L’ONU : création d’une Assemblée des Nations Unies pour l’environnement

L’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement remplace le Conseil du PNUE

un.org

Le 14 mars 2013, le PNUE, le Programme des Nations Unies pour l’environnement, communique sur cette décision. Le Conseil gouvernant du PNUE se nomme désormais l’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement du PNUE. Cette nouvelle dénomination ne change ni les fonctions, buts ou objectifs du PNUE. Avant 2012, seuls 58 pays avaient adhéré au PNUE. Le PNUE se félicite de cet accord qui signifie, pour lui, « la participation pleine et future des 193 Etats- membres de l’ONU dans le corps gouvernant du PNUE ». Cette adhésion universelle montre ainsi l’application des engagements pris par les pays membre lors de la Conférence de l’ONU sur le développement durable (Rio+20). Elle permet, en outre, de renforcer le rôle et les moyens du PNUE en faveur du développement durable.

On indique que plusieurs pays comme le Kenya abritent plusieurs agences de l’ONU et militent pour transformer le PNUE en Organisation de l’ONU pour l’environnement.

Avec cet accord de l’ONU, les actions du PNUE pourront être davantage « renforcées et améliorées » pour relever les défis environnementaux auxquels le monde est confronté. L’organisation pourra aussi recevoir des ressources financières « sûres, stables et élargies en provenance du budget régulier de l’ONU ».

Qu’est-ce le PNUE et quels sont ses champs d’action ?

Le PNUE est un organisme créé en 1972 dont les trois principaux buts sont de : coordonner des activités des Nations unies dans le domaine de l’environnement ; assister les pays dans la mise en œuvre de politiques environnementales ; encourager le développement durable.

Ses activités sont étendues, elles peuvent concerner la sauvegarde des écosystèmes marins et terrestres, la protection de l’atmosphère, la promotion et l’amélioration de la science environnementale ou encore l’élaboration de moyens de préventions et de réponses rapides aux catastrophes environnementales. D’autres activités sont présentées en fin d’article.

Jusqu’à présent il a développé des manuels de recommandations et des traités d’applications concernant des problèmes tels que le commerce international de produits chimiques potentiellement dangereux, la pollution de l’air transfrontalière, la contamination des routes maritimes internationales, la défense des animaux, etc.

En surfant sur le net, on apprend également qu’en 1988, il a créé avec l’Organisation météorologique mondiale le GIEC, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. En 2007, il a annoncé la création d’un Groupe d’experts sur la gestion durable des ressources.

En outre, il publie plusieurs types de documents : outre ses rapports annuels, il s’agit de rapports scientifiques, de romans, de magazines comme Notre planète et Tunza  pour les plus jeunes ou encore sa lettre d’informations nommée Synergies. De manière plus importante, il publie régulièrement un état de la planète ; le dernier datant de 2007.

Le site officiel du PNUE

On apprend qu’un nouveau rapport de l’ONU met en garde contre l’avenir incertain des éléphants en Afrique. Un rapport établi par le PNUE, la CITES, la Convention sur le commerce international des espèces sauvages de faune et de flore menacés d’extinction, la TRAFFIC, le réseau de suivi du commerce de la faune et de la vie sauvage et l’UICN, l’Union internationale pour la conservation de la nature, ont indiqué que « le suivi des saisies d’ivoire destinées à l’Asie est révélateur de l’implication des réseaux criminels ». Concernant l’abattage illégal des éléphants, la CITES a montré que sur 40% de la population totale des éléphants en Afrique, on estime à 17 000 éléphants tués illégalement en 2011. Les chiffres semblent se confirmer pour 2012. Pour d’amples informations sur le sujet, je vous invite à vous rendre sur leur site officiel du PNUE, ci-dessus.

Dans une volonté de vous montrer un éventail plus large de leurs activités, le PNUE propose également, concernant le climat et le développement, des solutions d’éclairage hors réseau pouvant avoir des effets bénéfiques pour la planète.

De même, le PNUE, dans son Annuaire 2013 qui met en avant les « problèmes émergents auxquels est confronté l’environnement mondial », explique que « la ruée vers les ressources, motivée par l’apparente accélération de la fonte de la banquise, appelle à la prudence et à une gouvernance efficace afin d’empêcher tout dommage à l’environnement fragile de l’Arctique ». Le rapport met ainsi en avant les conséquences possibles liées au changement climatique mais aussi de nombreuses recommandations pour répondre à ces nouveaux problèmes telles que « la réduction du gaz à effet de serre », « le renforcement des systèmes de surveillance et d’alerte rapide concernant toute nouvelle évolution du fait de la rapidité du changement », etc.

De nombreux rapports complets sont disponibles sur leur site.

Dernier détail : dans l’agenda du PNUE, le 5 juin prochain aura lieu la Journée Mondiale de l’Environnement sur le thème « Pensez. Mangez. Préservez ». N’hésitez pas à la fêter !

Thaïlande, Honduras : des meurtres de défenseurs de l’environnement ou des droits de l’homme impunis

asie-info.fr

Un nouveau meurtre en Thaïlande

Le 25 février 2013, Prajob Nao-opas, un chef de village âgé de 43 ans, a été abattu en plein jour de 4 balles par un homme armé dans la province de Chachoengsao, à l’Est de Bangkok, en Thaïlande. Le meurtre est survenu alors qu’il attendait, dans un garage, la fin de la réparation de sa voiture. Des témoins ont affirmé sa mort lors de son transport à l’hôpital.

Depuis février 2012, Prajob Nao-opas menait une campagne publique pour dénoncer le déversement de déchets industriels toxiques provenant de zones industrielles voisines dans la province de Chachoengsao de Phanom Sarakham et Plaeng districts Yao. Il avait ainsi révélé dix cas de dépôt de déchets et pour certains des ouvertures d’enquêtes avaient eu lieu. Une campagne à laquelle le gouvernement n’avait pas accordé beaucoup d’attention et pour laquelle il avait pris bien peu de mesures.

L’organisation Human Rights Watch (HRW) exprime son indignation, tout comme les groupes de défense des droits de l’homme, et explique qu’une enquête est en cours. Elle affirme que les responsables de sa mort « quel que soit le statut ou l’affiliation politique » devront comparaître devant la justice. L’enquête menée par le général de police Niwat Rattanathamwat devra mettre en relief le motif du meurtre et ainsi déterminer s’il a été tué « en tant que leader de villageois opposés à des déchets toxiques » ; le général étant persuadé qu’ « un professionnel » est derrière cet assassinat.

