaments traditionnels » et toute tentative consistant à convaincre les consommateurs d’abandonner cette pratique s’est soldée malheureusement par un échec.

Les scientifiques ont donc proposé plusieurs alternatives pour répondre à « la demande mondiale concernant la corne de rhinocéros » comme celle de « retirer la corne de l’animal vivant sans aucun traumatisme », en outre « ces cornes pourraient aussi être prélevées sur des animaux morts de cause naturelle », ou « la création d’une centrale d’achat pour superviser mondialement la récolte et la vente des cornes ».

Ressusciter  les animaux disparus notamment par le clonage

C’est l’idée émise, début mars, par certains scientifiques pour pallier à l’extinction des espèces, ce qu’ils nomment « la dé-extinction ». On évalue à 26 le nombre d’espèces pouvant être ressuscitées, avec entre autres le mammouth et le tigre à dents de sabre. Selon reponseatout.com, des chercheurs australiens tentent déjà de ranimer « une grenouille disparue depuis 1993 ».

Selon republicain-lorrain.fr, le dé-extinction a déjà réussie avec le clonage en 2009 d’un bouquetin des Pyrénées à partir « de cellules provenant du dernier représentant de l’espèce, mort en 2000 ». Un succès jugé mitigé dans la mesure où « le bébé, porté par une chèvre domestique, est mort très vite en raison d’une malformation des poumons ».

Les biologistes se disent, tout de moins, confiants et espèrent pouvoir enfin réussir à « insérer des bouts d’ADN caractéristiques d’un animal disparu dans le génome d’une espèce très proche ».

La dé-extinction a d’ailleurs fait l’objet d’une conférence le 15 mars dernier, à Washington, par les membres du groupe « Revive and Restore » qui travaillent en collaboration avec des scientifiques du monde entier.

Sciencesetavenir.nouvelobs.com présente à cette occasion un diaporama des « 26 espèces candidates à la résurrection ».

Que penser ?

Certains scientifiques voient en cette future découverte, « un moyen de conserver la biodiversité » mais quand est-il de la réduction et le morcellement constant de leur espace vital, lequel a disparu pour nombre d’entre eux ? Et face au braconnage et à la déforestation, entre autres responsables de l’extinction de ces espèces, n’est-ce-pas « remuer le couteau dans la plaie » que d’essayer de faire revivre ces animaux ?

Petit tour d’horizon des autres animaux actuellement en danger

Le 5 mars dernier, plusieurs organisations spécialisées ont rapporté que les éléphants d’Afrique font face à « la plus grave crise de conservation » depuis l’interdiction du commerce international de l’ivoire en 1989.

Le journal Le Figaro a quant à lui dédié un article récemment à la menace de disparition des éléphants du Mozambique, dû au braconnage pour le commerce de l’ivoire. Il explique notamment que « les éléphants du Mozambique pourraient disparaître dans les dix prochaines années » si « aucune mesure n’est prise contre le braconnage », selon l’ONG Wildlife Conservation Society.

Developpementdurable.com informe de son côté que « les lions d’Afrique pourraient disparaître d’ici dix à vingt ans ». Enfin, de nombreux articles ont relayé cette dernière semaine l’information selon laquelle le guépard, animal terrestre le plus rapide du monde, est aujourd’hui menacé d’extinction, sa disparition étant pérvue pour 2030.

Triste vérité.

Informatique « verte » : EELV et l’AGIT contre l’obsolescence programmée

La proposition de loi d’EELV et les 13 propositions de l’AGIT

fr.wikipedia.org

Le 18 mars, EELV a proposé une nouvelle loi au Sénat pour allonger la durée de vie effective des équipements électriques et électroniques. Cette loi vise à « lutter contre l’obsolescence et à augmenter la durée de vie des produits ».

L’obsolescence programmée est « l’ensemble des techniques par lesquelles un fabricant ou un importateur de biens vise, notamment par la conception du produit, à raccourcir délibérément la durée de vie ou d’utilisation potentielle de ce produit afin d’en augmenter le taux de remplacement ». Cette loi est portée par M. Jean-Vincent Placé, président d’EELV au Sénat, et les membres du groupe écologiste.

Pour  l’Alliance Green IT (AGIT), l’association des professionnels de l’informatique responsable, cette proposition de loi est « indispensable mais insuffisante ». Par conséquent, en complément de ces propositions de loi, l’association propose 13 solutions « concrètes, efficaces, et faciles à mettre en œuvre, sans attendre le vote » :

–  dans la rubrique « Fabricants », elle propose « l’allongement de la durée de garantie » ; « la facilité de réparation et de mise à jour matérielle» ; « l’Open Hardware ».

 –  pour les loueurs « l’allongement de la durée de la location financière (de 3 ans en moyenne à 5 ans)».

 –  pour les éditeurs de logiciels, ils préconisent de « supporter plus longtemps des anciennes versions de logiciel » et de « privilégier les logiciels ouverts ».

 –  concernant les « solutions côté utilisateurs », ils demandent aux administrateurs système d’« inciter à l’entretien de la couche applicative » telles que la « désinstallation des logiciels inutiles, la défragmentation, la suppression des fichiers temporaires » et aux directeurs informatiques d’ « aider les DSI à intégrer les coûts cachés du renouvellement dans le calcul du TCO Acheteurs » ; de « donner du poids aux écolabels complets et à la facilité de mise à jour du matériel dans les appels d’offre » ; d’’« intégrer la gestion des DEEE dès l’achat Gestionnaire de parc » et enfin de « favoriser l’architecture client-léger ».

 –  pour les « solutions côté pouvoirs publics », ils proposent de « diminuer le seuil-plancher d’amortissement » et de « communiquer auprès des entreprises ».

Frédéric Bordage, co-fondateur de l’Alliance Green IT, explique que « l’allongement de la durée de vie active des équipements électriques et électroniques (EEE) est indispensable pour réduire leur empreinte écologique qui se concentre lors de leur fabrication et de leur fin de vie. Il faut donc les utiliser plus longtemps pour en utiliser moins et réduire leur empreinte écologique et économique ».

Il est bon de noter qu’avec une durée de vie moyenne divisée par 3 en 25 ans, les achats de matériels high-tech ont été multipliés par 6 en France entre 1990 et 2007.

Pourtant, les Français seraient prêts à conserver leur matériel plus longtemps.

Une récente étude d’Ipsos pour Crucial.fr,  réalisée du 26 octobre au 1er novembre 2012 auprès d’un échantillon de 803 personnes représentatif de la population française possédant un ordinateur, montre en effet que les Français seraient prêts à « réparer » ou « booster » leur ordinateur plutôt que de le remplacer : « 86 % des Français pensent qu’il est préférable pour l’environnement de réparer un ordinateur ou de lui ajouter de la mémoire plutôt que de le remplacer » et « plus de la moitié d’entre eux (66 %) seraient même prêts à repousser un achat si leur matériel existant pouvait être rendu plus performant ».

