35 000 réfugiés climatiques hors du commun

Alors que la marche pour le climat a mobilisé des centaines de milliers de personnes la semaine dernière dans le monde entier, 35 000 morses se sont réfugiés sur une plage cette semaine, faute de banquise. Le réchauffement climatique fait peser une lourde menace sur ces réfugiés climatiques dont le territoire privilégié, la banquise, se réduit chaque année.

SOS Morses en détresse

Il s’agit là d’une migration record. Près de 35 000 morses en détresse ont été identifiés samedi dernier sur une plage d’Alaska. Le constat s’impose : ces gros mammifères n’ont pas trouvé de glace où se réfugier. Il faut dire que le réchauffement climatique fait des ravages sur les calottes glaciaires, du coup, les zones de mer deviennent trop vastes et les lourds animaux ne parviennent pas à atteindre les rivages encore gelés.

Chaque année, les morses de l’Océan Pacifique migrent pour passer l’hiver en mer de Béring, au nord des îles Aléoutiennes. Lors de cette migration, les morses font des pauses pour se reposer car leur poids, jusqu’à 1,5 tonnes pour un adulte, ne leur permet de nager tout du long. Ils fatiguent.

Ce phénomène de regroupement « en terre inconnue » pour les morses avait déjà été observé en 2009 d’après WWF. Dommage que rien n’ait été fait depuis pour leur préserver leur habitat et leur épargner ces attroupements mortels. En effet, les plus gros d’entre eux, sans le vouloir évidemment, écrasent parfois les plus petits. WWF rappelle qu’en 2009, près de 131 jeunes morses avaient été retrouvés écrasés par les plus gros.

Ce signal de détresse des morses a constitué une belle opportunité pour WWF de rappeler la nécessité d’une réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le monde, principal facteur du réchauffement climatique.

Image d’entête : DPA/DANIELREINHARDT/AFP

Diesel : un scandale sanitaire comparable à celui de l’amiante

pot d’échappement (c) sipa

L’OMS l’atteste, les gaz d’échappements des moteurs diesel sont cancérigènes. L’organisation a même classé le diesel « cancérigène certain », exactement comme l’amiante et le tabac dont personne ne doute aujourd’hui de leur caractère mortifère.  Qu’attendons-nous donc pour éradiquer ces gaz de nos villes, et pourquoi pas, de nos vies ?

Avant hier, le Réseau Action Climat (RAC-France) et la Fondation Nicolas Hulot ont lancé une pétition

Le 17 juin, le Réseau Action Climat (RAC-France) et la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme (FNH) ont lancé une pétition pour stopper ce qu’ils vont jusqu’à qualifier de « scandale sanitaire ». En deux jours, cette pétition, adressée aux ministres de l’Ecologie et de la Santé, Ségolène Royal et Marisol Touraine, a reçu à peine 800 signatures alors soutenons-la !

Que proposent-ils ? Trois mesures de « bon sens », surtout la dernière :

  1. « Débloquer l’argent nécessaire pour que les collectivités locales développement les transports en commun, le covoiturage de proximité et les mobilités douces ».
  2. « Mettre en place une prime à la conversion des vieux diesels d’au moins 1500 euros pour les revenus modestes ».
  3.  « Supprimer progressivement, à partir de 2015, l’avantage fiscal sur le diesel qui coûte 7 milliards d’euros à l’Etat chaque année ».

Rendez-vous compte, l’Etat subventionne à hauteur de 7 milliards un carburant toxique (7 milliards !!!! Le montant du trou de la sécu !)… Nous contribuables, finançons malgré nous nos propres détresses respiratoires et cancers. Cela est totalement absurde.

Les ONG le rappellent, le diesel cause ou accélère la mort prématurée de « milliers » de personnes. Les difficultés à respirer augmentent, tout comme les allergies ou l’asthme, notamment au sein de la population enfantine, particulièrement fragile.

Voulons-nous faire de Paris une ville comme Mexico, au Mexique, ou Delhi, en Inde, qui proposent à la population des distributeurs payants – oui payants – d’oxygène ?

Pour en savoir plus, voici les enjeux du diesel à travers une vidéo pédagogique mise en ligne sur les sites du RAC-F et FNH

Le tourisme, la pollution et l’écotourisme

Les impacts négatifs de l’industrie du tourisme se manifestent quand le niveau de l’impact environnemental des touristes est supérieur à la capacité de l’environnement à s’y adapter. Le tourisme de masse incontrôlé représente une vraie menace pour les différentes zones naturelles du monde qui se retrouvent en surexploitation et souffrent de pollution.  La pollution issue du tourisme met une énorme pression sur les zones touchées avec des dégradations environnementales telles que l’érosion des terres, les rejets d’eaux usées dans les mers et les rivières, la destruction des habitats naturels des animaux, la pollution par une gestion négligée des déchets et la pollution de l’air. Avec une montée de la sensibilité des populations aux enjeux environnementaux, l’écotourisme devrait se trouver une place de choix dans les années à venir.

Les Maldives : île paradisiaque et calamité environnementale

Elle s’appelle l’île Thilafushi. Elle est seulement l’un des nombreux exemples de l’impact du tourisme sur l’environnement. Elle est située à l’ouest de Malé, la capitale des Maldives  à seulement une demi-heure en bateau. Il y a encore quelques années, cette île était aussi belle que les autres îles formant l’archipel des Maldives, une destination haut de gamme et fortement prisée par les touristes. Aujourd’hui, elle est une immense poubelle fumante à ciel ouvert où s’amassent des tonnes de déchets issus du tourisme mais aussi de toutes les îles avoisinantes.

Tourisme et Pollution – Thilafushi Island

Les déchets qui augmentent depuis 1993 sont en permanence brulés par des hommes qui y travaillent dans des conditions déplorables et les fumées sont rejetées dans l’atmosphère sans aucun traitement. Les vagues sont aussi en contact avec les flancs pollués au plomb et au mercure de l’île. Cette pollution peut très facilement impacter la chaine alimentaire des habitants qui subsistent grâce à la pêche. Le gouvernement des Maldives a effectué une étude qui démontre que  chaque touriste génère plus de 5 kg de déchet quotidiennement, contre 2 kg pour les habitants de Malé. Le million de touristes annuels représente trois fois le nombre de résidents de l’archipel. Après calcul, l’industrie du tourisme en est effectivement pour quelque chose dans la catastrophique évolution de l’environnement insulaire.