Une justice mise à mal en Thaïlande et les mesures prises sont toujours insuffisantes

Un problème récurrent en Thaïlande est la présence de menaces de mort reçues par ces écologistes avant leur mort : une mise sous protection pourrait alors être envisagée et les morts ainsi évitées. En décembre 2012, Prajob avait reçu des avertissements de la police quant à une possible menace de mort. Il avait dit avoir remarqué que des hommes non identifiés à moto le suivaient et le photographiaient et il avait ainsi prévenu la police. Bien qu’ils aient tous deux été avertis, la victime n’a bénéficié d’aucune protection. Et bien malheureusement il n’est aucunement un cas isolé, on apprend par l’organisation HRW que pas moins de 30 militants ont été tués en Thaïlande depuis 2001 et le peu de suspects poursuivis en justice ne jouent pas un rôle majeur dans l’histoire. Par exemple, concernant le meurtre de Prajob, la personne reconnue coupable a été le conducteur de la voiture qui servait à prendre la fuite. En outre, Thailande-fr.com nous informe qu’ « un suspect a été inculpé dans moins de 20% des cas ». Dans un communiqué, le patron Asie de HRW, Brad Adams a déclaré, concernant ce meurtre, qu’il « constitue un exemple de plus de l’incapacité des autorités thaïlandaises à protéger les militants qui risquent leur vie pour défendre leur communauté ».

En Honduras

Cette même semaine, dans un communiqué d’Amnesty International du 21 février, on apprend la mort de José Trejo, un avocat connu spécialisé dans la défense des droits de l’homme, lequel a été abattu le 16 février alors qu’il circulait à moto. Si ce nom vous dit quelque chose, c’est certainement parce que son frère Antonio, militant des droits de l’homme « de premier plan » avait lui aussi été tué par des hommes armés et évidemment non identifiés en septembre 2012. Le même scénario perdure : aucune personne n’a été assignée en justice et lui, de même, avait reçu des menaces de mort. Son meurtre avait pourtant été soigneusement préparé et exécuté.

En Honduras, les menaces de mort contre des défenseurs écologistes se multiplient. Dans un communiqué d’Amnesty International du 7 février, l’organisation informait du danger qu’encourait Patricio Vindel, un militant pour les droits des lesbiennes, gays et personnes bisexuelles et transgenres (LGBT) suite à une menace de mort reçu le 22 janvier. Le 30 novembre dernier, l’organisation nous informait de menaces de mort reçues par Juana Dolores Valenzuela, une journaliste spécialiste des sujets sur l’environnement qui avait publiquement « condamné les conséquences pour l’environnement des mines à ciel ouvert et de l’abattage illégal des arbres du pays ». Et entre les menaces de mort et les meurtres, beaucoup d’entre eux subissent des tortures comme en a été victime Karla Zelaya, militante des droits de l’homme, enlevée le 23 octobre dernier et retenue captive pendant trois heures.

Si vous voulez voir de vos propres yeux l’état actuel des menaces reçues, des tortures et meurtres dénombrés en Honduras, rendez-vous sur le site d’Amnesty. C’est ici pour ce qui concerne la Thaïlande.

Encore du chemin à parcourir

Il y a vraisemblablement encore du chemin à parcourir pour la défense des droits de l’homme et pour enfin arriver à protéger la population comme tout Etat devrait être en mesure de le faire. Ces meurtres ont montré que la situation dans ces pays n’évolue pas suffisamment. Celle-ci est due soit à des mesures insuffisantes du gouvernement qui empêchent toute réelle justice, soit à une justice corrompue. A la mi-janvier 2013, en Thaïlande, un rédacteur en chef, prisonnier d’opinion depuis avril 2011, a demandé à plusieurs reprises une libération sous caution, ces demandes se sont soldées par un refus, injustice es-tu là ?

En attendant, espérons que les organisations obtiennent ce qu’elles demandent et que soient autorisées des enquêtes approfondies liées à ces meurtres.

Gaz à effet de serre à Paris : stop ou encore?

greenstore.ma

La France pourrait être condamnée par la Cour européenne de justice pour non application des Plans de Protection de l’Atmosphère (PPA) en raison des dépassements des limites de microparticules PM10 dans plusieurs villes de l’Hexagone dont Paris. En clair, il y a trop de gaz à effet de serre dans l’air à Paris. Pour y remédier, la France bénéficie de délais afin de prendre des mesures et stabiliser son comportement en accord avec la directive sur la qualité de l’air. Delphine Batho, ministre de l’Ecologie, s’est prononcée sur le sujet sans pour autant donner un calendrier précis des mesures qui seront prises afin que la France redevienne un « bon élève » de l’Europe.

Causes des émissions des gaz à effet de serre à Paris

2013, déclarée année de l’air en Europe, rend la situation davantage alarmante vu le niveau de pollution à Paris malgré des règles existantes. De plus, les liens que l’OMS a établis entre la pollution atmosphérique et la santé humaine confirment la nécessité d’intensifier les politiques et les actions dans ce domaine. Après l’échec du dispositif de l’ancien gouvernement, zones d’actions prioritaires pour l’air (zapa), Delphine Batho parle désormais de repenser les moyens de transport existants, les politiques de mobilité et les moyens de chauffage domestique qui sont les principales sources d’émissions de dioxyde carbone dans l’air.

Réduire les émissions des gaz à effet de serre à Paris

Le transport routier est l’une des sources de pollution qui demande une gestion très encadrée car il implique une commutation de véhicules significative vers et hors de Paris quotidiennement. Le trafic urbain et son impact sur la qualité de l’air exigerait une mesure consistant à restreindre la circulation aux « véhicules les plus vertueux », d’où le retour de la pastille verte, mesure du gouvernement de Lionel Jospin, instaurée il y a 15 ans. Les taxes sur le diesel et l’essence pourraient être rééquilibrées selon Chantal Jouanno, sénatrice UDI, ancienne secrétaire d’État à l’Écologie. Afin de réduire la circulation automobile et routière, il y a une montée en puissance des solutions alternatives : la mise en service de nouvelles lignes de tramway et de métro pour inciter les individus à utiliser les transports en commun au détriment des véhicules particuliers, le covoiturage est mis en avant, le développement des véhicules électriques en ville avec l’autolib, les moyens de transports alternatifs de marchandises.

Par ailleurs, pourrait fortement et favorablement impacter le niveau des gaz à effet de serre, une politique volontariste en matière de rénovation thermique avec des diagnostic de performances énergétiques des logements ainsi que la construction de logements à haute performance énergétique, entre autres. Un exemple concret de l’implication des autorités de la ville de Paris est l’objectif d’effectuer la rénovation thermique de 200 écoles parisiennes d’ici 2014.

Mesures réelles des gaz à effet de serre à Paris

Afin d’identifier les sources géographiques et les concentrations en dioxyde de carbone (CO2), monoxyde de carbone (CO) et méthane (CH4) à Paris, la capitale a établi une collaboration avec Astrium, filiale spatiale du groupe aéronautique EADS qui déploiera un système de capteurs au sol et aérien autour de Paris. Le système est constitué de boitiers qui filtrent l’air et analyse sa composition à l’aide d’un laser. Les livrables se présenteront sous forme de « cartes de flux » qui recueillent les informations collectées sur l’année. Une première carte est attendue fin 2013. Cette démarche servira à mesurer l’impact des initiatives environnementales de l’Etat et s’inscrit dans l’initiative de la ville de Paris de réduire de 75% les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050.

Sur le plan individuel, il est également possible de mesurer sa consommation d’énergie sur le site de la Nationalgeographic ou son empreinte carbone sur Coachcarbone proposé par l’Agence Parisienne du Climat (APC).