Une dynamique en faveur de l’environnement

Le 7 juillet 2011 déjà, l’ADEME, l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie, montrait via une étude le non-respect de l’environnement des technologies de la communication. Avec des exemples à l’appui, l’Agence a ainsi montré que l’envoi d’emails, les recherches sur le web ou encore les transmissions et lectures de fichiers par clé usb généraient une quantité importante de CO2. L’Agence a également publié Étude sur la durée de vie des équipements électriques et électroniques, en juillet 2012 ; un rapport de 100 pages sur le sujet.

Depuis, l’Alliance Green IT a proposé 8 gestes essentiels et certains fabricants s’impliquent de plus en plus pour la protection de l’environnement.

L’association expose ainsi ces « 8 gestes essentiels » : « utiliser le matériel le plus longtemps possible » ; « collecter et recycler le vieux matériel » ; « acheter du matériel d’occasion reconditionné » ; « en cas d’achat de matériel neuf, préférer le matériel éco-conçu » ; « débrancher tous les appareils électriques inusités » ; « mettre en veille votre PC aussi souvent que possible » ; « n’imprimer que le strict nécessaire » ; « réduire la consommation électrique de votre centre informatique ».

Du côté des fabricants, Acer, par exemple, vient de lancer une nouvelle gamme de moniteurs professionnels Acer B6. Cette gamme est « destinée aux utilisateurs professionnels recherchant confort, qualité d’image et design écologique ». Faisant partie de la gamme Acer Displays, ils sont fabriqués à plus de 10% avec du plastique recyclé et « une évaluation interne a montré que ces moniteurs pouvaient réduire la consommation d’énergie de 50% par rapport à d’autres moniteurs de la même catégorie ».

Quel impact énergétique et environnemental lié à l’utilisation quotidienne d’un ordinateur et ses périphériques ?

Un intéressant site internet présente de manière ludique les gestes et conseils utiles pour préserver l’environnement via l’informatique verte. Un jeu de missions sur le thème de l’informatique verte est proposé aux internautes. Le jeu consiste à interviewer  des experts « pour mieux comprendre » et avoir des « conseils d’usage » pour ensuite, en tant que journaliste, rédiger un article grâce aux informations collectées. Il est également possible de vérifier sa compréhension des interviews par le biais d’un Quiz et d’une Boîte à outils.

Bon reportage à tous.

Sources :

http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/energies-environnement/developpement-durable/221168925/obsolescence-programmee-13-s

http://www.indexel.net/sur-le-terrain/green-it-les-huit-gestes-essentiels-2974.html

http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/comment-surfer-sur-le-web-en-polluant-moins_258461.html

L’ONU : création d’une Assemblée des Nations Unies pour l’environnement

L’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement remplace le Conseil du PNUE

un.org

Le 14 mars 2013, le PNUE, le Programme des Nations Unies pour l’environnement, communique sur cette décision. Le Conseil gouvernant du PNUE se nomme désormais l’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement du PNUE. Cette nouvelle dénomination ne change ni les fonctions, buts ou objectifs du PNUE. Avant 2012, seuls 58 pays avaient adhéré au PNUE. Le PNUE se félicite de cet accord qui signifie, pour lui, « la participation pleine et future des 193 Etats- membres de l’ONU dans le corps gouvernant du PNUE ». Cette adhésion universelle montre ainsi l’application des engagements pris par les pays membre lors de la Conférence de l’ONU sur le développement durable (Rio+20). Elle permet, en outre, de renforcer le rôle et les moyens du PNUE en faveur du développement durable.

On indique que plusieurs pays comme le Kenya abritent plusieurs agences de l’ONU et militent pour transformer le PNUE en Organisation de l’ONU pour l’environnement.

Avec cet accord de l’ONU, les actions du PNUE pourront être davantage « renforcées et améliorées » pour relever les défis environnementaux auxquels le monde est confronté. L’organisation pourra aussi recevoir des ressources financières « sûres, stables et élargies en provenance du budget régulier de l’ONU ».

Qu’est-ce le PNUE et quels sont ses champs d’action ?

Le PNUE est un organisme créé en 1972 dont les trois principaux buts sont de : coordonner des activités des Nations unies dans le domaine de l’environnement ; assister les pays dans la mise en œuvre de politiques environnementales ; encourager le développement durable.

Ses activités sont étendues, elles peuvent concerner la sauvegarde des écosystèmes marins et terrestres, la protection de l’atmosphère, la promotion et l’amélioration de la science environnementale ou encore l’élaboration de moyens de préventions et de réponses rapides aux catastrophes environnementales. D’autres activités sont présentées en fin d’article.

Jusqu’à présent il a développé des manuels de recommandations et des traités d’applications concernant des problèmes tels que le commerce international de produits chimiques potentiellement dangereux, la pollution de l’air transfrontalière, la contamination des routes maritimes internationales, la défense des animaux, etc.

En surfant sur le net, on apprend également qu’en 1988, il a créé avec l’Organisation météorologique mondiale le GIEC, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. En 2007, il a annoncé la création d’un Groupe d’experts sur la gestion durable des ressources.

En outre, il publie plusieurs types de documents : outre ses rapports annuels, il s’agit de rapports scientifiques, de romans, de magazines comme Notre planète et Tunza  pour les plus jeunes ou encore sa lettre d’informations nommée Synergies. De manière plus importante, il publie régulièrement un état de la planète ; le dernier datant de 2007.

Le site officiel du PNUE

On apprend qu’un nouveau rapport de l’ONU met en garde contre l’avenir incertain des éléphants en Afrique. Un rapport établi par le PNUE, la CITES, la Convention sur le commerce international des espèces sauvages de faune et de flore menacés d’extinction, la TRAFFIC, le réseau de suivi du commerce de la faune et de la vie sauvage et l’UICN, l’Union internationale pour la conservation de la nature, ont indiqué que « le suivi des saisies d’ivoire destinées à l’Asie est révélateur de l’implication des réseaux criminels ». Concernant l’abattage illégal des éléphants, la CITES a montré que sur 40% de la population totale des éléphants en Afrique, on estime à 17 000 éléphants tués illégalement en 2011. Les chiffres semblent se confirmer pour 2012. Pour d’amples informations sur le sujet, je vous invite à vous rendre sur leur site officiel du PNUE, ci-dessus.

Dans une volonté de vous montrer un éventail plus large de leurs activités, le PNUE propose également, concernant le climat et le développement, des solutions d’éclairage hors réseau pouvant avoir des effets bénéfiques pour la planète.

De même, le PNUE, dans son Annuaire 2013 qui met en avant les « problèmes émergents auxquels est confronté l’environnement mondial », explique que « la ruée vers les ressources, motivée par l’apparente accélération de la fonte de la banquise, appelle à la prudence et à une gouvernance efficace afin d’empêcher tout dommage à l’environnement fragile de l’Arctique ». Le rapport met ainsi en avant les conséquences possibles liées au changement climatique mais aussi de nombreuses recommandations pour répondre à ces nouveaux problèmes telles que « la réduction du gaz à effet de serre », « le renforcement des systèmes de surveillance et d’alerte rapide concernant toute nouvelle évolution du fait de la rapidité du changement », etc.