L’écotourisme, le tourisme durable et responsable

Il ne faut pas confondre l’écotourisme avec d’autres pratiques de tourisme responsable et citoyennes qui ne sont pas moins importantes. L’écotourisme est le tourisme qui limite au maximum l’impact sur l’environnement des visiteurs. Le tourisme éco-responsable met les visiteurs à contribution. Le tourisme doit être bien encadré. Le danger que représentent des visites touristiques en Arctique ou en Antarctique par exemple doit être évalué pour les touristes et pour les animaux dont l’ours polaire qui est en voie d’extinction. Selon Mikhaïl Babenko, qui travaille pour le WWF Global Arctic programme, le bruit des moteurs de bateaux et des sources humaines ont une influence négative sur la vie marine.

De Sotchi à Rio, 2014 connaitra un flux migratoire significatif en termes de tourisme sportif. L’accueil des compétitions sportives est une lourde responsabilité pour les pays concernés car ils se retrouvent à gérer une masse humaine qu’il est statistiquement impossible à estimer avec précision. Le comportement des visiteurs est aussi variable car ils se retrouvent dans un environnement différent.  Les débordements plus que probables peuvent lourdement impacter l’environnement. La préparation de ces jeux a aussi un impact sur l’environnement qu’il faut mesurer et limiter au maximum.

L’éco-tourisme est un modèle alternatif du tourisme traditionnel qui consiste à donner une expérience plus « verte ». Le tourisme  responsable inclut des actions de sensibilisation des visiteurs aux enjeux pour la protection de la faune, de la flore et de la population locale d’un pays ou d’une région. Cette évolution du tourisme cache un potentiel significatif et divers pays commencent à se positionner en matière d’écotourisme et de tourisme responsable. Par exemple au Bhoutan, le gouvernement a décidé de prioriser le respect de la nature et des traditions comme un dogme national. Le Bhoutan se positionne sur l’écotourisme de luxe. Et pour cause, chaque touriste reverse quotidiennement 250 $ de taxe qui sert à la préservation du pays, enclavé entre l’Inde et la Chine, à l’est de l’Himalaya. En France, les projets éco touristiques  se développent davantage à un niveau local que national.  La Loire-Atlantique soutient notamment des projets innovants tels qu’ un téléski nautique qui fonctionne à l’électricité, mise en valeur des loups par le parc animalier du sentier des daims, à Frossay, des chambres d’hôtes intégrées à la nature entre autres.

En 2013, selon les statistiques de l’administration chinoise du Tourisme (CNTA), les chiffres du tourisme en Chine étaient en net recul avec une chute de 10%. Tout comme le tourisme affecte l’environnement, la pollution fait aussi effet boomerang sur l’industrie du tourisme qui doit trouver le juste milieu afin de limiter son impact environnemental.

Indonésie : une compagnie minière sur le point de détruire 1,6 millions d’hectares de forêt

herbi-mag.com

Alors que, selon l’ONU, la déforestation en Indonésie est responsable de 70% des gaz à effet de serre et que le pays se classe troisième émetteur de CO2 au monde…

Alors que la forêt indonésienne est dans un état critique et qu’elle disparaît de plus en plus…

Alors que la protection des animaux en voie d’extinction en Indonésie est menacée…

Alors que Jakarta, la capitale de l’Indonésie, a instauré un moratoire pour lutter contre la déforestation…

La société minière East Asia Minerals Corporation, basée au Canada, a communiqué le 16 avril sur son autorisation prochaine de raser quelque 1,6 millions d’hectares de végétation sur l’île de Sumatra, dans la province d’Aceh, par le gouvernement indonésien. Une autorisation qu’elle obtiendrait en incitant le gouvernement à retirer le statut protégé de cette forêt.

East Asia Minerals Corporation a déclaré que « quasiment 100% du projet » était déjà approuvé par le Ministère des Forêts et a ajouté que « dès que la forêt aura été reclassée, notre société se verra accorder la possibilité de poursuivre son programme de forage ».

Et effectivement, Hadi Daryanto, secrétaire général du ministère des Forêts, a indiqué que « son ministère approuverait certainement le dézonage dans quelques semaines et que ce serait ensuite le tour du Parlement d’Aceh de rendre sa décision. » Une décision que le Parlement ne devrait pas refuser dans la mesure où le gouvernement a déclaré que le projet avait pour but d’aider les populations.

Une visée que nombre de biologistes et scientifiques réfutent, laquelle serait davantage dévastatrice selon eux. En effet, l’Association pour la Conservation de la Biologie Tropicale a affirmé que « les forêts d’Aceh sont essentielles pour la sécurité alimentaire, la régulation des flux d’eau durant la mousson et les périodes de sécheresse pour irriguer les champs de riz et autres cultures », affirmant que la végétation est « cruciale pour l’économie de la province comme pour les habitants ». Et d’ajouter que « la perturbation de la forêt des zones hautes d’Aceh augmentera le risque d’inondations destructrices pour les Indonésiens qui vivent en aval dans les plaines côtières ».

La compagnie a, de son côté, affirmé qu’elle avait une politique de responsabilité sociale pour traiter toutes les questions environnementales…

Pour mener à bien ce nouveau plan, la compagnie minière a décidé de travailler avec d’anciens responsables du gouvernement indonésien dont Fadel Muhammed, ancien ministre du gouvernement indonésien, qui vient notamment d’être déclaré suspect il y a une semaine dans le cadre d’une enquête de corruption. Elle a affirmé être activement impliquée à l’élaboration de ce nouveau plan d’aménagement dans la province d’Aceh, celui-ci consistant à attribuer « plus d’1 million de nouveaux hectares à l’exploitation minière, quelque 400.000 nouveaux hectares à l’exploitation forestière et plus de 200.000 nouveaux hectares à des plantations d’huile de palme ».

Pourtant, les dirigeants d’East Asia Minerals Corporation se sont réjouis d’une telle avancée. Edward Rochette, PDG de la compagnie minière, a estimé que « ce développement marque un progrès et une bonne nouvelle pour l’extraction minière dans la région ».

Une nouvelle qui, évidemment, a soulevé la colère des organisations environnementales. Car, pour elles, donner cet accord signifierait « la fin du moratoire décrété par le gouvernement visant à mettre fin à la déforestation massive » de l’Indonésie. Surtout que la province d’Aceh abrite de nombreux animaux, classés en voie d’extinction, comme les orangs-outangs, rhinocéros, tigres ou encore éléphants de Sumatra, qui ont subi au cours des dernières décennies « des pertes critiques ». Un point soulevé qui n’a pas fait reculer la compagnie, déclarant que « la lenteur de la reclassification serait imputable à une coalition de groupes environnementaux et autres ONG ».

Un orang-outang :

dinosoria.com

De son côté, Romandie.com, le portail des news suisses et internationales, a dédié un article, le 22 avril, à la naissance d’une femelle orang-outan en Indonésie, née le 20 avril au zoo de Semarang, sur l’île de Java. Elle est la première née dans ce zoo, depuis la mort de son frère en 2007, une heure après avoir vu le jour.