Néanmoins, les résolutions du gouvernement français semblent être davantage une réponse pour éviter les sanctions de l’Union Européenne face au non-respect de la France des normes qui maintiennent la qualité de l’air, qu’un engagement sincère. Quoi que rien interdit de l’espérer. Mais il est impératif que l’ampleur de l’enjeu sanitaire de la situation soit également une préoccupation pour l’état car le bien-être des citoyens doit cohabiter avec les intérêts financiers du pays. Ceci dit, les parisiens  pourraient aussi se conformer à des comportements plus éthiques à l’égard de l’environnement pour contribuer à l’objectif national.

Sources : lefigaro.fr, batiactu.com

Chine : incendie d’usine passé inaperçu à cause de la pollution

Des voitures roulent au ralenti dans un épais brouillard dû à la pollution à Hefei, dans la province d’Anhui, au centre de la Chine – AFP (courrierinternational.com)

Aujourd’hui, lemonde.fr a informé que l’incendie d’une usine, dans l’Est de la Chine, était passé inaperçu pendant plus de trois heures tellement le brouillard de pollution qui l’entourait était épais. En conséquence, les pompiers sont intervenus avec un retard considérable.

Les ravages de la pollution atmosphérique

L’incendie, qui s’est déclaré dans une fabrique de meubles de la province du Zhejiang, a donc fait plus de ravages que prévu compte tenu de sa confusion avec la pollution environnante. Selon l’agence d’information Chine nouvelle, citée par lemonde.fr, « à cause de l’épais brouillard chargeant l’air à ce moment-là, presque trois heures se sont déroulées avant que les résidents voisins se rendent compte de la fumée et des flammes ». Incroyable.

Mais notons que la pollution atmosphérique n’était pas exclusivement due à l’activité de l’usine en question. De plus, elle était tellement chargée en particules nocives qu’elle a aussi affectée les transports routiers, causé l’annulation de vols dans les aéroports et une ruée sur les masques filtrants. La pollution de l’air était si dense qu’elle a fait chuter la visibilité à 100 mètres par endroit. Ambiance !

Débat sur le rythme de développement de la Chine

Le caractère inédit de la mauvaise qualité de l’air a provoqué un débat à travers toute la Chine sur les effets pervers de son développement effréné. Certains médias officiels ont émis de fortes critiques et « exigé des autorités davantage de transparence ». Une occasion aussi pour les experts de réaffirmer que « si la Chine souhaite lutter efficacement contre la pollution atmosphérique qui étouffe ses villes, il lui faut prendre des mesures audacieuses et coûteuses pour restreindre sa dépendance au charbon et promouvoir des alternatives à la circulation automobile ».

Dans ce sens, le professeur John Cai, de la Chine Europe International Business School de Shanghai, martèle qu’ « il est nécessaire que le gouvernement prenne des mesures à long terme en centralisant les réseaux de chauffage, afin que des foyers ne brûlent pas du charbon dans les zones rurales ». Espérons qu’il soit entendu.

Lemonde.fr rappel un fait majeur : selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la Chine consomme la moitié de la consommation mondiale de charbon. Le pays tire en effet du charbon « plus de 70% de son énergie ». La tendance est d’ailleurs à la hausse, en raison de la demande d’électricité qui ne cesse d’augmenter. Autre rappel choc : « ces dernières années il s’est construit en moyenne une centrale au charbon par semaine en Chine ».

Si Paris s’étouffe, la Chine s’asphyxie.

 

Source : lemonde.fr

Greenpeace : La mode et la pollution en Chine

Après son étude intitulée « Les dessous toxiques de la mode » publiée en octobre 2012, Greenpeace a publié « Toxic threads : Putting Pollution on parade » en Novembre 2012, qui démontre que la mode aurait un impact nocif sur l’environnement.  

Dans ce contexte, Greenpeace a organisé à Pékin, un défilé pour sensibiliser les consommateurs des produits toxiques composant les vêtements, qui dégradent l’environnement dans leur phase de production  en Chine.

Cette nouvelle étude de Greenpeace dénonce le déversement de déchets chimiques dans les rivières, lacs et réservoirs dans deux zones industrielles dans la province de Zhejiang en Chine : Binhai et Linjiang qui rassemblent un nombre considérable d’usines de textile. Cette zone est une véritable machine de production et d’approvisionnement pour de nombreuses grandes marques de vêtements. Néanmoins, les analyses de Greenpeace ont démontré la présence de produits nocifs pour la faune et la flore aquatiques des rivières ainsi que le danger que représentent ces produits pour l’agriculture avoisinante et les « fashion victims ». L’étude établit un lien direct entre ces trouvailles et les déversements des usines dans la nature sans pouvoir distinctement identifier les coupables. Le « Made in china » serait-il également une machine polluante et potentiellement dangereuse pour les consommateurs ?

« Made in China » : Polluant et dangereux ?

Certains produits identifiés sont cancérigènes et peuvent provoquer des perturbations endocriniennes chez l’homme. Les grandes cheminées des 9000 usines du comté de Haoxing retiennent également l’attention de Greenpeace. En enclenchant cette campagne « Detox » qui vise le secteur de la mode, Greenpeace frappe fort en mettant directement en cause plusieurs grandes marques de vêtements internationales qui se fournissent en Chine. L’industrie ayant un rôle important dans l’industrialisation et le développement dans cette région de la chine, Greenpeace lance un appel aux marques de veiller aux normes environnementales et sanitaires dans leurs chaînes de production et exige davantage de transparence sur les lieux de fabrication des produits et leurs contenus chimiques.

Source : Greenpeace

France – Brésil : le WWF appelle à lutter contre l’impact de l’exploitation aurifère illégale

Exploitation aurifère – Amazonie péruvienne

Il y a presque un an jour pour jour, nous écrivions sur le retard de la France en matière de traçabilité de l’or. Aujourd’hui, il nous semble « naturel » de relayer l’appel du WWF au Brésil et à la France pour lutter contre l’impact de l’exploitation aurifère illégale.

Contours géographiques de la problématique

L’association WWF, que l’on ne présente plus, établit un clair état des lieux du problème. Selon elle, « en relation directe avec la hausse du cours de l’or, territoires autochtones et forêts tropicales font face à de nouvelles ruées. Dans le bassin amazonien, 37% des parcs nationaux ont à gérer des problématiques minières. Sept pays amazoniens sont touchés, mais la situation est particulièrement préoccupante dans certains secteurs du Pérou amazonien (région de Madre de Dios) et sur le Plateau des Guyanes (Guyana, Surinam, Guyane française) ».

Origines techniques du problème

Le WWF informe que « les techniques d’exploitation aurifère non encadrées conduisent à l’envasement des rivières et à l’augmentation de la turbidité, à la destruction des sols et à la déforestation. Le mercure utilisé pour amalgamer l’or représente un tiers de la pollution mercurielle mondiale, provoquant des atteintes graves à la santé et à l’environnement ». D’après l’association, « en Amazonie, les rejets de mercure liés à l’exploitation aurifère illégale dépassent les 100 tonnes par an » !