De nombreux rapports complets sont disponibles sur leur site.

Dernier détail : dans l’agenda du PNUE, le 5 juin prochain aura lieu la Journée Mondiale de l’Environnement sur le thème « Pensez. Mangez. Préservez ». N’hésitez pas à la fêter !

WWF : 50 ans de présence à Madagascar et Earth Hour le 23 mars

wwf.fr

1963-2013 : Cinquante ans que le WWF assure sa mission de conservatoire de la biodiversité et de l’environnement à Madagascar et dans l’Océan Indien Occidental. Par ailleurs, le samedi 23 mars 2013 de 20h30 à 21h30 se déroulera la 6e édition d’Earth Hour : une heure pour manifester contre le réchauffement climatique.

Vous connaissez évidemment…

Le World Wildlife Fund for Nature ou encore Le fonds mondial pour la nature est une ONG de protection de la nature et de l’environnement. Créée en 1961, elle fait partie des premières organisations indépendantes de protection de l’environnement au monde. Ceci s’explique notamment par le nombre considérable de ses membres. Aujourd’hui, en France, 180 000 donateurs soutiennent les activités de WWF. Dans le monde, l’ONG est présente dans plus de 100 pays et dénombre pas moins de 5 millions de membres. On note également 12 000 programmes de protection de la biodiversité dans le monde fournit par l’ONG. Son importance s’explique aussi par ses engagements financiers conséquents attribués à des études scientifiques de diagnostic et les réalisations d’opérations de protection de la nature.

1963-2013

Cela fait déjà cinquante ans que le WWF assure sa mission de conservatoire de la biodiversité et de l’environnement à Madagascar et dans l’Océan Indien Occidental. Les premiers projets de l’ONG concernaient des recherches scientifiques et la protection des espèces comme ce fut le cas avec la protection des ayes-ayes, animaux primates de Madagascar. Actuellement l’organisation participe activement à la promotion d’aires protégées. Dans un communiqué du 5 mars 2013, l’organisation se félicite d’un tel évènement et on ne peut que le saluer!

Les campagnes de sensibilisation du public

WWF a souvent fait parler d’elle lors de campagnes incitatives fortes contre la déforestation, le tourisme qui multiplie la vente d’objets fabriqués en matière animale, pour la protection des espèces d’animaux en voie de disparition ou encore pour appeler à se mobiliser ensemble pour la protection de la planète. Ces campagnes soutiennent ainsi l’utilisation des énergies renouvelables, la volonté de supprimer les énergies fossiles mais aussi la diminution collective de la pollution et du gaspillage.

Ce sont de très bonnes campagnes qui devraient réussir à toucher le public visé et éveiller les consciences bien passives et endormies de certains!

Petit éventail de photos marquantes :

« Don’t buy exotic animal souvenirs »

wwf.fr

« Le jour où je me protègerai tout seul, WWF disparaîtra »

wwf.fr

«Don’t save or Save»

wwf.fr

« We are all together »

wwf.fr

« Horryfing / More horryfing »

wwf.fr

Ne trouvez-vous pas ces campagnes d’affichage efficaces ?

Les actions de l’ONG dans le monde

L’association, basée en Suisse travaille sur des actions diverses notamment sur la surveillance de l’application de la réglementation nationale et internationale ; l’étude scientifique pour le diagnostic ou les propositions comme nous l’avions déjà mentionnée ; la restauration d’espaces naturels dégradés ou encore la formation, éducation, sensibilisation de tout public de tout âge à l’environnement.

Evènement le samedi 23 mars 2013 de 20h30 à 21h30

Le 23 mars se déroulera la 6ème édition d’Earth Hour, une manifestation annuelle à l’initiative de WWF et du Sydney Morning Herald, le grand quotidien australien. Cette manifestation consiste à éteindre ses lumières et débrancher tous les appareils électriques non essentiels durant une heure afin de faire des économies d’énergie et par conséquent permettre la réduction des émissions de CO2 et lutter contre le réchauffement climatique. Selon actualites-news-environnement.com, c’est « LA manifestation mondiale en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique ».

L’initiative lancée en 2007 fait participer pas moins de 1200 monuments prestigieux tels que la Tour Eiffel, l’Empire State Building, les pyramides de Gizeh, le Colisée de Rome, le Christ rédempteur à Rio, l’acropole d’Athènes, la tour Burj Khalifa à Dubaï ou encore la Cité interdite.

En pleine période de débat sur la transition énergétique lancé par la ministre Delphine Batho et le gouvernement français, cet évènement nous permettra de jouer notre rôle de citoyen responsable de l’environnement. Nous vous invitons donc à participer à cet évènement, tout en ne manquant pas de vous inciter à vous pencher davantage sur le débat en cours. N’hésitez pas à aller voir les propositions lancées depuis l’automne dernier par les ONG et associations pour une « véritable transition énergétique » en France mais aussi les actions diverses lancées dans les régions et collectivités. Car la transition énergétique passe aussi par vous, par nous, par tous les citoyens. Le débat a montré que peu nombreuses sont les personnes au courant du débat en cours, c’est fort dommage car c’est l’occasion de nous mobiliser mais aussi de nous informer. Le débat qui a débuté en automne dernier devrait aboutir à une proposition de loi avant la fin de l’année. On a donc encore le temps de se renseigner et espérons enfin que le débat aboutisse à une réelle loi qui protégera non seulement notre portefeuille avec l’efficacité énergétique et les économies d’énergie, mais aussi notre planète et l’environnement.

Alsace : de l’énergie produite à partir de choucroute !

vive la choucroute

Bourse.lefigaro.fr a mis en ligne aujourd’hui un article étonnant sur l’énergie fabriquée en Alsace à partir de Choucroute ! Ne riez pas c’est très sérieux. Une station d’épuration locale traite le jus de choux pour le transformer en biogaz. Ce procédé permet de produire l’équivalent de la consommation d’énergie de 1500 personnes.

Comment est produite cette énergie à base de choucroute ?

Conçue et construite par Degrémont et exploitée par la Lyonnaise des Eaux, qui appartient au groupe Suez Environnement, la station de l’Ehn a été spécialement installée sur la commune de Meistratzheim, près de Krautergersheim, dans le Bas-Rhin, la capitale autoproclamée de la choucroute.

Le jus des choux est donc acheminé par camion sur ce site. Il est ensuite analysé avant d’être déversé dans une tour de méthanisation haute de 25 mètres. Les composés organiques sont dégradés, traités, par des bactéries qui les transforment en biogaz. Les déchets résiduels liquides rejoignent ensuite la filière de traitement des eaux usées urbaines, située sur le site même.