Suite à cette annonce de la société minière East Asia Minerals Corporation, les réactions se sont poursuivies : Ian Singleton, le directeur du Programme de conservation des orangs-outans de Sumatra, et l’organisation Friends of the Earth Indonesia (WALHI), se sont déclarés « surpris » que la compagnie annonce être « très fière » « que son lobbying ait porté ses fruits ».

Dedi Ratih, un des responsables de WALHI, a pointé, de son côté, la fait que « les compagnies étrangères s’ingèrent dans la politique locale et la dirigent ».

Que penser maintenant vis-à-vis de cette décision ?

La décision gouvernementale indonésienne quant à cette autorisation laisse perplexe, sachant que depuis plusieurs années la déforestation ravage l’Indonésie et menace ainsi l’une des biodiversités les plus importantes au monde. A quand moins de projets miniers de déforestation et davantage de subventions versées pour lutter contre ce désastreux impact environnemental ? La destruction de cette forêt par l’implantation de cette compagnie minière montre une nouvelle fois que le moratoire instauré en 2011 par le gouvernement n’est pas respecté, est un échec, et pire laisse deviner des actes de corruption dans le pays. Les responsables, une nouvelle fois, ne semblent se préoccuper de l’environnement et l’attribution de permis sévit… encore et toujours.

Sensibilisation des ONG environnementales

Concernant la déforestation en Indonésie, selon des estimations de Greenpeace, celle-ci est équivalente à la disparition d’un terrain de football « qui disparait toutes les quinze secondes pour faire place aux plantations ».

Au niveau planétaire, l’association WWF a de son côté eu l’idée récente de sensibiliser le public contre la déforestation : elle « repeint » virtuellement en temps réel cette surface rasée durant un match de football à la télévision montrant ainsi que « toutes les quatre minutes, une superficie en arbres équivalente à un terrain de football disparaît de la surface de la planète ».

Pour visualiser la vidéo de sensibilisation de WWF :

Sources :

http://www.7sur7.be/7s7/fr/2765/Environnement/article/detail/1617427/2013/04/18/Une-foret-protegee-de-Sumatra-bientot-vendue-a-une-societe-miniere.dhtml?show=react

http://www.tahiti-infos.com/Deforestation-en-Indonesie-une-miniere-canadienne-suscite-l-emoi_a72187.html

Gaz à effet de serre à Paris : stop ou encore?

greenstore.ma

La France pourrait être condamnée par la Cour européenne de justice pour non application des Plans de Protection de l’Atmosphère (PPA) en raison des dépassements des limites de microparticules PM10 dans plusieurs villes de l’Hexagone dont Paris. En clair, il y a trop de gaz à effet de serre dans l’air à Paris. Pour y remédier, la France bénéficie de délais afin de prendre des mesures et stabiliser son comportement en accord avec la directive sur la qualité de l’air. Delphine Batho, ministre de l’Ecologie, s’est prononcée sur le sujet sans pour autant donner un calendrier précis des mesures qui seront prises afin que la France redevienne un « bon élève » de l’Europe.

Causes des émissions des gaz à effet de serre à Paris

2013, déclarée année de l’air en Europe, rend la situation davantage alarmante vu le niveau de pollution à Paris malgré des règles existantes. De plus, les liens que l’OMS a établis entre la pollution atmosphérique et la santé humaine confirment la nécessité d’intensifier les politiques et les actions dans ce domaine. Après l’échec du dispositif de l’ancien gouvernement, zones d’actions prioritaires pour l’air (zapa), Delphine Batho parle désormais de repenser les moyens de transport existants, les politiques de mobilité et les moyens de chauffage domestique qui sont les principales sources d’émissions de dioxyde carbone dans l’air.

Réduire les émissions des gaz à effet de serre à Paris

Le transport routier est l’une des sources de pollution qui demande une gestion très encadrée car il implique une commutation de véhicules significative vers et hors de Paris quotidiennement. Le trafic urbain et son impact sur la qualité de l’air exigerait une mesure consistant à restreindre la circulation aux « véhicules les plus vertueux », d’où le retour de la pastille verte, mesure du gouvernement de Lionel Jospin, instaurée il y a 15 ans. Les taxes sur le diesel et l’essence pourraient être rééquilibrées selon Chantal Jouanno, sénatrice UDI, ancienne secrétaire d’État à l’Écologie. Afin de réduire la circulation automobile et routière, il y a une montée en puissance des solutions alternatives : la mise en service de nouvelles lignes de tramway et de métro pour inciter les individus à utiliser les transports en commun au détriment des véhicules particuliers, le covoiturage est mis en avant, le développement des véhicules électriques en ville avec l’autolib, les moyens de transports alternatifs de marchandises.

Par ailleurs, pourrait fortement et favorablement impacter le niveau des gaz à effet de serre, une politique volontariste en matière de rénovation thermique avec des diagnostic de performances énergétiques des logements ainsi que la construction de logements à haute performance énergétique, entre autres. Un exemple concret de l’implication des autorités de la ville de Paris est l’objectif d’effectuer la rénovation thermique de 200 écoles parisiennes d’ici 2014.

Mesures réelles des gaz à effet de serre à Paris

Afin d’identifier les sources géographiques et les concentrations en dioxyde de carbone (CO2), monoxyde de carbone (CO) et méthane (CH4) à Paris, la capitale a établi une collaboration avec Astrium, filiale spatiale du groupe aéronautique EADS qui déploiera un système de capteurs au sol et aérien autour de Paris. Le système est constitué de boitiers qui filtrent l’air et analyse sa composition à l’aide d’un laser. Les livrables se présenteront sous forme de « cartes de flux » qui recueillent les informations collectées sur l’année. Une première carte est attendue fin 2013. Cette démarche servira à mesurer l’impact des initiatives environnementales de l’Etat et s’inscrit dans l’initiative de la ville de Paris de réduire de 75% les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050.

Sur le plan individuel, il est également possible de mesurer sa consommation d’énergie sur le site de la Nationalgeographic ou son empreinte carbone sur Coachcarbone proposé par l’Agence Parisienne du Climat (APC).

Néanmoins, les résolutions du gouvernement français semblent être davantage une réponse pour éviter les sanctions de l’Union Européenne face au non-respect de la France des normes qui maintiennent la qualité de l’air, qu’un engagement sincère. Quoi que rien interdit de l’espérer. Mais il est impératif que l’ampleur de l’enjeu sanitaire de la situation soit également une préoccupation pour l’état car le bien-être des citoyens doit cohabiter avec les intérêts financiers du pays. Ceci dit, les parisiens  pourraient aussi se conformer à des comportements plus éthiques à l’égard de l’environnement pour contribuer à l’objectif national.