WWF Guianas : un acteur incontournable

Selon la section guyannaise du WWF, WWF Guianas, qui a réalisé une étude sur le sujet, « dans le Nord-est de l’Amazonie, la déforestation due à l’exploitation aurifère représente plus de 65000 hectares. En 2008, 26 km de cours d’eau étaient perturbés par l’exploitation aurifère non régulée dans cette même région ».

En Guyane française, depuis le début de l’année, le Parc Amazonien estime que plus de 900 km de rivières ont été perturbées par l’exploitation illégale de l’or.

Passer à la vitesse supérieure

Alors que la présidente Dilma Roussel, vient vendre le Brésil à Paris, selon rfi.fr, le WWF saisit cette « opportunité unique pour le Brésil et la France d’aborder conjointement les enjeux sociaux relatifs à ce fléau et de restaurer l’intégrité des aires protégées ».

L’association rappelle que les deux pays s’étaient impliqués, dans les années 2000, dans la protection de la biodiversité amazonienne et des terres indigènes grâce à la création du Parc National des Monts Tumucumaque au Brésil et du Parc Amazonien en Guyane française, créant un massif forestier protégé continu de plus de 6 millions d’hectares.

Toutefois, ces aires protégées avaient été victimes de certains dommages, à la suite desquels le Brésil et la France avaient signé en décembre 2008 un accord bilatéral de coopération transfrontalière de lutte contre l’exploitation aurifère illégale.

Mais 4 ans plus tard, cet accord n’est toujours pas entré en vigueur, car seul le Parlement français l’a ratifié. Au Brésil, cette ratification est toujours ralentie, empêchant chaque Pays de bénéficier de l’appui de l’autre. En parallèle, sur le terrain, la situation des populations locales continue de se détériorer, et les derniers chiffres publiés en décembre 2011 montrent que 30% des Wayanas du Haut-Maroni présentent un taux d’imprégnation au mercure supérieur à la norme OMS.

Le WWF soutient donc « l’Appel pour l’Amazonie » qu’il a conjointement lancé avec la COICA : Coordination des Organisations Indigènes du Bassin Amazonien au cours du sommet de la Terre « Rio + 20 ». Via cet appel, les associations exhortent les pays amazoniens à stopper l’exploitation aurifère illégale dans les zones protégées et à combattre les problèmes socioéconomiques qui y sont liés.

Le WWF demande, dans ce cadre, « la ratification urgente et l’entrée en vigueur de l’accord de coopération bilatéral France-Brésil, en vue d’y préserver les aires protégées transfrontalières et les communautés locales ».

Source : WWF.fr

Jackson, nouvelle coqueluche de l’écosystème marin

Jackson est devenu l’éléphant de mer le plus célèbre de la planète. Avec 29 000 km parcourus en une année, ce jeune mâle a battu le record de distance détenu chez les mammifères par la baleine à bosse.

Ce marathonien est suivi par les chercheurs de la Wildlife Conservation Society (WCS), une organisation non gouvernementale internationale fondée en 1885 dont l’objectif est la préservation de l’environnement. Les chercheurs de la WCS, qui ont équipé le mammifère marin d’une puce électronique en décembre 2010, ont ainsi pu mesurer les distances parcourues par ce dernier.

Il s’avère que, lorsqu’il s’agit de manger, l’éléphant de mer est prêt à parcourir de très grandes distances. En une année, Jackson s’est éloigné de 1 750 km le long de la côte chilienne jusqu’à 650 km vers le large, navigant entre les fjords de cette zone proche de l’Antarctique. Après s’être sustenté de quelques kilogrammes de poisson et calamar, l’animal est revenu sur la plage du Pacifique où la WCS l’avait déniché. Il va y retrouver ses congénères, faire sa mue et peut-être se reproduire.

La WCS suit de près les déplacements des éléphants de mer car « ils sont des indicateurs potentiels de la santé des écosystèmes marins et permettent de montrer comment le changement climatique influe sur la répartition des espèces et de leurs proies dans les eaux patagoniennes ». Caleb MacClennen, directeur des programmes marins de l’organisation, précise dans un communiqué que le périple de Jackson « va aider à définir des zones protégées dans la région et assurer que les activités piscicoles soient gérées de façon à ne pas nuire aux espèces marines telles que l’éléphant de mer du Sud ».

Les méthodes d’actions de la WCS sont aussi bien basées sur la science que sur la réalisation de programmes de préservation. La Wildlife Conservation Society publie également un magazine bimestriel, le « Wildlife Conservation ».

 

Source : Le Parisien

ETALEMENT URBAIN ET CHANGEMENTS CLIMATIQUES : ETAT DES LIEUX ET PROPOSITIONS

Le Réseau Action Climat-France (RAC-F), qui est le représentant français du réseau mondial d’ONG concernées par les changements climatiques, le « CAN : Climate Action Network », a publié, le 19 août dernier, un rapport sur l’étalement urbain et les changements climatiques. Si l’artificialisation des sols et l’urbanisation sont souvent perçues comme une tendance à enrayer, cette publication aborde ce sujet sous l’angle climat-énergie, en dressant un état des lieux des impacts environnementaux, économiques et sociaux de l’étalement urbain et en faisant émerger de véritables pistes de progrès.

Impacts de l’étalement urbain

L’étalement urbain, dont le principal facteur est la prédilection pour l’habitat individuel et son corolaire, la construction de logements neufs et des infrastructures associées, est souvent dénoncé en raison de ses impacts environnementaux et sociaux.
Si le thème de la Semaine internationale de l’eau 2011 – L’eau dans le monde urbain – nous  rappelle que le phénomène d’urbanisation accentue le problème d’accès à l’eau, les conséquences de l’étalement urbain s’étendent également à la problématique des changements climatiques.

Ce développement périurbain majoritairement non maîtrisé et la spécialisation fonctionnelle et sociale de l’organisation spatiale,  induisent une faible densité démographique génératrice elle-même d’une augmentation de la mobilité locale et de la création de lourdes infrastructures de voies et de réseaux. Deux phénomènes à l’origine d’émissions de gaz à effets de serre. L’artificialisation des sols cultivables réduit significativement les espaces agricoles, dont les corollaires principaux sont la diminution des capacités de stockage du carbone dans les sols et la biomasse et la plus grande vulnérabilité de la biodiversité, de l’agriculture et plus généralement des territoires aux changements climatiques (inondations, sécheresses, tempêtes).

Préconisations du RAC-F

Les conséquences de cet étalement urbain ne sont pas soutenables.

Ce constat est partagé depuis plusieurs dizaines d’années et la lutte contre l’étalement urbain compte, depuis son inscription dans les lois Grenelle, parmi les objectifs des politiques publiques, au niveau national comme local. Cependant, la seule affirmation de cet objectif de suffira pas. Un véritable changement ne pourra s’opérer qu’au travers de la mise en place de politiques territoriales ambitieuses et efficaces et d’un cadre national cohérent.