Daniel Karcher, directeur de l’entreprise régionale grand Est de Lyonnaise des Eaux, explique que :

–          « Le site peut traiter 30.000 m3 de jus de choucroute par an, soit l’équivalent de la pollution de 140.000 habitants. La production n’est pas homogène sur l’année puisqu’elle s’étale entre août et février ».

–          « Le biogaz produit par méthanisation du jus de choux est d’une excellente qualité puisqu’il contient 85% de biométhane à la sortie ».

–          « Ce gaz est utilisé dans la fabrication d’électricité et de chaleur. La chaleur est essentiellement utilisée pour le chauffage des locaux, du digesteur, du méthaniseur et pour le sécheur de boue. L’électricité est vendue à Électricité de Strasbourg, filiale d’EDF ».

Mais qui finance ce projet d’électricité choucroutesque ?

Le site industriel, présenté comme « plateforme environnementale » estimée à 23 millions d’euros, est financé par le Syndicat intercommunal (Sivom), l’Agence de l’eau Rhin-Meuse, le Conseil général du Bas-Rhin, le Fonds européen de développement régional (Feder) et la Région Alsace. Les consommateurs d’électricité participent également via la redevance d’assainissement qu’ils paient déjà, tout comme les producteurs de choucroute garnie.

Apparemment, les choucroutiers sont ravis. Jean-Luc Meyer, « gérant de la principale choucrouterie de la zone », se réjouit de réaliser des économies sur les frais de transport, parce qu’avant, il devait apporter le jus jusqu’à Strasbourg. En termes d’image aussi, il voit des bénéfices : « on passe d’un statut de pollueur à une image qui est plus associée au développement durable et ça, c’est bon pour la profession ». Pour lui, la choucroute devient « éco responsable ». Attention tout de même, le greenwashing n’est pas loin.

Source : bourse.lefigaro.fr

L’énergie éolienne offshore a le vent en poupe

image via DNV KEMA

Des Etats-Unis au Japon, en passant par la Belgique, de nouveaux projets éoliens offshore sont prévus pour 2013. C’est officiel, l’énergie éolienne a le vent en poupe !

De plus en plus de parcs éoliens voient le jour en mer dans divers régions du monde et les gouvernements sont sensibilisés au développement de  cette alternative efficace pour lutter contre le réchauffement climatique, la pollution, et l’énergie nucléaire. Outre la réduction de l’impact environnemental de la production d’énergie, les énergies éoliennes constituent également d’autres opportunités sur le plan social et économique.

Etats-Unis : l’énergie éolienne offshore pour protéger les côtes du New Jersey

Situé sur la côte Est des Etats-Unis, le New Jersey compte parmi les villes qui ont été les plus touchées par le passage du cyclone « Sandy » début janvier 2013. La ville a enregistré des rafales dépassant les 185 km/h. Avec le soutien de plusieurs grands groupes comme Google et les fonds d’investissement Good Energies, un projet visant à construire un barrage (« wind-breaker ») de turbines éoliennes est prévu pour 2016 afin de limiter les rafales et de les optimiser en tant que source énergétique pour l’alimentation d’électricité durant les périodes d’ouragans.

Japon : l’énergie éolienne offshore pour sortir du nucléaire

Dans l’objectif de devenir intégralement auto-suffisant en énergies renouvelables à l’horizon de 2040, le Japon prévoit la construction du plus grand parc d’énergies éoliennes en mer en juillet 2013. Selon les ingénieurs affectés sur le projet, le projet serait viable même en cas de situations de catastrophes naturelles comme : des tsunamis, des tremblements de terre et des typhons. Les autorités japonaises avouent ne plus vouloir dépendre de l’énergie nucléaire pour alimenter la population en électricité après la catastrophe de Fukushima.

Belgique : une « île » pour stocker l’énergie éolienne offshore

Un des principaux inconvénients de la production d’électricité issue de l’énergie éolienne est qu’elle est intermittente et qu’elle ne peut pas être stockée. Afin de s’en accommoder, les autorités belges ont peut-être trouvé une solution : la construction d’une île artificielle au nord du pays, « une atoll énergétique ». Cette île en forme de « doughnut » géant, constituée de coraux servira à produire de l’électricité par un procédé simple basé sur une version inversée du principe des stations de transfert d’énergie par pompage en période d’intermittence. Il permettra de stocker la « surproduction » d’électricité des parcs éoliens situés non loin de l’île. En périodes creuses, les oiseaux marins pourront s’y réfugier. Le projet est en étude en France et au Danemark.

Sources :

Renewableenergyworld.com

Earthtechling.com

Newscientist.com

 

Droit de l’environnement : des Etats généraux prévus en mai

Aujourd’hui, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, a annoncé que seraient organisés en mai des Etats généraux dédiés au « droit de l’environnement », dans le cadre d’un grand chantier de modernisation de cette discipline.

Dans quel contexte auront lieu ces Etats généraux ?

Le ministre a indiqué, lors de la présentation du premier conseil des ministres de l’année du programme de travail du gouvernement pour le premier semestre, que le chantier de la modernisation du droit de l’environnement était « attendu par de nombreux acteurs industriels et décideurs publics locaux ».

Les sujets écologiques seront fréquemment  à l’agenda public dans les mois qui viennent avec le débat national sur la future politique énergétique, ouvert fin novembre pour plusieurs mois et avec l’objectif de parvenir à une loi de programmation dès l’automne 2013.

En matière de biodiversité, une loi-cadre est prévue, ainsi que la création d’une Agence de la biodiversité et l’élaboration d’une fiscalité plus écologique, sans oublier la réforme du code minier. Enfin, se poursuivra la discussion sur la proposition de loi sur les tarifs de l’énergie déposée par le député Brottes, rejetée par les sénateurs en octobre dernier. Cette proposition ambitionne notamment d’instaurer un bonus-malus sur la facture d’énergie des ménages. Rappelons que l’électricité vient d’augmenter de 2,5%, ce qui va peser sur le pouvoir d’achat de nombreuses familles.

Pour suivre les débats sur l’évolution du droit de l’environnement, consulter le blog de l’excellent avocat en droit de l’environnement, Arnaud Gossement.

Source : 20minutes.fr

Doha : un suicide environnemental ?

COP18, Doha 2012, Qatar

Alors que la conférence de Doha sur le climat s’est achevée samedi sur un texte décevant, l’influent magazine online Slate Afrique titre aujourd’hui sur notre comportement suicidaire en matière de protection de l’environnement. Une lassitude semble s’exprimer sur le rapport que nous entretenons à l’environnement, comme si nous oubliions que nous sommes interdépendants.

Des associations timidement encourageantes

Susann Scherbarth, expert Climat aux Amis de la Terre, explique que l’UE doit être unie pour avancer et faire preuve de leadership dans les discussions, mais ce n’est pas ce qu’elle fait pour le moment à Doha. La Pologne bloque toute avancée. Mais l’UE ne peut pas continuer à se cacher derrière la Pologne ».