Sources : lefigaro.fr, batiactu.com

Chine : incendie d’usine passé inaperçu à cause de la pollution

Des voitures roulent au ralenti dans un épais brouillard dû à la pollution à Hefei, dans la province d’Anhui, au centre de la Chine – AFP (courrierinternational.com)

Aujourd’hui, lemonde.fr a informé que l’incendie d’une usine, dans l’Est de la Chine, était passé inaperçu pendant plus de trois heures tellement le brouillard de pollution qui l’entourait était épais. En conséquence, les pompiers sont intervenus avec un retard considérable.

Les ravages de la pollution atmosphérique

L’incendie, qui s’est déclaré dans une fabrique de meubles de la province du Zhejiang, a donc fait plus de ravages que prévu compte tenu de sa confusion avec la pollution environnante. Selon l’agence d’information Chine nouvelle, citée par lemonde.fr, « à cause de l’épais brouillard chargeant l’air à ce moment-là, presque trois heures se sont déroulées avant que les résidents voisins se rendent compte de la fumée et des flammes ». Incroyable.

Mais notons que la pollution atmosphérique n’était pas exclusivement due à l’activité de l’usine en question. De plus, elle était tellement chargée en particules nocives qu’elle a aussi affectée les transports routiers, causé l’annulation de vols dans les aéroports et une ruée sur les masques filtrants. La pollution de l’air était si dense qu’elle a fait chuter la visibilité à 100 mètres par endroit. Ambiance !

Débat sur le rythme de développement de la Chine

Le caractère inédit de la mauvaise qualité de l’air a provoqué un débat à travers toute la Chine sur les effets pervers de son développement effréné. Certains médias officiels ont émis de fortes critiques et « exigé des autorités davantage de transparence ». Une occasion aussi pour les experts de réaffirmer que « si la Chine souhaite lutter efficacement contre la pollution atmosphérique qui étouffe ses villes, il lui faut prendre des mesures audacieuses et coûteuses pour restreindre sa dépendance au charbon et promouvoir des alternatives à la circulation automobile ».

Dans ce sens, le professeur John Cai, de la Chine Europe International Business School de Shanghai, martèle qu’ « il est nécessaire que le gouvernement prenne des mesures à long terme en centralisant les réseaux de chauffage, afin que des foyers ne brûlent pas du charbon dans les zones rurales ». Espérons qu’il soit entendu.

Lemonde.fr rappel un fait majeur : selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la Chine consomme la moitié de la consommation mondiale de charbon. Le pays tire en effet du charbon « plus de 70% de son énergie ». La tendance est d’ailleurs à la hausse, en raison de la demande d’électricité qui ne cesse d’augmenter. Autre rappel choc : « ces dernières années il s’est construit en moyenne une centrale au charbon par semaine en Chine ».

Si Paris s’étouffe, la Chine s’asphyxie.

 

Source : lemonde.fr

Couche d’ozone : le trou se réduit

Le trou dans la couche d’ozone qui se forme tous les ans entre septembre et octobre est moins important cette année que l’année dernière. L’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA) explique cette résorption par la hausse de température de la haute atmosphère.

Crédit photo : NASA / Flickr (CC BY-NC-SA)

La couche d’ozone s’étiole sur une superficie de 21,2 millions de kilomètres carrés cette année, ce qui est le second plus petit trou depuis 20 ans. Cela correspond tout de même à la superficie des États-Unis, du Mexique et du Canada réunis… C’est en 2000 que la couche d’ozone était la plus altérée, avec un trou de 29,9 millions de kilomètres carrés.

L’ozone

L’ozone est un gaz présent dans la stratosphère formé de trois atomes d’oxygène. Il se forme directement en altitude, sous l’effet du rayonnement solaire, à partir de l’oxygène. Il se dégrade spontanément si bien que la concentration d’ozone est liée à ces deux réactions antagonistes qui se compensent : on appelle cela l’équilibre dynamique. Cependant, depuis le début des années 80, l’ozone atmosphérique devient ténue aux régions polaires, tout particulièrement au-dessus de l’Antarctique et de l’Australie. Cela est dû à la présence de composés chlorés : les chlorofluorocarbonates ou CFC). Ces composés, à longues durées de vie, ont été interdits et leur production dans le monde est quasi nulle depuis la signature en 1985 du protocole de Montréal.

Importance de la couche d’ozone

L’ozone stratosphérique absorbe jusqu’à 97 % des rayons ultraviolets provenant  du Soleil. Sans cette protection, la surface de la planète serait bombardée de rayonnements suffisamment énergétiques pour détruire les liaisons chimiques biologiques. Autant dire que la vie telle que nous la connaissons n’existerait pas et se serait développée dans les océans, à une profondeur suffisante, à l’abri des UV.

Le trou se résorbe

Bien que les CFC ne soient plus produits, ces composés restent dans l’atmosphère et continuent leurs méfaits. Les experts estiment qu’il faudra encore une dizaine d’années avant de voir commencer la régénération de ce gaz. Pourtant, ironiquement, la réchauffement global de l’atmosphère favorise la protection de ce gaz : « sous l’effet du froid, la vapeur d’eau et les molécules d’acide nitrique se condensent pour former des nuages dans les couches basses de la stratosphère. » Et Dieu sait qu’il fait froid au dessus de l’Antarctique, vaste continent d’altitude (3 000 mètres en moyenne), plongé dans une nuit de six mois. Lorsque le Soleil se lève, à la fin de l’hiver austral, dans ces nuages « se forme du chlore qui aboutit à la destruction de l’ozone. »

Paris s’étouffe

Selon le bilan annuel d’Airparif, rendu public hier, trois millions de Franciliens ont été exposés à des niveaux de pollution atmosphérique élevés en 2011. Les températures et le trafic routier expliquent en partie cette forte exposition aux particules fines, au dioxyde d’azote et à l’ozone, néfastes pour la santé mais aussi pour l’environnement.

Selon Airparif, les conditions météorologiques enregistrées tout au long de 2011 ont été favorables à des niveaux élevés de pollution, « légèrement inférieurs à 2010 ». Il n’en demeure pas moins que plus d’un Francilien sur quatre a été exposé à un air qui ne respecte pas la réglementation sur les particules fines. Les épisodes de pollution ont été nombreux l’an dernier, mais « peu intenses », précise le rapport.