En priorité, le RAC préconise de transférer la compétence d’élaboration des plans locaux d’urbanisme (PLU), actuellement aux mains des communes, à l’intercommunalité, qui dispose davantage du recul nécessaire et des moyens humains et financiers pour réaliser et mettre en œuvre une politique d’urbanisme capable de répondre aux enjeux du développement durable. Il s’agirait dans un premier temps d’inciter financièrement les communes à choisir le transfert de cette compétence, pour préparer d’ici quelques années à une obligation de ce transfert.

Parmi les autres solutions proposées, figurent entre autres :

  • l’intégration d’une véritable stratégie foncière dans le rapport de présentation du PLU
  • le renforcement de l’ingénierie territoriale en matière d’urbanisme et d’aménagement
  • la réforme de la fiscalité foncière et immobilière
  • l’instauration de la contribution climat-énergie qui consisterait à taxer la consommation d’énergie
  • la réforme du Prêt à taux zéro
  • le lancement d’un grand programme de rénovation des logements
  • la construction et la pérennisation des logements sociaux proches du centre
  • l’articulation des politiques d’urbanisme et de mobilité, etc.

L’aménagement durable des territoires dépendra non seulement des politiques développées à cet effet mais nécessitera aussi la révision des principes qui continuent de guider le développement urbain et une refonte de la gouvernance territoriale.

Bilan du Plan véhicules décarbonés et nouveaux engagements

plan véhicules décarbonés

Le Ministre de l’Industrie, Eric Besson, a appelé, mardi 6 septembre, l’ensemble des acteurs impliqués dans le développement des véhicules électriques et hybrides (constructeurs, équipementiers, électriciens, fabricants de solutions de recharge, installateurs…) à se réunir autour d’une table-ronde sur les véhicules décarbonés.

L’occasion de faire le point sur le développement de la filière de cette de cette nouvelle génération de voitures.

Actions gouvernementales

Le ministre a rappelé les actions mises en œuvre par le Gouvernement depuis quatre ans pour faire émerger des véhicules décarbonés compétitifs. Il a notamment fait état de l’avancée du plan national pour le développement des véhicules électriques et hybrides rechargeables, lancé par le Ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire en octobre 2009. L’objectif de 2 millions de véhicules décarbonés sur les routes à l’horizon 2020 est plutôt en bonne voie. « La mobilisation du Gouvernement en faveur du véhicule décarboné porte pleinement ses fruits. » Sur les 750 millions d’euros réservés au « véhicule du futur », 500 millions ont déjà donné lieu à des appels à manifestation d’intérêt (AMI). Ce plan s’appuie également sur l’appel d’offre de La Poste-Ugap (centrale d’achat public) de 50.000 véhicules électriques (la livraison de la première moitié est prévue pour fin octobre 2011) ou encore sur le bonus automobile, qui, depuis 2008, a déjà soutenu l’acquisition de 3,9 millions de nouveaux véhicules peu polluants par les consommateurs français.

Calendrier des constructeurs automobiles

Cette table-ronde a également permis aux constructeurs de présenter leur calendrier de commercialisation de leurs véhicules décarbonés.

« Les industriels français sont à l’heure dans leurs programmes véhicules du futur », a déclaré Eric Besson qui s’est réjoui de la sortie sur le marché des nouveaux véhicules des constructeurs Renault (Kangoo zéro émission), PSA (Citroën C-Zéro, Berlingo électrique, Peugeot Ion, 3 008 hybride) ou encore du Groupe Bolloré (Blue Car).

Une charte, dix engagements

Une charte en faveur du véhicule électrique et hybride a été signée par le ministre et l’ensemble des professionnels du secteur présents à cette table ronde. Celle-ci précise les nouveaux engagements des industriels, qui prendront effet à la commercialisation des offres de chacun.

Les industriels signataires de la charte prennent les dix engagements suivants  :

Proposer des offres de véhicules électriques et hybrides attractives pour les particuliers

Promouvoir les véhicules électriques et hybrides auprès des acquéreurs de flottes

Promouvoir les véhicules électriques et hybrides auprès des collectivités

Assurer le plus haut niveau de sécurité des véhicules

Offrir des systèmes de garanties adaptés

–      Mettre en place un service après-vente adapté

Fournir une information transparente sur les conditions d’usage des véhicules

–      Faciliter la recharge des véhicules

Faciliter l’accès à l’infrastructure publique

–      Optimiser l’impact environnemental

« La Charte signée aujourd’hui par l’ensemble des constructeurs, électriciens et équipementiers automobiles, permet de franchir une nouvelle étape dans la diffusion du véhicule du futur. Elle illustre la mobilisation unanime des industriels pour répondre aux préoccupations concrètes des utilisateurs », a indiqué Eric Besson.

 

Malgré les avancées notables, le marché de l’hybride et de l’électrique reste timide avec seulement 6.011 voitures hybrides et 955 électriques immatriculées sur les six premiers mois de l’année.

Sources : actu-environnement, gouvernement.fr, enerzine.com

Un rapport du CAE redoute pour l’avenir de la voiture électrique

source: lev-news.com

Rien ne laisse présager un avenir commercial radieux à la voiture électrique d’après le dernier rapport de Jean Syrosa, dont les premières conclusions ont été dévoilées fin mars. Le chercheur du Conseil d’Analyse Economique (CAE) parie plutôt sur les véhicules hybrides (mêlant carburant et électricité) avant d’espérer voir se développer un marché de masse des voitures électriques. Le tout électrique est handicapé par des batteries encore trop chères et à l’autonomie perfectible.

 

Une liste non exhaustive de défauts

Le rapport du CAE est sceptique et liste les obstacles à la commercialisation générale du modèle électrique.

Les variables les plus importantes sont évidemment le prix et l’autonomie.  Pourquoi payer une voiture bien plus chère – « le  coût de revient kilométrique d’un véhicule électrique apparaît le plus souvent entre 20 % et 100 % plus élevé qu’un véhicule conventionnel à usage équivalent » – quand son autonomie est bien plus limitée ?

Un exemple est celui du projet de Rolls-Royce Phantom électrique. Le projet de voiture électrique de luxe semble tomber à l’eau, faute de clients.

Le surcoût des batteries (achetées ou louées) est très difficilement compensé par les économies sur l’essence, même en tenant compte de l’aide actuelle de l’Etat, de 5 000 euros en France, d’autant que les points de recharges sont quasi-inexistants car ils sont très chers à mettre en place.

S’ajoutent à ces obstacles, la question de l’approvisionnement des batteries en lithium, tenu par trois pays (Japon, Corée, Chine), le soupçon sur leur inflammabilité, l’obstacle de la recharge, qui manque toujours de points d’accès publics et privés et qui exige entre cinq et huit heures en temps normal…

 

Des milliers investis pour peu ?

Le rapport est cependant plus positif quant à un éventuel essor des deux-roues ou trois roues électriques. Les auteurs du rapport n’entrevoient l’électrique que dans le cadre des véhicules hybrides.