Les Amis de la Terre-UK ont condamné un pessimisme ambiant et diffusé des éléments d’encouragement notant que le changement est en marche et que de nombreuses associations s’activent sur le terrain. L’association se félicite de progrès réalisés, notamment concernant le « verdissement de grandes villes », une chute du prix des ENR, un développement de l’économie verte. L’association encourage le développement des économies d’énergie, dont le potentiel est de plus en plus reconnu et le meilleur moyen de réduire les émissions.

Kyle Ash, expert juridique de Greenpeace USA, écrivait le 4 décembre que l’issue de la conférence était plus qu’incertaine. Il a appelé les ministres à accentuer la teneur des négociations dont les plus gros sujets n’avaient pas encore été abordés. Pour lui, de forts engagements « post-Kyoto » étaient nécessaires, pour conduire à un accord contraignant en 2015. Il a également demandé qu’un arsenal législatif soit instauré aux États-Unis.

Bellona a déploré la lenteur de la première semaine de négociations lors de laquelle les pays riches et les pays pauvres ont « clashé » sur la poursuite ou non du protocole de Kyoto. Jonas Helseth, directeur de Bellona Europe, affirme que le fait que le prochain COP18 se tienne dans la capitale polonaise peut faire pression sur le pays pour qu’il n’échoue pas, bien que l’on connaisse son manque d’ambition en matière de lutte contre le réchauffement. Il prend exemple que le Qatar qui, bien qu’il ait le niveau le plus élevé d’émission par personne, montre un vif intérêt au développement de technologies alternatives, illustrant son propos par le Sarah Forest Project.

Bellona rapporte dans le même temps que selon un rapport publié dans le journal Nature Climate Change, il est de moins en moins probable que le réchauffement climatique soit contenu en dessus de 2 °C, l’objectif pourtant affiché par les Nations Unies.

Le Sierra Club a diffusé un billet sur la magie d’une telle rencontre, où « se retrouvent des personnes dont la complexe réalité quotidienne diffère complètement mais dont les croyances, les passions et le désir d’une meilleure qualité de vie pour le présent et l’avenir sont exactement les mêmes ». L’association « appelle alors tous les décideurs à soutenir cette conférence et prévient qu’elle n’abandonnera rien au sujet de la santé de notre planète, si cruciale pour notre avenir ». Le Sierra Club espère que les manifestations qui ont actuellement lieu au Qatar ne sont que les premières d’autres manifestations au Moyen-Orient, appelées à prendre la tête des débats.

Émotion du représentant philippin

Politiquement correct de l’ONU

À quelques jours de la fin des négociations sur le réchauffement à Doha, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki Moon a rappelé aux 190 pays présents la réalité de la « crise » climatique, les exhortant au « compromis » pour parvenir à un accord sur Kyoto 2 et l’aide financière au Sud, points âprement discutés.

Commentaire d’une eurodéputée écologiste française

Sur Terra Eco, l’eurodéputée écologiste Sandrine Bélier a comparé « les tractations sur le climat à un bien triste match de foot » : « le match nul des négociations ».

Neutralité peu engageante de la Commissaire européenne au climat

Connie Hedegaard, Commissaire européenne au climat, a évoqué sur le réseau social Twitter, le 9 décembre : « Un parcours pas facile. Un parcours pas joli. Un parcours pas très rapide. Mais nous avons pu franchir le pont. Maintenant nous devons aller plus vite ».

Conclusion

Les Hommes affichent une bonne volonté et des prises de conscience en surface mais peinent toujours à traduire leurs déclarations en actes, de façon concertée et globalement intelligente. Tous ne doivent pas encore être convaincus de l’interdépendance qui nous lie, aux autres et à l’environnement.

Qui mieux que Thuan TRINH XUAN pour la décrire : « savoir que nous sommes tous des poussières d’étoiles, que nous partageons tous la même histoire cosmique, que nous sommes les frères des animaux sauvages et les cousins des coquelicots des champs, que nous sommes tous connectés à travers l’espace et le temps, ne peut qu’induire une conscience aigüe de notre interdépendance ».

(Thuan TRINH XUAN est astrophysicien américain, professeur d’astronomie à l’université de Virginie, à Charlottesville, auteur de nombreux ouvrages de vulgarisation sur l’univers et les questions philosophiques qui découlent des découvertes scientifiques. Il est également chercheur à l’Institut d’astrophysique de Paris.)

 

Un rapport du CAE redoute pour l’avenir de la voiture électrique

source: lev-news.com

Rien ne laisse présager un avenir commercial radieux à la voiture électrique d’après le dernier rapport de Jean Syrosa, dont les premières conclusions ont été dévoilées fin mars. Le chercheur du Conseil d’Analyse Economique (CAE) parie plutôt sur les véhicules hybrides (mêlant carburant et électricité) avant d’espérer voir se développer un marché de masse des voitures électriques. Le tout électrique est handicapé par des batteries encore trop chères et à l’autonomie perfectible.

 

Une liste non exhaustive de défauts

Le rapport du CAE est sceptique et liste les obstacles à la commercialisation générale du modèle électrique.

Les variables les plus importantes sont évidemment le prix et l’autonomie.  Pourquoi payer une voiture bien plus chère – « le  coût de revient kilométrique d’un véhicule électrique apparaît le plus souvent entre 20 % et 100 % plus élevé qu’un véhicule conventionnel à usage équivalent » – quand son autonomie est bien plus limitée ?

Un exemple est celui du projet de Rolls-Royce Phantom électrique. Le projet de voiture électrique de luxe semble tomber à l’eau, faute de clients.

Le surcoût des batteries (achetées ou louées) est très difficilement compensé par les économies sur l’essence, même en tenant compte de l’aide actuelle de l’Etat, de 5 000 euros en France, d’autant que les points de recharges sont quasi-inexistants car ils sont très chers à mettre en place.

S’ajoutent à ces obstacles, la question de l’approvisionnement des batteries en lithium, tenu par trois pays (Japon, Corée, Chine), le soupçon sur leur inflammabilité, l’obstacle de la recharge, qui manque toujours de points d’accès publics et privés et qui exige entre cinq et huit heures en temps normal…

 

Des milliers investis pour peu ?

Le rapport est cependant plus positif quant à un éventuel essor des deux-roues ou trois roues électriques. Les auteurs du rapport n’entrevoient l’électrique que dans le cadre des véhicules hybrides.

Finalement, la voiture électrique semble plus un investissement de niche comme pour les  flottes d’entreprises et l’auto-partage. Même si pour Autolib’ proposé à Paris par Delanoë, Jean Syrosa calcule une rentabilité de service qu’avec 200 000 abonnements et 7 h d’utilisation journalière de chaque véhicule…

Le CAE questionne aussi le bénéfice environnemental des véhicules électriques : il est difficile de dresser un bilan net de la conception au recyclage des batteries. L’utilisation et l’origine de l’électricité peut les amener à « un bilan désastreux ».