« Le dépassement a pu atteindre jusqu’à quatre fois la norme en vigueur sur le boulevard périphérique », précise Karine Léger, adjointe au directeur d’Airparif. Sur l’ensemble des stations franciliennes, celles qui ont enregistré les dépassements journaliers les plus nombreux sont celle de l’autoroute A1 (Saint-Denis), du périphérique à Auteuil, de la RN 2 à Pantin et des Champs-Elysées.

Pour tenter d’endiguer les épisodes de pollution, un arrêté interpréfectoral pris en octobre 2011 permet aux autorités de prendre dans l’urgence des mesures contraignantes. Si la pollution s’étend sur plus de trois jours, le préfet peut désormais interdire la circulation des poids-lourds, voir imposer la circulation alternée pour les particuliers. En 2012, le premier « seuil » de dépassement pourrait être déclenché une cinquantaine de fois.

Ces gaz ou particules, particulièrement irritants et agressifs, pénètrent plus ou moins loin dans l’appareil respiratoire et peuvent induire des effets respiratoires ou cardiovasculaires. Par ailleurs, les effets des polluants atmosphériques se conjuguent également avec ceux des particules biologiques présentes dans l’air, parmi elles, les pollens et les moisissures. La pollution de l’air est ainsi suspectée d’exacerber les allergies polliniques : les pollens seraient plus agressifs sous l’influence des polluants atmosphériques qui, de plus, fragilisent les voies respiratoires et les rendent plus réceptives aux pollens.

Les effets de cette pollution sur l’environnement peuvent se ressentir à différentes échelles géographiques. Sur les matériaux, elle induit de la corrosion due au dioxyde de soufre, des noircissements et encroûtement des bâtiments par les poussières issues en grande partie de la combustion des produits pétroliers, ainsi que des altérations diverses en association avec le gel, l’humidité et les micro-organismes. Sur les végétaux, de fortes concentrations de certains polluants peuvent conduire à des nécroses visibles sur les plantes. La pollution de l’air peut également entrainer une réduction de la croissance des plantes, même sans dommages visibles, par exemple une baisse de la production agricole de certaines céréales, ou une résistance amoindrie des plantes à certains agents infectieux.

Source : metrofrance.com   airparif.asso.fr

Le top 10 des articles les plus lus sur Ressources et Environnement

L’environnement, le développement durable ou la biodiversité ne sont pas les principales préoccupations des français en cette période creuse de l’été, et c’est bien compréhensible. Pourtant, nous avons des lecteurs fidèles ! Voyons voir les articles qui ont eu le plus de succès des 30 derniers jours.

  1. Le castor, fervent défenseur de l’environnement ne cesse de vous étonner. Il est vrai que c’est un allié certain pour gérer la pollution de l’eau !
  2. Nos lecteurs seraient-ils des urbains ? Le murs végétalisés avec des plantes grimpantes sont en effet une idée de développement durable qui vous intéresse.
  3. Le Sénégal a reçu 85 millions de dollars en faveur du développement durable. Le déblocage de telles sommes pour l’environnement en période de crise est inespéré.
  4. Les mystères de l’Île de Pâques vous a aussi fasciné : tourisme durable et biodiversité sont au cœur des préoccupations du gouvernement chilien.
  5. Il semble aussi que vous, chers lecteurs, soyez préoccupés par la gestion des forêts brésiliennes.
  6. L’environnement africain est décidément au cœur de vos préoccupations. La gouvernance environnementale du continent africain était le sujet d’un d’article publié il y a déjà 1 an !
  7. Les méfaits environnementaux de l’élevage porcin aux Etats-Unis semblent aussi vous horrifier !
  8. Le moustique tigre, prédateur ailé et piquant du Sud de la France connaît aussi un certain succès.
  9. Vous êtes fascinés par la création de la première feuille artificielle par le MIT imitant le processus de photosynthèse pour produire de l’énergie.
  10. Enfin, preuve en est que nos lecteurs sont plutôt citadins, vous avez lu avec intérêt le bilan du premier éco-quartier français, la ZAC de Bonne à Grenoble.

Voilà chers lecteurs, la revue de vos centres d’intérêt en matière de développement durable et d’environnement pour ce mois de juillet. Bonnes vacances !

ALERTE : 2 ans d’espérance de vie en moins pour les citadins européens

developpementdurable.com

Ces informations sont une ultime alerte. Et oui, les citadins européens inhalent toujours des substances qui les condamnent à 2 ans d’espérance de vie en moins. Dans un nouveau rapport paru aujourd’hui, l’Agence européenne pour l’Environnement montre en effet que jusqu’à 95% des citadins européens absorbent de l’air contenant des substances dangereuses.

Qui est concerné ?

Un tiers des habitants des villes selon les critères de l’Union européenne. Et jusqu’à 95% des citadins selon les normes de l’OMS.

L’OMS est plus stricte que l’UE sur les particules fines car « on n’a identifié aucun seuil sous lequel les PM n’auraient pas d’impact sur la santé ». L’OMS estime donc que « les valeurs recommandées doivent représenter un objectif acceptable et atteignable afin de minimiser les effets sur la santé tout en prenant en compte les contraintes locales, les capacités et les priorités en matière de santé publique ».

WTF ?

Le problème, c’est que nous respirons un air beaucoup trop pollué par des particules fines principalement. L’AEE note qu’ « en dépit de lois et d’un certain nombre de succès en matière de pollution de l’air, des populations en Europe respirent encore de l’air contenant des substances dangereuses ». Incroyable, la directrice de l’agence, Jacqueline McGlade, affirme même que « la pollution atmosphérique réduit notre espérance de vie de près de deux ans dans les villes et les régions les plus polluées ».

Risque de maladies cardiaques et respiratoires

La concentration des particules fines,  majoritairement émises par la circulation en milieu urbain, mais également par le chauffage au bois, l’industrie et l’agriculture, représente le « risque sanitaire le plus grave ». Ces particules peuvent être à l’origine de pathologies cardiaques et respiratoires, ou encore du cancer du poumon. L’AEE appelle à réexaminer d’urgence la législation en matière de qualité de l’air. Elle s’inquiète aussi au sujet des niveaux d’ozone ou de dioxyde d’azote.

Quelles sont les régions les plus concernées ?

L’Est de la France, le Nord de l’Italie ainsi que les centres urbains et industriels d’Europe centrale et orientale sont considérés comme « les plus mauvais élèves ».