Finalement, la voiture électrique semble plus un investissement de niche comme pour les  flottes d’entreprises et l’auto-partage. Même si pour Autolib’ proposé à Paris par Delanoë, Jean Syrosa calcule une rentabilité de service qu’avec 200 000 abonnements et 7 h d’utilisation journalière de chaque véhicule…

Le CAE questionne aussi le bénéfice environnemental des véhicules électriques : il est difficile de dresser un bilan net de la conception au recyclage des batteries. L’utilisation et l’origine de l’électricité peut les amener à « un bilan désastreux ».

Au final, « pour les pouvoirs publics, l’atteinte d’objectifs généraux de réduction des émissions passe d’abord par l’incessante amélioration des performances des véhicules thermiques » affirment les auteurs du rapport.

 

Qu’est-ce que propose le CAE ?

Il faut cessez de croire au mythe de la voiture « décarbonée » : les émissions de CO2 d’un véhicule électrique en France seraient de 41g de CO2/km, soit bien en-dessous des 130 grammes actuellement émis par un véhicule thermique dans le pays. Mais au Japon ou en Corée ce taux grimperait à 130g, et irait même jusqu’à 200g pour un véhicule chinois, décrit Jean Syrota.

Le rapport propose d’« imposer les systèmes de stop and start sur toutes les voitures », c’est-à-dire un système coupant automatiquement le moteur quand il est à l’arrêt. Les auteurs ajoutent qu’il faudrait « réduire le stationnement résidentiel en augmentant son tarif », « imposer une norme pour les bornes de recharge électriques », et de « renforcer l’incitation à l’achat de véhicules peu polluants ».

Ce papier ne fait pas l’unanimité. Beaucoup lui reproche de ne pas prendre en compte l’ensemble des innovations technologiques récentes. Le ton rabat-joie de l’analyse déconcerte les lobbies de l’électricité et les constructeurs. Les répercussions du rapor dépendront de l’influence des acteurs du véhicule électrique ) s’exprimer sur la scène publique et à réduire les obstacles de prix et d’autonomie de cette automobile…

Sources: Green Univers, OuestFrance-Auto, Latribune, enviro2b, 20minutes.fr

Environnement : publication du World Risk Report 2012

Climate Himalaya

Avec la publication du World Risk Report 2012 (WRR), un nouveau message est adressé en faveur de la protection de l’environnement. L’Alliance allemande pour le développement Works (Alliance), Université des Nations-Unies pour l’environnement et la sécurité humaine (UNU-EHS) et The Nature Conservancy, qui a présenté le rapport, montrent que la dégradation de l’environnement est « un facteur important qui réduit la capacité des sociétés à faire face à des risques de catastrophe dans de nombreux pays à travers le monde ».

Des chiffres alarmants

Concernant la décennie 2002-2011, les chiffres sont bel et bien alarmants. Le nombre de catastrophes recensées s’élève à 4 130. Le nombre de décès affiché dépasse la barre du million. Quant aux pertes économiques, elles sont estimées à « au moins 1,195 trillions de dollars ».

Une classification selon le WorldRiskIndex

Le WorldRiskIndex, développé par l’Université des Nations-Unies pour l’environnement et la sécurité humaine, en coopération avec l’Alliance, permet de déterminer « le risque d’être victime d’une catastrophe naturelle » pour « 173 pays » du monde. On apprend par exemple que les Etats les plus « à risque » en cas de catastrophe sont « les Etats insulaires du Pacifique de Vanuatu et Tonga ». Les nations les moins exposées sont « Malte » et « le Qatar ».

Liens entre la dégradation de l’environnement et les risques

L’accent a été mis sur les liens qui existent entre la dégradation de l’environnement et les risques, notamment grâce à The Nature Conservancy, qui a été un partenaire incontournable dans le rapport de cette année. Le Dr Michael Beck, responsable scientifique marine à The Nature Conservancy, explique ainsi : « ce rapport illustre le rôle important que la nature peut jouer dans la réduction des risques pour les personnes et les biens contre les aléas touchant les littoraux comme les tempêtes, l’érosion et les inondations. Ainsi, les récifs coralliens ou les mangroves apparaissent comme des protections naturelles flexibles, rentables et durables et constituent une premières lignes de défense que d’autres éléments tels que la pêche, le tourisme, les digues ou les brise-lames ne fourniront jamais ».

Par exemple, 200 millions de personnes pourraient souffrir de coûts bien plus élevés lors de catastrophes si les récifs coralliens qui les protègent étaient dégradés. Démonstration en est faite par Michael Beck et Christine Shepard, co-auteurs du WRR. Les pays les plus vulnérables au regard de cette menace sont l’Indonésie et l’Inde (> 35 M d’habitants chacun), suivis par les Philippines (> 20M), Chine (> 15 M), Brésil, Vietnam, le Brésil et les Etats-Unis (tous> 7M). En outre, une vingtaine de pays ont une majorité de leur population vivant à de basses altitudes et près de récifs. Les Maldives, Palau, Saint-Kitts-et-Nevis, la Grenade, les Bermudes, les Bahamas, et à Bahreïn sont donc également visés.

Les autres « points chauds »

Le Dr Jörk Birkmann, de l’UNU-EHS, précise que « le WorldRiskIndex révèle les hotspots mondiaux pour des risques de catastrophe en Océanie, en Asie du Sud, le sud du Sahel et surtout en Amérique centrale et dans les Caraïbes. Ces lieux ont des niveaux de menace très élevé avec des population très vulnérables ».

Parions que l’ouragan Sandy fera moins de dégâts à New-York qu’aux Antilles, plus fragiles.

Sources : catnat.net, nature.org

L’Union européenne et le Libéria s’engagent pour la protection des forêts tropicales

crédits : fotosearch.fr

L’Union européenne et le Libéria viennent en effet de conclure le 9 mai un accord de partenariat volontaire, qui va dans le sens d’une gestion durable et responsable des ressources en bois de l’Etat africain, au sein duquel se concentrent plus de la moitié des forêts tropicales d’Afrique de l’Ouest. Celui-ci aura pour objectif, à l’horizon 2014, d’établir un système d’autorisation d’exportation du bois à destination des Etats membres, afin de garantir le caractère légal et contrôlé de sa coupe.

Mais cet accord peut aussi être perçu comme un mécanisme de prévention des conflits armés dans la région. Les revenus tirés de l’exploitation illégale du bois avaient en effet servi au financement des conflits armés qu’a connu le Libéria durant les années 1990.

L’Union européenne pour sa part n’en est pas à son coup d’essai. Ce même type d’accord a ainsi été conclu auparavant avec d’autres pays exportateurs de bois : la République Centrafricaine, le Cameroun, le Ghana, la République Démocratique du Congo et l’Indonésie. Une démarche plus que responsable puisqu’on estime qu’environ un tiers de la production mondiale de bois est produite illégalement.

Autolib’, c’est parti !

Autolib’, le service d’autopartage francilien a été officiellement lancé aujourd’hui auprès du grand public. Deux cent cinquante citadines couleur « aluminium brossé » sont mises à disposition des Franciliens dans deux cent cinquante stations réparties dans 25 villes.