Au final, « pour les pouvoirs publics, l’atteinte d’objectifs généraux de réduction des émissions passe d’abord par l’incessante amélioration des performances des véhicules thermiques » affirment les auteurs du rapport.

 

Qu’est-ce que propose le CAE ?

Il faut cessez de croire au mythe de la voiture « décarbonée » : les émissions de CO2 d’un véhicule électrique en France seraient de 41g de CO2/km, soit bien en-dessous des 130 grammes actuellement émis par un véhicule thermique dans le pays. Mais au Japon ou en Corée ce taux grimperait à 130g, et irait même jusqu’à 200g pour un véhicule chinois, décrit Jean Syrota.

Le rapport propose d’« imposer les systèmes de stop and start sur toutes les voitures », c’est-à-dire un système coupant automatiquement le moteur quand il est à l’arrêt. Les auteurs ajoutent qu’il faudrait « réduire le stationnement résidentiel en augmentant son tarif », « imposer une norme pour les bornes de recharge électriques », et de « renforcer l’incitation à l’achat de véhicules peu polluants ».

Ce papier ne fait pas l’unanimité. Beaucoup lui reproche de ne pas prendre en compte l’ensemble des innovations technologiques récentes. Le ton rabat-joie de l’analyse déconcerte les lobbies de l’électricité et les constructeurs. Les répercussions du rapor dépendront de l’influence des acteurs du véhicule électrique ) s’exprimer sur la scène publique et à réduire les obstacles de prix et d’autonomie de cette automobile…

Sources: Green Univers, OuestFrance-Auto, Latribune, enviro2b, 20minutes.fr

Burkina Faso : des chenilles pour lutter contre la malnutrition

Chenilles de karité sur un marché du Burkina

Un projet conduit au Burkina Faso en matière de lutte contre la malnutrition, basé sur des chenilles, est également un exemple d’innovation sociale. Le média de toutes les solidarités, Youphil.com, consacre un article à cette belle initiative.

Ce projet, baptisé Faso Prot, est né d’un constat : l’abondance des chenilles de karité dans l’Ouest du Burkina Faso permettrait de lutter durablement contre la malnutrition. Rappelons ici que la malnutrition touche « environ 50% des enfants dans ce pays d’Afrique de l’Ouest ». Fort de constat, les conducteurs du projet ont donc décidé « d’exploiter ce produit d’une grande valeur nutritive, déjà consommé et exploité dans la région entre juillet et septembre, et de le déployer sur tout le territoire burkinabé ». Le projet est particulièrement implanté dans la région de Bobo-Dioulasso.

Qui porte ce projet ?

L’université : Institut International d’Ingenierie de l’Eau et de l’Environnement (Fondation 2iE), à Ouagadougou

Les Porteurs de Projet : Kahitouo Hien, Douyiri Christophe Mandi, Dr Moussa Ouedraogo

Les Mentors : Elodie Hanff (2IE) et Gaëtan Baudry (Fondation de Rotschild) 

Le projet en 90 secondes

Le projet a été Finaliste à Berkeley – Prix de l’Impact Social à Berkeley, dans le cadre du concours Global social venture competition (GSVC) qui réunit « des projets d’entreprises provenant de grandes écoles dans le monde ». Ce prix lui a permis de récolter 10 000 dollars, une somme non négligeable pour le projet « encore en essai en laboratoire » qui devrait être lancé avant la fin de l’année.

Pourquoi des chenilles ?

Les chenilles de karité, parfois appelées chitoumous, « sont deux fois moins chères que la viande et contiennent trois fois plus de protéines ». Le rapport qualité/prix de ces mets est donc tout à fait attractif. Le produit sera vendu séché, conformément à son mode de consommation habituel, « mais aussi réduit en poudre (enrichie en vitamines et minéraux) à intégrer dans l’alimentation ».

Kahitouo Hien, coresponsable du projet, explique que « cette poudre de chenille ne vise pas à résoudre une urgence, mais à prévenir la malnutrition. Elle intervient en amont des crises alimentaires ». En effet, le produit est consommable toute l’année.

Un projet durable

C’est « surtout l’impact social positif de ce projet qui le rend durable ». En effet, c’est localement que la récolte des chenilles sera organisée, en milieu rural, auprès de « 2000 femmes » pour la « première année ». Le revenu de ces femmes et le niveau des familles seront donc logiquement accrus.

Quel est le rôle des ONG ?

Le produit, qui contribue « à pérenniser l’alimentation des populations pauvres du Burkina Faso de façon durable », étant « adapté aux habitudes alimentaires locales », n’intéresserait pas encore les ONG qui se concentrent avant tout sur les situations de crise.

Kahitouo Hien explique avoir contacté des ONG telles que Médecins Sans Frontières, l’Unicef, Action contre la faim, entre autres. Ces dernières, qui ne seraient pas encore positionnées sur l’intervention en amont des crises humanitaires, soutiendraient toutefois la démarche. Elles accompagneraient Faso Prot en termes de recherche et développement.

Ce projet d’agro-business, innovant, « pourrait se développer à terme dans les pays voisins où les habitudes alimentaires sont similaires » : au Mali notamment, qui aurait « bien besoin de solution pour prévenir la crise alimentaire qui guette ».

Source : Youphil.com

Du 9 au 16 novembre : semaine de la finance solidaire

Finansol

Du 9 au 16 novembre se tiendra dans plusieurs villes de France la semaine de la finance solidaire. Il s’agira de la 5 édition de cet évènement qui « vise à sensibiliser le grand public à l’épargne solidaire ». Plus de 50 manifestations seront organisées à cette occasion : des conférences, des ciné-débats, des évènements festifs de sensibilisation à l’épargne solidaire.

Savez-vous comment est utilisée votre épargne ?

Avec la semaine de la finance solidaire, vous verrez, si vous ne le savez pas déjà, qu’il est tout à fait possible de décider si votre éparque servira à l’exploitation de telle ressource dans un pays en développement – avec les risques en termes de pollution de la faune et de la flore que l’on connaît, sans parler des menaces qui pèsent sur les populations dans de nombreux cas – ou si elle permettra de financer le projet d’agriculteurs en Limousin, par exemple.

En matière de finance responsable, l’association Les Amis de la Terre édite à ce sujet un site Internet plutôt bien fait, également recommandé par ddmagazine.com, qui précise que cette plateforme web « offre un regard indépendant sur les placements solidaires et les organismes qui les proposent ».