Source : Lematin.ch

Un jardin dans le ciel à Beyrouth : la dépollution collaborative

Il ne fait pas bon de respirer l’air de la capitale du Liban. En effet, selon une étude menée durant les deux dernières années, le taux de particules en suspension dans l’air de Beyrouth  dépasse de 175 à 275% les normes fixées par l’Organisation mondiale de la Santé. Le trafic routier de la capitale serait le premier responsable de cette pollution,  « Le parc automobile libanais compte environ 1,3 millions de véhicules en circulation dont 600 000 qui traversent le Grand Beyrouth tous les jours et 28 à 30% de ces véhicules n’ont pas leur contrôle technique à jour », indique, exaspéré,  Ziad Akl, fondateur de l’association de sécurité routière, YASA. Ces contrôles sont pourtant obligatoires, mais rarement sanctionnés. Alors que ce taux de particules nocives devient de plus en plus alarmant, des associations et des spécialistes tentent de trouver des solutions. C’est le cas de Wassim Melki, un jeune architecte de 28 ans, qui vient de mettre en place le projet « Beirut Wonder Forest ».

Le principe est simple : imaginer des milliers d’arbres sur les toits de l’agglomération, plantés et entretenus par les habitants de chaque bâtiment. Il est encore difficile de mesurer l’impact du projet sur la qualité de l’air, mais il devrait être largement bénéfique quand on sait que chaque arbre pourrait capturer 10kg de CO2 en moyenne par an. La « Beirut Wonder forest » pourrait également avoir des retombées positives sur le climat local, du fait de l’ombre projetée par les arbres et ainsi, favoriser indirectement une baisse du niveau de pollution de la ville : en été, une température plus fraîche dans les habitations permettrait de réduire l’utilisation des systèmes de climatisation, très énergivores.

Le plus difficile va consister à faire adhérer les Beyrouthins au projet, la plantation et l’entretien des arbres devant être à l’initiative des particuliers. D’après l’initiateur, la voie la plus efficace serait l’incitation politique, par obligation légale, ou, plus raisonnablement, par le biais de réduction d’impôts pour les participants au projet.

Un prototype de plantation sur immeuble devrait être proposé cette année au ministère de l’Environnement. Les adhérents de « Beirut Wonder Forest » envisagent ensuite de tester le principe à l’échelle d’un quartier.


Source : courrierinternational.com

Londres : la pollution clouée au sol

Le maire de Londres, Boris Johnson, a décidé de mettre en place une série d’expérimentations visant à réduire la pollution dans les rues de la capitale anglaise. L’une d’entre elles consistent à essayer de coller au sol les particules émises par le trafic urbain.

Depuis plusieurs années, Londres connait une forte recrudescence de la pollution atmosphérique. A tel point, que la capitale britannique, en infraction avec les réglementations européennes, s’expose à des amendes pouvant atteindre 300 millions d’euros.

La ville de Londres est donc à la recherche de solutions afin de diminuer ce taux de pollution, d’autant plus qu’elle accueille cet été les prochains jeux olympiques, annoncés comme les plus « green».

Depuis quelques mois, les habitants de la ville qui swing peuvent suivre un curieux ballet orchestré par trois camions, ne ramassant pas les poubelles mais… la pollution. Les agents d’entretien dispersent une solution adhésive fabriquée à base de calcium, censée attirer au sol les particules fines émises par les pots d’échappement des véhicules. Ces particules PM10, souvent accusée de provoquer des problèmes de santé, asthme, maladies cardio-vasculaires, sont surveillées de près par l’Union européenne, qui a fixé des seuils à ne pas dépasser. Or, la ville de Londres dépasse régulièrement ce plafond autorisé de 50 microgrammes par mètre cube d’air.

Testée depuis quelques mois, cette technique de « dépollution » aurait déjà permis de réduire ce taux de particules de 14% dans les rues traitées. Le souci, explique le Professeur Frank Kelly du King’s College of London, est que cette solution ne traite pas le problème à la source, « Elle a non seulement un coût exorbitant, et une fois que vous arrêtez l’aspersion, le problème revient ».

D’autres alternatives sont également envisagées pour enrayer cette pollution, comme le nouveau réseau de bus à Impériale, le retrait des vieux taxis ou encore la construction de murs destinés à fixer la pollution le long des voies rapides.

Sources : 20minutes  enviro2b

Un absorbeur de CO2 atmosphérique révolutionnaire

Une équipe de scientifiques californiens a mis au point un nouvel absorbeur de CO2 atmosphérique qui serait capable d’enlever de grandes quantités de dioxyde de carbone de l’air. Ce matériau, qui est en fait une forme de plastique, permettrait ainsi de mieux contrôler les émissions de gaz à effet de serre et limiter le changement climatique.

George Olah, qui a remporté le Prix Nobel de chimie en 1994, travaille depuis longtemps avec son équipe de scientifique sur la fabrication d’un carburant créé à partir de méthanol afin de pallier la probable pénurie des carburants fossiles. Monsieur  Olah et ses collègues s’intéressent  en parallèle au développement de batteries à base de fer, pouvant stocker l’excès d’électricité générée par des sources d’énergie renouvelable pour ensuite l’injecter dans le réseau électrique lors des périodes de forte demande.

Ces batteries d’un nouveau genre utilisent l’oxygène contenu dans l’air. Cependant, si de faibles quantités de CO2 sont impliquées dans la réaction, cela a pour effet de la tuer. Après avoir réussi à développer des systèmes permettant d’absorber le CO2 à partir de solides poreux appelés zéolites, les scientifique se sont tournés vers le polyethyleneimine, un polymère bien meilleur marché que les zéolites.

En testant les capacités d’absorption en CO2 de ce nouveau matériau, les chercheurs se sont aperçus qu’à l’air humide, chaque gramme du matériel absorbait en moyenne 1,72 nanomoles de CO2. Il s’agit de l’un des niveaux le plus élevé jamais testé, d’après ce que l’équipe a indiqué le mois dernier dans le Journal of the American Society.

Le polymère pourrait aussi être utilisé pour construire des fermes massives d’arbres artificiels qui auraient pour objectif de réduire les concentrations atmosphériques de CO2 et de prévenir les pires ravages du changement climatique.

Sources : news-environnement  sciencemag

Pour sauver la planète, arrêtons de manger…

Selon des chercheurs français, une alimentation riche en fruits et légumes est bonne pour la santé mais semble ne pas avoir d’impact favorable sur l’environnement. Au contraire, ce mode d’alimentation pourrait même augmenter l’impact carbone de notre bol alimentaire.

Des chercheurs de l’Inra (Institut national de la recherche agronomique) et du Cirad (Centre de coopération international en recherche agronomique pour le développement) viennent de publier une « réflexion stratégique » sur les possibilités d’une alimentation durable.

Nicole Darmon et Louis-Georges Soler, de l’Inra, se sont particulièrement attardés sur l’impact carbone de l’alimentation française. Selon Madame Darmon « la vision selon laquelle les produits végétaux sont bons pour la santé et l’environnement alors que les produits animaux seraient à la fois mauvais pour l’environnement et la santé apparaît simpliste et nécessite d’être reconsidérée ».