Près de trois cent cinquante testeurs ont essayé la petite voiture électrique durant ces deux derniers mois pour parfaire ses derniers réglages et mieux cerner les besoins des utilisateurs. Selon Morald Chibout, directeur général commercial marketing d’Autolib’, « les premiers retours sont positifs, la voiture est perçue comme spacieuse, non polluante, avec zéro bruit et zéro odeur ». L’intérieur du véhicule propose quatre vraies places et une habitabilité confortable. Il est même possible d’utiliser des sangles pour installer un siège bébé. Un GPS, un autoradio et un bouton pour être mis en contact avec un opérateur complètent son équipement.

« Elle ambitionne de révolutionner la manière de se déplacer en ville », indique t’on chez Bolloré, qui a entièrement conçu ce nouveau service à l’initiative de la Mairie de Paris. «Autolib’ est surtout une première mondiale dans une ville à l’échelle de la capitale ».

Philosophie du projet: inciter à renoncer à sa voiture en offrant l’usage ponctuel de véhicules disponibles, peu chers et « écolos ». Une voiture de ce type est à même de se substituer à cinq voitures privées, selon une étude municipale.

Dans l’avenir, les stations pourraient également intégrer des bornes solaires. L’une d’entre elle, équipée de panneaux photovoltaïques permettant de recharger les véhicules, est déjà en test dans l’entrepôt Autolib’ de Vaucresson (92).

 

Sources : bfmtv, directmatin

Gastronomie : un moyen de sensibiliser les Français au changement climatique

Quitte à faire un peu « cliché », la gastronomie pourrait être un bon vecteur de sensibilisation des Français à la nécessité de réduire nos émissions de gaz à effet de serre.

Partant de cette hypothèse, une cinquantaine de restaurateurs alsaciens vont tenter de séduire leurs clients pendant tout le mois de novembre via une nouvelle initiative, conduite par l’association Objectif climat : ils se sont engagés à cuisiner tout en réduisant la « facture carbone » de leurs menus de moitié.

Jean-Michel Augé, président de l’association, explique cette démarche. Il évoque l’impact de nos choix alimentaires, qui représentent « un tiers des émissions de gaz à effet de serre en France ».

Quelles solutions s’offrent aux restaurateurs pour relever le défi?

La principale est simple et régulièrement mise en avant : élaborer leurs menus à l’aide de fruit et légumes de saison, produits localement. Pour ce faire, les exploitations agricoles régionales ne manquent pas de ressources. Leurs produits auntomnaux, cités par 20minutes.fr, offrent en effet un choix varié : « betterave, carotte, cèleri, choux-fleurs, coing, courgette, endive, épinards, mâche, navet, noix, panais, poire, poireau, pomme, pomme de terre, potiron, topinambour… »

Les restaurateurs pourront également mettre de côté les viandes d’agneau et de boeuf, dont les élevages sont pointés du doigt en raison des quantités de CO2 qu’ils génèrent, afin de privilégier la volaille, le porc ou le gibier, plus respectueux.

L’association Objectif climat n’en est pas à son coup d’essai. Alors qu’elles proposait aux restaurateurs ce même défi en 2010, seul l’un d’entre eux s’était présenté pour le relever. Un succès pour ce dernier, dont la carte avait alors été plébiscitée par les consommateurs.

Sources : Liberation.fr et 20minutes.fr 

Villes: des « puits de carbones »

Une étude publiée récemment dans le Journal of Applied Ecology a montré que les espaces verts peuvent apporter leur contribution au stockage de carbone et faire des villes des « puits de carbone urbain ».

A la suite d’une observation de la ville de Leicester dans les Middle Highlands, au centre de l’Angleterre, abritant 300 000 habitants sur 73 km2, les scientifiques ont mesuré la capacité à absorber le CO2 des parcs, jardins, zones industrielles abandonnées, golfs, berges et accotements des routes et ont trouvé que 231 000 tonnes de carbone ont été captées par ces espaces.

Les zones urbaines ne sont d’ordinaire jamais prises en compte comme source de photosynthèse. L’étude montre que leur contribution peut être significative.

Bien sûr les espaces verts dans les villes ne peuvent faire oublier l’impact néfaste de la pollution urbaine sur le réchauffement climatique. Aussi les « puits de carbone » ne seront certainement pas suffisants pour compenser les énormes émissions de carbone des activités humaines et du monde. Mais cela laisse à réfléchir. Alors qu’environ 4 % de la surface terrestre est urbanisée, et que la population mondiale s’élève à sept milliards aujourd’hui, pour croitre à près de 9,5 milliards d’individus d’ici à 2050, il va devenir essentiel de favoriser les dispositions des villes à absorber le carbone, en encourageant par exemple les jardiniers à planter des arbres plutôt que des pelouses ou des arbustes.

La Sierra Leone saluée par la LPO pour la protection de sa plus grande forêt

bébé hippo pygmé lejdd.fr

La Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) informe que la Sierra Leone protège le climat mondial en préservant sa plus grande forêt.

La LPO prend acte du fait que la Sierra Leone, Etat d’Afrique de l’Ouest situé entre la Guinée et le Libéria, « joue la carte de la prévention du changement climatique par la conservation de sa forêt la plus vaste, enfermant 13,6 millions de tonnes de carbone, la protection de l’un des habitats les plus menacés ainsi que les espèces sauvages de l’Afrique de l’Ouest ».

Le Président de Sierra Leone, Ernest Bai Koroma, a en effet officialisé le Parc National de la Forêt du Gola, le 3 décembre. Un beau geste, au moment où les pays les plus riches, comme le fait remarquer l’association, s’échinent à trouver un accord favorable à l’environnement à Durban…

La forêt du Gola « abrite des centaines d’espèces d’oiseaux, de chimpanzés et la population d’hippopotames pygmées la plus importante du monde ».

Pour en savoir plus, rdv sur le site de la LPO !

Le réchauffement climatique influe de plus en plus rapidement sur les forêts françaises

Un colloque a réuni jeudi dernier à Paris des chercheurs de l’Institut national de la recherche agronomique, du CNRS (INRA) et de plusieurs universités. Ce rassemblement a permis de dévoiler une étude sur l’impact du réchauffement climatique sur les forêts françaises.

« Il y a 10 ou 15 ans, on pensait que l’impact du réchauffement climatique serait bénéfique à la forêt. » L’augmentation de la concentration de CO2 dans l’atmosphère laissait espérer un impact positif sur la croissance des arbres et un rendement plus important des massifs forestiers. Le constat des chercheurs aujourd’hui est moins optimiste. Les scientifiques ont expliqué que « au mieux nous irons vers une stabilisation, au pire vers une diminution de la production de nos forêts ».

Les études présentées durant le colloque n’avaient pas pour objectif de définir « la carte des forêts françaises de demain », mais bien de quantifier l’amplitude des changements rencontrés au cours du XXIème siècle.