Programme de la semaine en Ile-de-France

Mardi 16 octobre

–          Conférence-débat « La finance solidaire Nord-Sud ». Seront présents l’équipe locale du CCFD-Terre solidaire, la SIDI et Finansol. De 20h30 à 23h00 à la Salle de l’horloge (rue Champflour, 78160 Marly-le-Roi)

Vendredi 19 octobre

–          Conférence débat : « Qu’est-ce que le microcrédit ? A quoi ça sert ? ». Seront présents, Eloge Vilfranc, directeur de Fonkozé d’Haiti et Marc-Henri Stroh d’Oikocredit, son financeur. De 19h00 à 21h00, suivi d’un pot, à la Maison des Solidarités (102 rue Marius Sidobre, 94110 Arcueil) – Inscription au 01.41.24.28.10

Jeudi 8 novembre

–          Gala solidaire « Microfinance en Côte d’Ivoire ». Table-ronde avec la participation de Jean Michel Servet (économiste, professeur à l’Institut des hautes études internationales et du développement à Genève (Suisse), suivie de la projection du court-métrage Cocovico (Oikocredit) et d’un concert. De 18H30 à 22H00 à l’Espace Jean Dame (17 Rue Léopold Bellan, 75002 Paris) – Tarif 10€

Lundi 12 novembre

–          Cérémonie de remise des « Grands Prix de la finance solidaire ». Finansol et Le Monde Argent organisent la 3ème édition des Grands Prix de la finance solidaire. Seront récompensées des structures ayant développé les projets les plus remarquables en termes d’utilité sociale et environnementale et qui ont bénéficié de l’épargne solidaire. A 18h00 à l’Auditorium du Monde (80 boulevard Auguste-Blanqui, 75013 Paris) – Inscription obligatoire avant le 31 octobre au 01 84 16 06 22 ou à financesolidaire@agencecle.fr

–          Soirée ciné-débat autour de « Moi, la Finance et le développement Durable » de Jocelyne Lemaire-Darnaud. « On me proposait de placer de l’argent sur un livret développement durable. Mais quand j’ai posé la question : développement de quoi ? Et durable pour qui ? On n’a pas su me répondre… Alors, j’ai pris ma caméra ! » explique Jocelyne Lemaire-Darnaud. Suivi d’un débat « Peut-on utiliser son argent de façon utile ? » avec la réalisatrice et les structures Babyloan, la SIDI, Habitat et Humanisme, et d’un échange avec le public. De 19h00 à 22h30 au Pavillon Carré de Baudouin (121 Rue de Ménilmontant, 75020 Paris) – Entrée libre

–          Conférence « Comment financer mon projet responsable ? ». Présentation des moyens de financement de projets responsables à tous les stades d’avancement (idée, création, développement) par SPEAR, CIGALES IDF, DD-IDF, Arizuka. A 19h30 à la CCIP – salle 461 (8 Avenue de la Porte de Champerret, 75017 Paris) – Inscription àjeremy.corbet@spear.fr

Mardi 13 novembre

–          Débat « Peut-on consommer bio et épargner idiot ? ». Un Alter Mardi placé sous le signe de la finance solidaire animé par le Crédit Coopératif avec l’intervention d’Ethiquable, de Manduvira (production de sucre bio au Paraguay), d’Oïkocrédit, du Groupe SOS et de Finansol. De 19h00 à 21h00 à la Mairie du 9ème arrondissement (6 rue Drouot, 75009 Paris)

–          Réunion d’information et débat avec le public « L’épargne citoyenne, un outil financier pour changer l’économie ». Table ronde sur l’émergence de fonds d’investissement solidaires dans l’habitat, l’énergie et l’agriculture avec l’intervention de la société financière de la Nef, d’Habitat et Humanisme, d’Énergie Partagée, de Terre de liens, des porteurs de projet et des bénévoles.De 19h00 à 21h30 à la Mairie du 12ème arrondissement – 130, avenue Daumesnil 75012 Paris

Mercredi 14 novembre

–          Soirée ciné-débat « Et si on donnait du sens à la finance ? ». Projection du film « Moi, la finance et le développement durable » de Jocelyne Lemaire-Darnaud. « On me proposait de placer de l’argent sur un livret développement durable. Mais quand j’ai posé la question : développement de quoi ? Et durable pour qui ? On n’a pas su me répondre… Alors, j’ai pris ma caméra ! » explique Jocelyne Lemaire-Darnaud. Suivi d’un débat d’un débat avec Habitat et Humanisme, Finansol et le public. De 18h30 à 21h00 à la Mairie du 11ème arrondissement (12 Place Léon Blum, 75011 Paris)

–          Conférence « Epargner en finançant le projet responsable de son choix, c’est possible ! ». Face aux excès de la crise financière, comment contrer l’opacité du système financier. Présentation de la Société Pour une Epargne Activement Responsable, SPEAR. A 19h00 à la CCIP – salle 281 (8 Avenue de la Porte de Champerret, 75017 Paris) – Inscription àchristophe.pasquier@spear.fr

Jeudi 15 novembre

–          Lancement du Baromètre professionnel de la finance solidaire suivie de la table-ronde « Finance solidaire et croissance verte : même combat ?» Présentation des principaux indicateurs du Baromètre professionnel de la finance solidaire édition 2012 suivie de la table-ronde « Finance solidaire et croissance verte : même combat » animée par Jérôme Porier, journaliste au Monde avec les interventions de François Marty, PDG groupe Chênelet, Jean-Guy Henckel, fondateur et directeur du Réseau Jardins de Cocagne, Jean-Marc de Boni, président du Directoire de la société financière de la Nef, Arnaud Berger, directeur du développement durable à la BPCE et Pascal CANFIN, Ministre délégué au Développement (sous réserve). De 17h00 à 20h00 à l’auditorium du groupe AG2R La Mondiale (26 rue de Montholon, 75009 Paris) – Inscription obligatoire avant le 5 novembre à joealine.bernard@finansol.org

vendredi 16 novembre

–          « Stand et débats : le capital risque solidaire pour aller au-delà du microcrédit » Présentation du dispositif de mésofinance Fonds Afrique, à la croisée de la Solidarité Internationale et de la Finance Solidaire, avec les structures Tech Dev et Garrigue. De 10h00 à 17h00 dans le Hall de la Mairie du 18ème arrondissement (Place Jules Joffrin, 75018 Paris)

–          Rencontre avec les CIGALES. L’épargne solidaire au service du développement d’entreprises locales, illustration avec les CIGALES. De 20h00 à 22h00 à la Salle Hiser (avenue Hénin, 77500 Chelles)

vendredi 23 novembre

–          Conférence-débat « Donner du sens à son argent, l’épargne solidaire pour lutter contre le mal-logement » Présentation de la finance solidaire et de réalisations à Versailles et dans son agglomération par Bernard Usquin président d’Habitat et Humanisme Ile-de-France, François de Witt, président de Finansol et Corinne Bébin, adjointe au Maire de Versailles, suivi d’un débat avec la salle. De 20h15 à 22h30 à l’Université Inter-Âge (6 impasse des Gendarmes, 78000 Versailles)

Retrouvez ici le programme de la semaine de la finance solidaire ailleurs en région.