Jusqu’à aujourd’hui, on estimait que pour réduire l’impact carbone de son alimentation, il suffisait de réduire sa consommation de viande rouge en provenance des ruminants. En effet, la production intensive de viande a une influence environnementale sur les réserves et la qualité de l’eau, sur la biodiversité et sur la consommation énergétique. « Ce sont des aliments dont la production entraîne le plus d’émissions de gaz à effet de serre par calorie » rappellent les chercheurs. L’élevage compte pour 80% des émissions de gaz à effet de serre agricole.

L’étude qui a été menée a permi aux chercheurs de tirer une estimation de l’impact carbone de l’alimentation habituellement consommée en France. Il apparaît que la gente masculine a un impact carbone supérieur à l’alimentation des femmes (4,7 kg équivalent de CO2 par jour pour les hommes vs 3,7 kg pour les femmes), ceci  est en particulier dû au fait que l’homme a des besoins énergétiques supérieurs. En définitive, il se nourrit plus et surtout, il consomme davantage de viandes rouges et de charcuterie.

Certes, les femmes mangent moins de viande mais compensent cette absence relative en consommant davantage de produits ayant, peut-être un faible impact environnemental (yaourts, fruits, légumes, féculents…), mais en plus grande quantité.

En résumé, il faut réduire sa consommation de viande rouge car une vache élevée, c’est X tonnes de CO2, Y hectolitres d’eau et quantité de méthane (due aux flatulences). Il ne faut plus consommer de poisson gras comme le thon rouge qui est en voie d’extinction, victime de la surpêche. Evitez également de manger du cabillaud (dont les populations se déciment) mais aussi d’autres poissons carnassiers qui sont intoxiqués aux métaux lourds. Et enfin, réduisez la quantité de fruits et de légumes de votre bol alimentaire afin de réduire l’impact carbone de votre alimentation.

En résumé, pour sauver la planète, ne mangez plus…

L’étude est consultable à cette adresse.

Et si on arrêtait de se lancer des fleurs ?

 

Un article intéressant a été publié par la journaliste Catherine Bernard sur la plate forme Slate.fr.

Depuis plus de 20 ans, l’Europe et la France voient leurs émissions de CO2 diminuer alors que les pays émergents  comme la Chine ou l’Inde enregistrent une très forte progression des leurs. L’Europe, en bon petit soldat,  a alors la fâcheuse tendance à se positionner en tant qu’exemple à prendre en termes de bonnes pratiques environnementales. Mais…

La journaliste alerte sur le fait que ces chiffres sont à prendre avec précaution. En France, par exemple, les émissions de CO2 ne concernent que les productions réalisées sur le territoire national. Elles  incluent les produits exportés mais négligent les importations. « En tenant compte de ce facteur – et à partir des chiffres d’émissions de 2005 –  les services statistiques de l’Etat français ont ainsi calculé que le solde des émissions de CO2 des échanges extérieurs de la France était de 135 Mt, qui viennent donc s’ajouter aux 410 Mt émises sur le territoire national. Et si aucune statistique d’évolution de ce chiffre n’est pour l’instant disponible, il y a fort à parier que nous « importon » une partie croissante de notre CO2, une tendance que la désindustrialisation accélérée de la France risque fort d’accentuer ». 545 Mt, nous sommes déjà plus éloignés des 410 Mt annoncés au départ…

Catherine Bernard insiste sur le fait que l’enjeu du développement durable n’a peut être pas réellement été assimilé par la population. Il est vrai que si l’on se fie aux différents sondages publiés, l’opinion deviendrait de plus en plus sensible aux thématiques de développement durable et de responsabilité environnementales. Dans l’absolu, il semblerait que cette tendance ne soit pas toujours mise en pratique.

« Pourquoi inventer des ampoules à faible consommation si on les laisse allumées toute la journée ? Ou investir dans des chaudières à très fort rendement et isoler drastiquement les maisons puisque les ménages en profitent pour augmenter le thermostat ? »

Catherine Bernard prend l’exemple d’une étude réalisée par le constructeur de maisons basse consommation d’énergie (BBC) Trecobat. Ses clients ont certes effectué des économies non négligeables sur leurs factures de chauffage (passées de 1 152 à 739 euros), mais 59% d’entre eux ont avoué en profiter pour augmenter le thermomètre à 20-22°C en journée, contre une recommandation à 19°C. Ces clients ont, en effet, réduit leurs émissions de gaz à effet de serre mais pas autant qu’ils auraient pu.

Est-il vraiment rentable, pour l’environnement, de proposer des services de véhicules  auto-partagés et ainsi pousser des usagers à ne plus prendre les transports en commun ? Il en va de même pour d’autres investissements soi-disant « verts »  comme par exemple, la construction d’un tramway, certes électrique, quand on connait la dépense énergétique engagée durant plusieurs années par la construction de ce dernier. Un simple couloir réservé aux  bus ne serait-il pas plus « green » ?

« L’effet rebond », c’est le terme utilisé par les experts pour définir cet effet pervers. « Plus la consommation d’un produit ou service devient économe en énergie, et plus sa consommation devient accessible, entraînant une augmentation du pouvoir d’achat et donc de la consommation (de ce produit ou d’un autre). Avec bien souvent à la clé, une augmentation des émissions de gaz à effet de serre ».

Le chemin s’annonce encore tortueux avant d’arriver à la construction d’un équilibre entre développement humain et préservation de l’environnement. Invoquer la sauvegarde de la planète est une chose mais n’est-ce pas avant tout  l’humanité qui aurait besoin d’être sauvée  ?

L’article de Catherine Bernard est consultable à cette adresse.

La Suisse n’atteindra pas ses engagements pris dans le cadre du protocole de Kyoto

source : fotosearch.fr

Alors que le Conseil fédéral suisse élabore actuellement une stratégie pour la préservation de la biodiversité, qui sera soumise au Parlement au début de l’année 2012, un rapport vient d’être publié sur l’état de l’environnement dans le pays. Il s’agit d’un rapport bisannuel réalisé conjointement par l’Office fédéral de l’environnement et l’Office fédéral de la statistique. Et celui-ci se révèle quelque peu alarmant.

Il souligne en effet que la Suisse n’a pas atteint ses objectifs en matière de changement climatique et de conservation de la biodiversité. Son engagement de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 8% entre 2008 et 2012, pris dans le cadre du protocole de Kyoto, ne pourra ainsi pas être rempli. Dans le même temps, l’extension des zones d’habitation et des surfaces d’infrastructures, comme l’agriculture intensive, ont fortement contribué à la disparition d’espèces animales et végétales, en favorisant le recul de leurs habitats. A ce jour, 13.500 espèces parmi celles qui composent la faune et la flore helvétique s’avèrent menacées par ces facteurs.