Les scientifiques affirment que le  principal danger qui menace les forêts réside dans les sécheresses qui devraient se multiplier et s’aggraver suite au réchauffement de la planète. En conséquence de ces périodes sans pluie, les forêts souffriront d’un manque d’eau qui causera leur régression. Certaines régions comme par exemple le Sud et le Sud-Ouest de l’hexagone seront touchées dans un futur proche (vers 2050).

Les espèces méditerranéennes, comme le chêne vert (Quercus ilex), devraient remonter vers le nord. Quand au pin sylvestre (Pinus sylvestris), l’espèce diminuera considérablement dans tout l’Ouest, voire disparaîtra. « L’augmentation des températures sera particulièrement néfaste pour cette espèce, impactant fortement la respiration de l’arbre », indique Paul Leadley, du laboratoire d’écologie systématique et évolution de l’Université d’Orsay (ESE).

Selon les chercheurs, les forestiers devront donc s’adapter en fonction des espèces, de la région et du milieu local. Un colloque international sur les forêts et les changements climatiques se tiendra en mai 2012 à Tours.

Sources : immoxygene, journal de l’environnement

Couche d’ozone : le trou se réduit

Le trou dans la couche d’ozone qui se forme tous les ans entre septembre et octobre est moins important cette année que l’année dernière. L’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA) explique cette résorption par la hausse de température de la haute atmosphère.

Crédit photo : NASA / Flickr (CC BY-NC-SA)

La couche d’ozone s’étiole sur une superficie de 21,2 millions de kilomètres carrés cette année, ce qui est le second plus petit trou depuis 20 ans. Cela correspond tout de même à la superficie des États-Unis, du Mexique et du Canada réunis… C’est en 2000 que la couche d’ozone était la plus altérée, avec un trou de 29,9 millions de kilomètres carrés.

L’ozone

L’ozone est un gaz présent dans la stratosphère formé de trois atomes d’oxygène. Il se forme directement en altitude, sous l’effet du rayonnement solaire, à partir de l’oxygène. Il se dégrade spontanément si bien que la concentration d’ozone est liée à ces deux réactions antagonistes qui se compensent : on appelle cela l’équilibre dynamique. Cependant, depuis le début des années 80, l’ozone atmosphérique devient ténue aux régions polaires, tout particulièrement au-dessus de l’Antarctique et de l’Australie. Cela est dû à la présence de composés chlorés : les chlorofluorocarbonates ou CFC). Ces composés, à longues durées de vie, ont été interdits et leur production dans le monde est quasi nulle depuis la signature en 1985 du protocole de Montréal.

Importance de la couche d’ozone

L’ozone stratosphérique absorbe jusqu’à 97 % des rayons ultraviolets provenant  du Soleil. Sans cette protection, la surface de la planète serait bombardée de rayonnements suffisamment énergétiques pour détruire les liaisons chimiques biologiques. Autant dire que la vie telle que nous la connaissons n’existerait pas et se serait développée dans les océans, à une profondeur suffisante, à l’abri des UV.

Le trou se résorbe

Bien que les CFC ne soient plus produits, ces composés restent dans l’atmosphère et continuent leurs méfaits. Les experts estiment qu’il faudra encore une dizaine d’années avant de voir commencer la régénération de ce gaz. Pourtant, ironiquement, la réchauffement global de l’atmosphère favorise la protection de ce gaz : « sous l’effet du froid, la vapeur d’eau et les molécules d’acide nitrique se condensent pour former des nuages dans les couches basses de la stratosphère. » Et Dieu sait qu’il fait froid au dessus de l’Antarctique, vaste continent d’altitude (3 000 mètres en moyenne), plongé dans une nuit de six mois. Lorsque le Soleil se lève, à la fin de l’hiver austral, dans ces nuages « se forme du chlore qui aboutit à la destruction de l’ozone. »

Les traditions Massaïs menacées par le changement climatique

Le peuple Massaï se définit à la fois comme une population de pasteurs et de nomades. Les tribus élèvent les troupeaux de vaches qui constituent leur principale source de richesse. En pleine période de changement climatique et de pressions démographiques, les tribus ont de plus en plus de mal à faire perdurer leurs troupeaux.

On estime le nombre de Massaïs entre 300 000 et 800 000 personnes réparties sur les savanes de Tanzanie et du Kenya. Au gré des saisons, les Massaïs font paître leur cheptel là où l’herbe et les pâturages sont abondants. Ce peuple revendique son indépendance mais aussi son attachement à ses traditions et son mode de vie. Gardiens des terres qu’ils investissent, les Massaïs se disent également gardiens d’un bien que leur dieu unique leur a confié : la vache.

L’idée donc, que certains éleveurs kényans puissent chercher à réduire le nombre de bêtes au sein de leurs troupeaux semble peu probable. Mais avec l’augmentation des sécheresses qui dévaste une importante quantité de bétail et la population humaine qui ne cesse de croître, les pâturages disponibles se font de plus en plus rares.

«  Les précipitations sont beaucoup moins abondantes qu’avant, au mois de mars dernier, il n’a plu que deux semaines. Il arrive que parfois, les précipitations durent deux ou trois semaines, mais la sécheresse revient avant que l’herbe n’ait le temps de repousser ce qui cause la perte de nombreuses bêtes au sein du troupeau. Si j’avais plus d’argent, j’aimerais pouvoir envoyer mon fils à l’école pour qu’il n’ait pas à devenir éleveur comme moi » indique Kenyatta Mpesi, un Massaï de 44 ans.

Le changement devient alors inévitable et les tribus d’éleveurs  sont désormais obligés de s’adapter à ce monde en mutation.

Dans la région de la Vallée du Rift, au Kenya, un programme innovant a été mis en place par un groupe Massaï  afin d’aider les éleveurs à maintenir leur mode de vie traditionnel. L’idée est de rassembler un seul et même troupeau de grande qualité – bien adapté aux conditions difficiles – et de la faire paître de la même manière que le font les animaux sauvages de la région.

Les animaux se tiennent alors regroupés contre les prédateurs. Ils ont un gros impact sur une petite zone, semant des graines et fertilisant la terre quand ils passent. Quand la pluie arrive, le sol est bien préparé pour que croissent de nouveaux pâturages même lors de sécheresses.

Une vidéo de ce programme est disponible à cette adresse.

Sources : the guardian , cntv

La sécheresse risque fort de perturber la nidification des oiseaux

crédits : fotosearsh.fr

 

L’association de protection de l’environnement RSPB, spécialisée dans le domaine de la protection des oiseaux vient de lancer un appel afin de sensibiliser le public aux dangers de la sécheresse sur leur habitat. De la boue humide est en effet nécessaire pour bâtir un nid. Or, elle se fait de plus en plus rare… Et cela pourrait aller jusqu’à influer négativement sur les chances des oiseaux de se reproduire avec succès. Elle nous suggère ainsi de mettre à leur disposition de la boue humide, dans un récipient peu profond.

La principale espèce menacée est l’hirondelle, qui produit généralement deux ou trois couvées durant l’été. Nichant généralement sur nos toits, celle-ci a besoin de fixer solidement son nid pour assurer la sécurité de sa progéniture. Il ne tient dès lors plus qu’à nous de lui en donner les moyens.