La finance solidaire en vidéo 

Sources : ddmagazine.com et semaine-de-la-finance-solidaire.com

Mc Phy Energy lance un procédé révolutionnaire de stockage de l’hydrogène

crédits : fotosearch.fr

Il était jusqu’alors possible de stocker l’hydrogène produit sur un site industriel sous forme liquide, ou comprimée. Il sera maintenant envisageable de le stocker sous forme de fines galettes d’hydrure de magnésium solides. Plus sûr et moins coûteuse que les deux premières formules, cette idée a de l’avenir.

La jeune start-up française MC Phy Energy vient en effet de lancer, en février dernier, la production de ces galettes capables d’emmagasiner chacune 0,5 m3 de gaz d’hydrogène. Forte de ce lancement, elle a même décroché deux importants contrats lui permettant de pérenniser cette activité, l’un avec le japonais Iwatini pour l’alimentation en piles à combustible des stations services, et l’autre avec l’italien Enel, qui souhaite utiliser ce produit pour ses parcs solaires et éoliens.

Quel est l’intérêt d’un tel concept ? L’hydrogène peut être produit par l’électrolyse de l’eau, réaction qu’il est possible d’engendrer par le biais d’une éolienne, ou encore d’une cellule photovoltaïque. Ainsi, le surplus d’électricité produit par nos fermes éoliennes et photovoltaïques, pourrait dès lors servir à produire de l’hydrogène, ensuite stocké sous forme solide, pour enfin être utilisé par nos industries comme source d’énergie.

Source : Enjeux Les Echos, mai 2011.

Nos bébés sont de véritables usines à biogaz

crédits : fotosearch.fr

 

C’est le genre d’affirmation qui fera sourire n’importe quel jeune parent. Et pourtant, l’idée est là. Celle-ci a germé dans l’esprit d’ingénieurs de Suez Environnement, qui sont parvenus à modéliser en laboratoire un concept de recyclage des couches en vue de produire du biogaz. Ce travail qui leur aura pris deux années, a été financé à hauteur de 40% par l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).

Le procédé consiste ainsi « à broyer les couches usagées pour isoler les différentes matières qui la composent » détaille un ingénieur de l’entreprise dans une interview réalisée par le quotidien le Parisien. Un ingénieur de Sita France, société spécialisée dans la collecte et la valorisation des ordures, ajoute qu’ « une fois isolés, les plastiques pourraient être réutilisés pour fabriquer d’autres plastiques, et les déchets organiques servir à la production de biogaz, d’électricité ou de chaleur » par le biais d’un processus de fermentation.

Outre une production d’énergie, ce procédé pourrait aussi mettre un coup d’arrêt à la prolifération des textiles sanitaires dans nos décharges. Le quotidien indique ainsi qu’un million de tonnes de couches seraient jetées chaque année, s’ajoutant aux lingettes et autres mouchoirs, « soit 9% de nos déchets ménagers », alors qu’un bébé consomme approximativement 6.000 couches au cours de ses deux premières années de vie.

Source : le Parisien.

La qualité et l’accessibilité du droit britannique de l’environnement passées au crible

L’organisation UKELA (The UK Environmental Law Association), dont l’objectif principal est de favoriser une meilleure compréhension du droit de l’environnement au Royaume-Uni ainsi que de soutenir la protection de l’environnement, vient de publier un rapport préliminaire d’étude sur les failles de la législation britannique.

Ce rapport annonce le lancement d’une vaste consultation, visant notamment à recueillir l’opinion d’avocats spécialisés, mais aussi de représentants de l’industrie, du gouvernement, des ONG ainsi que des milieux universitaires, afin de proposer à terme certaines modifications des normes en vigueur pour lui permettre de gagner en qualité. Il souligne en effet que certaines dispositions issues du droit anglais de l’environnement sont si complexes qu’elles se révèlent difficilement applicables.

L’organisation suggère différentes mesures pour régler en profondeur ce problème. Elle propose tout d’abord d’utiliser la Chambre des Lords comme une chambre spécialisée dotée d’un mandat visant à la consolidation du droit de l’environnement et d’établir ensuite une Commission du droit de l’environnement, dont les missions seraient les suivantes :

–          Examiner les contradictions possibles entre les nouvelles lois environnementales et le droit existant

–          Proposer de nouveaux textes de loi

–          Evaluer la mise en œuvre des lois existantes

–          Représenter le Royaume-Uni auprès des institutions européennes.

Enfin, elle envisage certaines pistes de recherche sur le thème de la transparence de cette législation, du rôle futur des principes environnementaux dans le royaume, ou encore de leur cohérence vis-à-vis de la législation préexistante afin d’éviter toute contradiction.

Nobel de chimie pour deux Américains : les cellules et leur environnement

Robert Lefkowitz et Brian Kobilka

C’est à deux chercheurs américains qu’a été attribué le prix Nobel de chimie 2012. Ils ont été récompensés pour leur travail sur la façon dont les cellules pourraient s’adapter à leur environnement grâce à un modèle de récepteur particulier. Pour l’industrie pharmaceutique, il s’agit là d’une « percée essentielle ».

Qui sont les chercheurs récompensés ?

Les scientifiques récompensés sont deux Américains, Robert Lefkowitz et Brian Kobilka. Ils se sont concentrés sur « les récepteurs couplés à des protéines G, des cellules qui permettent à l’homme de s’adapter à son environnement ».

Quelle est la portée de leurs recherches ?

L’académie royale des Sciences de Suède a expliqué, en annonçant les lauréats, que « notre corps est un système très finement réglé d’interactions entre des milliards de cellules. Chaque cellule comprend de minuscules récepteurs qui lui permettent de sentir son environnement et ainsi s’adapter à de nouvelles situations ».

Pourquoi ont-ils été choisis ?

Le jury du Nobel de chimie a décidé de les récompenser pour leurs découvertes sur « les fonctionnements internes d’une importante famille » de récepteurs. On comprend donc que ces récepteurs couplés aux protéines G (RPCG), qui permettent aux cellules de « s’adapter à des situations nouvelles », sont d’une importante particulière. Le progrès issu de ces recherches tient en ce que désormais, « nous savons à quoi ressemblent ces récepteurs ». Sven Lidin, membre du comité Nobel, a insisté sur le fait que c’était « grâce aux travaux de Robert et Brian » qu’une telle connaissance a émergé.

Perspectives : des médicaments avec moins d’effets secondaires

Grâce aux deux scientifiques primés, il sera à l’avenir possible de mieux comprendre les déséquilibres de la communication entre des cellules, ce qui conduit à des troubles de santé. Selon Sven Lidin, « certains disent que jusqu’à 50% de tous les produits pharmaceutiques reposent sur une action ciblant les RCPG. Savoir à quoi ils ressemblent et comment ils fonctionnent nous donnera des outils » pour concevoir « de meilleurs médicaments avec moins d’effets secondaires ».

Sources : lci.tf1.fr et lemonde.fr