Mais ce rapport est aussi nuancé. Il souligne par exemple les progrès réalisés dans l’amélioration de la qualité de l’eau et de l’air. Ceux-ci se manifestent par un recul de la pollution aux métaux lourds, aux dioxines, aux biphényles polychlorés (PCB) et aux polluants organiques persistants (POP) notamment.

Enfin, il met en évidence l’impact de la consommation intérieure du pays, alimenté à 70% par des importations, sur l’environnement à l’étranger, relevant d’ailleurs que cette tendance à l’import est à la hausse.

Sources : Romandie.com, documentation de l’Office fédéral de l’environnement.

Ville : la pollution atmosphérique néfaste pour le cerveau

Dans une étude publiée dans la revue Molecular Psychiatry et reprise par le quotidien britannique TheTelegraph, Laura Fonken, de l’université américaine de l’Ohio,  auteure principale de l’étude, révèle que la pollution n’est pas seulement néfaste pour le cœur ou les poumons mais aussi pour le cerveau.

Décortiquer le mythe de l’urbain dépressif

La dépression urbaine photographiée par Mathieu Casimir trouve une explication nouvelle grâce aux résultats de cette étude. Après avoir soumis, chaque jour, des souris pendant 6 heures à une source de pollution, et ce durant 10 mois, les chercheurs ont finalement pu observer l’impact néfaste de la pollution sur l’hyppocampe du cerveau. Cette zone qui régule la mémoire et l’anxiété a révélé des troubles chez les souris exposées bien plus importants que chez les cobayes témoins.

« L’hippocampe est particulièrement sensible aux dommages causés par une inflammation. Nous soupçonnons que l’inflammation systémique causée par le fait de respirer un air pollué soit communiquée au système nerveux central », explique Laura Fonken.

Les villes concentrent les activités et les hommes, condamnant plus ou moins ces derniers à évoluer dans un milieu hostile. Les inquiétudes urbaines seront fortes si les résultats de cette étude sont confirmés…

Source: Enviro2b, maxisciences, terrafemina

Trop d’ozone peut tuer l’Européen

Source: Fotosearch

Malgré les prescriptions européennes, les taux de pollution de l’ozone (O3) sont alarmants et mettent en jeux la santé et l’environnement des citoyens des pays membres.

Les recommandations de l’Union Européenne (UE) sont formelles : les taux maximum de pollution à l’ozone ne doivent dépasser de 120 microgramme par m3. Voilà pourtant, d’après un rapport de l’Agence Européenne de l’Environnement (AEE), que ce taux a été dépassé pendant plus de 40 jours lors de l’été 2010.

Qu’avons-nous à craindre ?

Selon l’AEE, lorsque l’ozone (issu de gaz comme l’oxyde de nitrogène, le monoxyde de carbone et le méthane) n’est pas directement émis dans l’atmosphère, il peut causer des troubles médicaux pouvant entraîner un décès précoce. Les excès d’ozone peuvent également affecter les rendements agricoles.

Quels sont les coupables ?

Au premier plan, sont responsables émissions industrielles et celles du transport routier, qui représentent entre 50 et 66% des émissions totales. Le rapport de l’AEE précise cependant que « l’ozone n’est pas directement émis dans l’atmosphère, il s’agit d’un polluant secondaire qui résulte de la réaction photochimique entre certains polluants primaires (les oxydes d’azote, le monoxyde de carbone et les composés organiques volatils) sous l’effet du rayonnement solaire ».

A cela, s’ajoute que la création de pollution à l’ozone dépend beaucoup des conditions météorologiques comme la température et l’intensité solaire, les niveaux de production peuvent donc considérablement augmenter suite à de longues périodes ensoleillées.

Au second plan, l’implication des Etats membres de l’Union Européenne dans le processus de réduction des émissions polluantes qui est insuffisante. La majorité des Etats ne respecte pas le processus. Les émissions trop importantes enregistrées lors de l’été 2010 ont été constatées dans 17 pays : Allemagne, Autriche, Bulgarie, Chypre, Espagne, France, Grèce, Hongrie, Italie, Luxembourg, Malte, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie. Les Etats ont pourtant un rôle clé à jouer pour inciter particuliers et entreprises à modifier leur mode de production ou de consommation que ce soit grâce à des aides ou sanctions financières,  ou à une sensibilisation intensive aux enjeux de la qualité de l’air. Il en va de la santé de leurs citoyens et leur environnement naturel…

Sources: commentcamarche.net, le journal de l’environnement

ALERTE: Un triste record pour les émissions de CO2

Source: Fotosearch

Les derniers relevés des émissions montrent une hausse de 5% depuis le précédent record de 2008. La nouvelle annoncée par The Guardian, relayée par le Monde, provoque l’émoi dans le monde de la science.

Les projections « supposent qu’il y a 50 % de possibilité que l’augmentation de la température dépasse 4 °C vers 2100 », affirme Nicholas Stern, de la London School of Economics, auteur d’un rapport référence sur le changement climatique, au Guardian.

Quelles en sont les causes ?

  • Les premiers accusés sont les pays en voie de développement (PED). Si comme le soutient Sir David King, ancien responsable scientifique et conseiller du gouvernement britannique, il existe toujours un lien entre hausse du PIB et hausse des émissions, la réduction du réchauffement climatique reviendrait à empêcher le développement des PED.

C’est un retour au débat qui paralysa le Sommet de Copenhague et une inflexion aux orientations prises lors du Sommet de Cancun rappel le Handelzeitung.

  • Notons cependant que les estimations de l’Institut de l’Energie Atomique montrent que la récession lors de la crise de 2008 a eu un faible impact sur les émissions.
  • Les Pays développés ne sont pas hors de cause : leur pratique d’importation de produits, provenant de Chine par exemple, est un moyen de détourner le protocole de Kyoto. En effet, celui-ci sanctionne uniquement le lieu d’émission de CO2, qui est souvent le lieu de production de biens plutôt que le lieu de consommation de ces biens.

Quelles solutions ?

Le séisme au Japon a remis en cause l’usage du nucléaire. Mais il est indéniable que celui-ci a un impact positif sur les émissions, d’autant que les énergies fossiles sont vouées à disparaître. Il devient essentiel d’adopter une politique nucléaire claire.

La seule – faible – lueur est la prochaine rencontre de l’ONU pour dresser une nouvelle convention sur l’environnement à la fin du mois à Bonn, en Allemagne. Y aura-t-il un renouvellement des stratégies et des idées ?

Sources : The Guardian, Le Monde, site internet de la CCNUCC, le Handelzeintung